bOnne LecTur' !
.oO°pOmmE-vErtE°Oo.
Chapitre 14 naître Ou ne pas être ?...
Quand son cerveau réalisa enfin qui était la personne se tenant face à elle, la Lionne ne pu contenir le cri d'horreur qui sortit du plus profond d'elle-même. Elle dévala les escaliers et couru jusqu'à l'entrée dans l'espoir de quitter la salle commune pour appeler de l'aide. Mais Drago réagit au quart de tour. Courant derrière Hermione, il l'avait tiré par le bras juste avant qu'elle n'ouvre le tableau. Elle tenta de se dégager. En vain. Le Serpentard parvint à l'immobiliser. Elle le fixa d'un regard haineux mais alors qu'elle sentait une nouvelle vague de puissance monter en elle, elle fut troublée par le regard empli de tristesse et de douceur avec lequel le jeune homme la regardait. Hermione tenta tant bien que mal de reprendre contenance mais quand elle réussit à parler, sa voix tremblait de doute et de fureur.
-Qu'est-ce que tu fiches ici Malfoy ? Comment oses-tu mettre les pieds dans ce château ? Qu'est-ce que tu as fait d'Alexandre ? Où est-…
La vérité la frappa de plein fouet.
-…il…?...
Drago relâcha son étreinte tout en maintenant une certaine pression.
-Ne me dis pas que… Mais … Comment ? Pourquoi ?... Monstre ! Assassin !! Tu me manipules depuis le début ! Et moi qui en étais presque venu à aimer Alexandre ! Mais ce n'était qu'un personnage ! Qu'une façade ! Je te hais Malfoy !! JE TE HAIS !!
Hermione hurlait de nouveau en tapant sur le torse du sorcier qui ne chercha pas à l'arrêter. Quand enfin elle se calma, des larmes coulaient sur ses joues que Drago essuya du bout des doigts.
-Qu'est-ce que tu vas faire de moi maintenant ? Tu vas m'utiliser comme appât pour attirer Harry ? Tu vas m'emmener au repère de Voldemort ? Tu vas me torturer ? Me tuer ?
-Non ! Non Hermione. Jamais ! Tu entends, Jamais je ne pourrais te faire de mal. Jamais !
Tout en parlant, il lui caressa doucement le visage et les cheveux.
-Et là maintenant tout de suite, si tu promets de ne pas t'enfuir, je te lâche, je reprends ma forme d'emprunt et on va voir Macgonagall.
Hermione le regarda droit dans les yeux et se perdit dans ce lac bleu gris envoûtant et hurlant de vérité. Elle ne pouvait que lui faire confiance. Elle hocha la tête. Lentement il la lâcha et fit demi-tour pour avancer vers sa chambre. A peine avait-il fait deux pas qu'il se retourna à nouveau. La Lionne ne s'était pas contenté de rester sur place. Elle l'avait suivit. Drago sourit du geste qui montrait qu'elle lui faisait confiance et qu'elle ne chercherait pas à s'enfuir. Quand ils furent dans la chambre du Serpentard, il attrapa un tee-shirt puis un flacon posé sur le bureau. Il but et, retrouva le corps d'Alexandre dans un grimacement de dégoût.
-Je crois que je ne m'habituerais jamais au goût du polynectar.
Un léger sourire se glissa sur les lèvres d'Hermione. Elle se souvenait très bien de sa première expérience avec cette potion.
-Bon on y va ?
-Oui ! Direction le bureau de Macgo' et t'inquiète pas je ne te tend aucun piège, je t'en donne ma parole et tu sauras tout dans quelques minutes.
-Excuses moi mais la parole d'un Malfoy n'est rien pour moi… mais je te laisse le bénéfice du doute.
-Je comprends !...
Les couloirs étaient déserts. Bien qu'il ne soit pas trop tard, les élèves avaient déjà regagné leurs dortoirs.
Ils arrivèrent rapidement devant le bureau de la directrice et, au grand étonnement d'Hermione, Drago prononça le mot de passe sans hésiter. Ne répondant pas à la question silencieuse de la jeune fille, le Serpentard monta les escaliers qui venaient d'apparaître puis toqua à la porte. La réponse ne fut pas longue à attendre et le jeune sorcier poussa la porte et pénétra dans le bureau.
