Bonjour à tous ! Me revoici après une longue année ! J'ai arrêté l'écriture à cause de problèmes personnels, j'espère que vous me le pardonnerez ! Mais bref, j'ai décidé de me remettre à fond dans mes fanfictions :) Voilà le nouveau chapitre tant attendu, cela a été dur de me remettre dedans après un an mais j'ai réussi :) En espérant qu'il vous plaira !
Merci aussi à tous ceux qui ont laissé une review sur le chapitre précédant, elles m'ont faites très plaisir et m'ont poussées à reprendre cette histoire !
Bonne lecture ;) !
Chapitre 14 :
- Tout ce que nous réclamons en échange c'est de pouvoir se réapprovisionner et de séjourner lors de nos passages sur cette île, yoï ! expliqua le premier commandant à la foule.
Suite à l'affrontement contre l'équipage de Big Mom, de nombreux citoyens se rassemblèrent autour de nous. Leurs yeux laissaient transparaitre de nombreuses émotions allant de la joie à l'incrédulité. Je comprenais leur ressenti, cela ne devait pas être tout les jours qu'ils voyaient leurs bourreaux se faire battre si facilement.
- Vous n'avez plus à avoir peur ! continua Marco, tant que vous porterez notre emblème nous assurerons votre protection !
Les habitants se regardèrent entre eux. Je les voyais qui doutaient, ne sachant que faire. Ce retournement de situation imprévu les laissait sous le choc de la nouvelle. Ils étaient enfin libre de vivre, ils n'avaient plus à penser aux rendements de leur récoltes ou bien même à leurs moindres faits et gestes. Ils pouvaient désormais vivre en paix.
Après quelques minutes, les sanglots remplacèrent le silence de plomb. Les larmes commencèrent à couler, accompagnées par de nombreux cris de joie. Je vis des personnes se prendre dans les bras, partageant leur bonheur ensemble. Un père prit sa fille dans ses bras et la fit tourner dans les airs, lui criant à qu'elle point il l'aimait. Je fus touchée devants ce spectacle. J'étais fière de moi pour avoir participé à leur libération mais aussi car je faisais partie de l'équipage de père. Mon capitaine était pour moi, l'homme le plus juste et honorable qui soit. Il rendait des peuples heureux comme maintenant au lieu de les condamner à l'esclavage.
Marco descendit du toit de l'hôtel de ville avec aisance et nous rejoignit vers la fontaine. Il prit son mini den den muschi et contacta père. Nous nous regroupâmes en cercle autour de lui pour faire le rapport.
- Alors mon fils, qu'elles sont tes nouvelles ? demanda la capitaine.
- Nous avons donné une leçon aux membres de Big Mom, expliqua le blond, ils sont en ce moment en route pour prévenir leur capitaine que nous lui déclarons la guerre, yoï.
- Et pour la population ?
- L'île est désormais sous notre protection père, répondit Izou.
- Très bien, je suis fière de vous mes enfants, guarararara !
Nous échangeâmes des sourires satisfaits. Si père était heureux des évènements alors nous aussi.
- Nous vous attendrons au port père, informa Ace.
- Très bien mon fils nous arrivons, conclut Barbe Blanche avant de raccrocher.
Nous débutâmes alors la traversée de la ville pour atteindre le port, les habitants nous faisant le passage, il fut aisé d'arriver à destination. Dans la foule, nous entendîmes de nombreux « merci » ainsi que des « vive les pirates de Barbe Blanche ». Certains mêmes venaient vers nous pour nous serrer la main. Je répondis à leurs gestes par des sourires chaleureux, tout en continuant de suivre mes commandants. Izou et Tatch rigolaient avec la population, alors que Marco avançait droit devant lui arborant son masque impassible. Ace quant à lui menait la marche, un sourire jusqu'aux oreilles, son rire résonnant comme le chant de la victoire.
Nous arrivâmes rapidement à destination sur le quai et patientâmes. Le premier commandant vint se placer à mes côtés, et me félicita :
- Beau travail aujourd'hui July, attends toi à voir ta prime augmenter.
- Merci, soufflai-je.
Un sourire naquit par son intervention. Je regardai au loin l'étendue bleu turquoise s'étendant à perte de vue. En ce jour, mon rêve s'était réalisé en petit peu plus. J'étais heureuse, en plus de faire respecter mes valeurs et celles de mon père d'adoption, j'avais gagné plus de notoriété dans le domaine de la piraterie. Marco me fit une petite tape compatissante sur l'épaule avant de partir voir le maire de la ville qui venait d'arriver.
