On dirait que Rose a hérité de la maladresse de son père... ^^
Chapitre 14 : La Famille Harrow
.
Le fond de l'air était chaud et humide… Tout comme l'air que recrachait silencieusement l'homme à chaque respiration.
La panique de Rose à la vue du couteau sous sa gorge ne sembla pas l'impressionner. Son visage en larme non plus. Elle était d'une pâleur extrême… Ses larmes glissaient silencieusement le long de ses joues glacées… Le contact de l'eau chaude et salée avec ses pommettes frigorifiées créait un étrange reflet humide sur ses dernières. La sensation était désagréable, mais risible comparée à la peur qui lui retournait l'estomac. Une boule d'une densité anormale s'était créée à l'arrière de son nombril, l'obligeant à se cambrer pour étouffer la douleur.
Aussi Rose, pliée en deux, ne put voir d'avantage ce que trafiquait l'étranger… Elle sentit simplement le couteau se rapprocher avec délicatesse de son cou, l'effleurant à peine.
Un seul bruit étouffé se fit entendre celui d'une ceinture tranchée au canif. Rose ne pouvait l'espérer. Elle releva la tête lentement, s'apprêtant à recevoir un coup de couteau à tout moment. Mais le seul coup qu'elle reçut fut le coup de l'émotion…
Devant elle, le jeune homme souriait sincèrement. Son aura meurtrière avait complètement disparu, laissant à la place un sourire radieux… Sa mâchoire avait toujours cet aspect carré et imposant, mais la personne n'avait plus rien à voir avec celle imaginée… Son regard était doux et inspirait la confiance… Tout comme sa voix, qui surpris agréablement Rose :
- A mon avis on devrait sortir d'ici avant que tout cela ne prenne feu tu ne crois pas ? demanda-t-il à la principale intéressée…
Sa voix était calme, posée, agréable à entendre… Aucune amertume… Sa voix au ton grave était parfaite… Il s'était exprimé avec douceur.
Rose ne put que hocher la tête, abasourdie par cette voix des flammes…
L'étranger défit donc Rose de la ceinture qui la retenait prisonnière et ouvrit la portière au maximum… Rose réussit à son grand étonnement à se hisser hors du véhicule et se retrouva noyée dans un nuage de fumée… Elle sentit une pression derrière la tête lui indiquant de se baisser puis tout deux se mirent à s'éloigner de la voiture, la tête au ras du sol, inhalant le moins de fumée possible.
Lorsque le nuage de poussière disparu et que les yeux de chacun cessèrent de bruler, Rose put enfin observer en détail l'Homme qui lui faisait face…
Elle avait vu juste quand à sa taille… Il mesurait deux bonnes têtes de plus qu'elle. Son visage était perlé par les gouttes de sueur qui étaient apparu sous la chaleur des gaz échappés du moteur, mais il semblait tout à fait ordinaire. Son visage était confiant et inspirait une confiance que Rose ne s'expliquait pas…
Le seul fait de m'avoir sauvé mérite une confiance aveugle je pense, tentait-elle de se justifier tout en l'observant.
Ce dernier s'assit, prenant appuis contre une souche morte à quelques dizaines de mètres de la route… Il sortit de sa poche un téléphone et appela naturellement les pompiers.
Rose se frappa le visage… Elle était vraiment à des lunes de réagir comme un être humain normal… L'accident lui était déjà sorti de l'esprit, complètement paniquée puis fascinée par cet homme qui en fin de compte ne devait pas être bien plus âgé qu'elle… Sa carrure lui avait fait penser que l'homme en question était adulte et très certainement plus âgé… Mais une fois à l'extérieure de la dangereuse carcasse, Rose n'avait pas vu beaucoup de distinctions physique entre sa carrure et celle d'un jeune adulte tel… Scorpius Malfoy.