-Drago ?! Bonsoir qu'est-ce qu…
Macgonagall venait d'apercevoir Hermione qui était resté un peu en retrait derrière. Le Serpentard envoya un regard rassurant à l'ancien professeur de métamorphose avant de reprendre la parole.
-Elle sait tout ! Elle m'a vu ! Je ne savais pas qu'elle devait rentrer et elle m'a surprise. Alors j'ai décidé de l'amener ici pour lui raconter toute l'histoire. Elle a le droit de savoir et puis ça vaut mieux.
Macgonagall hocha la tête et d'un geste de la main désigna les deux chaises qui faisaient face à son bureau et sur lesquelles vinrent s'asseoir les deux préfets en chefs.
-Bien sachez bien Miss Granger que nous aurions préféré vous le dire autrement. Mais bon maintenant que c'est fait nous n'y pouvons plus rien. Drago je te laisse raconter ton histoire.
Le jeune sorcier se tourna vers la Gryffondor. Il narra alors son histoire, sous l'œil attentif et stupéfait d'Hermione. Quand il eut fini elle ferma les yeux un instant et souffla un grand coup avant de les rouvrir pour les planter dans ceux du jeune homme.
-Donc… pour résumer, ton père a tué ta mère, Voldemort t'as soumis à l'Imperium pendant près d'un an, Rogue été obligé de tuer Dumbledore car ce dernier le lui avait demandé puis vous êtes revenu et avec le professeur Macgonagall vous avez décidé que toi tu prendrais la forme d'Alexandre et Rogue celle du professeur Platurne… Il a même réussi à créer un contre polynectar pour que vous puissiez reprendre vos apparences à volonté sans avoir à attendre la fin des effets de la potion. Mais c'est complètement…
-Insensé ?! Oui Miss Granger mais c'est pourtant la vérité sinon je doute que je serais là à aider Drago.
-C'est une des choses que je dois admettre…A moins que vous ne soyez vous-même devenue mangemort. Malgré tout je ne peux que douter. C'est trop soudain et… compliqué pour être vraie. Et même le fait que toi, Malfoy, tu es été super avec moi sous la forme d'Alexandr je reste sceptique…
Hermione était fatiguée et sous le choc. Son esprit été embrumé, ses pensées complètement mélangées, son cerveau semblait fonctionnait au ralenti. Une grande partie d'elle ne pouvait que croire tout ce qui venait d'être dit tant ça paraissait réel mais pourtant un barrage s'était formé empêchant les informations d'accéder totalement à la partie d'elle qui voulait se laisser aller dans cette histoire invraisemblable. Elle ferma un instant les yeux pour essayer de reprendre ses esprits. Gênés, Drago et Macgonagall ne disaient rien. Ils ne savaient pas quoi lui dire et ils comprenaient ses doutes et ses réticences. Les paupières de la jeune sorcière se rouvrirent et ses yeux se posèrent sur la directrice. Des yeux froids, lointains, tristes…
-Puis-je me retirer maintenant professeur ?
Macgonagall ne pu cacher sa surprise face à cette question pour le moins inattendue. Hésitante elle acquiesça et la jeune fille sortit rapidement sans un regard en arrière.
-Alors là je dois avouer que je m'attendais à tout sauf à ça, surtout après ce qui s'est passé depuis hier soir…
-Miss Granger est complètement bouleversée c'est normal que ses réactions soient inattendues.
Le silence s'installa entre le professeur et l'élève. C'est ce moment que choisit Severus Rogue pour entrer à son tour dans le bureau.
-Bonjour Minerva. Drago. Pouvez-vous m'expliquer pourquoi je viens de croiser Hermione Granger sortir en trombe du bureau ?
-Elle vous a vu ?
-Heureusement que non mais je venais tout juste de reprendre mon apparence. Mais allez-vous m'expliquer ce qui vient de se passer.
Macgonagall se tourna vers Drago qui raconta rapidement comment ils en étaient venus à devoir tout avouer à la Gryffondor. Rogue s'assis dans le fauteuils que la Lionne venait de quitter et écouta attentivement son élève.
