Encore une fois bonjour

Encore une fois bonjour ! Et voilà... le quatorzième chapitre ! Comment ca vous l'auriez deviné ? bon ok, je n'ai pas fait original mais quelque chose me dit que vous n'auriez pas vraiment apprécié que je passe directement au chapitre quinze... après je dis ca mais je me trompe peut-être ! allez, je cesse ce bavardage et remercie mes revieweuses : Althéa54 ; FaFii ; meeloo ; Felifaery ; Elayna Black ; Catherine Broke et sirius07 , puis je vous souhaite une bonne lecture.

(Et pour la fic miroir, je ne pense pas que je l'écrirai... j'ai déjà pas mal d'obligations cette année et entamer une « nouvelle » fic n'ai peut-être pas une bonne idée. Mais pas d'inquiétude, je finirais celle-ci malgré tout.)

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

-Thomas ! Tu es vraiment un garçon très jaloux ! Tu abuses... vraiment.

-Et bien rapportes moi les informations que tu as réussis à récolter et je me calmerai.

-Thomas, Julia t'aime et ca n'est pas bien de te servir du fait que je te raconte tout pour l'espionner. C'est avec elle que tu devrais en parler, même si je suppose qu'elle te rirait au nez si elle apprenait que la soupçonne de tomber sous le charme d'Edouard...

-Bon, tu vas parler oui !

-Si elle est si proche d'Edouard c'est que notre cher ami compte enfin se déclarer à Mary et qu'il lui demande donc des conseils... Tu sais bien qu'il a toujours été un peu solitaire. Du coup il a fait appel à Julia, c'est naturel, nous sommes toutes les deux ses amies et s'il la choisi elle c'est parce qu'elle a plus la réputation de savoir plaire que moi. Puis ils ont toujours été plus proches. Allez vas-y, avoue moi maintenant que tu te sens ridicule d'avoir eu des doutes. La relation ambiguë entre Mary et Edouard n'est pas toute neuve puisqu'elle date... tient ! De la première année ici. Et tu ne peux pas faire comme si tu ne l'avais jamais remarqué puisqu'on en a assez rit tous les deux et que nous composions tous les cinq un petits groupes d'amis qui n'a pas survécu malheureusement.

-Oui bon...

-Ne rougie pas... c'est bon, tu es amoureux, ca se comprend ! Mais ce qu'il y a de mieux c'est d'en parler à l'autre, quand c'est possible bien sûr. Ne te souviens tu pas combien je l'étais de Julia quand Sirius et elle devait faire semblant d'être attirés l'un par l'autre pour qu'elle puisse te conquérir... et pourtant c'est moi qui avait arrangé la chose !

-Oui... ralala, elle me semble loin cette époque... Dis-moi. Puisque tu enchaines sur Sirius, je peux te poser une question ?

-Euh vas-y... tu sais bien que je n'ai rien à te cacher.

-Tu as l'intention d'en faire ton meilleur ami ?

-Thomas ! Tu n'es vraiment pas possible comme garçon !

-Quoi !

-Tu es vraiment super possessif ! Tu ne vas pas aussi être jaloux de Sirius !

-Ba pourquoi pas... je tiens à toi alors je ne veux pas que ma place me soit dérobée. Pas besoin d'être amoureux pour être possessif. Tu devrais être fière de ma jalousie !

-Je le suis. Même si elle n'est pas fondée ! Tu sais très bien ce qu'il en est de mes sentiments pour Sirius... je l'aime. Ca n'est pas mon meilleur ami même si je me confie beaucoup à lui, que je lui fais part de ce que je ressens. Regarde sait-il que je l'aime ? Non. Sait-il que nous sommes un jour sortis ensembles ? Non. Tu es le seul à le savoir, parce que tu es mon meilleur ami... à moins que tu n'aies informé Julia de notre si longue relation !

-Tu es folle ! Pour risquer d'attiser sa colère... pour lui donner une raison de prendre un peu moins bien notre amitié et tous les moments où l'on s'isole ! Puis de toute façon ca n'est pas important cette histoire...

-Ba merci !

-Non, tu vois ce que je veux dire...

Je ris, et quand il voit que je me moquais de lui, il fait semblant de bouder. Alors je m'approche un peu et d'un air enfantin lui demande :

-si je te donne un chocolat tu veux bien être de nouveau mon ami ?

