La suite des aventures. Petit tour dans une autre maison, à la découverte de nouveaux personnages. Bonne lecture !
Ch 14 Une journée chez les Poufsouffles
Il ouvrit lentement les yeux. La fraîcheur de la pièce l'enveloppa, et il ne put que tirer la couverture jusqu'à ses épaules pour préserver le plus de chaleur possible. Il entendit la rumeurs de plusieurs discussions plus loin, derrière la porte. Le silence dans la pièce lui fit penser qu'il était seul et que ses camarades étaient déjà dans la Salle Commune. Il se tourna sur le côté, et scruta ce qui ressemblait à un mur dans la pénombre. Il aurait voulu rester au lit plus longtemps, mais il avait décidé la veille de faire son choix dans la journée. D'après sa réflexion de la nuit passée, l'un des deux était déjà choisi, et cela ne servirait à rien de mettre plusieurs jours à jauger les éventuels équipiers. Il valait mieux faire un choix rapide, et travailler ensuite en équipe pour mettre toutes les chances de leur côté. Il n'attendit pas que sa vue s'adapte à la pénombre, et dit à voix haute :
- Si je suis seul dans le dortoir, pourriez vous ouvrir les rideaux s'il vous plaît ?
- Vous êtes bien matinal pour une fin de semaine, lui répondit une voix d'homme dans la pièce. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, je vous félicite jeune homme.
- Merci, vous aussi, répondit machinalement Harisson sans vraiment écouter.
Le dortoir fut alors envahit par une magnifique lumière matinale qui l'éblouit. Harisson se frotta les yeux, et attendit un instant avant de les rouvrir. Il distingua alors le tableau d'où provenait la lumière.
- C'est une belle matinée, dit Harisson en se massant l'arrière du cou.
- La magie embellit bien souvent la réalité mon jeune ami, répondit à nouveau la voix d'homme. Pour être d'une honnêteté transparente, le temps de cette matinée n'a rien de réjouissant. Je me suis cependant permis quelques éclaircies pour saluer votre remarquable performance de la soirée passée.
Harisson observa avec plus d'attention le tableau qui remplissait la pièce de lumière. Il représentait une immense fenêtre, des rideaux jaunes à ses extrémités. Un homme âgé se tenait près d'elle, dans le cadre, et était incliné en signe de révérence. Lorsqu'il se redressa, il laissa apparaître un visage rayonnant. Vêtu d'une robe de sorcier ressemblant à celle des élèves de Poufsouffle, l'homme du tableau, d'une soixantaine d'année, les cheveux courts et gris, une moustache lui courant sur les joues, lui adressa un sourire radieux. D'habitude il se faisait un devoir de respecter scrupuleusement le véritable temps. Ca faisait partie du règlement des fenêtres magiques de Poudlard. La Salle Commune de Poufsouffle étant sous terre, elle suivait cette ligne, même si les tableaux se trouvant dans les dortoirs de Poufsouffle n'étaient pas véritablement des fenêtres magiques à proprement parler. Un écart à ce principe ne pouvait qu'être une réponse à un évènement important. Apparemment sa nomination avait déjà fait le tour du château.
Harisson tourna la tête vers sa table de nuit et sortit le bras de sous sa couverture pour atteindre le tiroir. Il en sortit une montre dorée et arrondie, d'environ cinq centimètres de diamètre. Il dessina un grand H du doigt sur le battant de la montre, qui s'ouvrit lentement laissant échapper une douce brise. L'intérieur de la montre était composé de sept minuscules symboles ressemblant à des hiéroglyphes, flottant sur ce qui ressemblait à un petit lac, bordé de trois berges différentes, l'une composée de sable, l'autre de roseaux, et la dernière d'herbe. Quatre symboles se déplacèrent lentement jusqu'à atteindre la berge de sable, tandis qu'un autre atteint la berge de roseaux. Il était donc déjà huit heures.
