Chapitre 14
Une demi-heure après, le Gallois se présentait à l'entrée de l'intendance et subit une fouille en règle ainsi qu'un examen approfondi de ses papiers d'identité. On vérifia également ses empreintes et il fut ensuite autorisé à entrer pour aller prendre son service. Tosh avait vraiment fait du bon travail, malgré les diverses recherches, les vigiles ne trouvèrent rien de suspect. On lui indiqua les appartements de la Reine et il se dirigea vers le bureau du chambellan pour prendre ses ordres.
Sans rien dire et restant aussi professionnel que possible, il exécuta parfaitement tout ce qui lui fut demandé puis vint l'heure du thé. Il s'était dit que c'était le meilleur moment pour approcher la souveraine et se rendit aux cuisines pour demander à ce que l'on prépare la collation royale.
Un peu avant 17 h, il se présenta aux appartements privés de la Reine et après avoir été autorisé à entrer, il alla déposer le plateau sur la table placée devant la fenêtre. Il servit la boisson fumante et s'approcha de la souveraine qui lisait à son bureau.
– Majesté, fit-il avec déférence, avec les compliments du Docteur ?
Elle leva les yeux, n'ayant pas reconnu la voix du majordome qui la servait habituellement. Elle le détailla et lui sourit.
– Le Docteur ? fit-elle, en le fixant. Très bien. Mesdames, voudriez-vous me laisser ? dit-elle aux dames de compagnie qui étaient dans la pièce.
Lorsque la porte fut refermée, elle regarda le Gallois puis elle l'invita à s'asseoir.
– Alors mon garçon, comment va ce cher Docteur ?
– J'avoue Majesté que je l'ignore.
– Comment cela ? demanda-t-elle suspicieuse.
– En fait, je n'ai pas eu le plaisir de lui être présenté, mais on m'a dit beaucoup de bien sur sa personne.
– Mais alors, que faites-vous ici ?
– Je suis venu à la demande de mon supérieur, le Capitaine Jack Harkness, qui connaît très bien votre ami commun pour avoir voyagé avec lui.
– Et que me veut ce Capitaine ?
– Vous rencontrer Majesté, pour vous parler d'un danger important qui guette l'Angleterre et le monde entier.
– Vous m'intriguez jeune homme, fit-elle avec un sourire. J'adore les mystères, dites-m'en plus.
– Je vous propose de rencontrer mon supérieur, afin qu'il puisse vous faire part de ce qu'il a découvert.
– Très bien, je vais autoriser à ce qu'il vienne jusqu'à moi. Il peut se présenter à la garde, on le laissera passer.
– Je crains bien que non Madame.
– Et pour quelle raison, je vous prie ?
– À cause de l'Unit, cette organisation filtre toutes les personnes qui souhaitent vous parler et elle ne laissera jamais le Capitaine Harkness parvenir jusqu'à vous.
– Très bien, alors comment faire pour rencontrer ce Monsieur ? Vous savez bien qu'il m'est impossible de quitter le palais sans que je ne sois accompagnée par toute une garde.
– J'ai une solution, mais je ne voudrais pas effrayer votre Majesté.
– Vous savez, pendant la guerre, j'ai eu bien des raisons d'avoir peur et pourtant, je n'ai jamais quitté l'Angleterre. Faites venir votre supérieur.
Le Gallois sortit le stylo et le montra à la souveraine, puis il appuya sur le connecteur. Au bout de quelques instants, il remit l'objet dans sa poche et attendit.
– Il ne se passe rien, fit la Reine en regardant autour d'elle.
– Il faut un peu de temps pour calculer les coordonnées, dit l'agent, mais il va venir.
À ce moment, une perturbation lumineuse apparut, dévoilant l'immortel peu à peu. Quand il se fut totalement matérialisé, il fit un sourire à son subordonné et s'approcha de la souveraine.
– Majesté, fit-il en s'inclinant devant elle, je suis le Capitaine Jack Harkness. Je vous remercie d'avoir accepté de me recevoir.
– Tout le plaisir est pour moi Capitaine. Venez vous asseoir près de nous, dit-elle en lui montrant un siège.
