Bonjour à toutes,
Désolée pour ce petit retard, mon congé maternité vient de prendre fin et je dois m'ajuster à un nouveau rythme. Merci à Lyra pour sa correction éclaire et ses précieux conseils.
Merci à vous toutes pour vos messages, c'est tellement encourageant et motivant, merci !
Nouvel instant pub, c'est une traduction anglophone, l'auteure a donné les droits à plusieurs traductrices, du coup vous pouvez la lire sur deux profils différents, sur le lien que je vous donne, la fic est nettement plus avancée et mise à jour régulièrement.
wwwpointfanfictionpointnet/s/8511585/1/Parier-n-est-pas-jouer (mettre un vrai point à la place du mot)
C'est une traduction de Milk40, voici le résumé : Edward fait le pari avec James, l'ex de Bella, qu'il peut la mettre dans son lit, mais Bella apprend au sujet du pari. Que fera-t-elle de cette information ? Et pourquoi ne pas tenter de capter l'attention d'Edward assez longtemps pour obtenir de celui-ci qu'il l'accompagne au mariage de son ami ? Il sera toujours temps de le larguer par la suite, non ?
On se retrouve en bas, bonne lecture!
Chapitre 14
Il prit mon visage en coupe, me faisant reculer et me dévisagea, un sourire radieux s'affichait.
-Tu es d'accord ? Souffla-t-il sur mes lèvres comme si la situation lui paraissait presque irréelle.
J'opinai de la tête heureuse de le voir si transporté d'allégresse. Refoulant tous les doutes qui pouvaient persister. Il fallait aller de l'avant, prendre des risques pour l'amour de sa vie.
-Oh Bella, je … je suis si heureux.
Il se précipita sur mes lèvres pour m'embrasser fiévreusement.
Je ris de son attitude. Une allégresse émanait de lui, comme si en un mot, j'avais révolutionné sa vie.
J'avais du mal à mesurer l'ampleur de cette décision, cela me paraissait si… fou.
Oui nous étions fous, fous l'un de l'autre et lui le semblait à cet instant un peu plus qu'accoutumé.
Il se leva me portant dans ses bras, me serrant fortement et me fis tourner dans ses bras alors qu'il riait. Je me joins à lui, transportée par son euphorie.
J'avais du mal à comprendre tout ce débordement, cela m'effrayait un peu plus et pour le coup, j'évitais encore un peu plus de penser aux conséquences de mes paroles. Mes doutes m'assaillaient pourtant, il semblait tellement surpris, ne pensant pas que j'accepte, je n'aurais peut-être pas du interpréter ses capacités de musicien comme un signe pour régir mon avenir ?
Je fermai fortement les yeux, trop d'émotions et d'interrogations m'encombraient l'esprit.
Il m'embrassa plusieurs fois le visage, sans le voir visuellement, je savais qu'il irradiait.
Il me hissa, posant mes fesses sur le haut du piano. Je poussai un petit cri de surprise qui le fit rire.
- Edward, repose-moi.
Il enfouit sa tête sur mon ventre se callant contre moi entre mes jambes, il releva son visage tout en le secouant pour atterrir entre mes seins.
Je ris de ses chatouilles et ses façons.
-Arrête, pleurnichai-je tout en retenant mon fou rire.
-Bella, c'est si important pour moi, je suis si content que tu aies accepté. Je croyais que tu étais contre le mariage.
Il sourit comme un bienheureux alors que je grimaçais.
-Je suis contre, réalisai-je soudainement.
Ses lèvres s'affaissèrent à mes mots alors qu'il se recula de moi, le regard complétement hagard et paniqué.
Il me scruta cherchant une réponse.
Je passai ma main dans mes cheveux en soufflant.
-Je n'ai jamais aspiré à me marier, c'est juste que c'est toi, dis-je en le désignant.
Son sourire réapparut aussi sec.