- Ah, votre montre si mystérieuse ! Reprit l'homme du tableau d'un ton enjoué. Aussi malin que fusse mon esprit de déduction du temps de mon passage à Poudlard, je dois reconnaître que ce mécanisme continue d'échapper à ma compression.
- C'est une montre égyptienne, répondit Harisson en baillant. Assez ancienne, donc moins précise que celles que l'on arrive à faire aujourd'hui, mais j'y suis attaché.
- Qu'importe l'utilité quand l'attachement n'est point présent, n'est-t-il pas ? J'ai le souvenir qu'autrefois...
Harisson reposa sa montre dans le tiroir, et rabattit sa couverture sur le côté. Il savait que les discussions qui l'avaient réveillées étaient celles d'élèves qui consultaient la liste des équipiers potentiels. Il savait aussi qu'il lui fallait la consulter pour ne pas perdre de temps sur son choix.
- Mais à quoi bon forcer l'imprévisible lorsqu'il est de notoriété qu'il ne sera point conciliant ? Continuait l'homme du tableau.
- Heu, dit-il en rassemblant ses idées, ne m'en veillez pas mais j'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui, et il faudrait que je m'habille rapidement.
- N'ayez crainte, j'entends qu'on m'appelle dans le dortoir des sixièmes années. Apparemment le jeune maître Goodrunner ne retrouve plus ses livres et nécessiterait quelques éclaircies. Je vous souhaite une agréable journée.
L'homme pouffa de rire après son jeu de mot, et disparut du tableau. Harisson referma les yeux l'espace d'un instant. Il appréciait la gaîté du gardien des rideaux, mais lui préférait un réveil plus silencieux.
Lorsqu'il eut remonté le couloir qui menait au dortoir des quatrièmes années, il poussa une porte en bois et entra dans la Salle Commune. La première impression qu'il avait eu lorsqu'il était arrivé à Poudlard, c'était que cette pièce ressemblait à une tanière. Il avait entendu parlé des Salles Communes de Gryffondor et de Serdaigle qui se trouvaient au sommet de tours, et les avaient légèrement envié. A présent, il avait appris à apprécier cette pièce pour son charme et son confort. La Salle Commune ressemblait belle et bien à un terrier, au plafond arrondi et creusé dans la terre. De grandes poutres sortaient du sol par endroit, comme pour soutenir le plafond. Le sol en parquet et les quelques marches en bois à certains endroits donnaient l'impression d'un petit chalet. Au centre de la pièce, une très grand cheminée circulaire remontait jusqu'au plafond, à l'endroit où se trouvait les cuisines du château un peu plus haut. La pièce était remplie de coussins et de canapé jaunes et marrons, devant lesquels de petites tables de bois faisaient office de bureau. Ce que Harisson aimait avec cette décoration, c'est qu'elle changeait perpétuellement. Les élèves déplaçaient les coussins et les canapés, probablement rendus légés par magie, ce qui donnait un visage différent à la Salle Commune chaque jour. Sur les côtés, quelques tableaux représentaient des fenêtres aux rideaux jaunes, comme celle du dortoir. Plusieurs étagères parcouraient les murs, et une douzaine de portes arrondies couvraient certaines parties des parroies. Chaque porte s'ouvrait sur un couloir, qui ressemblait à une galerie creusée dans la terre, menant aux dortoirs. Après quelques pas dans la Salle, Commune, il fut accueilli par un nombre anormalement élevé de « Salut Harisson », et de « Comment ça va aujourd'hui ? ». Il aperçu Caleb devant la liste.
- Tu n'as pas l'air très réveillé si tu veux mon avis, lui dit ce dernier en le voyant arriver.
- Le gardien des rideaux m'a réveillé en fanfare ce matin.
- Pourquoi tu ne les as pas ouvert tout seul ?