-Oui... mais pour redevenir ton meilleur ami ca sera deux chocolats !

-Ro, alors ca c'est trop cher payé... désolé mais si c'est comme cela moi, je vais voir ailleurs !

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Une heure et demie plus tard et ma boite de chocolat entièrement vidée, laissant le gentil petit couple que forment Julia et Thomas prendre un peu de temps à eux deux, Annabelle et moi décidons de prétexter une ballade pour nous éclipser. Nous déambulons alors dans les couloirs, sans but précis en tête. Nous n'en avons de toute façon pas besoin. Discuter nous suffit. Nous parlons un moment de Thomas et Julia, puis elle me pose des questions sur le groupe que nous formions avant. Elle me parle d'elle et de Lily, de la façon dont elles se sont connues puis comment elles ont finies par se rendre compte de leur lien de parenté alors que Lily pensait n'avoir aucun membre de sa famille connaissant le monde magique et encore moins des sorciers. Notre conversation devient ensuite plus anodine, nous nous concertons sur la date à laquelle nous ferons notre devoir en duo de métamorphose, sur le temps qu'il fera demain... Nous nous moquons gentiment de certains de nos camarades si bien que c'est durant un de nos fous rires que nous croisons Remus. Moi qui connais son secret je le devine soucieux, mais je sais qu'Annabelle ne peut deviner que derrière son sourire, la peur de la nuit à venir se cache. A partir de ce moment c'est à trois que nous arpentons les couloirs. Les personnages des tableaux nous observent, d'autres continuent leur discussion sans faire attention à la notre. Bien qu'étant d'un naturel bavard, cette fois je ne parle pas énormément. J'observe. J'observe les lueurs dans les yeux d'Annabelle lorsque mon frère lui parle, j'essaie de découvrir si lui possède les mêmes dans le regard. Mais Remus a toujours bien su cacher ses émotions, peut-être est-ce du au fait qu'il a un secret à protéger. Même moi qui suis sa sœur me laisse parfois avoir par son don d'acteur et de dissimulateur, et pourtant j'en suis fort proche et passe beaucoup de temps avec lui, je suppose que vous aviez du vous en rendre compte. Comme j'ai passé la matinée de mon beau dimanche avec lui, je décide d'aider un peu Annabelle en les laissant à deux. Je ne suis pas une entremetteuse car je ne fais rien pour que Remus tombe dans les bras d'Annabelle, je suis juste une aide. Puis cela m'arrangerais tellement que mon frère tombe amoureux d'une fille bien comme elle et avec qui je m'entendrais bien qu'il est normal que je donne un coup de pouce à mon amie qui a des sentiments pour lui.

-Euh... je vais être malpolie mais je vais vous laisser tous les deux. J'ai quelque chose à récupérer au studio avant le couvre-feu.

Vite, je tourne dans la direction qu'ils ne prennent pas et souris, satisfaite. Deux couples de tranquilles, deux !

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

-Que le temps passe vite, voilà déjà trois semaines que j'ai chuté de mon balai. Trois semaines et pourtant cela reste gravé dans mon esprit, je n'arrive pas à me pardonner d'avoir failli. Je ne suis pas la première à recevoir un cognard durant un match, c'est même en quelque sorte le rôle des batteurs, mais jamais une bonne joueuse ne se serait laisser tomber. Bien sûr, je ne l'ai pas vu venir, mais j'aurai du. Bien sûr j'étais fatiguée et alors ? Je ne peux pas me trouver des excuses chaque fois que je commets une bêtise, j'étais consciente de mon état et j'aurai du ravaler ma fierté, en parler à mon capitaine qui aurait choisi de me remplacer immédiatement. Je ne suis pas si bonne joueuse que cela. Une bonne joueuse connaît ses limites, moi j'ai choisi de les ignorer. Je n'ai pas pensé à l'équipe, juste à mon bonheur quand la foule nous acclame, à l'effet que ca me fait d'être applaudie, d'être au centre de toutes les attentions. Si j'aime tant faire partie de l'équipe de Quidditch c'est parce que j'avais l'impression d'exister de temps en temps. Seulement maintenant je n'ai plus besoin de cela pour me rendre compte que tout comme mon frère je suis quelqu'un. J'ai des amis pour qui je compte beaucoup et qui m'accorde toute l'attention que peut m'apporter une foule de supporters, sauf qu'eux c'est chaque jour et dans les bons comme les mauvais moments, pas seulement durant les matchs où l'espoir de gagner est présent. Je commence enfin à prendre conscience de ma propre personne.

