-Mes amis, termina Slughorn en levant son verre de champagne, je vous convie tous à revenir ici le mois prochain à la même date, pour une petite réception que j'organise avec quelques-uns de mes anciens élèves. Vous seriez les bienvenues, avec vos cavaliers ou cavalières.
Les membres du club Slug applaudirent cette annonce et certains commencèrent déjà à bruisser de conversation, enthousiastes. Etaine porta sa coupe à ses lèvres pour le toast et but une gorgée. Cela allait plaire à Anne de deviner l'identité de son cavalier quand elle saurait pour cette réception. Si tant est qu'elle prenne un cavalier. Son regard dériva un instant sur Blaise, impassible, qui regardait le mur. Le Serpentard avait été son cavalier lors du dernier bal. Mais à l'époque, Voldemort n'était pas encore revenu et tout le monde voyait en elle son héritière. La situation avait bien changée. Désormais, les Serpentard l'ignoraient royalement. Même les premières années à qui elle était venue en aide avaient rapidement intégrés ce principe.
-Vous semblez bien songeuse, Etaine, déclara Slughorn à sa gauche. Cela ne vous fait donc pas plaisir ?
Sa place, directement à droite du professeur de potion, prouvait qu'elle tenait pour l'instant le meilleur rôle.
-Mes excuses, professeur, dit la légilimente en revenant au présent. Mes réflexions concernaient un tout autre sujet.
-Dites-nous donc, ne soyez pas timide ! Vous avez toujours un mot d'esprit intelligent !
-Je songeais à la politique, déclara la Fourchelang, et aux choses qu'elle nous fait faire.
-Comment ça ? demanda Brindstone qui semblait intéressée.
Les deux filles étaient des plus polies avec l'autre, ne se confrontant que des joutes verbales qui ne tombaient jamais dans le vulgaire.
-La politique est un vaste jeu de stratégie dans lequel les plus petits gestes ont des impacts considérables. Elle oblige donc à contrôler tous ces petits riens qui peuvent tout faire basculer. Des masques tournés vers le monde, voilà ce que sont les politiciens, déclara la légilimente de sa voix douce et froide en faisant tourner la bague à néant autour de son doigt. Mais que sais-t-on des réelles motivations qui s'affichent sur ces visages tenus cachés ? C'était ma réflexion.
-Le pouvoir, l'argent, voilà la seule motivation des politiciens, jeta Blaise.
-Dans l'immense majorité des cas, en tout cas, acquiesça Etaine dans un murmure.
-Tu n'espérerais tout de même pas des politiciens honnêtes ? lança Brindstone.
-L'honnêteté est presque un oxymoron de la politique. Je veux simplement dire qu'il peut exister d'autres motivations que celles citées par Blaise.
-Intéressant, reconnut Brindstone, pourrais-tu nous citer des exemples ?
-Peut-être la gloire à laquelle tu aspires, répondit la Fourchelang en penchant la tête sur le côté, l'étudiant. Le désir d'entrer dans la légende, poursuivit-elle à mi-voix en se levant sa coupe dont elle fit tourner le contenu, d'accomplir une chose nouvelle que nul n'oubliera jamais. Cela peut être un bon moteur, je pense.
Elle but une gorgée puis étudia rapidement les visages, effleurant certains esprits. Dans l'ensemble, elle avait fait son effet. Son don de conteur était toujours aussi efficace.
-Serait-ce ta motivation, Etaine ? demanda Blaise.
-Non, je hais la politique, ce ramassis d'incapables qui parle mais n'agit pas. Les sous-entendus, les manipulations, les dessous de tables, je les connais, je les devine, je les vois enliser toute la mécanique. Les nobles idéaux ont depuis longtemps été oubliés ; ne reste que le profit personnel.
-Car tu cherches autre chose que le profit personnel, peut-être ? demanda Brindstone. Seuls les arrivistes songes encore à ces « nobles idéaux ».