-Tu vois le pouvoir du logiciel de Jasper, lança-t-il pour justifier tout cela.
Je haussai les épaules. Pour moi, il était juste le seul homme à avoir réussi à me faire vibrer, ressentir de l'amour ou toutes les manifestations de mon corps. Je me sentais étonnement en sécurité avec lui et le sexe, ben voilà, c'était juste jouissif.
Comme s'il pouvait lire dans mes pensées, son sourire se fit carnassier.
J'y répondis en me trémoussant sur mon perchoir.
Il fit un pas, tel un prédateur, se collant à nouveau à moi. Sa main se posa sur ma joue et la caressa de mon pouce.
-Je t'aime.
Ses prunelles ancrées aux miennes exprimaient tout l'amour qu'il avait pour moi, je n'en avais aucun doute.
Il se hissa pour capturer mes lèvres. J'étais obligée de me baisser pour l'atteindre, la position n'était pas agréable, j'avais plus l'habitude de lever la tête que l'inverse.
Il dut s'en rendre compte car il passa ses mains autour de moi, les accrocha à ma taille et me fit glisser sur la surface lisse du piano pour me déposer ensuite sur le clavier.
Un vacarme retentit du piano à cause des touches enfoncées sous mon poids.
Je me levai avec rapidité pour faire cesser cette cacophonie.
Il rit, encore, avant de rabattre le couvercle protégeant les touches et me repositionnant dessus, alignant nos bassins.
Il profita immédiatement de cette position parfaite pour venir se coller à moi. Il prit d'assaut ma bouche, me dévorant, me mordillant les lèvres. Je ne pouvais empêcher mon sourire de fleurir devant l'enthousiasme dont il faisait preuve. Il grogna face à mon manque de concertation et il posa sa paume dans le bas de mon dos pour me rapprocher de lui et frotter son érection contre mon centre.
Toute envie de rire s'évanouit. Je passais mes doigts dans ses cheveux pour jouer avec ceux sur sa nuque. Je me trémoussais pour créer une friction entre nos deux sexes.
Nous gémîmes dans la bouche de l'autre alors que nous tentions de nous rapprocher encore un peu plus l'un de l'autre, nous dévorant avec passion.
Nous nous décollions à bout de souffle, ses lèvres prirent immédiatement le chemin de mon cou allant de ma mâchoire, à mon oreille pour descendre jusqu'à ma clavicule.
Je me cambrai sous ses caresses et là encore nos corps, nos centres s'échauffaient. Il fit des mouvements plus amples de son bassin, excitant encore plus mon clitoris si cela était possible. J'étais déjà au bord de l'explosion, j'en voulais juste encore un peu plus alors que tout mon être était excité par lui, son odeur, son sexe.
-Edward, gémis-je dans une supplique.
J'alliai mes mains à mes paroles en les déplaçant jusqu'à son pantalon pour le lui ôter.
Il se décala à regret de moi et pendant que je tentais de le baisser, il retroussa ma robe jusqu'à ma taille. Quand son boxer fut au niveau de ses genoux, il n'attendit pas plus longtemps, il tira sur la ficelle de mon string pour le déplacer et me pénétra d'un coup de rein, nous faisant haleter tous les deux.
Il se figea au fond de moi puis déposa son front contre le mien. Son souffle irrégulier, il fixa ses prunelles dans les miennes.
Je m'accrochai à ses épaules, serrant les mâchoires pour m'empêcher de me trémousser pour soulager la tension entre mes jambes et atteindre ma délivrance qui me narguait et ne demandait qu'à s'exprimer.
Il posa ses mains sur mes joues, les caressants doucement.
-Ma fiancée, susurra-t-il, un sourire paresseux s'affichant sur ses lèvres.
Je retiens un soupir.
-Edward bouge, suppliai-je.
Il leva les yeux au ciel.
-Je suis bien au fond de toi.