Installée dans un canapé du studio, le bras de Sirius autours de ma taille, je lui ouvre le fond de ma pensée, il écoute et quand j'arrive au bout de mon long monologue il prend la parole, à voix basse. Parce que l'on n'a pas besoin de parler haut pour s'entendre, parce que c'est plus doux.

-Tu pensais vraiment être inexistante ?

-Oui, jusque septembre j'en étais persuadée. Puis certaines choses ont changées ou alors se sont imposées à moi petit à petit... et aujourd'hui... aujourd'hui je me rends compte qu'elle est loin la fille d'avant, même si elle est toujours là en partie... enfin, je ne sais pas comment t'expliquer. J'ai l'impression de me révéler un peu plus, d'être un peu plus moi. La partie de moi que je révèle à présent est plus grande que celle d'avant mais elle la comporte...

-Je te comprends... ca se voit. Enfin, moi du moins je l'ai vu. La lueur en toi qui t'a attiré ma sympathie il y a de cela cinq ans et demi, même plus, on s'était croisés déjà avant ton entrée à Poudlard, est devenue véritable rayon de soleil. Je te sens t'épanouir encore alors que je suis déjà ébloui !

Je baisse les yeux, touchée et rougissante. Ces derniers temps Sirius est assez souvent tendre lorsque nous sommes à deux, mais je ne peux m'y habituer. Chaque fois c'est un émerveillement, chaque fois c'est la sensation de bulles de champagne parcourant mon esprit. Si je n'ai jamais passé de folles nuits d'amour avec lui, je suis pourtant celles des filles avec qui il a pu parler qui est la plus chanceuse. Celle a qui il ouvre parfois ses pensées, celle qu'il incite à se confier à lui, celle pour qui il est tendre, doux, respectueux. Celle pour qui il est lui, et non pas le personnage qu'il incarne pour se protéger de ses peurs, pour consolider ses barrières.

-Merci... mais tu sais. Tu joues un rôle important dans l'histoire. Tu n'es pas sans t'être rendu compte que cette année nos liens se sont développés plus rapidement que jamais, qu'il n'y a plus rien à comparer entre la relation que nous avions en septembre et celle que nous entretenons à présent. Ca ma beaucoup aidé. Ta présence à mes côtés me fait me sentir bien, tantôt sereine, tantôt amusée et heureuse. Si j'ai gagné en confiance c'est aussi parce que comme les autres, tu étais là dans les bons et les mauvais moments, que je me suis rendue compte que je n'étais pas seule. C'est aussi parce que tu as cherché à me faire comprendre certaine chose, à me confier pour ne pas sombrer dans la déprime, la peur ou autre... C'est en partie grâce à toi que j'ai réussi à m'apprivoiser... et que ma lutte avec moi-même se fait de moins en moins violente. Tu comptes beaucoup pour moi Sirius.

Cette longue réplique, je l'ai presque murmurée d'un bout à l'autre, les yeux fixant le sol sans le voir, les joues plus rouges que jamais. Qui aurait pu deviner un jour que la fille que je suis aurai été assez courageuse pour livrer tout ce qu'elle a sur le cœur ? Tout ? Non... je n'ai pas poussé le courage jusqu'à lui dire que je l'aime, et que c'est le jour où je l'ai réalisé que ma vie a commencé. Mais l'essentiel est là pour moi, et j'ai déjà tellement honte de mes propos que je me vois mal en ajouter encore.

Alors d'un geste doux je sens sa main sur ma joue qui m'incite à tourner le visage vers lui. J'ai peur d'avoir encore les yeux noyés par l'émotion mais le laisse faire, et ca n'est pas nouveau, jamais je n'ai su lui résister ! Troublée je constate que les siens brillent d'un éclat étrange, je m'y perds. Ses yeux se transforment pour moi en une porte d'accès, une porte d'accès vers des émotions à l'état brute, des émotions qui n'ont pas été ternies par leur traduction en inutiles paroles.

-Tu comptes aussi beaucoup pour moi.

