Voila, une suite j'espère qu'elle va vous plaire, j'ai mis bcp de temps, mais je devais changer l'intrigue. Vous en saurez plus un peu plus tard . Sweety : je suis contre la pression émotionnelle :p

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Elle revient quelques minutes plus tard, sous le regard inquiet de House qui parlait sur son téléphone portable. Sans doute aurait-il été préférable qu'elle s'explique mais elle n'avait aucune envie de s'appesantir sur des questions qui la mettaient à la torture.

- Du nouveau ? Lui demanda-t-elle dès qu'il eut raccroché…

- Tu savais que le concierge de l'hôpital a un casier judiciaire ?

- Non, je l'ignorais. Mais tout le monde a droit à l'erreur. Que cet homme ait un casier ne fait pas de lui un criminel. Quand tu t'es retrouvé devant un juge, tu as eu de la chance. Autrement, tu en aurais un, toi aussi.

- Je n'ai pas oublié ce que tu as fait pour moi, Cuddy. Je suis tout à fait d'accord sur le principe. Mais leur boulot est de vérifier ce genre d'information.

- Lou est un homme sans histoire, que tout le monde apprécie pour sa courtoisie et sa gentillesse. Par ailleurs, nous n'avons que peu de contacts. Nous nous croisons tous les matins, voila tout. Si tu dois t'interroger sur toutes les personnes que je suis amenée à rencontrer, tu n'as pas fini.

- Je te l'ai déjà dit, je n'exclus aucune piste. Je préfère avoir perdu mon temps en investigations inutiles plutôt que d'avoir négligé un détail crucial.

La jeune femme haussa les épaules tandis qu'il se penchait vers elle, les sourcils froncés. Visiblement, il n'était pas d'humeur à rire.

- Tritter m'a également informé que l'ex-mari de ta secrétaire a eu des petits ennuis avec la justice. Tu le savais ?

- Tu parles de ma secrétaire au centre ? Bien sûr, c'est même la raison de leur divorce. House, je connais Pénélope Graçia depuis bientôt deux ans. Quand je l'ai rencontrée, elle sortait d'un enfer. Son ex buvait, trempait dans toute sortes de magouilles et, occasionnellement, la frappait !

- C'est pour cela qu'il s'est retrouvé en taule ?

- Tu veux dire qu'il aurait été inquiété à la suite de mon intervention ? Eh bien non. Il est tombé pour une autre raison. Trafic de stupéfiants, je crois. Quoi qu'il en soit. Pénélope a su saisir l'occasion pour se libérer de son emprise. Elle est entrée comme bénévole dans l'association, elle a entrepris une thérapie et retrouvé confiance en elle. C'est une femme bien, tu sais, je l'ai embauchée pour son sérieux. Et je n'ai jusqu'alors pas eu à m'en plaindre. Aujourd'hui, elle vit avec un homme charment Espagnole, comme elle. Il aime les chats, l'opéra, et la cuisine slave. C'est tout ce que je sais de lui. Tu vois pas de quoi s'alarmer !

- Tu ne l'as jamais rencontré ? Comment se nomme-t-il ?

- Écoute, House, je comprends que tu ne laisses aucune piste de côté, mais franchement, je ne vois pas ce que ce type aurait à me reprocher…

- J'ai une théorie personnelle. Elle vaut ce qu'elle vaut, mais jusqu'à maintenant, j'ai plutôt eu à m'en féliciter. Je crois que les gens qui, dans leur vie, entrent dans des processus de soumission, qui sont prêts à aliéner leur volonté jusqu'à perdre toute dignité, ceux-là ont une faille profonde, une fragilité qui en fait des proies faciles pour les manipulateurs. Il y a une réciprocité de fonction entre le bourreau et sa victime. Ainsi constate-t-on que souvent ces mêmes personnes retombent dans des schémas identiques. En l'occurrence, et malgré les apparences, il se pourrait que Pénélope soit attirée par un certain type d'homme, dominateur, pervers, voire violent. Encore une fois, j'espère me tromper. Mais si je suis dans le vrai...

- La pauvre a tant lutté pour s'en sortir et maintenant qu'elle entrevoit le bout du tunnel, il faudrait que…non, c'est impossible ! Et pourquoi moi ?

- Tu connais le nom de son petit ami ? La coupa House.

- Je sais seulement qu'il se prénomme Castel et qu'il a une bonne situation, répondit-elle d'une voix blanche.

- Je vais transmettre les informations à Tritter. Ne t'en fais pas une montagne. Peut-être que cette piste ne nous mènera-t-elle à rien. Si le gars est clean, ce que je souhaite, on n'en reparlera plus. Mais dans le cas contraire…Il se trouve que ta secrétaire est la personne qui détient le plus d'information sur toi…Sans parler de tes clés, qu'il t'est arrivé de lui confier. Tritter ne pense pas qu'elle soit dans le coup, encore qu'il serait prématuré de l'exclure. Mais on a très bien pu se servir d'elle.

Cuddy soupira. Il avait raison sur le fond. Mais soupçonner Pénélope… C'était comme si toutes les pièces de son univers s'effondraient les uns après les autres. Elle ne pouvait plus s'appuyer sur rien. Ni compter sur personne. Sans doute House avait-il l'impression de progresser. Pour sa part, elle ne savait plus où se tourner. En fait, ce qu'elle aurait voulu, c'était ne plus penser à rien. S'endormir et se réveiller une fois le cauchemar fini.

- Il faudrait que je repasse au centre pour prendre un ou deux papiers, tu veux m'accompagner ?

House surprit qu'elle lui demande de la suivre hocha un oui de la tête.