-J'avoue que je m'inquiète énormément pour cette jeune fille. Ce qui s'est produit hier, vous le savez autant que moi, n'est pas le fruit du hasard ! Elle n'est pas n'importe qui et sa véritable nature commence à prendre le dessus. Ce que je ne parviens pas non plus à expliquer c'est son réveil si rapide alors qu'elle était en plus censée avoir de multiples blessures dues à sa chute…
-Ca je crois que je peux l'expliquer…
Les deux professeurs se tournèrent, étonnés, vers le Serpentard qui expliqua alors la visite qu'Hermione avait reçu la nuit de son arrivée à l'infirmerie.
-J'ignore qui était cette fille mais je peux affirmer qu'il s'agit d'une élève et je ferais tout pour découvrir qui elle est. Ce que je ne comprends pas moi c'est pourquoi as-t-elle aidé Hermione et comment elle a fait pour la remettre sur pieds d'une telle manière.
Un nouveau silence s'installa, chacun perdu dans ses pensées cherchant des réponses qui ne s'y trouvaient pas.
-Je continuerais à veiller sur elle quoi qu'il arrive et à la surveiller de très près ! Mais… pensez-vous qu'il faille lui dire… ce que nous savons et qu'elle ignore…
-Tu penses à son père ?!
-Oui ! Peut-être que si elle savait elle pourrait elle-même faire attention et il serait plus facile de l'aider…
Les deux professeurs se consultèrent du regard mais aucun ne su quelle réponse donner.
-Je ne sais pas trop… Drago, cette jeune femme a surtout besoin d'être écouté pour le moment. Ne penses-tu pas qu'elle a déjà été bien secouée ?
Le Serpentard ne répondit pas. Elle avait raison. Et pourtant...
-Je reste tout de même persuadé que si on ne lui dit pas très vite quelqu'un d'autre le fera ou alors elle le découvrira seule et c'est un risque encore plus grand que l'on prend. De plus comme vous l'avez si bien remarqué ses pouvoirs sont plus qu'inquiétants et il va falloir qu'elle apprenne à les maîtriser et il serait mieux pour nous qu'elle ne s'en serve pas du mauvais côté.
-Bien prenez la décision toi-même Drago. Quoi que tu décides nous te soutiendrons mais maintenant c'est à toi, puisque tu la côtoie tous les jours, de voir si elle aura la force d'apprendre cette nouvelle. Maintenant il est tard je pense qu'il vaut mieux que tu retournes à tes appartements et voir l'état de Miss Granger.
Drago se leva, fit un signe de la tête pour dire au revoir et se dirigea vers la sortie. Mais au moment d'ouvrir la porte il se retourna.
-Juste une dernière question…
-Oui ?
-Avez-vous avancé dans les recherches concernant la mère d'Hermione ?
-Malheureusement il semblerait que toutes trace de cette femme ais disparu. Pourquoi ?
-Hermione cherche des réponses…
Sur cette dernière phrase il ferma la porte derrière lui et regagna ses appartements.
Après une rapide recherche il constata qu'Hermione avait disparu.
oOo
Quand Hermione était sortie du bureau ses pas l'avaient guidé, non pas jusqu'aux appartements des préfets en chefs, mais directement en haut de la tour d'astronomie. Et depuis de longues minutes, elle était là, assise, les pieds dans le vide, les yeux admirant la beauté de la voûte céleste, elle faisait tant bien que mal le vide dans sa tête, ignorant que son homologue la cherchait dans tout le château.
Tout était calme. Les nuages étaient absents, la lune illuminait le parc, les étoiles étincelaient, la forêt interdite paraissait même inoffensive. Seules les pensées d'Hermione demeuraient dans un confusion quasi-totale.
Une légère brise la fit frissonner.
Une voix s'éleva derrière elle. Inconnue.
-Rassure moi, tu ne comptes quand même pas sauter ?
Hermione ne sursauta pas. Ne répondit pas.
La jeune fille qui lui parlait s'approcha doucement, s'appuya sur la rambarde, juste à côté de la Lionne et regarda le ciel à son tour ainsi que l'horizon qui se dressait devant elles.