-Ça me fait du bien quand tu bouges, rétorquai-je.
-Ma tue-l'amour préférée, gloussa-t-il avant de revenir sérieux et de me regarder intensément.
Il posa ses lèvres sur les miennes avant de se reculer et reposer son front contre le mien.
-Je suis tellement heureux ! Avec toi à mes côtés, ma vie sera meilleure, tellement plus belle et facile. Merci Bella, tu ne sais pas à quel point, je suis heureux et impatient que tu deviennes ma femme.
Je souris faiblement, je ne tripais définitivement pas autant que lui sur cet aspect de notre relation mais je suppose que c'était cela aussi, avancer avec l'autre, faire des projets et se construire un avenir.
-Ensemble pour toujours, murmurai-je.
-Oh oui ! Se réjouit-il en amorçant un va et vient qui me fit instantanément basculer la tête en arrière.
Il ne fallut que quelques coulissements de sa part pour que je me referme sur lui. J'étais si excitée par notre séance de fricotage que j'étais complétement consommée de plaisir. Il ne mit pas longtemps à me rejoindre dans mon orgasme pour finir par poser sa tête sur mon épaule.
Je le caressais doucement à la base du cou, alors qu'il m'étreignait toujours.
Il se recula et posa ses lèvres sur les miennes tout en me chuchotant.
-Je t'aime mon cœur.
-Tout pareil, répondis-je du tac au tac.
Il me fit un nouveau baiser avant de se reculer à regret. Je grimaçais à chaque fois de la perte de contact.
Il déposa un baiser sur mon front.
-Et si nous allions l'annoncer aux autres ?
Je pouffai.
-Edward, nous sommes en plein milieu de la nuit !
Il haussa les épaules.
-J'ai envie de le crier sur la terre entière. Tiens je vais aller envoyer un message à mon père pour lui annoncer notre retour et la bonne nouvelle.
Il dit cela avec le sourire alors que nous nous rhabillions, comme s'il me parlait de la météo alors que je m'étais figée à l'idée des conséquences de ces quelques mots.
-Euh, maintenant ? Protestai-je faiblement.
-Ouais, pourquoi pas, à moins que tu aies mieux à me proposer ? Suggéra-t-il en haussant les sourcils plusieurs fois.
Je secouai la tête.
-Tu es insatiable.
-Oui et tu ne m'aides pas, tu es si désirable ma belle, je ne pourrai jamais me lasser de toi. Je voudrais être en toi à chaque instant.
Je souris.
-Alors nous avons un rendez-vous dans notre chambre.
Il fit un sourire en coin.
-Pour sûr ma belle, allez hop.
Il claqua mes fesses en m'intimant la porte du couloir.
Je glapis et m'offusquai inutilement, alors qu'il me poussait pour que j'aille plus vite.
Il finit par me trouver trop lente car il me prit dans ses bras me chargeant comme un sac de patates sur son épaule me faisant protester mollement.
-Mhmm, j'aime beaucoup la vue comme ça.
Et il re-claqua mes fesses, joueur.
-Hé arrête, m'offusquai-je, je peux encore changer d'avis si tu continues à me maltraiter.
-Dans tes rêves ma belle, je ne te laisserai jamais partir. Tu es à moi maintenant.
Je levai les yeux au ciel, enfin autant que je le pouvais vu ma tête en bas.
Les gars et leur possessivité, Edward ne manquait pas à la règle.
-Ouais ben, ne me fais pas regretter aussi vite ma décision, le taquinai-je.
Il ne répondit pas, je perçus une légère tension dans les muscles de son dos. Je ne comprenais pas son changement d'humeur. Je me débattis pour essayer de croiser ses yeux, me relever, mais il continua de marcher sans un mot.
-Edward ! L'appelai-je tout en continuant à me débattre pour retourner sur mes pieds.
Il ne répondit pas comme s'il ne m'avait pas entendue.
