Salut, salut ! Chapitre 14 ! On en voit le bout ! Elle sera terminée trèèèès bientôt et c'est très triste... Du moins pour moi ! Merci de me lire et de me laisser des review ça fait très plaisir, merci à ma p'tite beta qui est toujours la même et voilà voilà ! Alors je sais pas trop pourquoi mais j'aime bien ce chapitre ! Pourtant il est pas forcément mieux que les autres mais j'l'aime quand même ! J'espère que vous l'aimerez aussi et sur ce, bonne lecture !
Disclaimer: Excusez moi, j'ai oublié le disclaimer et ça fait un moment déjà... Donc Antoine Daniel et Mathieu Sommet ne m'appartiennent pas, ceci est une oeuvre de fiction donc leurs caractères dans cette fic sont fictif également et si l'un d'entre eux veut que je la supprime, je le ferais ! :3
Chapitre 14 : No forcing
Mathieu était mort intérieurement. Il ne savait pas quoi faire, il était devant Antoine. Ils se regardaient droit dans les yeux. Les souvenirs vagues, bien que présents, étaient maintenant plus nets que jamais. Le souvenir de sa chaleur, de ses cheveux, de ses lèvres, de sa peau.
C'est impossible.
Antoine était tout aussi perdu. Il ne savait plus quoi faire non plus. Il avait envie de tomber, tomber loin sous le sol, de disparaître de la vue de Mathieu, du mec qui l'avait fait changer son fusil d'épaule, du moins pour cette fois, puis rejeté lâchement. Il aurait pleuré s'il aurait pu, mais il ne pouvait pas, le choc retenait ses larmes. Ce moment tant attendu n'était pas un rêve, c'était bel et bien un cauchemar.
Mathieu ne voulait toujours pas réaliser qu'il était face à Antoine, pourtant son souffle était coupé et ses larmes montaient, vite, trop vite. Il devait partir. Son cerveau était en état d'alerte, mais son corps refusait de bouger.
…...Pars...Pars...Pars...
Antoine non plus d'ailleurs, il ne pouvait rien faire. Il ne se contrôlait plus réellement et son corps, qui peinait également à faire rentrer de l'oxygène, refusait le moindre mouvement. Il essayait de lui parler, de lui poser 50 000 questions et de lui apporter le double de réponse. Rien ne voulait sortir de sa bouche presque ouverte, il essayait, il voulait dire quelque chose, pleurer et l'enlacer, mais à défaut de tout cela, il parvint avec difficulté et sans force à s'adresser à son amant.
« Ma- Mathieu »
À l'entente de son prénom ce dernier repris ses esprits. La voix de son amant prononçant son prénom le fit à nouveau frémir. Il le regarda dans les yeux cette fois, il ne tint le regard qu'à peine une seconde, mais il le regarda vraiment, au point qu'Antoine pu se voir dans les yeux trop mouillés de Mathieu.
C'est impossible, pourquoi t'es là ?! Part ! Je...
Avant même qu'il s'en rende compte, Mathieu courrait, vite, trop vite.
Antoine voulait le retenir, il voulait lui parler, lui dire qu'il ne comprenait pas pourquoi il avait dit tout ça, lui demander pourquoi cette histoire avait commencé, et surtout, si il l'aimait réellement parce que lui oui, et cette fois, ils allaient parler. Il voulait lui mettre un poing, qu'il reprenne ses esprits, qu'il se calme. Il courra derrière lui, mais voyant l'acharnement de son protégé, il décida qu'il était mieux de le laisser s'échapper, du moins pour l'instant et puis, même si ce n'était pas l'explication qui lui convenait, Mathieu était petit et passait partout, pas lui. Il prit ses chaussures, sa souris et les chaussures de Mathieu, laissées dans l'entrée de l'appartement, victime abandonnée de la course folle de Mathieu. Ce dernier n'eut en effet pas le temps de remettre ses chaussures et manqua de nombreuses fois de tomber, mais il continua. Il courrait, courrait comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps, ses larmes coulaient et il courait dans tout Paris en chaussettes, au milieu des gens au visage gris et au regard hautain à son égard pour retourner pleurer seul dans son appartement.
Antoine, jurant de tuer et de remercier les deux habitants de l'appartement, ferma l'appartement dans lequel il était et cacha de nouveau la clef, sans même se poser la question de s'il devait nettoyer la tasse de café brisé au sol. Puis partit en direction de leur immeuble à eux.
Mathieu lui était rentré chez lui. Il s'était affalé derrière la porte et s'effondra définitivement en pleurs, prenant avant ça soin de fermer la porte à clef et de cacher cette dernière on ne sait pour quelle raison, sûrement par précaution, ou par peur.
