Déjà le 14 décembre ! Dans dix petits jours, à nous les cadeaux et la bonne bouffe ! Cela signifie aussi que ça fait deux semaines que je vous poste un chapitre quotidiennement, c'est dingue comme le temps passe vite.

D'ailleurs, vous êtes quelques-uns à me faire savoir qu'il y a des coquilles qui se glissent dans mon histoire, et j'en suis désolée. J'en suis consciente, mais le fait d'écrire quotidiennement chaque chapitre ne me permet pas d'avoir assez de temps et de recul pour une relecture intensive.

C'est aussi ça le jeu, l'écriture rapide parfois au détriment de la qualité. C'est un challenge comme un autre !

Merci pour vos nombreux retours ! Je n'ai pas le temps de vous répondre aujourd'hui, fête de Noël dans une de mes écoles obligent, mais je vous lis avec attention alors n'hésitez pas à me laisser une trace de votre passage.

Bonne lecture !


Il leur avait tout expliqué. Harry et Ginny l'avaient écouté en silence, ne l'avaient pas interrompu, et Drago en était reconnaissant. Il avait commencé par le début, les menaces de Lucius, sa promesse de mariage. Puis il avait raconté le Canada, son indifférence involontaire pour Astoria, la compréhension de celle-ci, puis son départ. Il détailla sa vie au Canada, jusqu'à ce qu'il apprenne que son père était malade, et que sa mère lui demandait de venir à son chevet. Enfin, quand Lucius trépassa – enfin – Drago leur expliqua comment il n'avait pas pu s'empêcher de retourner auprès d'Hermione, et comment, bien évidemment elle l'avait rejeté.

Mais les choses changeaient. Ginny ne put s'empêcher de rire quand elle apprit que Drago s'était fait passer pour le Père Noël, puis pour son fils. Tous deux eurent finalement l'air horrifiés quand ils apprirent qu'Hermione avait dû être emmenée d'urgence à l'hôpital après avoir mangé de l'échalote. Quand il eut enfin terminé, les visages d'Harry et de Ginny s'étaient radoucis.

─ Je regrette, vraiment, acheva Drago. Je ne me rendais pas compte à l'époque, qu'Hermione et moi étions assez forts pour luter contre mon père. Mais à présent, plus rien ne nous empêche d'être ensemble…

─ Peut-être qu'elle ne t'aime plus ? dit finalement Harry.

Il n'y avait aucune méchanceté dans ses propos. Il énonçait cela simplement, comme une possibilité que Drago se devait de prendre en compte. Mais c'était inconcevable pour lui. Il avait senti, au plus profond de lui, qu'Hermione n'était pas indifférente à ce qu'ils vivaient, qu'il y avait encore cette petite étincelle qui n'attendait que d'être allumée. Hermione elle-même ne s'en rendait pas compte, apeurée de revivre la douleur lancinante d'une déception amoureuse, mais tout serait différent cette fois, il s'en était fait la promesse. Plus jamais il ne serait l'instigateur de la douleur d'Hermione. Au contraire, il serait celui qui la rendrait heureuse, définitivement heureuse.

─ Ne dis pas de bêtise, Harry, souffla Ginny. Ça crève les yeux qu'elle ne l'a pas oublié.

Les paroles rassurantes de Ginny furent comme du baume sur le cœur de Drago. Celui-ci lui adressa un petit sourire timide – bien rare de la part d'un homme habituellement si sûr de lui.

─ Elle m'a laissé cette lettre, à l'hôpital.

Il sortit le message d'Hermione de son manteau et le tendit à Ginny, tandis qu'Harry lisait par-dessus son épaule. Quand elle eut terminé, Ginny grimaça légèrement, tandis qu'Harry haussait les sourcils.

─ On dirait qu'elle …

─ Me dit adieu, termina Drago d'une voix sourde. Elle n'est plus elle-même.

─ La faute à qui ? demanda Harry.

De toute évidence, si Potter comprenait la situation dans laquelle s'était trouvé Drago six ans plus tôt, il n'avait pas encore pardonné le jeune homme d'avoi brisé le cœur de sa meilleure amie.

─ On ne peut pas rester sans rien faire, intervint Ginny. Hermione s'éteint d'année en année. Je suis allée chez elle l'autre jour, elle n'avait même pas fait son sapin de noël. Elle qui est toujours la première à le faire…

─ Il faut rallumer en elle la magie de noël, dit Drago d'une voix forte.

Harry et Ginny se jetèrent un regard avant de rire en chœur. Ce n'était pas rire méchant, mais il était un peu moqueur malgré tout. Drago se renfrogna, conscient de s'être un peu emballé.

─ On te croirait tout droit sorti d'un téléfilm de Noël.

─ Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda Drago.

─ Des films qui passent à la télévision et que Ginny regarderait toute la journée si elle n'avait pas un travail, expliqua Harry avec un sourire en coin.

Ginny donna une petite tape sur l'épaule d'Harry avant de se retourner vers Drago.