- J'aime bien rester au lit, répondit Harisson d'un ton détaché en lisant la liste. Dani Belbi ? Il est bête comme ses pieds, comment il a fait pour réussir le test ?
- Ca ne va pas être facile d'avoir à choisir parmi tous ces noms.
- Je n'en cherche qu'un seul, le premier c'est toi.
Ces paroles sortir sans même qu'il n'ait songé à y mettre les formes. Décidemment, il n'était vraiment pas du matin. Caleb semblait encore plus étonné que lui.
- Moi ? Déjà ? Pourquoi ?
Harisson prit le temps de réfléchir cette fois. La veille, il avait tout de suite pensé à Caleb comme premier équipier, et avait espéré qu'il réussisse à obtenir un A à toutes les épreuves. La principale raison était que Caleb était effacé, qu'il restait toujours en retrait par manque d'assurance, et qu'être mis au premier plan pourrait l'aider. Il était intelligent, travailleur et altruiste, mais son manque d'assurance empêchait souvent les autres de le remarquer. Cependant, lui révéler cette raison pourrait le bloquer davantage. Il choisit donc de lui dire la deuxième raison.
- Dans une équipe, le plus important ce n'est pas d'avoir les meilleurs joueurs mais la meilleure entente. Et puis c'est la devise de Poufsouffle, l'amitié et l'entente. Je sais qu'avec toi on pourra faire du bon travail. Et puis tu es sur la liste, dit-il en pointant le nom de Caleb Vaughn. C'est que tu n'es pas trop idiot, ajouta-t-il en plaisantant.
- Wao, merci Harisson, répondit Caleb légèrement gêné. J'espère que je serai à la hauteur de tes...
- Ne t'inquiète pas pour ça, le coupa Harisson. Il faut encore qu'on trouve un dernier équipier. Il faudrait que ce soit quelqu'un avec qui on puisse s'entendre.
Harisson continua de parcourir la liste, lorsque son regard se posa sur une affiche à droit de la liste qu'il n'avait pas encore remarquée. Elle parlait de...
- La sélection pour l'équipe de Quidditch !
- Aujourd'hui ? S'étonna Caleb. Je pensais qu'elle avait déjà eu lieu et que j'avais raté l'annonce.
- Tu voulais te présenter ? Demanda Harisson.
Soudain, Caleb sembla perdre quelques centimètres. Il balbutia.
- Oh, je ne sais pas. Je m'étais dit que peut être, enfin pourquoi ne pas...
- Le premier match est dans deux semaines, reprit Harisson. Si on veut être pris il va falloir être bon tout à l'heure.
- Tu te représentes ? Quel poste ?
- J'aime assez être gardien, et ça ne s'est pas mal passé l'année dernière, alors je me représente pour le poste. La plupart des joueurs de l'ancienne équipe ont fini leurs études, ce qui fait pas mal de postes disponibles. Un bon point pour nous. Mais je préfèrerais rester Gardien. Pour quel poste tu vas tenter le coup ?
Caleb sembla surpris de voir que Harisson l'encourageait et ne se moquait pas. Il prit légèrement de l'assurance.
- J'aimerais bien être batteur.
Ils passèrent la matinée à parler des noms qui figuraient sur la liste. Harisson fut étonné de voir que Caleb semblait connaître tous les Poufsouffles. Pour la plupart, il ne les connaissait que de réputation, mais l'aide qu'il apporta à Harisson se révéla particulièrement précieuse. Cependant la liste s'étendait sur les élèves des quatre dernières années, ce qui constituait un nombre très important de candidats. De temps en temps, des élèves avec qui Harisson n'avait jamais parlé venaient lui souhaiter bonjour comme s'ils étaient de vieux amis.
- La popularité est quelque chose de dangereux, dit Caleb lorsqu'un énième élève était venu prendre des nouvelles de la mère de Harisson.