-Les réponses que tu cherches ne se trouvent malheureusement pas dans ses étoiles, si belles soit-elle.
Hermione tiqua. Elle tourna la tête pour enfin daigner qui venait la déranger.
Cécilia, d'une beauté digne des plus belles muses, lui adressait un sourire qui aurait suffit à envoûter le plus dur des cœur de pierre. Mais pas Hermione. La Gryffondor sauta sur ses pieds et se dressa devant la Serpentard.
-Qu'est-ce que tu fais là Cécilia ? Pourquoi me parles-tu, toi qui pourtant gardes si précieusement sa petite salive et n'adresse la parole qu'aux professeurs… ou Dr… Alexandre ? Qui te dis que je cherche des réponses ?
Voix froide. Questions sèches.
Sourire énigmatique. Réponses silencieuses.
Cécilia tourna les talons et avant qu'Hermione n'ait eu le temps d'esquisser le moindre geste, elle avait atteint la porte. Elle allait descendre les escaliers quand elle se retourna. Sa voix retentit, forte, douce, mélodieuse, triste.
-Courage, fille de l'espoir et du malheur...
Elle n'avait pas ouvert la bouche. Ses yeux d'un bleu profond fixaient dans le regard perdu de la Lionne.
Le temps de cligner des yeux.
Cécilia avait disparut.
Hermione se laissa tomber sur le sol, complètement sidérée. Elle ne parvenait pas à comprendre le sens des paroles de la jeune sorcière. Elle ferma les yeux et sans s'en rendre compte elle s'endormit. Enveloppé dans les bras froid de la nuit. Le cœur battant. Les pensées toujours en désordre, voire plus encore.
Ce fut une légère caresse qui lui fit ouvrir les yeux. Le temps de reprendre contact avec la réalité, elle pu voir à qui appartenait le main qui venait de lui caresser aussi doucement la joue. Le visage d'Alexandre lui apparut. Elle sourit. Elle ne chercha pas à s'enfuir, refoulant la colère qui voulait sortir d'elle. Hermione se blottit délicatement contre le torse du Serpentard. Se dernier ne s'y attendant pas, eut un moment d'arrêt puis se reprenant vite, il passa ses bras autour de la taille de la jeune fille qui s'était déjà rendormie. Son cœur s'accéléra de bonheur. Il la souleva sans aucune difficulté, descendit les escaliers et prit la direction des appartements des préfets en chefs.
En s'éloignant de la tour d'astronomie, il ne vit le sourire illuminant le visage d'une jeune française aux long cheveux blonds.
-Vos destins sont scellés, chers préfets en chefs. Veille sur elle… Drago…
Un murmure.
Une promesse.
oOo
Le lendemain matin, la plus grande préoccupation des élèves fut le bien être d'Hermione. Les Serpentards étaient aux petits soins avec elle, les Poufsouffles et les Serdaigles ne cessaient de lui demander si ça allait ou si elle avait besoin de quelque chose en particulier. Et ce malgré les multiples réponses négatives de la jeune sorcière. Même les remontrances et les gros yeux de son homologue n'avaient pas réussi à faire fuir les élèves inquiets pour leur Princesse de Glace. Seuls les Gryffondor s'étaient montrés discret pourtant Drago avaient pu, à de nombreuses reprises, les voir surveiller Hermione, prêt à intervenir au moindre soucis. Mais Ron Weasley devait être sans aucun doute celui qui s'inquiétait le plus. Il était sans cesse sur le qui-vive, observant les moindres faits et gestes de la jeune fille. Drago du se faire à l'idée qu'il n'était pas le seul à avoir succombé au charme de la Lionne et cette pensée contracta son estomac sans qu'il n'en comprenne réellement la raison.
A peine le dernier cours terminé, Hermione se dépêcha de retourner à ses appartements. Drago, lui, fut retenu par le professeur Platurne.
Quand il entra enfin dans la salle commune après avoir repris son apparence, Hermione était postée devant un grand miroir qu'elle avait fait apparaître.
-Tu sais j'aime bien tes nouveaux cheveux !