Pourquoi ? Pourquoi je tremble ? Pourquoi je ne supporte pas de te voir ? Antoine... Putain ! Pourquoi t'étais là pauvre con !? Je supporte plus de te voir ! Je... Je... C'est trop dur, je vais devoir déménager... Mais merde pourquoi je t'aime ?!
Antoine arriva à son tour dans le couloir et sans même hésiter, il se dirigea vers l'appartement de Mathieu, déterminé. Il toqua, ce qui fit peur à Mathieu qui s'éloigna de la porte, surpris. Antoine l'avait entendu et savait que Mathieu l'avait bien entendu aussi. Le plus vieux prit son courage en main, cette fois il ne devait pas se défiler, et après de considérables efforts et un certain temps qui ne cessait de grandir, il finit par prononcer quelques mots faibles et tremblants accompagnés de pleurs très mal étouffés.
« S'il te plaît, pars... »
Antoine ne put supporter ces mots venant de la personne qu'il aimait, c'était trop dur pour ces nerfs et il finit par craquer et laisser ses larmes couler. Il ne bougeait plus, essayant de faire ses pleurs les plus silencieux possible. Il prit un certain temps à répondre, ne voulant pas que Mathieu entende ses pleurs, qu'il le prenne en pitié.
« A- Non.
M- … Je... Je ne veux plus te voir...
A- Pourquoi ?
M- … Pars.
A- Non ! Je resterais ici jusqu'à ce que tu m'ouvres... »
Sur ces mots Antoine s'assit au pied de la porte, dos à cette dernière. Il était bien décidé à parler avec Mathieu et mettre les choses au clair avec lui et ce même s'il devait attendre. Mathieu se sentait mal en sachant Antoine assit devant sa porte, mais il refusait catégoriquement de lui ouvrir. Cependant il ne pouvait clairement pas aller sur son PC et mener sa petite vie sachant que sa porte était gardée par son amant. Mathieu se sentait ridicule, il avait peur de ce qui allait se passer, il n'en avait aucune idée et cela l'effrayait énormément. Il finit par s'asseoir également, face à la porte pour pouvoir garder un contact visuel. Les minutes passaient sans qu'aucun des deux ne parle, le temps passait lentement, très lentement. Mathieu qui n'avait au début pas bougé d'un poil, avait fini par essayer d'enlever toutes les peluches de ses chaussettes, toujours en regardant la porte à intervalle régulière. Mais Antoine, qui se refusait à toute distraction, peu importe son origine, commençait à vraiment trouver le temps long et la seule manière pour que Mathieu accepte de lui ouvrir était encore de lui parler, même à travers cette porte.
« J'ai envie de fumer. »
T'es sérieux mec ?!
Les secondes après l'importante déclaration d'Antoine furent longues. Mathieu ne savait pas s'il devait répondre ou non à quelque chose d'aussi nul. Il hésita bien trop longtemps et finit par répondre, toujours avec cette petite voix mais cette fois sans pleurs.
« M- T'as pas le droit de fumer dans le couloir...
A- Alors laisse-moi rentrer idiot !
M- Non...
A- Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu me détestes...
M- *Parce que c'est pas le cas gros con !*
A- T'as dit quoi ?
M- Rien ! T'entend des voix, t'es bizarre !
A- Alors passe-moi une clope s'il te plaît, ça me calmera et me fera passer le temps ! Je suppose que j'ai encore longtemps à attendre !
M- … »
Antoine entendit Mathieu partir, il essaya de le rappeler mais sans réponse.
Cette fois c'est mort hein...
Il se releva, se disant qu'il reviendrait demain, il commençait à être tard et même si l'autre voisin n'était pas là, il n'avait pas envie que quelqu'un le trouve au milieu du couloir devant un appartement qui n'est même pas le sien. Mais avant qu'il parte, il entendit un bruit se rapprocher de la porte venant de l'appartement. Heureux, il pensa que Mathieu allait enfin lui ouvrir, voyant la poignée se tourner et le bruit des clefs. Mais à la place, entrouvrant à peine la porte, Mathieu laissa tomber la cigarette puis referma immédiatement la porte.
Haha, ça m'aurait étonné...
Antoine se rassit derrière la porte entendant que Mathieu faisait de même. Il aurait voulu bloquer la porte, mais Mathieu l'avait pris par surprise et l'ouverture était à peine plus grande que la cigarette. Il voulait avoir une autre chance, après tout, il n'avait pas grand chose à perdre.
« A- J'ai pas de feu.
M- T'en a toujours.
A- …. Tu me prêtes ton briquer ? Ou même un chalumeau ça me va !
M- Tu as déjà du feu mais si tu veux je pense que je peux faire passer une allumette sous la porte.