Le Moby Dick arriva peu de temps après, avec Barbe Blanche debout sur la proue du bateau, son bisento en main. Son aura de capitaine imposant le respect, il regarda la foule avant de poser ses yeux sur nous, son sourire paternel illuminant son visage.
- Santé ! s'exclamèrent en cœur civiles comme pirates.
Je levai mon verre avant de le porter à ma bouche. Le saké coula dans ma gorge tel de l'eau, me donnant des forces après ma journée mouvementée. Le bienêtre m'enveloppait au fur et à mesure que la soirée passait, laissant mes soucis de côté. J'avais décidé de m'amuser ce soir en mettant derrière moi tous ce qui me tracassait notamment mes doutes et questions. A force de réfléchir à comment aborder le brun j'allais finir vieille avant l'heure !
Les habitants de l'île avaient organisé un gigantesque banquet en l'honneur des pirates de Barbe Blanche, pour nous remercier de notre geste. L'alcool coulait à flots, la nourriture à volonté, tout cela accompagnés de musiques paillardes ainsi que de danses traditionnelles. Ils avaient même préparé en notre honneur des tonneaux de leur boisson artisanale à base de cannes à sucre, un vrai délice pour les papilles je ne m'en lassais pas !
Je sentis un regard pressant derrière moi, je me retournai pour découvrir Ann me fixant avec un regard lourd de conséquence. Depuis le temps que nous nous connaissions, nous avions appris ce que voulait dire le moindre regard, geste de l'autre. Je soupirai lasse et épuisée. Elle ne lâcherait pas de sitôt, ses yeux me disant très clairement :
« - Arrête de boire immédiatement et prend ta chance d'aller lui parler ! Tu n'auras pas de meilleure occasion ! »
Je pris le premier verre à ma portée et le bu d'une traite. Comment faire ? Je ne le savais même pas. J'aurais pu prendre ça pour une nouvelle aventure, un nouveau défi, moi qui les aimais tant. Si seulement c'était comparable ! Je me désespérais moi-même. Je mettais tout les jours ma vie en jeu depuis que j'étais pirate, mais dire un simple « je t'aime » à un homme m'effrayait. C'était risible, je le savais. Je n'arrivais qu'à rire de ma stupidité.
Une serveuse passa près de moi et m'offrit une bouteille de vin que j'acceptais reconnaissante. Je la pris avec moi et laissait mes compagnons de tablée terminer leur festivité.
Une envie de solitude me submergea, il fallait que je sois seule pour réfléchir calmement. Je me frayai un chemin parmi la foule jusqu'à me retrouver dans une rue jouxtant la place centrale et ses festivités. De là, je me faufilai dans une petite ruelle, et grimpai à l'échelle d'une maison pour accéder à son toit.
Les bruits de la fête résonnaient au loin, je m'assis sur une caisse en bois qui trainait et pris ma tête entre mes mains. Mon incompétence m'exaspérait. Grand-père m'avait appris à me battre, mais jamais nous n'avions parlé de sujets comme l'amour. J'étais en terrain inconnu, sans aucuns indices ni armes pour faire face. Tout ce que j'arrivais à faire c'était m'enfuir sur un toit pour ne pas rencontrer la réalité qui m'entourait. Quelle idiote je faisais ! Je manquai de cran face à mon propre commandant.
J'attrapai ma bouteille de vin et en bu une rasade. Quelques gouttes coulèrent aux coins de mes lèvres, que j'essuyai prestement d'un revers de main.
Le ciel était magnifique ce soir, illuminé d'une multitude d'étoiles se rassemblant en constellations. Je le contemplais quand quelque chose atterrit agilement près de moi. Je tournai la tête pour découvrir un phénix aux flammes bleues et or. L'animal se transforma pour prendre la forme de mon sous-capitaine.
- July, yoï, me salua-t-il.
- Marco, lui répondis-je avec un salut de la tête.
Le blond prit place à mes côtés en silence, son aire endormi sur le visage, il regarda avec moi le ciel sans laisser son expression transparaitre une seule émotion. Pourtant ses prunelles le trahissaient en laissant apparaitre une sensation de bonheur. Il était difficile de décrypter ce que pensait cet homme, cela me posait encore des difficultées malgré le temps que j'avais passé à le côtoyer. Il paraissait froid de l'extérieur et ne disait que peu de choses sur lui, mais quand on apprenait à le connaitre, on découvrait un tout autre homme se tenant devant nous. Marco était fier, loyale, solitaire et qui laissait passer ses compagnons avant lui. Un vrai ami dont j'avais accordé toute ma confiance au fil du temps.
Après un long moment de silence, il prit la parole :
- Il t'aime tu sais, yoï.