La Gryffondor sursauta et se retourna vers son homologue.
-Mmmh… moi aussi j'aime bien. C'est bizarre mais ce que je ne comprends pas vraiment c'est la raison de ce changement. Peut-être qu'un jour j'aurais les réponses à toutes ces questions. Telle que, pourquoi ais-je ce pouvoir qui monte en moi de plus en plus souvent ? Pourquoi ais-je ce serpent comme tatouage ? Je ne sais même pas d'où il vient ! M'enfin… il me faut être patiente parce que pour le moment ces questions restent sans réponses.
Drago sentit son cœur se serrer. Il se souvient des paroles de Macgonagall. C'était à lui de prendre une décision.
-Hermione ?...
-Oui ?
-J'ai les réponses à certaines de tes questions.
La Lionne lui jeta un regard interrogateur. Elle s'approcha dangereusement du Serpentard fixant un regard de braise violent dans les yeux gris.
-Qu'est-ce que tu veux dire par 'j'ai des réponses' ? Qu'est-ce que tu sais ?!
Hermione avançait, Drago reculait. La Lionne dégageait de nouveau une aura de puissance colérique.
-Hermione calme toi, je t'en pris. Ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter. Je t'expliquerais tout si tu te calmes.
-Comment pourrais-je me calmer alors que tu m'apprend maintenant que tu sais plus de chose sur ma vie que moi-même je n'en ais jamais su. Et tu sais que je cherche des réponses depuis plusieurs jours et tu ne m'as rien dit !
Elle n'avait pas élevé la voix mais son ton était tellement glacial que Drago en frissonna.
-Dis moi maintenant ce que tu sais !!
Le Serpentard allait répondre quand quelqu'un toqua à la porte.
-Sauvez par le gong Malfoy ! Cache toi !
Hermione respira profondément et alla ouvrir.
Harry, légèrement anxieux, se tenait devant la porte.
-Euh… Salut Hermione. Est-ce je peux te parler un instant ?
-Bien sur. Allons faire un tour j'ai besoin de me dégourdir les jambes.
En réalité la Lionne avait les jambes qui tremblaient et le cœur qui battait la chamade. Une fois de plus, elle avait encore perdu le contrôle et cela l'agaçait car elle ne comprenait pas ce qui la poussait à agir ainsi. C'était plus fort qu'elle. Une force incroyable se dégageait du plus profond de son corps qui la poussait à réagir d'une manière aussi violente. Elle avait besoin de prendre l'air mais Drago n'allait pas s'en tirer comme ça.
-Bien, je te suis 'Mione.
Les deux amis sortirent dans le parc. Peu d'élèves se trouvaient encore hors de leur dortoir. La fraîcheur de la nuit étant beaucoup plus prenante que les soirs passés. Les deux Gryffondor s'installèrent sous un gros chêne situé devant le lac.
-Alors Harry, qu'est-ce que tu voulais me dire ?
-Voilà tu sais que les vacances sont dans deux jours. Et je voulais que tu saches que j'allais partir. Il faut que je parte à la recherche des Horcruxes. Enfin voilà. Je pars seul.
Le Survivant fixait l'eau plate et calme du Lac. La gorge nouée il continua.
-Mais je voulais savoir également comment toi tu allais. Ca fait tellement longtemps qu'on n'a pas discuté. Je sais que tu n'as sûrement pas envie que je te le dise mais tu as vraiment changé. Il m'arrive souvent de repenser à notre petit trio qui maintenant n'existe plus… Tu n'imagines même pas à quel point tu nous manques à Ron, Ginny et moi. Je voulais juste que tu le saches. Même si nous ne sommes plus aussi souvent ensemble qu'avant, nous veillons toujours sur toi et ce malgré la colère que tu as pu avoir contre nous juste avant la rentrée, ainsi que ta nouvelle amitié avec les Serpentard. Et pour être totalement franche il m'arrive d'être fière de voir ce que tu es devenu cette année. Tu es admirée par tellement de gens… Moi le premier. Pourtant tu es devenu si froide avec nous. Tu redeviens toi dans de rares moments partagé avec nous mais j'ai même l'impression que tu ne t'en rends même pas compte… Bref tout ça pour te dire que s'il m'arrive quoi que ce soit je voulais que tu sache que je t'aime fort, tu reste notre petite 'mione préférée.