L'immortel s'exécuta et attendit que la Reine prenne la parole, ce qu'elle fit après quelques instants.
– Votre ami m'a dit que nous avions une connaissance commune, dit-elle.
– Oui Madame, le Docteur.
– Et comment va-t-il ?
– J'avoue que je ne l'ai pas vu depuis un moment, mais je suis certain qu'il ne m'en voudrait pas de venir de sa part.
– Ce jeune homme m'a dit que vous vouliez me parler d'un danger imminent, pourriez-vous m'en dire plus ?
– Oui, bien sûr. Avant tout, je voudrais que vous regardiez ces documents, fit-il en lui tendant le dossier. Il s'agit d'un condensé des évènements qui se sont produits en 1965.
– Comment cela ?
– Cette année-là, l'Unit m'a contacté pour servir d'escorte à un responsable qui devait rencontrer des aliens, les 4.5.6.
– Des aliens ?
– Oui Madame. Cette espèce avait négocié avec vos hauts dirigeants un échange assez… comment dire… assez peu conventionnel.
– Expliquez-vous ?
– Ces créatures ont demandé qu'on leur livre dix enfants en échange d'un remède qui devait soigner la population.
– Comment ! fit la Reine, visiblement choquée par ce qu'elle entendait. Ce n'est pas possible, je n'ai jamais eu connaissance d'une chose pareille.
– Je m'en doutais bien Madame, c'est pourquoi j'ai demandé à notre informaticienne de préparer des documents à votre intention.
– Que sont devenus ces enfants ?
– Je l'ignore, ils ont été emportés dans un vaisseau qui a quitté la Terre aussitôt après.
– Et aujourd'hui ?
– Les 4.5.6. sont revenus et cette fois, ils demandent 10 % des enfants de la Terre ou ils tueront une partie de la population mondiale.
– C'est inadmissible ! martela la Reine.
– Je suis d'accord avec vous, mais il y a une solution pour tenter de les contrer, cependant, elle est assez peu conventionnelle également.
– Dites-moi ?
– Ils utilisent tous les enfants pour nous contraindre, mais il ne nous suffit que d'un seul pour les détruire.
– Vous voulez vous servir d'un enfant ? Votre supérieur est fou mon pauvre ami, fit-elle en s'adressant à Ianto qui écoutait sans rien dire.
– Non Madame, il est très sérieux, malheureusement. Nous avons étudié toutes les possibilités et c'est la seule solution que nous avons.
La Reine quitta son siège et fit quelques pas dans la pièce, réfléchissant intensément. Jamais au cours de son long règne, elle n'avait dû prendre une décision aussi difficile. Pendant la guerre, il en allait de sa sécurité, elle n'avait pas fui comme bon nombre de personnalités, elle avait tenu à rester auprès de son peuple, mais là, elle devait faire un choix que n'importe quelle mère se refuserait à faire.
S'étant levé en même temps que la souveraine, l'immortel l'écoutait et comprenait que ce ne soit pas une décision facile. Il regarda Ianto et lui fit un léger sourire que l'agent lui rendit. Quand il vit la Reine revenir vers eux, il attendit patiemment qu'elle parle.
– Très bien Capitaine, que proposez-vous pour sauver nos enfants ?
– Tout est expliqué dans ces pages. Pour faire simple, nous devons faire en sorte que le signal des aliens leur soit renvoyé par le même moyen qu'ils utilisent. Pour cela, nous avons fait des recherches et pensé que la solution serait de se servir d'un enfant qui n'avait plus aucun espoir. Nous avons fait une sélection et un seul est resté. Il s'agit d'un garçon qui est dans le coma depuis deux ans, c'est un stade de niveau 4. Si votre Majesté me donne son aval, il faudra que j'aille rencontrer ses parents pour leur expliquer la situation.
– Vous vous rendez compte de ce que vous allez leur demander ?
– Oui Madame, j'en ai conscience, mais ils ont un autre garçon qui entre dans les critères de sélection exigés par les aliens. Ils préfèreront peut-être sacrifier l'un pour sauver l'autre, qui lui, est bien portant.
– Je vois que vous avez pensé à tout.
– C'est mon travail Madame, protéger la Terre par tous les moyens possibles.