─ Qu'est-ce que tu attends de nous ?

─ Juste de distraire Hermione demain, et de faire en sorte qu'elle soit chez elle à dix-neuf heures.

─ C'est entendu, j'avais justement prévu d'aller terminer quelques achats de noël.

Drago lui adressa un sourire connaissant.

─ Autre chose, ajouta-t-il en se souvenant de quelque chose, vous n'auriez pas un double des clés de la maison d'Hermione ?

x.x.x

Drago passa la journée qui suivit à tout mettre en œuvre pour raviver la flamme de la Magie de Noël dans le cœur d'Hermione. Il avait couru de tous les côtés pour rassembler tout ce qui semblait être les meilleurs ingrédients de noël et avait fini par se rendre directement chez Hermione qui, si tout s'était passé comme prévu, ne devait pas être chez elle.

Quand il arriva devant la petite maison aux murs blancs, Drago ne put s'empêcher de sourire. C'était exactement le genre de maison qu'il avait imaginé, elle correspondait à merveille à Hermione. Ne souhaitant pas éveiller les soupçons, Drago entra rapidement en utilisant la petite clé que Ginny lui avait confié, et fit léviter à l'intérieur l'immense sapin qu'il était allé acheter un peu plus tôt.

Il le posa dans un coin du salon, et recula légèrement pour le regarder de toute sa hauteur. Heureusement que les plafonds d'Hermione étaient très hauts, car le sapin faisait plus de deux mètres de hauteur, et sa cime touchait presque les moulures : il y aurait tout juste la place de mettre une belle étoile lumineuse à son sommet.

Drago jeta un coup d'œil alentours et réalisa avec horreur qu'en effet, rien ne rappelait noël à l'intérieur de cette petite maison. Pas de dessins sur les vitres, pas de guirlandes, pas de boules, pas même de chaussettes suspendues à la cheminée. Il fallait qu'il remédie à tout cela en moins de deux heures. Ainsi, il se mit à l'ouvrage. A l'aide de sa baguette magique, boules, grelots et angelots se mirent à léviter dans les airs et à s'accrocher lourdement aux branches du sapin.

S'en suivirent les guirlandes, d'abord les touffus et colorées, puis les lumineuses. Drago inspecta de très près leur disposition, s'assurant qu'aucune de s'enchevêtrait à une autre, et que des petits points lumineux scintillaient bien sur chaque branche de l'arbre. Il posa la touche finale en faisant voler une magnifique étoile d'or au sommet du sapin, et accrocha une immense chaussette à la cheminée. Elle était toute neuve et il l'avait faite broder sur mesure. On pouvait lire dessus « Joyeux Noël. Tout ce que je veux pour Noël, c'est toi », ainsi qu'un immense H aux multiples boucles, cousu avec du fil d'or scintillant.

Drago s'attaqua ensuite au reste de la maison. Il alluma plusieurs bougies aux senteurs de l'hiver : pain d'épice, cannelle, chocolat chaud, ginger bread. Que de parfums qui éveillaient en Hermione son âme d'enfant. Avec toute la fibre artistique dont il était pourvu, Drago tenta de dessiner quelques bonshommes de neige sur le carreau des fenêtres, des flocons un peu bancals, et un traîneau qui avait malheureusement l'air d'être passé sous un géant.

Quand tout fut enfin prêt, Drago déposa une enveloppe qui contenait une lettre signée par le Père Noël, adressée à Hermione. Il la posa bien en évidence sur la petite table basse, puis, après un ultime regard à la pièce, il donna un petit coup de baguette magique en direction du vieux poste de radio moldue qu'Hermione aimait écouter. En fond sonore, des chants de Noël s'élevèrent dans l'air, achevant de parfaire ce beau spectacle de Noël.

x.x.x

Hermione rentra chez elle plus tard qu'elle ne l'avait prévu. A chaque fois qu'elle pensait avoir fait tout le tour des boutiques du chemin de Travers, Ginny se souvenait qu'elle voulait à tout pris se trouver une robe – la huitième – pour Noël, ou Harry demandait à aller admirer le dernier balai en vogue, qu'il ne se paierait jamais – et que Ginny était sur le point de lui offrir à Noël en secret.

Il était plus de dix-neuf heures quand elle passa le pas de sa porte. Elle fut immédiatement frappée par cette odeur sucrée de miel et d'épice qui s'échappait d'une petite bougie posée sur le meuble de l'entrée. Surprise, Hermione se débarrassa de son manteau et se dirigea vers son salon, s'attendant à y trouver quelqu'un – car elle était bien certaine de ne pas avoir allumé cette bougie. Et quelle fut sa surprise quand découvrit que sa maison s'était transformée en la réplique parfaite de la maison du Père Noël. Hermione n'avait jamais vu la maison du Père Noël, bien sûr, mais elle l'avait imaginé des centaines de fois, et cela ressemblait beaucoup à ce qu'elle avait sous les yeux.