Encore une fois ce nom et ce visage lui revenait à l'esprit, chose qu'elle supportait de moins en moins bien…
Pour ce changer les idées et mettre au clair ce qu'il se passait autour d'elle, Rose contourna le plus largement possible les voitures fumantes, du moins la sienne. Son véhicule était dans un bien triste état… Le moteur crachait des volutes de fumées toujours plus noires, le capot était complètement détruit et la voiture quasi irréparable…
Mon père va me tuer ! pensa Rose en observant impuissante les dégâts…
Puis une larme vint s'écraser sur sa joue endolorie lorsque Rose réalisa que son père n'était plus là… Elle n'avait pas encore décrochée. Pour elle, il l'attendrait certainement à la maison comme tous les autres jours de la semaine… Elle prit conscience que la réalité était véritablement dur à accepter.
Sa voiture était le présent que Ron lui avait offert pour ses seize ans. Et cette dernière était en train de mourir, bientôt léchée par une langue de feu qui se faisait attendre…
Il était hors de question pour Rose d'abandonner un cadeau si précieux à ses yeux. Elle se dirigea avec le plus de précaution possible jusqu'à la voiture, tout en essayant d'éviter les fumées ardentes… Mais lorsque sa main s'approcha de la portière, elle fut retenue par une poignée de fer, lui compressant l'avant bras avec vigueur. Elle fit volte-face et se retrouva nez à nez avec lui, sorti de nulle part… Il la prit par l'épaule et s'enfuit en courant lorsque derrière eux, une explosion retentie, avant de laisser place à une flopée de flammes bleus sur la petite voiture grise de Rose.
- Non ! ne put-elle que prononcer lorsque ses yeux croisèrent les flammes affamées.
Impuissante, elle s'écroula à terre, pleurant à chaudes larmes, évacuant ainsi la douleur qui était la sienne et le choc de l'accident.
Le jeune attendit patiemment qu'elle se calme puis l'aida à se relever et l'emmena plus loin, lui offrant sa souche de bois mort comme siège d'emprunt.
- Merci, articula avec difficulté Rose entre deux larmes.
- C'est normal non ? questionna-t-il en guise de réponse.
- Oui j'imagine, enchaina-t-elle la gorge encore serrée. Mais je te rentre dedans, je détruis ta voiture, et en plus tu prends des risques pour me sortir de cette voiture. Qui est assez insouciant pour réagir de telle manière ? s'exclama-t-elle avant de fondre de nouveau en larmes…
- Hey ! lui murmura-t-il avec prudence. Tout va bien ! On est vivant, en un seul morceau et tu n'as pas l'air trop amochée… Que demander de plus ?
D'abord hésitant, il décida finalement de lui serrer doucement la main, comme pour la rassurer d'avantage… Rose releva la tête et il put voir au combien cet accident l'affectait plus qu'il ne le pensait. Ses yeux noyés l'embarrassaient plus qu'autre chose, et il ne savait comment l'aider plus qu'il ne l'avait déjà fait… Aussi continua-t-il à lui presser la main avec délicatesse jusqu'à ce qu'elle se calme.
Une fois apaisée, Rose dégagea légèrement sa main de la sienne. La voix encore rauque, elle s'excusa encore une fois :
- Je suis vraiment désolée… Je te rembourserai tous les dégâts. Je te le promet !
- Ne t'inquiète pas pour ça pour l'instant ! Ça va mieux ? renchérit-il priant pour que les larmes ne se remettent à couler.
- Oui je crois… Je… Je suis encore un peu…
Rose ne parvenait pas à trouver ses mots. En fait, elle ne savait même pas dire elle-même ce qu'il n'allait pas… Tellement de choses étaient chamboulées dans sa tête en ce moment qu'elle ne savait plus par quel bout commencer… Se confier à un inconnu était peut être la meilleure solution…
- Encore un peu étourdie ? termina l'homme en souriant légèrement.