Je répétais son prénom plus fort pour avoir une réaction.
-Ouais ?
-Est-ce que tu vas bien ? L'interrogeai-je en poussant avec mes mains sur son dos pour essayer de me tenir droite et croiser ses yeux.
- Euh… ouais, bien sûr, excuse-moi, je me suis juste égaré dans mes pensées, mais ça va.
-Dis, tu ne veux pas me reposer, pas que la vue de tes fesses ne me plait pas pleinement, mais j'aimerais autant que tu gardes tes forces. Tentai-je d'alléger l'atmosphère.
Il rit de bon cœur en posant mes pieds au sol.
-Touché mademoiselle Swan, tu n'aurais pas pu trouver meilleur argument. Et dire que bientôt je pourrai t'appeler madame Cullen, finit-il rêveur.
Ce n'était pas censé être les filles qui tripent comme des malades sur le mariage et le reste. Edward me surprenait vraiment avec cela. Etait-ce l'idée de le sortir d'un mariage arrangé qui le rendait si fleur bleue au sujet de notre union. C'était peut-être bizarre mais je n'étais pas sûre de vouloir connaitre réellement ses motivations, je pourrais être déçue car franchement je me demande dans quelle vie un gars réclame plus un mariage qu'une fille.
Enfin, je dois avouer que cela avait un côté sécurisant, je pourrai passer ma vie à ses côtés. Ce bel apollon allait être à moi pour toujours et je devais décidemment arrêter de me turlupiner les méninges et profiter pleinement de ma vie.
C'est sur cette bonne résolution que nous arrivions à notre chambre et que nous nous aimâmes pendant une bonne partie de la nuit. C'est à bout de forces que je demandai grâce, si quelques heures avant j'étais persuadée ne jamais être rassasiée de lui, je devais admettre qu'il était bien plus résistant et endurant que moi, me laissant complétement épuisée.
Si Edward avait un côté gentleman et assez romantique, les deux jours suivants furent à l'image de ce que j'imaginais d'une lune de miel, notre désir pour l'autre était omniprésent tout comme ses attentions et ses gentillesses. J'avais l'impression d'être traitée comme une reine auprès de lui. Je fondais littéralement pour cet homme. Je crois que je l'aurais suivi n'importe où, c'est pour cela qu'il me parut évident au final d'accepter d'aller dans son pays, même si l'idée au début me terrifiait.
Flashback
Le lendemain de nos fiançailles. Nous avions fait un tour un peu après l'heure du déjeuner dans la salle à manger. Ils étaient tous là en train de prendre leur dessert. Même Jane.
Elle était à côté de Rosalie et c'était bizarre de la voir ici comme si tout était le plus normal, entourée d'amis, effectivement tous ici la connaissaient de cette façon sauf moi. Cette révélation me troubla. Je n'avais aucune raison de douter de lui mais je ne pouvais m'interroger sur sa présence à elle ici. La sympathie me semblait juste trop philanthropique, les convenances semblaient plus plausibles mais alors pourquoi paraissait-elle si à l'aise ?
Je fus coupée dans mes pensées par les propos d'Edward. Il rayonnait toujours.
-Nous avons une grande nouvelle à vous annoncer.
Les discussions cessèrent alors que tous se retournèrent vers nous.
-Bella a accepté de m'épouser.
Les réactions furent diverses. Hystériques pour mon amie, réservées pour son compagnon, amicales de la part d'Emmett. Rosalie, elle, fixa Jane, un air coléreux sur son visage alors que cette dernière nous regardait en souriant.
Je n'eux pas le temps de déchiffrer tout cela que je fus soulever de terre par les bras puissant de mon futur beau-frère.
-Bienvenue dans la famille, me souffla-t-il en me reposant sur terre.