Ils choisirent de déjeuner tôt pour être moins déranger par les autres. La discussion s'orienta alors sur le Quidditch. Elle se poursuivi jusqu'à quinze heures moins le quart, séquencé de temps à autre par un nom de la liste. Il marchait dans le parc en direction du stade de Quidditch lorsqu'il se mirent d'accord pour laisser cette question de côté, et pour se concenter uniquement sur le Quidditch. Les essais allaient bientôt commencer, et Caleb avait changé d'avis une dizaine de fois avant de finalement se décider. Harisson avait fait de son mieux pour le pousser à tenter sa chance. Ils arrivèrent dans le stade, où une trentaine de Poufsouffle s'étaient réunies. Harisson remarqua avec joie que Mary n'avait pas oublié la sélection, et se tenait prête au centre de la petite foule.
- Coucou vous deux ! Leur lança-t-elle d'un air joyeux. Je pense qu'on va pouvoir commencer, on a assez de monde, et il vaudrait mieux finir avant la tombée de la nuit.
La sélection commença par celle des poursuiveurs. Mary avait tenu à participer aux épreuves pour être à égalité avec les autres participants. Qu'elle ait fait ça pour montrer le niveau attendu, pour montrer qu'elle n'avait pas été choisie capitaine sans raison, ou tout simplement parce qu'elle avait oublié qu'en tant que capitaine elle n'avait pas à passer les tests, sa démonstration laissa le reste de l'assistance sans voix. Elle était aussi agile que précise, ce qui contrastait incroyablement avec sa maladresse habituelle. Edward Goodrunner, un sixième année, fut le premier à être sélectionné. Bien que moins précis que Mary, il maîtrisait les piquées comme personne. Enfin, Natacha Coldbrook, une camarade de quatrième année de Harisson, fut également sélectionnée.
Vint ensuite le tour des gardiens. Chaque poursuiveur tentait de marquer contre les aspirants gardiens. A part un autre élève, Harisson fut le seul à bloquer tous les tirs. Il étudiait les mouvements des poursuiveurs jusqu'à l'instant où le souaffle leur échappait, et se précipita sur chaque tir, le bloquant avec une marge confortable dans la plupart des cas. Il savait qu'il était en concurrence avec Mike Giver, mais sa nomination fut cependant évidente lorsqu'il apparu que ce dernier était incapable de lancer un souaffle à plus de cinq mètres sans émettre un cri digne des plus grandes performances des Bizarr' Sisters.
- Je suis désolé Mike, répondit Mary aux contestations de ce dernier, mais si tu n'arrives pas à faire une bonne relance je ne vois pas comment on pourra aller marquer.
La sélection pour l'attrapeur avait été très rapide. Premièrement parce qu'il n'y avait que deux candidats, deuxièmement parce que l'un d'entre eux ne savait apparemment pas voler à plus de trois mètres du sol sans glisser sur le côté et avancer en faisant des tonneaux. Laura Cuteach fut sélectionnée sans vraiment briller.
Enfin, ce fut la sélection pour les batteurs. Très rapidement, Bridget se démarqua, et sa sélection fut évidente. Caleb s'en était très bien sorti, mais sa manière de voler reflétait son stresse. Il était au coude à coude avec deux autres concurrents, lorsque Mary mit fin à l'entraînement et appela les joueurs déjà sélectionnés pour l'équipe.
- Les trois sont bons, donc je vais le dire honnêtement, ça va se jouer aux affinités. Il est plus important d'avoir des joueurs avec lesquels on s'entendra tous. Alexandre et Basile sont en septième année, Caleb en quatrième. Je n'en connaît aucun des trois, donc qu'est-ce que vous en pensez ?
Les avis divergèrent. Harisson soutenait Caleb, mais en tant que nouveau dans l'équipe (il n'y était entré que l'année dernière), son opinion ne primait pas. Les regards se tournèrent donc vers Edward et Bridget, déjà dans l'équipe depuis trois ans. Edward semblait penser qu'Alex était le meilleur choix, et assura qu'il n'aurait rien contre un choix différent. Bridget, pourtant dans la même classe que les deux septième année, apporta son soutien à Caleb.