– Et où travaillez-vous ?
– Je suis le responsable de Torchwood Cardiff, Majesté.
– Torchwood ? C'est la Reine Victoria qui avait fondé cet institut, n'est-ce pas ? Si je me souviens bien, c'était pour combattre le Docteur, mais si elle l'avait connu comme nous le connaissons, je pense qu'elle ne l'aurait pas vu comme un ennemi potentiel, n'est-ce pas ?
– Je suis d'accord avec vous, cet homme aime la Terre et m'a demandé de la protéger. Mais je continue l'œuvre qui a été créée, nous avons tellement de visiteurs que notre travail nous prend beaucoup de temps.
– Et l'Unit dans tout ça ?
– Je sais que votre Majesté ignore beaucoup de choses concernant cette organisation, mais je pense que les créatures, qui ont le malheur de tomber entre leurs mains, ne restent pas vivantes bien longtemps.
– Et vous ?
– Nous les enfermons quand elles sont dangereuses ou nous les renvoyons dans les profondeurs de Cardiff. Nous n'avons malheureusement pas la possibilité de leur faire réintégrer leur monde, la faille est trop instable. Mais si elles sont en cellules, nous prenons soin d'elles. En fait, c'est Ianto qui en est responsable et veille à leur bien-être, fit-il en montrant le Gallois.
– Et je suppose que vous prenez votre travail très à cœur, mon garçon, dit-elle en regardant l'agent.
– Oui Madame, très souvent, elles sont plus perdues que dangereuses et nous devons aussi les protéger des humains qu'elles pourraient rencontrer. Il arrive que ce soient eux qui soient les plus agressifs, sans doute par peur, j'en conviens, mais nous ne pouvons pas les laisser faire, ces visiteurs n'ont pas, pour la plupart, demandé à venir sur Terre.
La souveraine fixa les deux hommes pendant quelques instants, puis elle prit sa décision.
– Bien. Je pense que je peux vous faire confiance, mais quand vous rencontrerez les parents, je voudrais que vous leur remettiez un document de ma part.
– Oui Madame.
Elle reprit sa place à son bureau et se mit à écrire sur une feuille à l'entête royal. À la fin, elle signa et mit son cachet puis elle tendit le papier plié au Capitaine qui le prit et le glissa dans la poche de son manteau.
– Il vous reste combien de temps pour sauver nos enfants ? demanda-t-elle, visiblement inquiète.
– Un peu moins de deux jours Madame.
– Bien, alors dépêchez-vous et lorsque tout sera terminé, vous viendrez me faire votre rapport, mais par la grande porte cette fois, fit-elle avec un sourire.
– Ce sera avec plaisir. Ianto, rejoins-moi dès que possible, nous avons du travail qui nous attend, dit-il au Gallois. Majesté, ce fut un plaisir de vous rencontrer, finit-il en s'inclinant.
– Pour moi aussi Capitaine.
L'immortel recula et actionna son bracelet, quelques secondes plus tard, il avait disparu.
– Bien, je pense que vous devriez aller le rejoindre, fit la Reine. Allez mon garçon, ne faites pas attendre votre chef.
– Je vous remercie Majesté, dit-il en s'inclinant.
Il quitta la pièce et se dirigea vers la sortie. Quand il arriva à l'entrée, il subit une nouvelle fouille puis on le laissa partir. Il se rendit rapidement à l'hôtel où l'attendait l'immortel et quand il entra dans la chambre, il fut plaqué contre le mur par un Capitaine assez désireux de saisir ses lèvres. Après un long échange, ils se séparèrent et le Gallois sourit.
– Je t'en avais promis un après notre entrevue avec la Reine, fit le leader après avoir entendu ses pensées.
– Oui, effectivement et tu tiens toujours tes promesses, n'est-ce pas ?
– Oui, c'est vrai. Bien, change-toi et nous allons partir. Nous devons rencontrer les parents aujourd'hui même, notre timing est très serré, répondit-il.
– J'en ai pour quelques minutes, dit le jeune homme en disparaissant dans la salle de bain.