Je souris gênée au colosse, j'aurais voulu comprendre un peu mieux les réactions de sa compagne. Pourquoi était-elle aussi froide alors que son amie semblait avenante, elle aurait été en droit de ne pas m'apprécier, vu qu'Edward était avec moi, maintenant. Mais c'était Rosalie qui demeurait toujours aussi hostile.
Je tentais de faire bonne figure devant les félicitations. Alice parlait déjà robe de mariée et autres préparatifs, je ne me sentais plus du tout à ma place à cet instant. Je n'aimais pas ce chahut qui nous entourait et mon incapacité à comprendre le ressenti de chacun.
-Nous faisons cap chez nous alors, s'extasia le frère de mon adonis.
Je me figeai à ses paroles et Edward du sentir la tension m'envahir puisqu'il se retourna vers moi et chuchota à mon oreille.
-Que veux-tu faire Bella ? Veux-tu que nous y allions maintenant ou voyager encore un peu.
Et l'option retourner en Amérique dans l'immédiat n'était visiblement pas au programme.
-Euh…
Il se baissa pour rencontrer mes yeux.
-Dis-moi ce que tu veux Bella ?
-Toi, moi une ile déserte, divaguai-je.
Le rire d'Emmett me fit monter le rouge aux joues, j'avais oublié les autres à l'instant où il avait plongé ses prunelles dans les miennes.
Il me sourit chaleureusement.
-Ok, alors toi, moi et encore quelques jours.
J'acquiesçai, toujours mortifiée que cette conversation soit publique mais visiblement j'étais la seule que ça incommodait car les autres attendaient calmement que nous ayons fini.
-Emmett, je te ferai savoir quand nous serons décidés à y aller. Profitons encore un peu de nos vacances.
Tout le monde acquiesça et Edward les salua avant de m'attirer hors de la pièce.
-Pourquoi ne restons-nous pas avec eux ? L'interrogeai-je une fois la porte franchie.
Je vois son sourire s'agrandir.
-Toi, moi, une ile déserte, chantonna-t-il.
Je secouai la tête, incrédule même si mon visage rayonnait de pouvoir juste profiter de lui. Profiter de mon Edward simplement.
Fin du flashback
Il était insatiable, jamais je ne m'étais sentie aussi désirée. Je me sentais importante et spéciale à ses yeux.
La seule ombre au tableau c'est que je l'avais surpris quelques fois le regard dans le vague, tourné vers l'horizon. Quand je le questionnais là-dessus, il esquivait en me prenant dans ses bras et m'embrassant, tentant de me faire oublier toute interrogation.
Même si je vivais comme dans un rêve, je n'appréciais pas penser que ce n'était pas réciproque. Je voulais que nous soyons sur la même longueur d'onde.
J'insistais donc.
-Edward, commençais-je, j'ai l'impression que tu n'es pas avec moi, où es-tu ?
-Sur notre ile déserte, me taquina-t-il.
Je levai les yeux au ciel.
-Edward, dis-je sérieuse, Di- moi tout ? Qu'y-a-t-il ? Que veux-tu ?
-Je te l'ai déjà dit, toi.
-Mais encore ?
-Je ne sais pas, je suppose que je suis impatient de rentrer tout en ne le souhaitant pas car je veux que rien ne vienne perturber ces bons moments que nous passons ensemble ici.
Je souris faiblement.
Son monde, il fallait bien que je m'y frotte à un moment où un autre. J'étais terrifiée à l'idée de rencontrer ses parents, de découvrir le tout d'Edward mais plus le temps passait plus l'amour que j'avais pour lui grandissait. Il devenait indispensable à mon monde. Il était l'oxygène que je respirais.
En toute logique, je me lançai.
-Rentrons, susurrai-je.
Il releva la tête surpris et me scruta interrogatif. Je compris que mes mots pouvaient porter à confusion.
-Je veux rencontrer tes parents.
Il me fixa un instant cherchant toute trace de doute. Je n'en avais pas, même si j'étais morte de trouille.