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- Je ne sais pas si j'arriverais à reprendre sereinement l'ascenseur, murmura Cuddy tandis qu'ils montaient les étages jusqu'à son bureau. Chaque fois, je revois le visage de Laurie. Ses yeux haineux, vicieux même. Je crois que je vais finir par prendre l'escalier.

- Tant que tu n'es pas seule, tu n'as rien à craindre, assura House avec un sourire.

- Je sais, mais c'est plus fort que moi. J'ai l'impression qu'il va surgir de nulle part et me sauter dessus. Si au moins je s'avais ce qu'il me veut…

- On va l'avoir, je te le promets. Tritter est en train de croiser toutes les informations. J'ai le sentiment que quelque chose de concret va ressortir de ses recherches.

Quand les portes s'ouvrirent, House ne put réprimer un sursaut. Pénélope Graçia était là, devant l'ascenseur, en compagnie d'un homme élégant, la quarantaine, athlétique malgré sa petite taille… Tandis qu'ils s'approchaient d'eux, le type les salua d'un sourire amical tout en remettant en place ses lunettes.

- Tu me rejoins au café, en bas de la rue ? Proposa-t-il à la secrétaire avant de reporter son attention sur Cuddy et House.

- Lisa ! s'exclama Pénélope. Je vous croyais en repos.

- Et non, j'aurai mieux aimé. Je suis venue pour mettre à jour certains dossiers…

- Oh, voici David Castel, mon ami, s'excusa la secrétaire. Il passait juste me dire bonjour. David, voici le docteur Lisa Cuddy et … ?

- House, Grégory House, précisa Cuddy , heureuse de vous rencontrer, Pénélope m'a souvent parlé de vous

- En termes élogieux, j'espère ? Plaisanta Castel. Toutes mes félicitations pour le prix que vous avez reçu. Je regrette de ne pas avoir pu accompagner Pénélope à la cérémonie. Le travail, vous savez ce que c'est..

- Oui David est directeur financier chez Pierce, Green et Bekette , intervient Pénélope, une note de fierté dans la voix. Il était dernièrement à New- York pour superviser la fusion de deux grands groupes industriels.

David baissa les paupières, visiblement gêné d'être ainsi mis en avant.

-J'étais venu inviter Pénélope à diner, dit-il pour faire diversion. Je vais aller boire un café le temps qu'elle ait terminé son travail.

- Et si je vous libérais ? Proposa Cuddy en regardant sa montre. La retranscription que je vous ai demandée peut attendre demain.

- Oh, merci Lisa répondit Pénélope sans dissimuler sa joie. J'y vais alors ? Eh bien, passez une bonne soirée.

Une minute plus tard, Cuddy et House s'installaient dans le cabinet de la jeune femme.

- Tu ne trouves pas bizarre qu'on ait croisé ta secrétaire et son mec alors même qu'on venait d'en parler ? Fit House pensif. Tu m'as bien dit que tu ne l'avais jamais vu ?

- En effet. Tu crois aux signes du ciel, maintenant plaisanta-t-elle en ouvrant une des chemises cartonnées.

- Je sais, c'est idiot, mais j'ai toujours été sensible à ce genre de coïncidences. D'autant que j'ai vaguement l'impression d'avoir déjà vu ce type quelque part… Pour le reste, tu as raison, elle a l'air heureuse.

- Ce David m'a fait la meilleure impression. C'est un homme sérieux, sur lequel on doit pouvoir compter.

- A quoi reconnais-tu ce genre de qualités ? Demanda House avec un brin d'ironie

- Je ne sais pas une intuition. Son allure générale, disons.

- Attention, madame la psychologue, à ne pas vous laisser aveugler par les apparences Castel a l'air parfaitement sociable, affable même. Ça ne préjuge en rien de sa personnalité.

- Tu vas te renseigner sur lui ?

- Je vais donner son nom à Tritter en effet on ne sait jamais.

- Prudence, c'est ça ?

House sourit, depuis qu'ils s'étaient parlé, et même si leur conversation était restée au stade embryonnaire, il se sentait mieux. C'était comme si une sorte de connivence s'était installée entre eux, qui l'avait regonflé. Il avait besoin de sentir que Cuddy lui faisait confiance pour continuer. Surtout que tout dans cette affaire, semblait ne tenir qu'à un fil.

- Nous rentrons ? Demanda-t-elle.

- Sans attendre, si tu veux.

Ils allaient sortir lorsque la jeune femme s'immobilisa devant son bureau, le visage blême. House referma la porte du bureau, revint sur ses pas et ne tarda pas à comprendre la cause de son changement d'humeur. Dans la corbeille du courrier entrant se trouvait une enveloppe identique aux quatre autres…

- Tu veux que je l'ouvre ? Intervint-il, devant le désarroi de Cuddy.

- C'est bon, je vais le faire, répondit-elle d'une voix blanche.

Elle déchira l'enveloppe et sortit la photo avant de la déposer d'une main tremblante sur le bureau.

- Rachel ! s'écria-t-elle, horrifiée.

On reconnaissait en effet l'enfant en train de descendre de la voiture de Julia, souriant à quelqu'un qui se trouvait hors-cadre.

- Mon Dieu, House, tu sais comme moi ce que ça signifie !

- Du calme, Cuddy, il essaie de te faire flipper, c'est tout. Il pense que tu lui échappes alors il passe à la vitesse supérieure. Ne s'est-il pas déjà servi d'une patiente pour t'attirer à l'hôpital ? C'est une tactique rien de plus

- Tu te trompes complètement ! s'emporta Cuddy Cette fois, il ne s'agit pas d'une simple menace. C'est un vrai chantage. Puisqu'il ne peut pas m'avoir, il va s'en prendre à Rachel… à ma fille !

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Voila j'espère juste ne pas avoir fait trop de dialogue, que le chapitre n'aura pas été trop long.