Tout au long de la tirade d'Harry, Hermione avait sentit son cœur se serrer et quand il eut fini de timides larmes coulaient sur ses joues. Elle se glissa dans les bras du jeune sorcier à la cicatrice en forme d'éclair qui la serra contre lui. Ils restèrent ainsi enlacés pendant de longues minutes jusqu'à ce que la Lionne se redresse.
-Je suis vraiment désolé Harry mais pour le moment j'ai encore de nombreuses choses à régler avec ma vie et je ne peux pas vous compter dedans… pas pour le moment. Autant pour vous que pour moi. Je ne voulais pas vous blesser mais il fallait que je prenne mes distances. Et… je t'en pris ce qui vient de se passer tu le mets dans un coin de ta tête et tu le gardes pour toi, je ne veux pas devoir redevenir sensible devant les autres. Ne penses pas que je ne vous aimes plus, ce n'est pas le cas. Et je vous expliquerais tout en temps voulu. Pour le moment je te souhaite bonne chance du fond du cœur.
-Merci Hermione. Je vais te laisser maintenant et jusqu'à ce que tu décides qu'il est temps de nous parler. Mais surtout au moindre souci tu n'hésite pas, nous sommes là. Et je parle également au nom de Ron et Ginny.
-Merci Harry. Je n'oublierais pas.
Après une dernière étreinte ils se séparèrent et Hermione retourna à ses appartements.
A peine fut-elle entrée qu'elle s'écroula en pleurs sur le sol. Alerté par le bruit des sanglots, Drago apparut dans l'ouverture de sa porte de chambre. Voyant la jeune fille dans un telle état il accourut et la prit délicatement dans ses bras où elle se laissa bercer. Cela faisait tellement longtemps qu'elle ne s'était pas laissée aller comme ça.
-Pour… Pourquoi… a-t-il fallu que… que je deviennes comme… ça ?... Pourquoi a-t-il fallu que… que je m'éloigne de mes amis ?... Ils ont toujours étés là pour moi mais je les ais abandonné.
-Non Hermione, tu ne les as pas abandonné. Tu t'es éloigné parce que tu en avais besoin. Ne t'en fais pas… Je suis là moi… Depuis le début des problèmes je suis là…
La Gryffondor releva la tête.
-D'ailleurs je suis calme et tu me dois une explication.
Drago avala difficilement.
-Bien je te l'avais promis… On devrait s'asseoir.
Ils s'installèrent confortablement dans un des canapés. Hermione fit apparaître une tasse de thé et Drago fit crépiter un feu dans la cheminée qui réchauffa rapidement la pièce.
Hermione était d'apparence calme. Ses larmes étaient séchées. Elle attendait. Le cœur martelant avec force sa poitrine, la peur de ce qu'elle allait apprendre lui tiraillait l'estomac. D'un geste automatique, elle entreprit de tresser ses longs cheveux blancs zébrés de noirs et de rouges.
-Bon… A vrai dire je ne sais pas vraiment par où commencer…
Il laissa gambader son regard dans la pièce avant de poser ses yeux bleus gris dans l'océan chocolat de ceux d'Hermione.
-Tu te souviens de notre première rencontre, enfin de celle avec Alexandre ?
-Bien sur ! Tu m'as aidé à m'échapper de l'hôpital.
-Je n'étais pas là par hasard.
La Lionne le fixait toujours d'une expression neutre pourtant, un instant, son visage se teinta de stupeur qui disparut aussi vite qu'elle était apparu.
-En réalité cela faisait plusieurs jours que je te surveillais. Je savais tout ce que tu faisais, enfin sauf quand tu étais entre les murs de ta maison. J'ai assisté à l'accident de ton père et je vous ais suivi à l'hôpital moldu. C'était ma mission.
Hermione l'écoutait toujours attentivement mais un sentiment dégoût prenait forme en elle et se peignait sur son visage.