Une demi-heure après, ils reprenaient la route, en direction de Hampstead dans le District londonien de Camden. Ils se présentèrent à l'adresse notée par Tosh et sonnèrent. Ils patientèrent jusqu'à ce qu'un homme ouvre la porte.
– Bonjour M. McCan, je suis le Capitaine Jack Harkness et je souhaiterais vous parler.
– À quel sujet ?
– À propos de votre fils, Dean.
– Entrez, fit l'homme s'effaçant pour les laisser passer.
Il les invita à le suivre dans le salon où ils furent rejoins par l'épouse de leur hôte. Elle leur proposa un café et s'absenta quelques minutes pendant lesquelles Jack expliqua succinctement le but de leur visite.
Quand elle revint, elle vit des larmes sur les joues de son époux et s'inquiéta. L'immortel lui tendit alors la lettre de la Reine et la laissa en prendre connaissance. À mesure qu'elle lisait, il vit son visage se décomposer et attendit qu'elle ait terminé. Elle donna le papier à son mari et fixa le leader avant de prendre la parole.
– Vous rendez-vous compte de ce que vous nous demandez ? fit-elle, la voix tremblante.
– J'en ai conscience Madame, mais nous n'avons que cette option. Croyez bien que si nous pouvions faire autrement, nous ne serions pas ici. Nous en avons discuté avec la Reine et elle est de notre avis. Elle aussi nous a posé la question et nous lui avons fait la même réponse. Mes collègues et moi-même avons tout mis en œuvre pour essayer de trouver la solution la moins difficile possible et Dean était le seul qui rassemblait tous les critères retenus.
– Vous pouvez nous expliquer ? s'enquit le père.
– Oui, bien sûr.
Après plus d'une heure de discussion et d'explications les plus précises possibles, les deux hommes prirent congé du couple. Chaque minute avait été un moment de torture pour les parents qui avaient compris ce qu'on leur demandait. Une fois la porte refermée, la femme s'effondra en larmes dans les bras de son époux.
Dans la voiture, Ianto regardait la porte puis il se tourna vers son compagnon qui avait le visage fermé. La douleur se lisait sur ses traits tirés et il passa ses doigts sur sa joue.
– Tu crois qu'ils vont accepter ?
– Je l'ignore, mais s'ils refusent, ils devront laisser partir leur second fils et je ne pense pas qu'ils soient prêts à perdre les deux. On rentre à l'hôtel, tu veux bien ?
– Oui, bien sûr, fit le jeune homme en démarrant.
En arrivant dans leur chambre, le Capitaine téléphona à la base et expliqua à Tosh tout ce qui avait été dit à la Reine et à la famille de l'enfant retenu. Quand il eut raccroché, il se tourna vers le Gallois qui s'était assis sur un lit et attendait la fin de sa conversation. Il s'approcha et s'accroupit devant lui, posant ses mains sur ses cuisses tout en cherchant son regard.
– Tu vas bien ? demanda-t-il.
– Oui, mais je suis inquiet quant à la réponse de la famille. Que va-t-on faire s'ils refusent ?
– Ne t'en fais pas, ils accepteront, ils n'ont pas d'autre choix s'ils ne veulent pas perdre leur second fils. Je sais que ça leur sera difficile, mais il n'y avait que Dean qui entrait dans les critères que nous avions définis pour faire souffrir le moins de personnes possibles.
Ianto se pencha et posa ses lèvres sur les siennes, il avait besoin de réconfort et l'immortel le comprit. Il le prit dans ses bras et approfondit l'échange, mais ils durent se séparer lorsque le téléphone du leader se mit à sonner. Il décrocha rapidement et discuta avec son interlocuteur tout en fixant son agent. Aux paroles prononcées, le Gallois comprit que les parents acceptaient le sacrifice de leur enfant. Jack les remercia et leur promit d'aller les voir le lendemain pour préparer l'opération. Il raccrocha et contacta Tosh pour lui donner les informations qu'elle transmit au médecin qui écoutait près d'elle.
– Je t'invite à dîner, fit le Capitaine quand il eut coupé la communication.
– Si tu veux, mais ne devrait-on pas nous préparer pour demain ?