- Oui… On va dire ça comme ça…
Quelques secondes s'écoulèrent en silence, un silence pesant, avant que Rose ne redresse la tête brusquement…
- Au fait, je ne me suis pas présentée…
- Moi non plus, acquiesça-t-il un sourire au lèvre…
- Alors dans ce cas là je commence… s'exclama-t-elle. Rose ! 18 ans. Fille maladroite au possible, qui aime rentrer dans les gens à 21h le soir, en plein milieu d'une route dans les sous-bois, à mille lieux de toute civilisation, et faire cramer leur voiture tout en discutant comme si de rien n'était à quelques mètres des carcasses brulantes…
L'étranger émit un petit rire charmant qui mit tout de suite Rose à l'aise. Tout deux se mirent donc à glousser comme deux gamins irresponsables.
- Non, plus sérieusement, je suis complètement chamboulée en ce moment et j'enchaine conneries sur conneries… D'où l'accident… continua-t-elle avec plus de sérieux, un sourire triste accroché à ses lèvres…
- Eh bien moi je m'appelle Cob… Cob Harrow.
- Cob ? s'étonna Rose. C'est original comme prénom… Je ne connaissais pas.
- Oui je sais… On me le dit souvent. Mes parents sont d'origine Irlandaise… J'imagine donc que mon nom tire ses racines d'un nom oublié de tous… émit-il en rigolant.
- Je ne trouve pas ça moche… Au contraire, ça sonne bien Cob. Inconnu au bataillon, mais agréable à l'oreille, plaisanta Rose. Tu as dit que tu venais d'Irlande ?
- Oui, mes parents y sont nés tous les deux… et j'y ai vécu aussi une partie de mon enfance… Dans la région de Cork… Mais je ne m'en souviens pas tellement… On a quitté le pays lorsque j'avais cinq ans pour venir s'installer aux USA… Depuis, on a toujours habité à Chicago…
- Waouh ! s'étonna Rose, tout en essuyant les dernières larmes sur ses joues humides. Moi je viens d'Angleterre ! J'ai aussi déménagé lorsque j'étais jeune… J'avais douze ans, certes, mais c'est drôle de rencontrer quelqu'un au détour d'un incendie qui a autant de points communs avec soi ! Je devrais peut-être rentrer dans les gens plus souvent… plaisanta-t-elle.
- A mon avis tu devrais freiner cette mauvaise habitude, se moqua-t-il gentiment.
- Et alors tu vis à Chicago… C'est pas la porte à côté ! Mais comment tu vas faire pour rentrer maintenant que tu n'as plus de voiture ? s'écria Rose de nouveau prise de panique… Oh je suis tellement désolée ! Je t'en supplie dis moi ce que je dois faire pour t'aider et pour me faire pardonner…
- T'inquiète pas ! J'habite plus à Chicago… On a fini par déménager et on a terminé aujourd'hui ! Tu vois, là je rejoignais tranquillement mon nouveau chez moi, prêt à commencer une nouvelle vie ! Eh bien je peux certifier qu'elle a bien démarrée ! ironisa Cob.
- Oh non ! gémit une fois de plus Rose… Je suis désolée !
- Hey ! Laisse tomber ! C'est fait c'est fait ! Pas la peine de te torturer l'esprit avec ça ! J'habite qu'à une trentaine de kilomètres de là ! J'habite à Cleveland !
Rose faillit s'étrangler…
- Cleveland ? s'égosilla-t-elle… J'y habite aussi ! Dis moi, tu en a encore beaucoup des nouvelles comme ça dans ton répertoire, s'inquiéta-t-elle.
- Eh bien j'ai emménagé dans un quartier sympathique… Un peu en retrait de la ville… Mes parents ont craqué pour cette maison dès qu'ils l'ont vu… Elle appartenait à une vieille dame, et était très bien entretenue… Ils ont acheté de suite.
- …
- Qu'est-ce qu'il y a ? s'alarma Cob lorsqu'il vit le visage de Rose se décomposer de secondes en secondes…
- Une vieille dame tu dis ?