-Mais si j'étais là, ce n'était pas par pur plaisir. Avec Rogue et Macgonagall nous avions décidé qu'il fallait te surveiller… pour ta propre protection.
-Me protéger ?! Mais me protéger de quoi ? Tous les sorciers sont tout le temps en danger ! Je ne le suis pas plus qu'un autre. Si tu veux protéger quelqu'un protège Harry ! Lui en a besoin ! Et en plus pourquoi toi, Drago Malfoy, mon pire ennemi depuis 7 ans, tu me protège moi, la sang-de-bourbe que tu as toujours haï ?!
-Tout d'abord sache qu'en réalité je ne t'ais jamais haï mais ça tu ne comprendrais pas !
-Qu'est-ce que je ne comprendrais pas ?? Mais dis moi bon sang ?!
Le ton était monté. Hermione criait de colère mais, et elle en fut heureuse, aucune vague de puissance ne monta en elle. Et quand Drago répondit, lui aussi cria.
-Pourrais-tu comprendre que si j'ai montré tant de haine à ton égard c'était pour la simple raison que je suis tout simplement fou de toi. Et oui Hermione, dès le premier jour où je t'ai aperçu tu m'as fasciné, envoûté. Mais penses-tu que mon père aurait apprécié que je sois amoureux d'une moldue ? Non ! Et à l'époque il me dominait encore complètement. Mais depuis que je t'ai croisé sous la forme d'Alexandre je n'ai jamais fait semblant. Mon père, si tu savais comme je lui marcherais dessus rien que pour pouvoir t'embrasser, te serrer dans mes bras ! Mais bordel Hermione je suis dingue de toi voilà pourquoi je t'ai traité d'une manière aussi abjecte pendant toutes ses années ! C'était au moins pour te montrer que tu comptais pour moi ! Il y a des dizaines de moldus dans cette école et je me suis acharné sur toi. J'ai essayé de t'ignorer mais je n'ai pas réussi ! Alors oui je te haïs. Je te hais tellement je t'aime !!
Il allait se remettre à crier quand il fut coupé en plein élan. Hermione s'était levé d'un bond et venait se coller contre lui en l'embrassant passionnément. Sous le choc Drago ne répondit pas au baiser mais se reprenant rapidement, il serra la jeune sorcière contre lui. Ce fut elle qui mit fin au baiser pour se blottir dans les bras musclé du Serpentard. Son oreille étant posée contre son torse, elle entendait les battements rapides de son cœur. Le sien n'était pas moins rapide. Ils n'avaient cessé d'accélérer durant le discours du jeune homme.
Elle ferma les yeux. Un bien être qu'elle n'avait pas connu depuis longtemps se répandit en elle. Drago caressait délicatement ses cheveux, encore ému. Jamais il n'aurait imaginé qu'il aurait un jour le plaisir d'embrasser Hermione Granger. Tout ce qu'il avait dit était vrai et c'était comme un poids qu'on lui aurait retirer.
La Gryffondor se redressa pour le regarder dans les yeux.
-Tu devais me dire autre chose non ?!
-Euh… oui mais après ça je ne sais pas si je vais en avoir le courage.
Hermione s'assit tout en gardant une main du blond serré dans la sienne.
-Si tu sais quelque chose d'important sur moi tu dois me le dire. Je t'en prie, je dois savoir.
-Bien je ne peux pas te le refuser c'est vrai.
Il prit une bonne inspiration et se remit à parler.
-Quand j'étais prisonnier de l'imperium du Seigneur des Ténèbres, il lui arrivait de baisser sa garde dans le manoir Malfoy. Un jour alors que je déambulais sans but précis dans les multiples couloirs, j'ai surpris une conversation entre mon père et le Lord. Une conversation qu'il aurait mieux fallu que je n'entende jamais et pourtant que je suis ravi d'avoir récolter une information cruciale. Et elle te concernait…
Un frisson parcourut la main d'Hermione et Drago resserra sa prise.
-Depuis maintenant plusieurs mois, Harry n'est plus la principale préoccupation de Voldemort. En ce moment… le Seigneur des mangemorts est à la recherche de sa propre fille. De toi Hermione !
AlOrs vOus vOus attendiez à ça ? ;)