-Ok, souffla-t-il avant d'écraser ses lèvres sur les miennes et de m'enlacer tendrement.
Nos ébats s'intensifièrent car une fois à terre, nous avions tous les deux conscience que nous ne pourrions plus profiter autant qu'à cet instant. Pour ma part c'était la seule chose qui me changeait les idées et éloignait la peur que je ressentais à la pensée de rencontrer ses parents.
Et si je n'étais pas à la hauteur et s'ils ne m'aimaient pas. Voilà de quelles suppositions ma tête était peuplée.
Il était doux avec moi et tentait de me réconforter du mieux qu'il pouvait.
Le matin de notre débarquement, une grande agitation régnait sur le bateau. C'était pour tous comme un retour à la maison. Tout le monde semblait excité. Moi j'étais principalement nerveuse.
J'appréciais bizarrement être au contact d'Emmett car il ne prenait rien au sérieux et plaisantait sans cesse. Le voir agir me rassurait, je pouvais imaginer que des parents ayant conçu un homme resté enfant, ne devaient pas être si terribles.
Edward était prévenant avec moi et commença à me parler un peu plus de chez lui. Les coutumes, les manières d'être. Il s'était absenté un long moment, me disant qu'il devait donner des consignes à l'équipage pour procéder à notre arrivée sans encombre. Il me laissa entre les mains d'Alice qui était toute excitée de me trouver une tenue. Encore une fois elle en trouva une où j'étais à l'aise dedans. Elle était en soie, elle glissait sur mon corps pour s'adapter à tous mes mouvements, d'un bleu soutenu, elle accentuait ma peau pâle pour malgré tout me donner bonne mine.
Je questionnai mon amie, pour savoir si elle était déjà venue ici. Elle avait secoué la tête avant de me dire ce qu'elle en savait. Ce n'était pas si différent de chez nous. Il y avait peut-être plus de rituel mais je ne sais pas si ce n'était pas juste dû à leur statut social élevé.
Elle m'expliqua qu'en société, les garçons vouvoyaient leurs parents mais pas dans l'intimité quoiqu'elle avait un doute pour le père. Mais elle était sûre pour la mère.
Je grimaçai à cette révélation. Elle me rassura en me disant que je n'avais qu'à m'en remettre à Edward, qu'il me guiderait et ne me lâcherait pas.
Quand il revient il m'expliqua que nous n'aurions pas de bain de foule en descendant, qu'un périmètre de sécurité avait été mis en place et que des voitures nous attendraient pour nous conduire chez lui.
Je pouvais sentir mon cœur qui tapait plus vite. Il m'enlaça pour me rassurer, que tout irait pour le mieux qu'il était sûr que ses parents allaient m'adorer.
J'opinais, sans savoir vraiment à quoi, m'en remettant à lui
Quand nous franchîmes la passerelle pour rejoindre la terre ferme, je pouvais sentir mes jambes flageoler, mais la poigne de mon fiancé sur ma hanche ne faiblissait pas.
Nous n'étions que tous les deux à l'arrière de la voiture.
Un chauffeur nous attendait et le garde du corps qui nous avait accompagnés la dernière fois monta à l'avant.
Je fus surprise de constater qu'il y avait beaucoup de véhicules qui nous attendaient. La simplicité ne semblait pas de mise, nous ne montions qu'un couple par voiture. Et les 7 places ils ne connaissaient pas.
Enfin je n'allais pas me plaindre, Edward à peine assis saisit mon visage dans ses mains et me regarda intensément.
-Tu sais que tu n'as rien à craindre. Nous allons faire la connaissance de tout le monde, de manière très formelle dans un premier temps. Juste des présentations. Mon père voudra peut-être savoir d'où tu viens, ton âge mais rien de bien compliqué. Tu as juste à rester près de moi et en moins de temps qu'il faudra pour le dire nous pourront prendre congé pour s'installer. Nous aurons tout le temps plus tard de discuter avec eux plus simplement.