A- Ok, ok ! J'avoue, j'ai du feu ! Mais j'aurais préféré que tu me prêtes le tiens en me faisant un grand sourire.
M- Ta gueule, t'es pas drôle !
A- Laisse-moi entrer s'il te plaît... J'en ai marre de jouer au stalker...
M- Alors rentres chez toi !
A- Et te laisser te barrer comme la dernière fois ? Tu rêves ! Laisse-moi rentrer putain... T'es chiant !
M- … Non...
A- On va pas régler nos histoires dans le couloir quand même !
M- Y'a rien à régler, pourquoi tu tiens tant à moi d'ailleurs ?
A- Haha, t'es vraiment bête...
M- I like trains.
A- Tu n'oserais pas !
M- Je te haï... »
Les larmes de Mathieu montaient de nouveau, les mots qu'il avait entendu lui donnait une envie de pleurer tellement forte qu'il ne pouvait y résister.
Pourquoi ? Pourquoi encore ? C'est si impossible que tu m'aimes putain ?! Alors pourquoi tu es là... Je... Je ne veux plus de tout ça... Sois enfin sincère et avoues que tu ne me vois que comme un ami et un plan cul ! Alors pars et-
« A- Ça se passe bien avec Amy ? Elle m'a dit que vous étiez fiancés...
M- Je sors pas avec Amy ! T'es vraiment con putain !
A- … Tu pleures.. ?
M- … Non...
A- Amy m'a dit que tu l'avais demandé en fiançailles.
M- Tu sais très bien que c'est faux.
A- … J'y ai cru.
M- … T'es vraiment con ! Pourquoi je sortirais avec elle alors que je- …
A- Pourquoi t'es parti en me laissant un mot de merde ?
M- Antoine... Pars... Je t'en supplie... Maintenant, casse-toi... J'en ai marre que tu me prennes pour un con...
A- Mathieu, je ne lasserais personne d'autre rentrer dans ta vie tant que tu ne m'auras pas expliqué ton comportement. Ce que tu fais, ça n'a aucun sens. Tu me dis que tu m'aimes, puis tu pars comme ça et maintenant tu me dis que tu me déteste...
M- …
A- Mathieu... On est ridicule là, ça fait 2 heures que je suis là... Ouvre-moi s'il te plaît...
M- …
A- Bon, tu ne veux plus me parler hein... Je vais partir, mais ne crois pas que je vais t'oublier. Mathieu, je t'aime... »
Les secondes passaient et Antoine se relevait, doucement, la gorge nouée, les poings serrés et les yeux trop secs pour pleurer. Il n'avait pas voulu le dire, il détestait le dire mais cette fois, il l'avait dit, il était sérieux.
Mathieu n'en croyait pas ses oreilles, ce ''je t'aime'' l'avait comblé et terrorisé.
Je dois rêver, c'est pas possible ! ''Je t'aime''... ''Je t'aime''... ''Je t'aime''... Antoine ? Ne pars pas ! Mais il a dit ça pour que je lui ouvre, c'est possible, oui ! Il doit mentir ! Haha ! Oui, je ne dois pas me faire avoir ! Alors pourquoi je lui ouvre la porte ?
Antoine se retourna, les yeux grands ouverts.
C'est impossible il-
Il n'eut pas le temps de réfléchir d'avantage, il attrapa la porte qui s'ouvrait et la tira pour pouvoir voir Mathieu et pour qu'il ne puisse pas fermer cette porte.
« Mathieu ! »
Mathieu ne s'attendait pas à ça, ses yeux rouges se tournèrent en direction de l'homme qui lui enlevait ses armes. Il aurait fermé la porte s'il le pouvait, mais c'était trop tard. Antoine le serrait déjà dans ces bras, ça allait trop vite, c'était trop violent, trop rapide, trop faux. Il essaya de repousser Antoine mais ce dernier ne relâchait pas l'étreinte qu'il portait à son amour.
« M- Antoine ! Arrête ! Pourquoi tu fais ça ? Lâche-moi ! Je-
A- Je t'aime !
M- …
A- Je t'aime, je t'aime, je t'aime ! J'te lâcherais pas ! Si tu le voulais pas pourquoi tu m'as ouvert ?
M- …
A- Mathieu, je t'aime, ne me laisse plus jamais, plus avec un mot qui me dit des choses comme ça ! Je t'aime, ne me laisse plus jamais, s'il te plaît... Comment tu peux être aussi bête pour que je sois obligé de dire tout ça ?
M- … Tu pleures ?
A- … Non...
M- Je t'aime aussi Antoine...
A- Alors pourquoi ? Demain tu vas me redire que tu me haïs ? Pourquoi tu me dis ça alors qu'après tu me dis que tu me détestes ?