- Alex et Basile s'entendent bien entre eux, mais ils ont tendance à se lancer en solo. Si je devais choisir un coéquipier, je préférerais jouer avec Caleb.
- Bon, c'est décidé ! Conclut Mary en se tournant vers les trois candidats restant, quelques mètres plus loin. Allons leur annoncer.
La déception des deux septième année n'eut d'égal que la joie que Caleb exprima sur son visage. Après le départ des deux déçus, Mary ne laissa pas partir sa nouvelle équipe.
- Et maintenant, on va travailler un peu ensemble avant le prochain entraînement. Il nous reste encore du temps avant que le soleil ne se couche. Natacha, Harisson, Caleb, trois quatrième année dans l'équipe et un champion lui aussi en quatrième année. Poufsouffle fait le choix de la jeunesse ! Plaisanta Mary.
Et alors qu'il s'envolait vers les buts, la réflexion de Mary sur le tournoi refit penser Harisson sur le choix du deuxième équipier. Et pourquoi pas Mary, se dit-il en l'observant voler. La séance s'approchait de la fin, et il n'avait cessé de la visualiser comme équipière pour le tournoi. Elle est appréciée par tout le monde. Sur un balai, elle est aussi habile qu'un attrapeur, alors qu'elle est poursuiveuse. Une très bonne poursuiveuse d'ailleurs, avec un excellent esprit d'équipe.
- Allez, c'est fini pour aujourd'hui ! Annonça Mary en se posant. Toutes mes félicitations à la nouvelle équipe, je suis sûre qu'on va donner du fil retordre aux autres maisons !
Elle leva la jambe pour descendre de son balai, mais se prit le pied dans sa robe et tomba par terre, comme écroulée de fatigue. Harisson et les autres joueurs se précipitèrent pour l'aider, mais elle s'était déjà relevée en sautillant, un large sourire aux lèvres.
- Ce n'est rien ! J'ai l'habitude ! Oups ! Dit-elle en trébuchant sur son balai, donnant un coup de coude dans les côtes de Natacha qui laissa échapper un petit cri. Désolée ! Décidément, le sol n'est pas droit partout ici !
Harisson se dit qu'à moins que la totalité des épreuves ne se fasse sur un balai, il vaudrait peut être mieux éviter de choisir Mary en fin de compte, en tout cas s'il voulait garder en vie son équipe.
- Bon, reprit Mary. Le premier match est dans trois semaines...
- Heu... deux semaines Mary. C'est dans deux semaines, intervint Bridget.
- Wao, le temps passe vite, répondit-elle d'un ton enjoué. Alors... je propose trois entraînements par semaine d'ici au match. Tout le monde vole très bien, ce qu'il faut, c'est travailler le jeu d'équipe.
- Ca te dérange si on reste un peu pour s'entraîner ? Demanda Caleb à Harisson en murmurant.
- Pas du tout. Et puis vu le temps qu'on a pour se préparer, je pense que les séances supplémentaires seront utiles.
Ils attendirent que le reste de l'équipe soit parti se changer dans les vestiaires pour recommencer l'entraînement. Caleb avait ensorcelé le souaffle pour qu'il se déplace seul comme un cognard, et Harisson lui avait jeté un charme de protection. Ainsi, Caleb pouvait frapper de toutes ses forces le souaffle en direction des buts pendant que Harisson tentait de les arrêter. Au bout d'une demie heure, la nuit commençait à tomber. Les deux amis furent d'accord pour reprendre cet entraînement le lendemain, et se posèrent sur le sol. En marchant vers les vestiaires, ils continuèrent leur discussion.
- Je pense vraiment qu'il faudrait quelqu'un de plus âgé pour le deuxième coéquipier, dit Harisson. Ca pourrait nous être très utile, rien qu'au niveau des connaissances.