Je ne répondis pas et regardai fixement devant moi. Cela faisait bizarre d'entendre ces mots, comme s'ils ne voulaient rien dire. Seulement, je ne pouvais pas remettre en question le blond, jamais il ne mentirait ou ne me ferai une blague sur un sujet comme celui-ci. Il continua :
- Je pense que tu a du remarquer ses changements de comportement envers toi, yoï.
J'hochai la tête pour montrer mon accord. J'entendis un petit soupir et tournai mon visage pour découvrir un sourire en coin hornant celui du phénix.
- Malheureusement notre cher camarade est trop idiot pour comprendre qu'il doit te l'avouer, yoï, éluda-t-il. Ou peut-être a-t-il peur de le faire ? Comme toi en ce moment même, si je ne m'abuse, yoï ?
Mon visage tourna au rouge tomate. On pouvait vraiment lire en moi comme dans un livre ouvert !
- Si tu crois que c'est si facile, grommelai-je.
- Et je te crois, yoï, me contra-t-il, pourtant si aucun de vous ne fait rien vous risquez de le regretter. Tu es bien devenue pirate pour vivre une vie pleine d'aventures et sans regret, yoï ?
- Oui, minaudai-je.
- Alors vas-y, yoï, m'encouragea-t-il, nous sommes des pirates ! L'avenir est flou pour nous, qui sait ce qui adviendra demain, yoï. Si tu ne le fait pas vite tu le regretteras, et par cela tu ruineras tes ambitions, yoï. J'ai fait cette erreur par le passé, et je ne veux pas qu'il en soit de même pour vous, yoï, avoua-t-il.
Je le contemplai, surprise de son aveu. Le phénix avait des remords ? Lui ? Le second de l'homme le plus fort au monde ? Je ne pouvais le croire ! Il était pourtant tellement fier, allant toujours de l'avant. Une image d'homme regrettant ses actes ne collait pas avec son personnage. Mes yeux exorbités lui montrèrent ma curiosité si bien qu'il reprit la parole :
- Ne me regarde pas comme ça, je suis un être humain comme tout le monde, yoï, rigola-t-il. J'ai mes peines et mes joies, yoï.
Ses yeux se fixèrent au loin comme hantés par quelque chose. Il prit une grande inspiration.
- C'était il y a très longtemps, cela faisait peu de temps que père avait construit notre équipage, yoï, commença-t-il, nous avions accosté sur une île de GrandLine. C'est là que je l'ai rencontré, yoï, plus belle qu'elle n'existait pas. Je suis tombé sous son charme dès que je l'ai vu, yoï. Je me rappelle encore son sourire la première fois que je lui ai parlé.
Un sourire nostalgique s'étala sur son visage tandis que ses yeux s'emplissaient de tristesse.
- Je n'ai jamais voulu lui avoué mes sentiments, yoï, me confia-t-il, je pensais que l'amour que je lui portais serait trop dangereux pour elle alors je suis parti sans rien dire, yoï. J'ai appris quelques semaines plus tard que son village avait été mis à sac par d'autres pirates et qu'on ne dénombrait aucun survivant, yoï. J'ai regretté pendant très longtemps de ne lui avoir jamais rien dit, peut être aurait elle accepté mes sentiments et m'aurait accompagné à bord du Moby Dick ? Peut-être serait- elle encore en vie en ce moment même. Qui peut le savoir, yoï ?
- Je suis désolé je ne savais pas, soufflai-je.
Il se plaça de façon à me faire fasse avant de m'avertir :
- Alors ne fais pas la même erreur que moi, yoï.
Je le fixai dans les yeux, et lui répondis :
- Je te le promets, c'est juste que je ne sais pas comment m'y prendre.
Il se releva me tendant la main, un sourire chaleureux remplaçant son masque impassible. J'acceptai son aide et me relevai.
- Tu sauras quand ce sera le bon moment, yoï, me rassura-t-il, mais pour l'instant nous avons une victoire à fêter alors je ne compte pas te laisser ici à te morfondre, yoï.
Je rigolai, amusée par sa prévenance. Il avait su me redonner du courage par ses paroles. En quelques phrases, il eut le don de m'ôter toutes ses pensées négatives qui me tourmentaient. Je devais prendre ma vie en main, si je voulais la vivre pleinement. Dès que l'occasion propice se présenterait, j'irai avouer au brun tout ce que mon cœur cachait, je m'en fis la promesse.