– Nous avons le temps. Il faut attendre l'arrivée de Owen, c'est lui qui doit mettre tout en place. Tosh l'accompagnera pour la partie informatique, mais c'est moi qui lancerai les protocoles. Il était prévu qu'ils viennent, c'est pourquoi nous avons une si grande chambre, mais j'espérais que ce grand lit serait pour nous deux, souffla-t-il en regardant le Gallois.
Ianto lui sourit, quand il avait vu la pièce, il avait pensé qu'il devrait dormir seul car il savait que le médecin n'était pas indifférent à sa collègue et que souvent, ils passaient la soirée ensemble et n'ignorait pas qu'un rapprochement avait eu lieu, mais il avait gardé le silence pour ne pas mettre son amie mal à l'aise. Cependant, les paroles de son leader le rassurèrent, lui aussi ne pouvait plus se passer de sa proximité.
– Alors je veux bien, fit l'agent. Cela fait longtemps que j'avais envie de sortir dîner avec toi.
– Pourquoi n'as-tu rien dit ?
Ianto resta silencieux.
– Tu n'osais pas, c'est ça ?
– Oui, souffla-t-il.
– Je n'aurais pas refusé, fit Jack, bien au contraire, moi aussi j'avais envie d'une sortie rien que tous les deux. Allez, on y va, finit-il en se relevant, le tirant à lui pour le mettre debout.
En arrivant dans le hall, le Capitaine s'arrêta à la réception et prévint la jeune femme de l'accueil qu'un couple devait arriver en leur absence et lui demanda de leur donner la clé de leur chambre. Ensuite, il prit Ianto par le bras et l'entraîna à l'extérieur, il avait sa petite idée pour le choix du restaurant et il pensait ne pas se tromper en y emmenant le jeune homme.
Jack prit le volant et s'engagea dans la circulation. Le Gallois regardait les rues défiler et vit qu'ils s'approchaient de la Tamise. Quand la voiture fut garée, ils descendirent et l'agent leva les yeux vers l'enseigne. Le Northall était un bel établissement, bien situé sur les bords du fleuve et en entrant, Ianto se sentit un peu intimidé, il n'avait jamais pénétré dans un restaurant de ce standing.
Le maître d'hôtel les conduisit à l'écart des autres tables et les deux hommes s'installèrent. Un serveur leur laissa les cartes des menus et le Capitaine commanda les apéritifs.
– Dure journée, n'est-ce pas, fit le leader.
– Oui, effectivement, mais je pense que ça ne sera pas la plus éprouvante !
– Non, mais nous avons déjà fait un grand pas. Demain, nous allons pouvoir commencer à intervenir et avec un peu de chance, tout sera bientôt fini.
– Tu peux me dire maintenant ce qu'il y a dans ton sac ? s'enquit le Gallois.
– Des masques à gaz, lâcha le Capitaine.
– Qui vont servir à quoi ?
– Ianto, dans l'autre réalité, ils ont lâché du gaz mortel quand nous avons refusé de leur livrer les enfants et ton autre toi est mort dans mes bras, il est hors de question que je revive ça une nouvelle fois, fit-il les yeux humides.
– Je comprends, mais comment vas-tu faire pour tous les autres ?
– Nous allons faire évacuer le bâtiment avant d'y pénétrer. J'ai demandé à Tosh de préparer un faux communiqué qui sera diffusé quelques minutes avant qu'on entre. Il faut qu'il n'y ait plus personne, sinon, ceux qui seront restés vont mourir, c'est certain.
Le serveur s'approcha et prit leur commande puis il s'éloigna, les laissant poursuivre leur discussion. Ils furent interrompus par la sonnerie du téléphone du leader qui décrocha rapidement. Après quelques minutes, il raccrocha, leurs collègues avaient quitté Cardiff et se trouvaient sur l'autoroute les menant à Londres.
Le repas fut apprécié par les deux hommes, les plats étaient d'une saveur rarement égalée et ils dégustèrent chacun des mets servis. Après le dessert, on leur servit le café et Jack sourit en goûtant la boisson.
– Ils n'ont pas la chance d'avoir quelqu'un d'aussi doué que toi, souffla-t-il les yeux brillants.
À suivre…