Caleb sembla réfléchir un instant.
- Tu as pensé à Jecht Kevron ?
- Jecht ... qui ?
- Kevron. C'est un sixième année. Il fait parti du club de duel en plus.
- Bah, on sait très bien se débrouiller en duel, je ne vois pas trop en quoi ça le rend spécial par rapport aux autres.
- Il est arrivé deuxième au test, juste derrière toi.
Harisson s'arrêta en plein milieu des escaliers. Ce Jecht commençait à l'intéresser.
- Et comment tu le sais ? Les résultats n'étaient pas marqués sur la liste.
- J'ai entendu Chourave en parler avec le moine Gras.
- Il faudrait que je le voie pour savoir si ça pourrait aller. Une idée de comment l'aborder ?
- Il sort avec Natacha, de l'équipe de Quidditch.
- Bon, allons voir dans la Salle Commune, dit Harisson en se levant. Je n'aime pas faire traîner les choses.
Ils allèrent se changer, puis retournèrent vers le château. Arrivés dans la Salle Commune, ils cherchèrent des yeux Natacha, et la trouvèrent finalement à l'écart avec deux autres garçons dans un canapé. Elle riait dans les bras d'un garçon aux cheveux roux. Comme il était allongé, il était difficile d'évaluer sa taille. Il devait bien faire environ un mètre quatre-vingt. A côté d'eux était assis un garçon aux cheveux bruns et courts. Harisson le connaissait, c'était Peter Carpenter, le préfet de Poufsouffle. Il était en sixième année, et avait tendance à afficher ouvertement son manque de sympathie pour les Serpentards.
Harisson et Caleb s'approchèrent des trois Poufsouffles. Les voyant arriver, Natacha les accueilli en levant les bras.
- Ah ! S'exclama-t-elle. Mes nouveaux coéquipiers !
- Bien, on n'est pas les seuls à l'annoncer à tout le monde. C'est rassurant, plaisanta Harisson. Je m'appelle Harisson, dit-il en tendant la main au garçon aux cheveux roux.
- Je sais qui tu es, répondit ce dernier. Harisson Ollivander, le quatrième année qui nous a tous coiffé au poteau. Félicitation au fait. Moi c'est Jecht.
- Caleb m'a dit qu'il avait surpris une conversation avec Chourave. Tu es arrivé deuxième.
- C'est vrai ? Mince, c'est pas de chance, à une place près.
- Tout n'est pas perdu, intervint Caleb. Tu as encore une chance d'être pris comme coéquipier.
- Je n'ai pas assez de Gallions pour ça, répondit Jecht en plaisantant. Vous saviez que Bretanov, de Serpentard, a proposé 15 Gallions à Cryers pour qu'il le prenne comme coéquipier ?
- Les Serpentards ont toujours eu une conception... étrange du mérite, ajouta Peter en se levant.
Jecht et Natacha l'imitèrent en rigolant.
- On devait aller travailler à la bibliothèque, expliqua Jecht. Mais comme Natacha a été prise, on a profité de l'occasion pour se reposer. Maintenant il faut aller travailler.
Harisson et Caleb saluèrent les trois Poufsouffles et descendirent dans leur dortoir. En temps normal, Harisson cernait très bien les gens dès la première rencontre. Jecht lui avait parut amical, et il l'avait félicité d'être arrivé juste devant lui au concours. Et puis, faire parti du club de duel ne pouvait être qu'un avantage dans la compétition. A peine eut-il commencé un nouveau chapitre de son Reliques du passé et passé des Reliques, que la voix de Caleb l'interrompit.
- Alors ? Qu'est-ce que tu penses de lui ?
Harisson sourit. Depuis le départ de Jecht, il attendait que Caleb lui pose la question. Il prit son temps avant de lui répondre.
- A part l'origine de son prénom, je n'ai aucune autre question. On commence demain.