-L'honneur n'a pas tout à fait disparu de la surface de ce monde, se dressa aussitôt Revan. Tant qu'il restera ne serait-ce qu'une personne pour le faire passer avant toute chose, l'honneur subsistera.
-Raison pour laquelle vous autres Sylversword végétaient depuis si longtemps, observa Brindstone en portant sa coupe à ses lèvres.
-Je suis sûre qu'une âme de vipère comme toi aurait pu trouver meilleure insulte qu'un compliment, persifla Ginny.
-Hé ! s'exclama Saernel, dans ses cheveux.
-Je proteste, fit savoir la légilimente, prenant de vitesse la Serpentard ; c'est une insulte aux serpents que d'être ainsi comparés.
Elle paraissait vaguement indignée, ce qui fit rire les autres.
-Parce que tu t'y connais en serpents, toi ? se moqua McLaggen.
-Il se trouve que je suis Fourchelang, ce qui me permet de voir que les serpents sont infiniment plus estimables que l'immense majorité des êtres humains.
Tout le monde fut aussitôt à cran. Qui disait Fourchelang disait Voldemort, maintenant plus que jamais. Seul Revan but simplement une gorgée de sa coupe avant de commenter :
-Tu as un don pour refroidir l'ambiance, Etaine, je ne sais pas comment tu fais.
-Et je n'ai même pas sifflé, déclara la Fourchelang en réponse, d'un ton qui disait qu'elle pouvait faire bien pire.
-Attends, s'exclama Ginny, tu savais…
-Bien sûr, répondit Revan en haussant les épaules.
-Tu es un descendant de Gryffondor ! s'exclama Ben Danton.
Le Sylversword haussa un sourcil, de manière qu'on ne savait pas s'il était perplexe – ce qui était peu probable – ou s'il faisait semblant de ne pas voir et se moquait de la réaction de l'autre.
-Gryffondor et Serpentard étaient amis à l'origine, rappela calmement Etaine en buvant une autre gorgée de sa coupe. Outre cela, Revan est un lointain cousin à moi puisque nous descendons tous deux de Godric.
-Et accessoirement je compte une aïeule de la maison Serpentard, ajouta Revan.
Il y eu quelques bruits de surprise.
-Donc tu es de la famille de Tu-Sais-Qui ? demanda Ben Danton en cachant une hésitation, revenant au sujet précédent.
-En effet.
Il n'y avait rien d'autre à dire et c'était la plus pure vérité. Pourtant tous les autres la regardèrent avec horreur, à l'exception de Revan qui était au courant depuis longtemps et de Blaise.
-Et l'auriez-vous déjà rencontré ? hasarda Slughorn.
-Nous avons échangé quelques sortilèges en juin, déclara la Fourchelang avant de boire une autre gorgée.
La nouvelle soulagea instantanément tout le monde, Ben Danton, Elisabeth Brindstone et Cormac McLaggen particulièrement. Les autres étaient tous déjà plus ou moins au courant.
-Au fait, déclara Hermione, ses yeux naviguant entre les deux Serdaigle. Vous avez l'air de bien vous connaître, tous les deux.
Revan éclata de rire.
-On a fait quelques retenues ensemble l'année dernière, expliqua-t-il.
-Ombrage a eu du mal à s'en remettre, commenta la Fourchelang avec un sourire véritablement inquiétant.
Le Sylversword lui rendit le même air de dangerosité.
-Tu te souviens de celle avec Potter ? demanda-t-il.
-Où on a failli vider Ombrage de son sang avec ses propres plumes sanglantes ? termina Etaine.
-Difficile à oublier, se remémora Hermione, Harry s'est pris un savon après.
-Ça en valait le coup rien que pour voir sa tête, assura Revan.
-Au meurtre ! On m'assassine ! Arrêtez-les ! s'écria la Fourchelang dans une imitation assez réussie de la voix du crapaud.
Revan, Ginny et Hermione éclatèrent de rire.
-On était les pires résistants, Ombrage ne nous a plus jamais remis en retenue ensemble après, commenta le Sylversword.
-De toute manière, avec l'essence de Murlap, ça ne servait plus à grand-chose, remarqua Granger.
-Au fait, Hermione, tu ne faisais pas partie de la rédaction du Poudlard par hasard ? demanda Etaine avec un charmant sourire.
-Si, avoua de bon cœur la née-moldue. Et toi, des entorses aux amendements ?
-Le trafic d'essence de Murlap.
-Vous avez emprunté dans la réserve de Severus ? demanda Slughorn, apparemment assez intéressé par la discussion.
-Hé, protesta Revan, tu aurais pu m'en passer ! J'ai écopé d'un mois de retenue sans Murlap !
-Ouh non, je ne suis pas folle, se défendit la légilimente. Je souhaite bon courage à celui qui serait surpris à dévaliser l'armoire personnelle de Rogue ! Je crois d'ailleurs que quelqu'un l'avait déjà fait, l'année précédente. Poufsouffle a perdu cinquante points et le coupable hérité d'un mois de retenue.
-Ce n'est pas celui qui sursaute et se met à trembler de peur dès qu'il aperçoit Rogue ? demanda Blaise en plissant les yeux.
-Si, c'est celui-là, approuva Ginny.
-Bref, c'était Fred et George qui me fournissaient, reprit la Fourchelang. Une fois qu'ils sont partis, je n'ai plus eu de doses. Désolé Revan.
-Bah, je m'en suis remis, dit le deuxième année en haussant les épaules.
L'horloge dans un coin de la pièce sonna dix heures. Slughorn sursauta :
-Déjà si tard ! Dépêchez-vous de rentrer dans vos salles communes, il ne faut pas que vous soyez pris dehors à cette heure-ci. Allez, allez…
Il y eu des raclements de chaises pendant que tout le monde se levait. Les étudiants prirent docilement le chemin de leur dortoir. Etaine se mit en chemin avec Revan. Tous deux Serdaigle, ils avaient en conséquence la même destination.
-Alors, déclara la Fourchelang après plusieurs minutes de silence, quand vas-tu inviter Lucretia ?
Le Sylversword sursauta.
-Comment sais-tu que… ?
La légilimente rit doucement.
-J'ai l'habitude de vouloir comprendre les gens. Et je côtoie Anne depuis cinq ans. Ça aide. Donc ?
-En fait, murmura-t-il en semblant se racornir, je ne suis même pas sûr que je vais le faire.
-Allons, Sylversword, où est ton courage légendaire ?
-Arrête de te moquer, marmonna l'autre, avec toutefois un sourire au visage.
-Tu sais, murmura pensivement la Fourchelang, si l'on exclut les Serdaigle de mon année, la plupart des gens dont je me moque comme ça ont tendance à trembler de peur ou au contraire à m'attaquer. Mais jamais ils ne se sont contentés de prendre ça avec humour.
-Ce serait lâcheté que de s'attaquer à une femme, répliqua aussitôt Revan. Et les Sylversword…
-Sont incompatibles à la lâcheté, termina la légilimente.
-Tout à fait.
-Mais crois-tu vraiment que je sois inoffensive ?
-Oh, je sais bien que tu ne l'es pas. Personne ne dirait cela après t'avoir vu combattre. Mais ce n'est pas une raison pour jeter les préceptes par la fenêtre ! Les femmes sont aussi capables que les hommes, je le sais, mais nous leur devons toujours courtoisie.
La Fourchelang secoua la tête, apparemment consternée.
-Tu as encore beaucoup de progrès à faire pour t'intégrer au monde moderne, Revan. Mais je dois admettre que c'est mieux que le perroquet répétiteur de l'année dernière.
-Perroquet ? répéta le deuxième année en lui donnant un petit coup de poing dans le bras, bien en-dessous de sa force réelle. Comment ça un « perroquet » ? fit-il mine de s'indigner.
-Oh si, tu répétais à tout bout de champ « nous autres Sylversword, nous… » un vrai tic de langage.
Il rit doucement.
-C'est vrai, mais je…
-Je peux te parler, Etaine ? demanda Blaise en se matérialisant derrière son dos.
-Je t'écoute, déclara la légilimente en se tournant vers le Serpentard.
-En privé, insista-t-il.
-Je reste, déclara aussitôt Revan qui avait hérité, à un degré bien moindre que Takara, de l'aversion familial pour la maison de Salazar.
La différence était que le Sylversword allait d'abord apprendre à connaître les gens. La deuxième année, elle, les haïrait aussitôt.
-Ce ne sera pas nécessaire, déclara Blaise.
Le Sylversword lui adressa un regard décidé, prouvant qu'il n'allait pas bouger.
-Ça ira Revan, déclara Etaine à mi-voix en scrutant le visage de Blaise.
Pourquoi n'avait-il pas demandé à lui parler à la fin de la soirée, si c'était si important que ça ? Et s'il désirait garder secret ce qu'il allait lui dire et le fait qu'il lui ait parlé, pourquoi intervenait-il quand le deuxième année était avec elle ?
Le Gryffondor manqué fixa encore un instant le garçon noir puis il fit demi-tour. Le Serpentard entraîna la sorcière dans un couloir désert pendant qu'il s'éloignait.
-Dis donc, tu l'as sacrément bien embobiné, le gamin, constata-t-il. Il est collant comme une anémone.
Une sirène d'alarme s'enclencha dans la tête de la légilimente. Avec quatre voyants lumineux pour faire bonne mesure. Alerte maximale : ce n'était pas Blaise. Jamais le Serpentard qu'elle connaissait ne se serait exprimé d'une façon aussi vulgaire. Il avait toujours eu un langage assez recherché quand elle le fréquentait quelques années plus tôt et elle avait vu lors des soirées de Slughorn que cela n'avait pas changé.
-Une anémone, Brian ? Quelle référence… Où as-tu été pécher ça ?
-Je ne sais pas trop, admit-il.
Il n'avait pas tiqué au prénom dont elle l'avait affublé. Ce n'était définitivement pas lui. Mais le vrai Blaise, où était-il ? Et lui, qui était-ce ?
-L'odeur est la même pourtant, constata Saernel qui avait dû suivre le même raisonnement qu'elle. Ce doit être du polynectar…
Du polynectar ? Dans ce cas il suffirait d'une heure pour savoir qui elle avait devant elle. S'agissait-il de Melanie, qui avait maintenant dû s'apercevoir de la disparition du miroir ? Non, probablement pas… Cela ne semblait pas dans son genre, mais, s'avait-on jamais ? Takara avait bien réussi à la tromper magistralement l'an passé… Des mangemorts ? Pas impossible, son grand-oncle avait pu changer d'avis. Terry ? Il aurait déjà fallu qu'il s'en procure. Ou un autre dont elle ne savait rien ou qu'elle avait oublié de prendre en compte ?
Masquant ses interrogations derrière un masque impassible, la Fourchelang se tourna vers lui :
-Tu voulais donc me parler ?
-En fait, pas exactement, sourit le faux Blaise.
Il agit avec une vitesse trop rapide pour être celle d'un humain. Un instant plus tôt, la légilimente esquissait un pas en arrière et un mouvement vers la poche où était sa baguette. Le suivant, elle se retrouvait plaquée contre le Serpentard, ses deux mains immobilisées.
-Comme on se retrouve, Etaine, murmura-t-il.
-Terry, reconnut-elle alors. Je me disais bien que tu viendrais un jour. Comment es-tu entré ici ?
-Ta bestiole est-elle encore dans tes cheveux ? gronda-t-il en tentant de l'empêcher de se débattre.
-Il est parti se promener, mentit la Fourchelang en abandonnant.
Le demi-vampire, même dans le corps de Blaise, était trop fort pour elle. Dans ses cheveux, la vipère qui s'apprêtait à mordre se figea, essayant de se faire la plus petite possible. Le serpent comprenait surement qu'elle souhaitait à la fois le protéger – Terry avait quelques raisons de lui en vouloir, à lui aussi – et le garder comme joker.
-Comment as-tu réussi à contourner les mesures de sécurité ? demanda-t-elle, provoquant un ricanement de la part du vampire.
-Ce n'était pas si compliqué, finalement. Je me suis accroché sous l'une des diligences pour passer la grille. Et je me suis laissé tomber dans un tournant, aux abords de la forêt interdite. Personne n'a rien vu. Quant au château, il suffit d'escalader les murs. Cela fait plusieurs fois que je fais de petits raids comme ça. Attendant la bonne occasion en en apprenant le plus possible sur tes habitudes. Elles n'ont pas tellement changées.
-Et le polynectar ?
Nouveau ricanement.
-Pas bien difficile non plus ; j'en ai volé une fiole pendant que tu en préparais avec Rogue. Tu t'es drôlement améliorer en sortilèges, dis donc. Mais j'ai remarqué que tu n'utilisais plus la magie sans baguette.
-L'avantage d'être la nièce de Voldemort, murmura la Fourchelang, c'est que les mangemorts sont tout à fait disposé à vous servir.
Elle sentit une hésitation de la part de Terry mais celui-ci resserra son étreinte. Il y eu un léger craquement dans son poignet droit et elle pâli considérablement. Le vampire l'entendit aussi puisqu'il relâcha cette main pour lui tirer violemment la tête en arrière, l'obligeant à le regarder dans les yeux. Etaine y lu la folie. Rien, pas même les pires menaces, ne pourrait le raisonner.
-J'attends depuis trop longtemps pour me passer de cette vengeance, souffla-t-il. Une dernière question ?
-Blaise, qu'en as-tu fait ? haleta la légilimente malgré la douleur.
Poignet cassé, surement. Cette main laissée libre tâtonna jusqu'à sa poche. Elle ne pouvait pas tenir sa baguette, mais il y avait autre chose dedans qu'elle pouvait utiliser.
-Le noir ? Il est doucement en train de se vider de son sang dans le placard à fourniture du rez-de-chaussée. Il en a pour quelques heures encore je dirais. Dommage que j'ai dû l'assommer…
-Pourquoi ?
Le visage du vampire reprenait lentement son aspect naturel, signe que le polynectar cessait de faire effet.
-Tu l'aimais bien, répondit Terry en haussant les épaules, comme si c'était une raison suffisante pour assassiner quelqu'un. Maintenant, voyons voir… Je ne veux pas te tuer tout de suite. Azkaban ne tue pas, il torture.
Saernel se tendit, prêt à bondir. Les doigts de la Fourchelang effleurèrent du bout des doigts la pierre d'Abel'Riu. Les yeux d'Etaine se fermèrent un instant, pour que le vampire n'y voit pas la lueur de triomphe. Surgit de nulle part, un serpent de fumée noire brasillant fonça sur Terry, passant à travers la légilimente qui frissonna. C'était comme passer à travers un fantôme ; jamais agréable de se faire plonger dans un baquet d'eau froide. Sauf que là, l'eau était brûlante. Le vampire fut repoussé contre un mur, lâcha la prise sur sa main valide et ses cheveux. La main gauche de la Fourchelang plongea dans son autre poche et elle se précipita sur le vampire encore groggy.
Les yeux de Terry s'écarquillèrent en sentant la douleur et il baissa les yeux vers son torse qui se teintait de sang.
-Tu ne m'en croyais pas capable, n'est-ce pas ? murmura Etaine, quelques gouttes de sang sur son visage.
Elle retira la dague gobeline du corps du vampire et lui trancha la gorge sans la moindre hésitation.