Elle s'attarda sur chaque détail, avant de découvrir enfin, la petite lettre laissée sur la table basse. Décidément, songea Hermione, je n'aurai jamais reçu autant de lettres que cette année. Elle ouvrit délicatement l'enveloppe, et se mit à la lecture.

« Ma Chère Hermione,

J'ai appris la mésaventure qui t'es arrivée avec un petit bout d'échalote, et je suis ravie d'apprendre que tu vas mieux – mes lutins sont partout, même à l'hôpital.

Si je t'écris aujourd'hui, c'est parce que tes amis se font du souci pour toi. Et moi aussi. Depuis ton plus jeune âge, tu fais partie de celles et ceux qui célèbrent Noël dès le premier jour du mois de décembre. Je me souviens de tes décorations en papiers crépons, des boules de noël que tu peignais et des guirlandes en papier que tu découpais soigneusement dans du papier coloré.

J'ai bien remarqué ces dernières années, que le cœur n'y était pas. Aussi j'ai demandé à mes lutins de t'aider à te souvenir de l'importance qu'a cette fête dans ton cœur. Je me suis permis de décorer ta maison, puisque tu n'as pas trouvé le temps de le faire, et j'espère que ça t'aidera à te souvenir que fut un temps, tu aimais le faire toi-même.

Je n'ai pas reçu ta lettre de vœux, cette année. Mais je crois deviner ce qu'il te faudrait pour être heureuse. Quelques chocolats, des cupcakes – tu trouveras tout ça dans ta cuisine, des rires et de la bonne humeur, de l'amitié et de l'amour. L'amour… Ton cœur y est resté hermétique trop longtemps. Il temps, peut-être, de laisser à ce sentiment un peu plus de place dans ta vie, car je sens bien qu'au fond de toi, tu n'aspires qu'à cela.

Que la magie de noël te permette d'accéder au bonheur,

Bien à toi,

Le Père Noël.

Post – Scriptum : Le fils du Père Noël t'embrasse. »

Hermione eut un petit sourire discret. Ainsi donc Drago était derrière tout ça ? Comment avait-il fait ? Quelque chose lui disait que Ginny et Harry n'étaient pas innocents dans cette histoire. Elle regarda pour ce qui semblait être la dixième fois autour d'elle, s'imprégnant de chaque décoration, de chaque odeur qui envahissait sa maison. Elle n'eut pas le temps de s'attarder davantage cependant, car déjà, quelqu'un sonnait à sa porte. Surprise, car elle n'attendait personne, Hermione alla ouvrir.

Elle tomba nez à nez avec un groupe de six personnes, tous tenant des partitions de musique entre les mains, qui se mirent à chanter à l'instant même où son regard se posait sur eux.

« Deck the hall with boughs of holly,
Fa la la la la, la la la la.
'Tis the season to be jolly,
Fa la la la la, la la la la.
Don we now our gay apparel
Fa la la, la la la, la la la.
Troll the ancient yuletide carol,
Fa la la la la, la la la la. »

Les chants de Noël… Hermione les connaissait tous par cœur, et autrefois elle les chantait à tue-tête durant tout le mois de décembre. Elle sentit son cœur se serrer, quand les voix s'élevèrent, et se mirent en entonner cette chanson si emblématique. Ses yeux se posa sur chaque personne, des inconnus qui faisaient sans doute cela devant chaque maison qu'ils trouvaient, mais qui offraient gracieusement de la joie aux foyers qui leur ouvraient leur porte. Ecoutant silencieusement ce cantique qu'elle affectionnait temps, Hermione ne mit guère longtemps à reconnaître une voix qu'elle aurait reconnue autre mille autres.

Cherchant du regard d'où elle provenait, elle réalisa que le groupe n'était pas constitué de six personnes, mais de sept, car l'une d'entre elles s'était cachée derrière cet homme grand et barbu. Hermione pencha légèrement la tête sur le côté, et reconnut immédiatement Drago, qui chantait doucement. Sa voix était douce et basse, elle n'effaçait pas les autres, pourtant, Hermione n'entendait qu'elle. Les yeux gris de Drago croisèrent ceux d'Hermione, et il continua à chanter sans jamais détourner le regard. Parce qu'il tenait à ce qu'elle comprenne qu'il était là, et qu'il n'était pas près de partir.


En fait, Drago c'est un romantique dans l'âme non ? Que ceux qui veulent que Drago vienne leur chanter des chants de noël devant leur porte lève la main ! Bon, cette fois ci ce n'est pas Blaise et Pansy qui l'aident, mais Harry et Ginny. Après tout, ce sont les meilleurs amis d'Hermione et eux aussi font partie de son quotidien !

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Inexorablement, le cœur d'Hermione s'ouvre peu à peu à Drago et c'est une bonne chose, car il ne reste plus que dix petits jours pour qu'ils se tombent dans les bras l'un de l'autre ! J'attends vos commentaires avec impatience ! A demain pour la suite !