Titre : Mieux que l'argent.

Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)

Disclaimer : Merlin ne m'appartient pas

Genre : UA

Couple : Merthur


Lohot avait encore réussi à venir au bureau, et voulait absolument aller manger au McDonald. Son père avait beaucoup de travail mais fini par obtempérer quand son fils se mit en tête d'aller faire la quête au près de tous les employés pour « aller au McDonald tout seul ». D'autant plus que Merlin l'avait regardé avec ses petits yeux de chiens battus l'air de dire « votre fils a tellement envie d'être avec vous » et qu'il avait vraiment du mal à résister à Merlin. A tous les coups si Merlin lui avait demandé les étoiles, il lui aurait acheté, mais Merlin n'était pas du genre à demander les étoiles.

C'est ainsi qu'embarquant son fils et son employé, ils allèrent tous les trois au McDonald pour le repas du midi. Le bâtiment était bondé de monde et Arthur eut envie de faire tout de suite demi-tour mais Lohot était vraiment excité :

- Allez papa ! C'est trop cool. On est au Mcdo ! Tous mes copains vont manger là sauf moi.

Et c'était vrai, Lohot avait un père assez riche pour manger bien mieux que la malbouffe mais des fois il le regrettait, il voulait faire comme tout le monde. Merlin semblait amusé et plutôt content, alors Arthur abandonna l'idée de trouver un meilleur restaurant.

Ils commandèrent un menu pour eux, un Happy Meel pour Lohot – avec le jouet obligatoire évidemment, puis trouvèrent une place pour s'asseoir tous les trois. Lohot était vraiment excité et en ouvrant son Happy Meel il chercha tout de suite le jouet, tomba sur une sorte de petit frisbee avec un Dragon dessus, et impatient de l'utiliser immédiatement, il le déballa et le lança dans le bâtiment. Plutôt que de faire comme tous les autres enfants et le garder dans ses mains. C'est ainsi que le disque assomma un type qui tenait son plateau. L'homme glissa en arrière et tout le contenu de son plateau s'envola. Une vieille se reçu un verre de coca dans la tête, un gosse dérapa sur le Sprite qui s'était répandu par terre, le sol fut sali par les hamburgers et les frites. Lohot alla chercher son frisbee sans faire attention aux dégâts qu'il avait provoqué, ni s'excuser. Arthur s'empressa de payer l'homme que son fils avait touché au front et la vieille dame pour les rembourser et aussi les faire taire – il n'avait pas envie d'avoir de problèmes.

Merlin observait la scène en silence, il alla s'asseoir attendant que tout se calme et que Lohot revienne. Quand l'enfant vint se mettre à côté de lui, il le réprimanda :

- Lohot, tu aurais pu t'excuser. Lui fit-il remarquer.

Le blond haussa les épaules et pointa du doigt son père entrain de parlementer et de signer un chèque :

- Papa s'en occupe.

Merlin fronça les sourcils :

- C'est à toi de t'excuser Lohot, l'argent ne résout pas tout.

Mais le petit ne l'écoutait déjà plus, il sortait son cheeseburger et ses frites et s'empiffraient, ayant l'air de se régaler. Arthur revint s'asseoir au bout de quelques minutes, il ne fit pas de remarques à son fils, et se servit à son tour pour manger.

Merlin soupira mais décida de ne pas insister, puis comme on lui offrait une fois de plus son repas, décidé d'en profiter. Après avoir mangé tout ce qui se trouvait dans son Happy Meel, Lohot observa son frisbee. Il jura à Merlin qui le fixait du coin de l'œil de ne plus le lancer.

Puis il regarda autour de lui et s'aperçu que les enfants avaient d'autres frisbee, qu'il en existait de plusieurs sortes.

- Oh papa, on rachète pleins de Happy Meel que je puisse avoir tous les disques ? Demanda-t-il.

Son père secoua la tête :

- Tu ne pourras pas tout manger.

- Alors tu peux m'acheter les autres frisbees s'il te plait ?

- Je devrais pouvoir m'arranger.

Merlin se permit une remarque :

- C'est de la triche, ce n'est pas le jeu. Lohot tu as déjà eu un frisbee, tu n'as pas besoin de tous les avoir.

- Mais je les veuuuux tous moi, réclama-t-il.

Et Arthur hocha la tête :

- Et puisque je suis en mesure de tous les lui offrir, pourquoi pas ?

Merlin n'était pas d'accord :

- C'est un caprice. Lohot a bien assez d'un seul frisbee, vous ne pouvez pas toujours tout lui acheter avec l'argent. Que ce soit ses excuses ou de simples jouets.

Lohot se mit en mode grognon :

- T'es pas cool Merlin, c'est nul.

- Je ne comprends pas Merlin, qu'est ce qui te gêne ? Demanda Arthur.