- Euh oui… Pourquoi ?
- C'est quoi le nom de ta rue ?
- Prince Avenue… Le 879. Pourquoi ? répéta-t-il une nouvelle fois…
Est-il possible que… non, il n'a quand même pas pu… se torturait Rose intérieurement…
- Tu connais le nom de l'ancienne propriétaire par hasard ?
- Un nom Ecossais je crois… Mc quelque chose…
- McGonagall ! rectifia Rose anéantie…
- Oui c'est ça ! Tu la connaissais ? s'enquit-il immédiatement.
- Oui, c'était ma voisine… Cela fait donc par conséquent de toi mon voisin ! A quelques pâtés de maison près… soupira la rouquine bon-gré mal-gré…
~#~#~#~
Lorsque les secours arrivèrent enfin, ils furent tout d'abord surpris par la tournure des évènements… Les deux accidentés riaient comme si de rien n'était, à quelques dizaines de mètres des tas de ferraille sans que cela n'ait l'air de les choquer…
Les pompiers se mirent à éteindre l'incendie et à humidifier la flore voisine aux voitures, tandis que deux ambulanciers examinaient minutieusement les deux jeunes. Température, pression, rythme cardiaque, toutes les formalités leurs furent imposés…
- Avez-vous mal quelque part Mademoiselle ? interrogea le premier au bout de quelques minutes.
- Non… Je ne pense pas…
- Avez-vous été brulée ou écorchée par un objet brulant ?
- Non plus, répondit simplement Rose.
- Pas de fièvres, de vomissements, de mots de tête ?
- Non… Enfin si, mais c'est passé… Je crois que rire a été un remède des plus efficaces contre les nausées, s'amusa à répondre Rose en jetant un regard espiègle à Cob.
- Eh bien je ne vois rien de grave à votre état alors, déclara le secouriste.
Il retira le tensiomètre du bras de Rose, le rangea et se retourna de nouveau face à elle :
- Mais je pense que vous devriez passer à l'hôpital quand même, histoire de s'assurer que vous n'avez pas de troubles cérébraux… Alors le plus simple serait de monter avec nous dans le camion… Vous pourriez être auscultée de suite !
- Euh… C'est-à-dire que… Enfin… se mit-elle à bégayer.
- Il y a un problème ? questionna l'ambulancier.
Il y avait même un sacré problème… Mais Rose ne pouvait pas l'expliquer à un Homme tel que lui… Elle ne pouvait tout simplement pas l'expliquer à un Moldu...
Les hôpitaux lui était proscrits, point à la ligne.
Mais comment leur expliquer ?
- En réalité Rose s'inquiète pour sa mère, répliqua Cob qui en avait lui aussi terminé avec les diagnostics du deuxième secouriste…
Rose ne l'avait pas entendu arriver et ne put s'empêcher de sursauter de quelques centimètres sur le brancard sur lequel elle avait pris place. Sa présence était toujours aussi apaisante, mais elle ne s'habituait décidemment pas à le voir surgir de n'importe où…
Elle ne fut pas du tout convaincue du ton sur lequel Cob avait sorti sa réplique… Elle paraissait tout sauf sincère ! Mais à son grand étonnement, l'infirmier goba l'excuse sans faire d'histoire…
- Oui je comprend, répondit-il simplement. Elle doit certainement s'inquiéter vu l'heure… Mais passer à l'hôpital dans les jours qui viennent ne te ferait pas de mal… Penses-y ! ajouta-t-il en remballant ses appareils et autres instruments médicaux… Je vous laisse les jeunes, je vais rejoindre mon collègue, s'excusa-t-il ensuite avant de retourner au camion.
Une fois hors de vue, Rose se retourna vers Cob et le dévisagea…
- Comment as-tu réussi à être aussi convainquant avec une attitude aussi douteuse ?