J'opinai.
-Tu es pâle, tu es sure que ça va ?
-Je crois.
-Isabella, dit-il avec une intensité non voilée. Tu vas rentrer dans mon monde. Je sais que tout va te paraitre un peu démesuré. Je te demande juste de me faire confiance, ok ? Je ne te lâche pas, je t'aime.
Je hochai une nouvelle fois la tête. Les émotions que je ressentais entre la nervosité et mon amour pour cet homme me serraient la gorge. J'avais l'impression que dans les quelques minutes à venir j'allais jouer mon destin.
Il me serra dans ses bras m'embrassant sur le crane.
-Je suis si content que tu aies accepté de m'épouser, souffla-t-il en m'étreignant un peu plus.
Je souris contre lui. Il était un indécrottable romantique. Ce qui se poursuivit quand il vient m'ouvrir la porte et m'offrir son bras.
Je fus ébahie devant la vision qui s'offrait à moi, un palace se tenait sous mes yeux. Je n'avais pas de mot, ça ne ressemblait en rien à un château, les couleurs étaient assez chatoyantes, la bâtisse était immense, sur deux étages mais qui s'étalaient à n'en plus finir.
C'était juste hallucinant. Tout semblait riche, beaucoup trop de doré à mon gout. Je déglutis difficilement. Rien que le décor me disait que je n'étais pas à ma place, je venais de rentrer dans un monde qui m'était jusque-là inconnu.
Il nous fit avancer dans un grand hall, démesuré, des escaliers montaient de chaque côté au fond et une porte était de chaque côté.
Il y régnait une grande agitation, beaucoup de monde allait et venait, j'en avais le tournis.
Un homme vient le saluer, il semblait très humble face à Edward qui se tenait plus droit, le dos plus rigide. Je regardai ses traits qui m'étaient si familiers il y a quelques instants, ils avaient pris une teinte plus terne, sérieuse, presque sévère.
Sa posture était royale, il dégageait une Aura impressionnante, je fus abasourdie. C'était comme si en quelques pas j'avais une autre personne accroché à mon bras.
Je ne savais pas si je devais fuir devant ce masque impénétrable de sureté et de puissance ou m'y blottir.
Il m'avait promis de ne pas me lâcher alors je resserrai mes doigts sur son bras.
Il baissa la tête doucement pour me regarder et me fit un petit sourire, et en un instant il était revenu juste mon Edward.
Il posa ses lèvres sur mon front et s'en éloigna bien vite quand un homme lui parla.
Nous étions toujours debout dans le hall, je ne sais pas ce que nous attendions. Ils échangèrent quelques mots et la panique m'envahit quand je ne compris rien à ce qu'ils disaient. Ils ne parlaient pas ma langue.
Mon cœur s'emballa un peu plus s'il était possible, je voulais fuir. J'étais paniqué à l'idée d'être juste en mesure de les regarder parler sans comprendre. Quelle belle impression si Edward allait être obligé de me traduire ce que disent ses parents. Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant. J'aurais pu au moins demander comment dire bonjour.
Je secouai la tête, frustrée.
-Bella, souffla-t-il le regard inquiet en me dévisageant.
-Je… commençais-je. Je… comment je vais me faire comprendre ici ? Demandai-je piteusement.
Il sourit amusé.
-Tout le monde parle anglais, rassure toi, il a seulement les plus vieux domestiques qui ne sont pas bilingues.
J'écarquillai les yeux. Tout le personnel semblait plus qualifié que moi en cet instant. Je voulu me faire toute petite me sentant incapable.
-Hé tout va bien ne t'inquiète pas. Il y a beaucoup de monde qui passent par ici, avec qui nous faisons affaire ou autres. Nous avons tous pris l'habitude de parler anglais, donc ne t'inquiète pas, ok ?
J'opinai, m'en remettant encore une fois à lui.