Si mes paroles n'étaient qu'à peine un peu plus d'un murmure, les siennes ne sont qu'un souffle. Le temps me semble infiniment long avant que nos lèvres ne se rejoignent et infiniment court avant qu'elles ne se séparent.

-Je suis désolé ma déesse.

Je n'ai pas le temps de m'enthousiasmer comme je le devrais pour le qualificatif qu'il vient d'employer ni même le temps de comprendre dans quel sens il utilise cette phrase, s'il s'excuse de m'avoir offert un baiser ou s'il s'excuse de ne pas avoir envie de me faire ce don de nouveau, qu'il dépose son doigt sur mes lèvres.

-Chut... je voudrais te montrer quelque chose avant. Tu t'es ouverte à moi et c'est à mon tour à présent de te faire découvrir une part de moi que tu seras une fois de plus la première à découvrir. J'espère seulement que tu ne m'en voudras pas...

Alors qu'un peu perdue je m'apprête à lui demander pourquoi je devrais lui en vouloir il me fait de nouveau signe de garder le silence. Quelques secondes s'écoulent ainsi et soudain quelque chose s'opère en Sirius, je le vois changer et il finit par se changer en un chien. En un grand chien noir. Un grand chien noir que je reconnais, ce grand chien qui a recueilli mes confessions quand je me sentais mal, celui avec qui j'ai continué à jouer de temps à autres, faisant de lui mon camarade de course lorsque je ressentais le besoin de canaliser mon énergie.

-Terendul...

Peu à peu, Terendul reprend forme humaine puis redevient Sirius.

-Ecoute, je suis désolé de ne pas t'en avoir parlé avant, mais tu comprends que c'est un secret assez important puisque je ne me suis pas déclaré et agis donc illégalement. Jamais je n'aurai imaginé que nos chemins se croiseraient de nouveau cette année après tant de temps...

-De nouveau ?

-Lors de ta deuxième année et donc de ma troisième, celle où j'ai enfin réussi l'exploit de devenir un animagus nous nous étions croisé.

-Ce qui explique que c'est depuis cette époque que j'aime tant les chiens noirs...

-Je ne pensais pas que tu te confierais à moi. J'étais un peu honteux de recueillir tes confidences les deux premières fois, parce que j'entendais des choses que tu n'avais pas voulu me confier... puis la deuxième fois tu parlais de moi, c'était gênant mais ca m'a en même temps fait comprendre que j'agissais comme un idiot depuis plusieurs jours... ca m'a fait réalisé que je te faisais souffrir alors que tout ce que je voulais c'était te protéger.

-Me protéger de quoi ?

-Tanit ! Arrête, j'ai dis chut ! Bon, je reprends... par la suite j'ai pris goût aux moments que l'on passait ensembles, j'étais heureux de pouvoir passer plus de temps encore avec toi, de pouvoir t'amuser et te rendre le sourire. Mais ne rien te dire c'était en quelque sorte trahir ta confiance. Et puis... je n'ai plus envie de me cacher à toi, j'ai envie que l'un pour l'autre nous n'ayons plus de ses secrets... comme tu le dis notre relation a évoluée, et je ne le regrette pas. Cette confidence me semble tout à fait normale à présent. Je te la devais et je sais que tu la garderas pour toi. J'espère que tu ne m'en veux pas de t'avoir « espionné ». Je ne suis pas devenu animagus pour cela...avant que tu me le demandes je vais te l'avouer : je passe mes nuits de pleines lune avec ton frère. C'est moins dangereux sous la forme d'un animal et ca l'aide.

-Et bien le principal c'est que tu m'en aies parlé... puis ca ne fais que me conforter dans l'idée que décidément tu as vraiment pris part à mon évolution ! Puis même si je t'en avais voulu ca n'aurait pas duré... je n'arrive jamais à t'en vouloir bien longtemps. En tout cas je suis vraiment fière que tu m'aies estimée assez proche de toi pour me révéler ta condition d'animagus. Je suis fière aussi d'avoir parmi mes proches un être d'exception comme toi, capable d'enfreindre les lois pour son ami et de risquer un peu sa peau chaque mois.

-Je...