- Ben j'ai dis la vérité non ? s'étonna-t-il…
Rose reçut la question comme une véritable gifle en pleine figure… Que sa mère s'inquiète pour elle, oui, mais l'inverse n'était pas forcément évident… Si Rose s'était décidée à rentrer, c'était surtout pour poser de nouvelles questions à Hermione… Et la seule idée de la revoir l'angoissait…
- Non ? renchérit-il de plus belle.
- Si… Mais… Disons qu'entre elle et moi… c'est pas la joie en ce moment…
- Oh ! Alors je raccompagnerai cette dame jusque chez elle, forçant ainsi sa mère à réaliser à quel point la vie de sa fille est importante, lui permettant ainsi de l'enlacer chaleureusement, prouvant alors à sa malchanceuse de fille à quel point elle l'aime… la taquina-t-il.
Rose sourit et lui jeta un coup de poing innocent dans le ventre, avant de repartir bras dessus, bras dessous vers les carcasses brulées…
~#~#~#~
- Alors là j'avoue que je ne comprend pas, s'étonna l'un des pompiers. Je n'ai jamais vu ça !
Cob et Rose s'étaient rapprochés de leurs voitures enfin éteintes, attendant un compte rendu des sapeurs pompiers. Mais ce qu'ils avaient vu leur paraissait tout aussi invraisemblable qu'aux pros des flammes…
Ne restait bien entendue de la voiture grise de Rose que les tôles et la ferraille, mais la voiture de Cob avait été miraculeusement épargnée… L'arrière du pick-up avait eu un peu chaud, la peinture n'était pas aussi étincelante qu'une heure plus tôt, mais la voiture en elle-même n'était pas détériorée…
Rose ne comprenait pas non plus… Son visage s'était décomposé à la vue de sa petite voiture trépassée, mais son visage s'était encore plus tordu de douleur lorsqu'elle vit que seule la sienne avait pris feu… Cob paraissait aussi étonné qu'elle. Lorsque Rose releva la tête pour essayer de croiser son regard ahuris, elle ne fut que plus abasourdie. Cob était d'un blanc étrange, il avait perdu toute sa vitalité et la joie de vivre qu'il avait tant dévoilé à Rose dans l'heure précédente pour lui rendre le sourire… Il paraissait choqué, complètement déstabilisé… Ce qui ne correspondait pas du tout à la réaction attendue : Rose, d'abord jalouse de la tournure des évènements, s'était attendue à ce que Cob soit soulagé et heureux de pouvoir récupérer sa voiture « comme neuve »… Mais à la place, elle s'était retrouvée face à un homme complètement figé, comme si la vie l'avait déserté. Il paraissait malade, au bord de l'évanouissement…
Rose lui agrippa immédiatement la main, répandant sa propre chaleur, sa propre énergie dans la paume de son nouveau voisin…
- Cob ? l'interrogea-t-elle. Cob ?
L'intéressé ne répondit pas. Rose changea alors de position et vint se planter face à lui, l'obligeant ainsi à la regarder dans le blanc des yeux. Il fallut plusieurs secondes avant que Cob ne prenne conscience que Rose se trouvait en face de lui… Le regard de la rousse était remplie d'inquiétude… Ses yeux encore quelques peu rougis par les fumées s'étaient embués d'une fine couche de larmes, cherchant impuissantes la cause de son « évasion »… Elle paraissait véritablement effrayée et ses prunelles couleurs noisettes reflétaient toute l'anxiété qu'elle tentait inutilement de cacher aux yeux des autres. Cob d'abord surpris par cette réaction, en fut rapidement enchanté… La tournure des évènements lui facilitait la tache de la meilleure façon qu'il soit...
Celui-ci respira calmement, savourant avec joie la première étape de son triomphe, puis se concentra le mieux possible pour afficher son sourire le plus sincère à la rouquine en face de lui…
Le résultat fut immédiat, Rose afficha à son tour un sourire de soulagement…