Merlin s'expliqua :

- Simplement que vous ne devriez pas toujours vous reposer sur votre argent et qu'il y a d'autres choses bien meilleurs. Voilà. Quand Lohot fait une bêtise, il doit s'excuser, et il ne doit pas tout obtenir quand il le réclame, même si ça le fait bouder.

Arthur pinça ses lèvres :

- Mais je suis souvent absent et…

- Ce n'est pas une raison.

Arthur fixa un moment Merlin pour essayer de comprendre son point de vue, puis haussa les épaules :

- Lohot, tu as déjà un frisbee c'est bien. Et puis ta chambre est rempli de jouet tu n'as pas vraiment besoin d'en avoir plus.

Merlin eut un petit sourire, et Arthur en l'observant se dit que son employé et ami avait raison, qu'il y avait beaucoup mieux que l'argent

Lohot ronchonnait dans son coin et Merlin vint le décoiffer :

- Si tu me fais un sourire, je t'emmène au parc cet après-midi pour jouer avec toi et ton frisbee.

Lohot bouda un peu moins et se tourna vers Merlin demandant – un peu grognon quand même :

- Et on pourra le lancer hyper et hyper loin ?

- Oui.

L'enfant retrouva alors complètement son sourire :

- Et ensuite on fera la course d'accord ?

- Si tu veux.

- Et on ira sur les balançoires pour voir qui va le plus haut.

- D'accord.

- Super, c'est trop cool, tu es le meilleur Merlin.

Arthur observait la scène attendrit, Merlin savait y faire avec son fils et ça sans avoir besoin d'utiliser le moindre argent. Il était entrain de lui apprendre des choses importantes, qu'il avait un peu oublié, tellement habitué de tout obtenir facilement en utilisant son chéquier.

- Je vais venir au Parc avec vous, annonça-t-il.

- Mais tu as du travail papa.

- Oui, et bien tant pis. Pour une fois je vais aller m'amuser avec mon fils !

Lohot fut ravi, plus que si son père lui avait offert tous les frisbees de couleurs du monde. Il se jeta dans ses bras de bonheur.

Et l'argent n'offrait pas tout, surtout pas l'amour.

Ils allèrent tous les trois s'amuser, les deux adultes passant autant de bons moments que l'enfant. Et tandis qu'Arthur et Merlin lançaient le frisbee à Lohot, deux personnes âgées qui marchaient sur le chemin du parc et qui parlaient très forts, roucoulèrent et lancèrent un peu fort :

- Oh regarde cette famille, comme ils sont mignons.

- Quel couple formidable ! Renchérit l'autre personne âgée.

Merlin, perturbé, se reçu le frisbee, que Lohot lui lançait, en pleine tête et Arthur éclata de rire. Pour se venger Merlin relança l'objet de toutes ses forces et atteignit le front d'Arthur :

- Un partout !

Ce qui ne fit qu'augmenter le fou rire d'Arthur, qui fut vite accompagné par Merlin et Lohot.

Et ils avaient effectivement l'air d'une vraie famille, à rigoler tous les trois et à jouer ensemble – Arthur et Merlin étaient comme des gosses. Lohot se souvint de cette journée comme une des plus géniales de sa vie, son père aussi.

Et Merlin l'ignorait peut-être mais il apportait beaucoup à cette famille, beaucoup à Arthur et Lohot, beaucoup plus que personne d'autre. Même pas Gwen.

Arthur raccompagna Merlin jusque chez lui en voiture, Lohot dormait sur le siège à l'arrière. Il se gara devant chez Merlin et se tourna vers lui pour lui parler :

- Merci Merlin, Lohot a passé une super journée grâce à toi.

- Grâce à vous aussi, rectifia Merlin avant d'ajouter en souriant : moi aussi j'ai passé une très bonne journée.

Arthur lui rendit son sourire. Puis approcha sa main pour enlever une feuille qui était resté coincé dans les cheveux de Merlin, sans doute au moment où il avait fait des roulés boulés dans le parc avec Lohot, sous le regard médusé d'Arthur. Les phares de la voiture s'éteignirent d'un coup, et Arthur se demanda ce qu'il se passait. Il y avait souvent des coupures de courant en ce moment, que ce soit les lumières, les phares, l'ascenseur, un peu comme si toute l'électricité était aspiré par l'atmosphère. Mais Arthur ne poussa pas la réflexion plus loin, car ses phares se rallumèrent alors que Merlin lui disait au revoir et quittait la voiture. Il le regarda disparaître dans le bâtiment, jeta un coup d'œil dans son rétroviseur pour voir que Lohot dormait toujours et redémarra pour rentrer à la maison.

Fin.

L'autatrice : ce chapitre arrive avec un peu de retard, je déménageais. Celui-ci a un petit quelque chose de très familiale !