Nous n'avons plus de mot à échanger, en cet instant ils nous auraient encombrés, nous nous transmettons bien plus par notre regard, par notre silence. Pendant cet instant, réfléchir est inutile. Je sais ce que je vais faire, ce que je veux faire. C'est peut-être une erreur, mais c'est une erreur que je veux tenter, une erreur dont j'ai besoin. Alors inconsciemment nous nous retrouvons l'un contre l'autre. Peut-être est-ce moi qui ais franchi la distance, peut-être est-ce lui. Le fait est juste que lorsque nos lèvres se rejoignent pour une deuxième fois, aucun ne choisi de s'éloigner, et l'essentiel est là. Cette fois, nous approfondissant notre baiser, et nos langues finissent elles aussi par se découvrir. Les bulles de champagnes réapparaissent dans ma tête et cette fois elles sont accompagnées de papillons volant gaiement dans le bas de mon ventre. Je ne sais combien de temps dure notre tendre échange, je me fiche du temps. Il est là, contre moi, nous nous embrassons et je sais que je ne rêve pas, alors rien d'autre ne compte que nous deux. Rien à l'extérieur ne peut intervenir, rien ne peut briser cet instant. Lorsque nous nous séparons, je reste tout contre lui, mes bras enlaçant son cou. J'aime le regard dont il me couve, j'aime sa façon de me serrer un peu contre lui comme s'il empêchait ainsi le monde de me voler à lui, je l'aime lui. Durant un laps de temps indéterminé, nous nous manifestons l'affection que nous avons l'un pour l'autre. Je m'emballe peut-être un peu, quelques baisers de Sirius ne sont pas forcément des preuves d'amour inconditionnel, peut-être regrettera-t-il, peut-être aussi ne se rend-il pas compte qu'il m'utilise pour assouvir un besoin de tendresse féminine mais je m'en fiche. Ce moment est le mien, et quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse, jamais ce moment ne sortira de ma mémoire. Au fond de moi je sais qu'à présent, plus rien ne pourra m'empêcher de créer de magnifiques patronus. Le bonheur. J'ai goûté le pur bonheur à travers les lèvres qui hantaient mon esprit depuis plus de temps que je ne le pensais.

Puis je le sens qui s'éloigne de moi. Regretterait-il déjà ?

-Tanit... la lune ne va pas tarder à se lever... il faut que j'y aille, je ne peux pas manquer l'heure de rendez-vous.

-C'est normal... rejointe vite les garçons, moi je vais filer dans ma petite salle à moi.

-Les garçons ?

-Tu ne pensais tout de même pas que j'étais idiote au point de m'imaginer que tu étais le seul à prouver chaque mois ta loyauté et ton amitié envers Remus... cela fait longtemps que j'ai remarqué votre épuisement les lendemains de pleine lune. Je m'imaginais juste que vous n'arriviez pas à dormir en sachant que votre ami souffrait... bon... il faut que j'y aille aussi moi.

-Tu me sembles tendue.

-Non... enfin si, c'est parce que mon frère va se transformer ce soir, et que toi aussi !

-Ah non, je ne t'ai pas tout raconté pour que tu t'inquiètes.

-Et tu comptes m'imposer tes envies peut-être !

Je souris contre ses lèvres quand il s'approche de moi pour me voler un rapide baiser aussi doux que la caresse d'une légère bise d'automne.

-Ba écoute, ca a l'air de fonctionner !

Je le vois s'éloigner en souriant, je lui pousse la langue puis me résigne. Il est vraiment temps que je me retire, je dois me transformer et ce serait pas mal si j'arrivais à m'enfermer avant ! Je ne vais tout de même pas laisser mes sentiments me mener à la catastrophe. C'est toutefois le cœur léger que je me rends dans ma pièce bien cachée. Oui je sais que Sirius et moi avons autant de chances de devenir un couple que de redevenir de simple amis, même moins peut-être mais cela ne m'empêche pas de me sentir bien. Je ne suis pas encore descendue de mon nuage même si je me dis que Remus va vite me faire revenir sur terre s'il apprend ce qu'il s'est passé ce soir dans son dos...

Je chasse ses idées de ma tête, place mes sorts de verrouillage, mets ma baguette hors de la portée de la créature qui est en moi et souris. Ce soir la transformation ne devrait pas être atroce, je me sens tellement bien ! Les petites bulles dans ma tête se dissipent, les papillons s'endorment, je m'évanoui, la pleine lune a fait son apparition.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .