Bonjour tout le monde ! Me revoici avec un nouveau chapitre tout neuf. En ce moment, je commence à avoir pas mal de boulot, donc mon rythme de parution va en souffrir, j'en ai peur...Mais je ne vous oublie pas, promis !
J'en profite aussi pour remercier tous les reviewers. Souvent, je suis pressée où simplement fatiguée, et je ne prends pas toujours le temps de répondre à vos reviews, mais elles me font toujours très plaisir et me donnent envie de continuer.
C'est pourquoi, pour tous ceux à qui je n'ai pas répondu (et même aux autres), je vous dit merci pour votre attention et votre soutien :)
Hop, fin de la séquence émotion. Bonne lecture !
P.S. : Petite précision :
Blablabla : Ekitai parle par télépathie
Blablabla : Le démon (enfin, la démone) d'Alea lui parle
Godchild – Chapitre 13
Une auberge en forêt
Il faisait gris depuis quelques jours. Les nuages cotonneux et sombrent annonçaient une pluie imminente, à mon grand déplaisir. Je n'aimais pas la pluie. Pas du tout. Mon aversion pour les intempéries remontait à la période de mon enfance, depuis le jour où je m'étais amusée à courir tout une journée sous une pluie glaciale pendant l'absence de mon père. Après m'être remise de l'énorme fièvre qui m'avait presque tuée, j'avais acquis une certaine méfiance vis à vis de ces (en apparence) innocentes petites gouttelettes d'eau.
Assise sur un petit banc en bois, à l'entrée d'une petite auberge isolée en pleine forêt quelque part dans le pays de la Terre, je levai les yeux sur les nuages qui s'assombrissaient à vue d'œil, les défiant du regard.
Moi non plus je n'aime pas la pluie, mon enfant. C'est mauvais pour les flammes.
Depuis qu'Ekitai et son démon (l'autre Ekitai) nous avaient enseigné un moyen de communiquer ensembles autrement que par rêves (ça demandait beaucoup trop d'énergie à « Alea »), nous pouvions chacune interrompre à loisir les pensées de l'autre pour papoter. Alea-la-démone était impatiente de prendre possession de mon corps, et parlait beaucoup du moment où elle pourrait fonder le clan le plus puissant de tous les temps, le dernier des clans de démons. Cela réduisait fortement nos possibilité de grandes conversations, vu que j'étais plutôt réticente à lui laisser ma chère enveloppe corporelle.
Tu n'as pas franchement le choix.
Je sais, merci. Alors laisse moi profiter un peu de la vie en silence, d'accord ?
Un grommellement, puis de nouveau le silence. Ah, j'aime mieux ça.
De petites goutellettes de pluie commencèrent à tomber avec douceur. Plic ploc, plic ploc. Au lieu découter le réflexe viscéral qui me poussait à me ruer à l'intérieur pour me cacher sous une couverture chaude, je restai sur mon banc, l'esprit occupé à une tout autre question. Est-ce qu'il pleuvait à Konoha ?
- « Hé, Alea, arrête de bailler aux corneilles et viens te mettre au sec ! » m'appela Ekitai de l'intérieur. « Je croyais que tu détestais la pluie ! »
Poussant un soupir, j'entrai à l'intérieur de la petite auberge. Ekitai et moi étions les seuls clients car il n'y avait pas beaucoup de voyageurs à cette époque de l'année, et l'ambiance était plutôt calme. L'auberge était tenu par un couple de personnes âgées.
Dès que j'eus passé le pas de la porte, la propriétaire me posa une couverture sur les épaules, et me planta une tasse de thé chaud entre les mains, avant de s'en aller retrouver son mari dans leur pièce privée. J'aimais bien ce couple : toujours là pour nous aider et anticipant le moindre de nos besoin, avec une gentillesse infinie et une grande discrétion. Ils avaient tout de suite compris que ni Ekitai ni moi ne répondrions à des question banales comme « D'où venez-vous ? » ou « Qu'est-ce qui vous amène par ici ? », alors ils avaient décidé de nous laisser tranquille, et de nous traiter comme des petits enfants de fortune.
Soufflant précautionneusement sur la boisson chaude, je me débrouillai difficilement pour atteindre la table où Ekitai s'était installé, lui aussi équipé d'une couverture et d'une tasse de thé. Il m'adressa un sourire moqueur en voyant mes effort pour marcher vers lui sans renverser mon thé ni faire tomber ma couverture, mais n'esquissa pas un geste pour me venir en aide. Dans ses yeux malicieux brillait le désir de me voir m'empêtrer dans le lourd tissu. Il était toujours en quête de raisons pour me taquiner.
Dommage pour lui, et heureusement pour moi, je réussis finalement à atteindre ma place à table sans renverser une goutte de liquide brûlant, ni même esquisser un seul faux pas.
Dehors, la pluie tombait maintenant fortement, et bruyamment. Ekitai sourit, et regarda pensivement à la fenêtre : contrairement à moi, il adorait la pluie. Sans doute son petit côté démon de l'eau qui ressortait.
Cela faisait maintenant trois mois que nous voyagions ensembles. Toujours vers le Nord et l'Est, pour s'éloigner le plus possible de Konoha et Kiri. Jusqu'à présent, personne n'avait réussi à remonter notre piste, grâce à l'incroyable hasard (dû aux pouvoirs télépathiques d'Ekitai) qui faisait que tous ceux que nous croisions finissaient par nous oublier assez vite.
Partout où nous allions, personne ne se souvenait jamais de nous. C'est pourquoi nous voyagions à découvert et en plein jour, en riant et jacassant comme deux enfants insouciants. Notre simple but, comme l'avait dit Ekitai la nuit de notre rencontre, était d'explorer et de découvrir le plus de choses possibles. Nous avions ainsi passé plusieurs semaines à visiter le magnifique pays de la Cascade, puis nous étions allé voir les paysages montagneux du pays de la Terre. Notre prochaine destination était le pays de la Neige.
Nous n'avions jamais de problèmes d'argent : dès que notre bourse se faisait trop légère, il me suffisait de faire escale dans un casino. En prévoyant le futur, il était très, très facile de toujours miser sur le bon numéro et de se remplir les poche de manière (presque) légale.
Je ne me servais de mon pouvoir que pour ça, et pour jeter un petit coup d'œil dans le présent ou le futur proche quand nous allions entrer dans une ville ou un village. Plus d'une fois, Ekitai avait essayé de me convaincre de me servir de mes visions pour savoir où en étaient les recherches des ninjas de Konoha et de Kiri, mais je refusais toujours, ayant trop peur de revoir Kakashi, ne fut-ce qu'en vision.
La seule fois où j'avais laissé une vision traîner près de Konoha, j'en avais pleuré pendant des jours. J'avais vu le retour de Jiraiya. Même maintenant, la vision était encore fraîche dans mon esprit, comme imprimée au fer rouge.
Jiraiya est dans le bureau de Tsunade. Il vient juste de rentrer au village, et est venu délivrer son rapport directement. Il semble fatigué, mais le petit sourire qui traîne au coin de ses lèvres montre qu'il est satisfait de sa mission.
Tsunade prend le rouleau qu'il lui tend en le regardant à peine dans les yeux. Elle parcoure rapidement le contenu, puis le range sur un coin de son bureau. Vexé qu'elle accorde si peu de crédit à son travail, Jiraiya croise les bras sur sa poitrine et prend un air un peu boudeur, ce qui arrache un pâle sourire à la Cinquième.
Elle hésite, regarde partout sauf dans la direction de son vieil ami, qui s'assombrit aussitôt. Ses yeux sombre prennent une lueur suspicieuse : il connaît Tsunade, et elle ne se conduit comme ça qu'en une sorte d'occasion.
- « Tu as une mauvaise nouvelle à m'annoncer. »
Ce n'est pas une question, mais une constatation. Tsunade soupire, vaincue, et renonce à trouver les bons mots. À la place, elle sort d'un de ses tiroirs une longue tresse rousse au bout de laquelle est encore accroché un kunai effilé.
Jiraiya pâlit, et se laisse tomber sur une des chaises. La vision de la masse de cheveux roux nattés lui fait craindre le pire. Il saisit la tresse et la fait rouler entre ses doigts.
- « Alea s'est enfuie. » annonce la Cinquième.
- « Que s'est-il passé ? »
- « Tu aurais pu me le dire dès le départ, qu'elle était un Réceptacle. Ça m'aurait évité de la faire surveiller, et ça lui aurait évité de s'enfuir quand elle l'a découvert. »
Le sannin se courbe légèrement, et se prend doucement la tête entre les mains. Au bout de quelque minutes de silence, sa voix résonne à nouveau, étouffée.
- « Je pensais que ses pouvoirs mettraient plus de temps à se développer. Raconte moi en détail ce qu'il s'est passé. »
Sans croiser le regard de son ami, Tsunade lui fait le récit des dernier mois, de l'arrivée jusqu'à la disparition d'Alea. Le regard légèrement perdu, celui-ci ne semble pas vraiment l'écouter. Pourtant, il ne perd pas une miette du récit.
Un toc léger, et Kakashi entre dans la pièce, ayant lui aussi un rapport à apporter. Il se fige en découvrant Jiraiya, les cheveux d'Alea à la main. Le sannin se lève d'un bond, et se dirige vers la sortie de la pièce.
Cependant, juste avant de passer la porte, il se retourne vers le copy-nin et lui lance un regard digne de le changer en pierre. Sa main immense jaillit comme l'éclair, et plaque durement l'homme aux cheveux argentés contre le mur.
- « Jiraiya ! » crie une Tsunade outrée.
Kakashi ne se défend pas, et se contente de planter son regard dans celui du sannin.
- « Je l'avais laissée sous ta responsabilité », cracha Jiraiya d'une voix acide. « Tu devais la protéger ! »
Il relâcha son étreinte, et quitta la pièce. Kakashi se massa pensivement la gorge, l'œil rivé au sol, sans aucune expression sur le visage.
Cette vision m'avait brisé le cœur. Il m'avait fallu toute ma volonté pour ne pas tourner aussitôt les talons pour retourner à toute vitesse voir mon père. Jamais, de toute ma vie, je ne l'avais vu si inquiet. Et Kakashi... Pourquoi ne s'était-il pas défendu ? Est-ce ça signifiait qu'il s'en voulait, au moins un petit peu ?
- « Ton thé refroidit, idiote. »
Ekitait me sortit de ma rêverie en me pinçant la joue.
- « Aïe ! » glapis-je furieusement. « Tu n'étais pas obligé de me pincer si fort ! Imbécile ! »
D'autres client venaient d'arriver, et ils gloussèrent en nous voyant nous chamailler. Ekitai redevint aussitôt sérieux, et fixa son regard sur chacun de membres du petits groupe, essentiellement composé d'adolescents, vraisemblablement un groupe d'amis en quête de sensations fortes. S'il ne portait pas une bande de tissu bleu sur le front, on pourrait sans doute voir sa marque de Réceptacle apparaître.
Rapidement, les adolescents se désintéressèrent de nous, et ne nous virent même plus. À leur yeux, nous n'existions plus, Ekitai et moi.
Celui-ci se détendit, et me lança un sourire éclatant, fier comme un gosse.
- « Tu sais que ça devient de plus en plus difficile de t'effacer de la tête des hommes depuis que tu ressemble enfin à une femme ? »
Je rougis, et resserrai la couverture sur mes épaules. Quelques jours après notre départ, je m'étais débarrassée (avec difficulté, car il m'était précieux) de mon banal uniforme de ninja. Ekitai avait alors décidé de procéder à un relookage complet, vu qu'il fallait aussi arranger ma coiffure ravagée.
Le résultat était... surprenant. J'avais d'ailleurs du mal à me reconnaître : mes cheveux étaient assez courts pour que je puisse plus les attacher, et retombaient en mèches effilées dont l'extrémité était teinte d'un rouge plus foncé que mon roux naturel. Quant au vêtements... Ils correspondaient dorénavant à la définition « vêtements féminins pour kunoichi ». Je portais une veste de kimono en tissu souple et écarlate, assez décolletée pour que ma marque soit visible, juste au dessus de ma poitrine, et dont les manches mi-longue laissaient mes mouvements plus libres. Des protèges bras rouge sombre allaient parfaitement avec. Pour ce qui est du bas, j'avais (enfin, Ekitai avait) opté pour un short noir s'arrêtant au dessus de mes genoux, et des chaussures sombres.
La bataille avait duré deux heures, mais j'avais fini par la remporter : j'avais obtenu d'avoir des chaussure sans talons haut. Non mais hé, je tiens à ma stabilité, moi !
Je pris une gorgée de thé (zut, Ekitai avait raison, il était froid maintenant), et poussai un soupir. Est-ce qu'à Konoha aussi, la pluie venait de s'arrêter ? Oh, non, je devais cesser d'y penser...
- « Toi, tu pense encore à ton beau copy-ninja. »
Une seconde fut nécessaire pour que je prennes un ton encore plus rouge que ma veste.
- « Parce-que toi, peut-être, tu n'as laissé personne de précieux derrière toi ? », demandai-je abruptement, avant de regretter aussitôt mes paroles.
Ekitai s'assombrit considérablement, et, pour une fois, son sourire s'estompa. Ses yeux se perdirent au loin.
- « Oh, Eki, je suis désolée... Je n'aurais pas dû dire ça. »
Cette fois-ci, ce fut lui qui posa sa tête sur mon épaule. Gentiment, je lui caressai les cheveux. Son naturel enjoué et blagueur me faisait trop souvent oublier qu'il avait bien plus souffert que moi, n'ayant même pas eu la chance d'avoir un père adoptif comme Jiraiya.
- « Moi aussi, il y a des gens qui me manquent. » souffla-t-il dans mon cou.
Je lui enlevai son bandeau, et déposai un baiser sur son front.
- « Je sais. Les personnes que j'aime me manquent. Ils m'ont trahie, mais je n'arrive pas à les haïr... Lui non plus, je n'arrive pas à l'oublier. Tu crois que je suis cinglée ? »
Ses épaules tressautèrent, signe qu'il riait.
- « Non, tu es juste stupide. »
Piquée au vif, je lui pinçai méchamment la joue.
- « Hé ! »
Il se frotta la joue, en reprenant sa place sur son siège.
- « J'allais dire, avant que tu ne te montre d'une violence et d'une barbarie disproportionnées », reprit-il en me jetant un regard de chien battu, « que c'est l'amour qui rend stupide, et donc que ce n'est pas ta faute. »
- « Bon, alors tu es pardonné pour ton insolence. », répliquai-je en imitant son ton pompeux.
Ekitai me fusilla du regard, et décida d'aller faire une ballade en forêt. Rebutée par l'humidité encore omniprésente à l'extérieur, j'optai plutôt pour commander une autre thé chaud et m'emmitoufler plus confortablement dans ma couverture.
Aaaahh... Il n'y a rien de meilleur que de regarder la pluie qui s'est remise à tomber quand on est au chaud et à l'abri.
C'est un peu plus tard, environ vingt minute après le départ de mon « fiancé », que je mis à regretter très amèrement d'avoir toujours catégoriquement refusé d'invoquer des visions sur quiconque serait à notre recherche, Ekitai et moi. Un client venait de passer la porte de l'auberge.
Je ne l'avais jamais rencontré personnellement, mais Naruto m'avait déjà parlé de lui en à l'occasion, et surtout, j'avais lu son fichier quand j'étais à Konoha, puisqu'il faisait partie des ninjas les plus recherchés du moments. Un jeune homme au cheveux gris, avec des lunettes, et un sourire tel qu'on le croirait parfaitement doux et inoffensif. Kabuto, le disciple d'Orochimaru.
Mon premier réflexe fut de prévenir Ekitai. Étant chacun des Réceptacles, et possédés par deux démons fiancés qui plus est, nous partagions un lien puissant. Il me suffisait en général de projeter toutes mes pensées vers lui avec force pour qu'il les sente et me contacte par télépathie.
Danger ! Danger ! Danger !
Kabuto me sourit poliment, et commanda une tasse de thé.
Qu'est-ce qui se passe ?
Kabuto est à l'auberge !
Le jeune homme s'assit à côté de moi comme si nous étions de vieux amis, et me salua. Nous étions dans une auberge, et il y avait le groupe d'adolescents dans un coin un peu éloignés. Il fallait à tout prix que j'évite de les impliquer. Je répondis donc par un hochement de tête méfiant et un regard glacial.
J'arrive !
Non ! Nous ne sommes pas de taille, et il y a des civils dans l'auberge. Va chercher de l'aide, il est sans doute venu pour moi.
T'es malade ?! Où veux-tu que j'aille chercher de l'aide ?!
À Konoha.
- « Pourquoi êtes-vous ici ? » demandai-je à l'homme aux cheveux gris. Tenir deux conversation à la fois, une parlée et une mentale, n'avait rien de facile, et ralentissait mes réponses.
Jamais ils ne me croiront. Laisse moi venir t'aider.
Non. Tu n'auras qu'à leur dessiner ma marque de Réceptacle, et ils comprendront. Tu pourras me localiser par télépathie, et les conduire directement au repère d'Orochimaru, c'est un plan parfait pour l'arrêter.
- « Pour vous faire une proposition. »
- « Je vous écoute. »
Pas question que je te laisse jouer les appâts !
Dommage, tu n'as pas le choix. Alors va-t-en, vite !
Tu es sûre que tu ne veux pas de son aide ? Je n'aime pas le savoir loin et en danger.
Hé, celle qui est en danger, là, c'est moi !
- « Vous m'accompagnez gentiment, et ni vous, ni les clients de l'auberge ne mourrez empoisonnés. »
Kabuto me désigna son sac, où une petite fiole était ouverte et émettait une légère fumée empoisonnée parfaitement inodore. Il ne savait donc pas que mon sang était un antidote... Et je n'avais aucune intention de l'en informer. De toute manière, même si je pouvais guérir les autres, je ne pouvais pas me guérir moi.
- « Vous ne me laissez pas le choix. Je viens avec vous. »
Il sourit froidement, et referma la fiole avant d'en déboucher une nouvelle, tout aussi discrète et inodore. Il devait vraiment faire un médic-nin exceptionnel, si ses connaissances en matière de guérison était équivalentes à sa connaissance des poisons.
Il se leva, et je le suivis en silence. C'était totalement en imprévu, mais j'avais une occasion unique dont rêvait la plupart des chasseurs de déserteurs : j'allais pouvoir m'infiltrer dans un des repaires d'Orochimaru, et guider les ninjas de Konoha jusqu'à lui pour l'arrêter !
Ah, mais ça voulait dire que j'allais devoir revoir les ninjas de Konoha, quand ils viendraient attaquer le repaire. Et je n'en avais pas franchement envie pour le moment, même s'ils me manquaient.
Idiote. Tu n'auras qu'à te débrouiller pour leur fausser compagnie dès qu'Orochimaru sera tombé. Comme ça, tu pourras les revoir un peu, mais tu ne seras pas obligée de leur parler trop longtemps et ça ne leur laissera pas le temps de te trahir à nouveau.
Pas idiot comme plan...
Je suivis Kabuto à l'extérieur, et nous marchâmes un peu dans un silence complet. Dès que l'auberge fut hors de vue, il me fit un petit sourire, et réajusta ses lunettes sur son nez.
L'instant d'après, il était derrière moi, et je sentis une piqûre dans mon coup. Le monde bascula alors dans l'obscurité. La dernière chose que j'entendis fut la voix agacée d'Alea-la-démone dans mon esprit.
Ça t'apprendras à ne pas utiliser tes visions sous prétexte que tu ne veux pas revoir un homme...
Oh, ça va, tout le monde peut faire des erreurs...