Du bruit se fit entendre à l'entrée et je pus voir nos compagnons de voyage arriver à leur tour.
Edward ramena mon attention sur lui.
-Viens c'est le moment, nous allons entrer. Souviens-toi, je t'aime. Tout va bien se passer
Pour le coup il mettait tellement de ferveur dans ses mots que je me demandais s'il parlait pour moi ou pour lui.
Je lui offris le sourire le plus rassurant que je pouvais et m'accrochai une fois de plus fermement à son bras avant de le laisser me guider.
Nous primes sur la gauche, les portes s'ouvrèrent devant Edward pour nous laisser pénétrer dans une immense pièce richement décorée.
Il y avait des rangées de chaises séparées au milieu créant une allée.
Nous marchâmes doucement et après une grande respiration je me concentrai sur les personnes en face de moi.
Un homme se tenait juste en face de moi, sa stature imposait immédiatement le respect, son habit était un genre de tunique dans les tons beiges, ornées de rouge et d'or.
Il avait les cheveux plus clairs qu'Edward et des yeux perçants, il nous regardait nous avancer avec une attitude digne et autoritaire.
A sa droite se tenait une jolie femme, la même couleur de cheveux qu'Edward. Je pouvais facilement reconnaitre ses yeux identiques à mon amour. Elle était souriante et portait également une tenue dans les beiges, agrémentée de pierres dans l'encolure du cou, rendant sa posture à elle aussi majestueuse. Si le couple ne faisait pas beaucoup de doute sur l'identité, je m'interrogeai sur les femmes à côté de sa mère. Elles étaient vêtues de la même façon, belles sans aucun doute. J'allais les détailler pour chercher des similitudes quand une voix puissante me coupa dans mes pensées.
-Fils, c'est un plaisir que de t'accueillir chez nous.
-Merci père, salua Edward. Je suis content d'être rentré.
Son interlocuteur sourit avec indulgence.
-Ton retour s'est fait attendre, je dois l'avouer. Particulièrement chez les demoiselles, plaisanta-t-il.
Je déglutis péniblement. Edward serra son bras contre lui, comprimant ma main contre son corps.
Il n'eut pas à répondre, son père continua.
-Je vois que tu ne reviens pas seul, tu as fait bon usage de ton séjour en Amérique. Bienvenue parmi nous, me salua-t-il avant de faire un autre hochement de tête sur ma droite.
-Enchanté, saluai-je maladroitement avec l'envie de tourner la tête pour savoir qui il avait salué également.
Je pouvais sentir qu'Edward était tendu à côté de moi. Je ne comprenais plus. C'était cela ses présentations formelles, pouvions nous nous éclipser maintenant ?
Il soupira avant de se retourner vers moi.
-Isabella, je te présente mon père, et ses épouses, Esmée ma mère, Irina, Carmen, Heidi, Charlotte, Kate.
Quoi ! Je me pétrifiai à ses mots. Non impossible. Le père d'Edward était polygame, c'était juste hallucinant.
Toutes firent un hochement de tête en guise de salutations et Edward se décala d'un pas pour montrer ma droite.
-Et voici Jane.
Je tournai la tête pour voir celle-ci à mes côtés, souriante, puis je détournais la tête pour constater que nous étions le miroir exact de ce que nous avions devant nous.
Je venais de comprendre enfin le monde d'Edward en même temps que le mien s'effondrait à jamais.
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Reviens pour une petite note d'auteure sur la pointe des pieds, prête à se faire jeter des tomates. Pour celles qui avaient émis les bonnes hypothèses, grinceront des dents en se disant « elle a osé » pour les autres, je sais que la surprise est grande mais je vous renvoie au chapitre 4 et tous les indices sur Jane.
Alors vous en pensez quoi ? Comment va-t-elle réagir ? J'ai déjà commencé la suite, je vais essayer de ne pas vous faire trop attendre !