Nous descendîmes de notre perchoir et rejoignîmes la fête. Il se faisait tard, et de nombreux corps jonchaient déjà les pavés de la ville. Nous allâmes auprès de père qui nous accueillit de son sourire. Je m'assis à ses côtés, en regardant la foule. Une belle bande de personnes bourrées se présentait devant moi. A un banc au loin, Thatch et Ann s'embrassaient passionnément, comme si leurs vies en dépendaient, ce qui promettait une nuit agitée. D'autres se trouvaient complètement ivres morts à même le sol tel Curiel ou Fossa. Puis mes yeux se déposèrent sur un certain brun qui peinait à avancer en direction du bateau malgré l'aide de Namur. Je rigolai de cette vue plutôt inédite et décidai d'aller aider le pauvre homme poisson.
Je les rejoignis rapidement et demandai au triton :
- Tu veux que je prenne le relai ?
- Si cela ne te dérange pas, répondit Namur.
J'attrapai le jeune homme sous un bras et le calai contre moi. Je fis un signe de tête pour souhaiter une bonne soirée au commandant de la huitième division, avant d'avancer dans la nuit.
Ace ne tenait vraiment pas debout, ses pas chancelants nous faisaient zigzaguer d'un côté à l'autre de la rue. Il faillit me faire perdre l'équilibre à maintes reprises à cause de son poids largement supérieur au mien. Qu'est ce qu'il pouvait être lourd !
- Allez Ace on est bientôt arrivés, l'encourageai-je gentiment.
Il tourna la tête vers moi, un sourire attendri pris position sur mon visage. Il dormait debout, avançant par réflex. Ses yeux fermés lui donnaient un air doux, presque enfantin. Il ne ressemblait point à un pirate mais plutôt à un ange à ce moment là. Il était comme lavé de toutes les horreurs qu'il avait subit. Je n'imaginais pas à quel point il avait du souffrir de la cruauté des gens du fait de sa paternité. Une vague d'instinct protecteur m'envahit, je voulus accélérer le pas pour le ramener au plus vite dans un lieu confortable pour lui.
Cependant ce ne fut qu'après une demi-heure de marche harassante, que nous arrivâmes dans sa cabine. Je le déposai sur son lit, et lui otai ses chaussures. Je pris sa couverture, pour le recouvrir avec, quand il commença à marmonner. Je m'agenouillai devant sa tête, et remarquai qu'il parlait en dormant. Il devait certainement rêver. J'approchai mon oreille pour décrypter ses paroles, une seule phrase se démarqua dans mon esprit :
- Reste avec moi, Ju.
Je souris et le regardai dormir profondément. Comme si je pouvais l'abandonner ? Il faisait que je le veuille ou non parti intégrante de moi désormais. Je n'essayai même pas d'imaginer une vie sans lui.
- Toujours, soufflai-je à son oreille.
Un sourire heureux naquit à cette écoute sur son visage. Je me levai, caressai ses cheveux emmêlés et lui fis un chaste baiser sur le front avant de sortir silencieusement.
La majorité de la population de l'île s'était rassemblée sur le port pour nous souhaiter un bon voyage. Après une semaine à terre, nous reprenions la route vers notre destination principale, Sunchine Island. Les anges n'avaient qu'à bien se tenir car j'arrivais. L'aventure m'appelait, je savais que cette île me réserverait de nombreuses surprises plus étonnantes les unes que les autres. J'étais surexcitée, allant d'un bout à l'autre du navire pour ne rater aucune miette du voyage. Une histoire de mon enfance allait tout bonnement devenir réalité pour moi. Comment ne pouvais-je pas être impatiente de cela ?
Je vis du coin de l'œil mon commandant donner des ordres pour maintenir la direction du navire. Je souris intérieurement, je chérissais cette phrase qu'il avait marmonné comme un de mes plus beaux trésors. Par elle, je voyais son affection, elle était une preuve qu'il tenait à moi.
Nous longeâmes la cote jusqu'à arriver à la rivière, celle menant au sommet de la montagne. Nous rentrâmes alors dans les terres.
- Déployez les voiles ! hurla Marco depuis son poste au gouvernail.
Etant agile, je grimpai au mat pour défaire les cordages. Une fois, la tâche faite, le MobyDick commença à accélérer. Une légère bise faisait gonfler les voiles, nous portant vers notre destination. Je pris une grande inspiration et sauta au sol. Ace vint me trouver et me demanda :
- Prêtes ?
- Totalement, répondis-je avec un sourire carnassier.
Au même moment, l'épaisse couche de brouillard nous enveloppa laissant la lumière du jour derrière nous.
Merci d'avoir lu ! Je me mets à l'écriture du prochain chapitre dès cette semaine pour ne pas vous faire attendre ;).