M- Parce que la dernière fois je t'ai demandé si tu m'aimais et tu m'as répondu que j'étais bête en te marrant. J'en avais conclu que j'étais juste un plan cul...
A- Je pensais que c'était clair pourtant ! En plus je te l'avais dit le soir !
M- Non, tu n'as jamais rien dis Antoine, Ah part un rire et un ''t'es bête'' qui m'a fait penser que j'étais que ton plant cul, j'avais honte, je suis parti et t'ai laissé un mot.
A-... Maintenant que tu le dis je l'ai peut-être dit pendant que tu dormais...
M- Pauvre con...
A- Mais t'es vraiment un idiot... J'ai appelé Amy, elle m'a dit que tu l'avais demandé en fiançailles et qu'elle allait se marier avec toi pensant que j'étais jaloux de toi mais c'était le contraire et comme-
M- Attend ! Jaloux de moi ?
A- Ah... Oui c'est une longue histoire...
M- Bon, rentre... »
Antoine heureux de pouvoir entrer après tout ce temps, suivit Mathieu jusque dans son salon. Il en profita pour regarder un peu plus son amant, les chocs étant passés. Ses lèvres étaient craquelées, ses cernes bien visibles et sa main toujours pas nettoyée après ce qui c'était passé il y a quelque temps maintenant. Il s'approcha de lui et vit dans son cou le premier suçon qu'il lui avait fait, il était resté. Il ne put se retenir plus longtemps et colla ses lèvres entrouvertes sur celles de Mathieu, les explications attendraient. Mathieu se retrouvait à nouveau dans les bras d'Antoine, il voulait lui sauter dessus et faire comme si rien ne c'était passé mais il devait se contenir, il voulait des explications, la liaison de son amant et d 'Amélia le dérangeait excessivement. Il finit par rompre le baiser dont il avait déjà bien profité, peut-être trop même.
« A- Tu m'as manqué, Mathieu...
M- La ferme... E- Explique moi et après... Explique-moi !
A- Je ne t'ai pas fait mal ? Tes lèvres gercés, c'est trop mignon... »
Antoine se rapprocha encore du visage de Mathieu, caressant ses cernes avant de se pencher dans son cou et de déposer un léger baiser sur le suçon très mal caché, qu'il avait laissé la dernière fois. Mathieu voulait continuer, il le voulait vraiment, mais il ne pouvait pas, il n'avait pas le droit, pas encore, pas avant de savoir à quel point Amy était présente dans cette histoire et dans sa vie en général.
« M- An- Antoine ! Casse-toi !
A- Tu as pas mal à ton doigt ? Tu l'as même pas passé sous l'eau, ton sang a séché... Je vais t'aider, je t'en dois une depuis que je me suis cassé la gueule chez toi ! Mais ça ne le revaudra pas, tu vas devoir m'avoir dans les pattes un certain temps... »
Antoine se dirigea vers la salle de bain et mit le doigt de son amant sous l'eau pendant qu'il racontait son histoire avec Amy. Mathieu était vraiment choqué, il ne savait pas trop comment prendre la chose, mais se contentait d'écouter, bien qu'il était un peu jaloux à quelques moments. Tout cela faisait vraiment beaucoup trop de déclarations en une soirée.
« A- Tu veux un pansement ?
M- Non ça va aller...
A- Alors tu auras un bisou magique ! »
Antoine prit la main de Mathieu et embrassa tendrement la coupure qui avait arrêté de saigner depuis longtemps, mais qui était maintenant propre. Ce petit air torturé ne paraissait pas désagréable pour Antoine. Mathieu ne voyait pas ça du même œil, il en avait tout aussi envie qu'Antoine, mais il devait bien admettre être jaloux d'Amy mais un tout petit peu hein !
« M- Antoine ?
A- Oui ?
M- Tu as couché avec Amy ?
A- Hein ?! C'est quoi cette question tout à coup ?!
M- Oui ou non ?
A- Bah... On est sorti ensemble quoi...
M- C'était cool ?
A- … Tu n'as pas le droit de sortir avec elle ! Tu es à moi !
M- Haha... T'es bête !
A- Je dois le prendre comme une vengeance ?
M- Non, juste comme un ''j'espère que coucher avec moi c'est mieux''
A- Haha ! Bien sûr que c'est mieux ! Avec toi c'est toujours mieux !
M- Arrête ça... Ma chambre est dans l'autre pièce alors arrête de me prendre pour une gazelle en détresse et viens dans mon lit. »
C'est fini pour cette fois ! Il faut faire durer le plaisir mes amis ! Plus sérieusement merci d'avoir lus, j'espère que ça vous à plus si oui n'hésitez pas à laisser une review et sinon bahh... Laissez en une aussi ! Nan si vous le voulez, vous pouvez et à la semaine prochaine pour la suite !
