Désolé, désolé pour cette longue absence. J'ai passé mon brevet cette semaine et maintenant je suis tout à vous :)

Bonne lecture !


Les minutes passaient comme des heures, les heures comme des jours, les jours comme des mois, et les mois comme des années. Mon père était de moins en moins présent, et je me languissais de l'absence de Killian. Je n'avais eu de signes de vie depuis que j'étais retourné au château. Alors je me contentais de la lettre qu'il avait glissé dans ma ceinture. Rien qu'à sa lecture, un sourire fin se dessinait sur mes lèvres, mon estomac se nouait et mon cœur battait la chamade. Je m'imprégnais de chaque mots constituant ces phrases, de l'odeur présente sur le papier beige légèrement brûlé, de son écriture soignée. Oui, en seulement quelques jours, j'étais devenue totalement dépendante de lui. Chaque minute qui passait été destinée à penser à lui. Chaque seconde, je redessinais son visage dans mon esprit. J'étais absente. Les rares fois où mon père me parlait, je ne l'écoutais que d'une oreille et acquiesçais à tout ce qu'il me disait. Si bien qu'il aurait pu me demander de sauter d'un pont, que je l'aurais fait. Ma vie, après ce gigantesque coup de foudre, n'était plus la même. Mon caractère avait un tant soit peu changé. J'étais plus rêveuse, plus amicale. Je dessinais les formes des nuages, ou essayais de deviner ce qu'il pouvait bien représenter. Un changement radical.

Il y avait à présent une nouveauté dans le château. Rumplestiltskin, avait fait installer une mare. Elle était remplis de poissons, venant de différentes parties de notre monde, de lotus qui flottaient au-dessus de l'eau. Le moment que j'adorais le plus, c'était le soir, les lucioles venait se déposer lentement dans le cœur des fleurs et venait les illuminer d'une couleur éclatante. Je pense que si il avait installé ceci au château, c'était en mémoire de Belle. Elle lui manquait de plus en plus, chaque jour. Sa mort, le détruisait de plus en plus. Lorsqu'il me voyait, il faisait mine que tout allait bien, mais je ne savais que trop bien qu'il devenait fou. Il n'arrivait pas à surmonter cette épreuve. Il n'arriverait jamais à la surmonter. Je le voyais, tous les jours, se détruire de plus en plus. Il s'arrachait un peu plus le cœur. Son esprit ne se posait qu'une question, pourquoi l'avait-il laissé partir ? Il n'en servait rien. Était-ce parce qu'il avait peur de perdre son pouvoir, parce qu'il était persuadé que personne ne pouvait l'aimé, parce qu'il ne l'aimait pas vraiment. Mais s'il ne l'aimait pas vraiment pourquoi souffrait-il autant ? Tout ça, je le ressentais rien qu'en le voyant. Son visage était creux, ses yeux vides, son esprit, lui était dans un autre monde. J'avais cherché un moyen de la ramener à la vie. Mais aucune magie ne pouvait le faire. Si la magie noire aurait pu, j'aurais décidé de choisir le mauvais côté pour qu'il puisse vivre heureux. Mais aucune des deux ne pouvait faire ce miracle. Aucun liquide, aucune potion. J'essayais de trouver un moyen, mais mes recherches ne me menèrent qu'au néant. Alors, je le regardais dépérir. Ne pouvant rien faire. Le condamnant.

J'avais remis au placard mes armes, et ma tenue de guerrière. J'avais ressorti les robes de princesse. La monotonie avait reprit le contrôle de ma vie. J'avais la crainte que jamais elle ne repartirait.

Aujourd'hui, je n'avais aucunement l'intention de rester enfermé dans ma chambre. J'étais en direction de la grande porte. Je voulais me promener dans les jardin, et par la suite, me reposer devant l'étang. Les portes se succédaient, toutes identiques. Comment ne pas devenir fou ? Tous servaient au Mage, pour ses expériences, ses essais de sorts et je passe. La porte s'ouvrit d'elle même lorsque j'arrivais devant. Je fus surprise par la froideur qui me frappa. La douce chaleur de l'été, les fleurs éclosent, les papillons qui volaient, avait laissé place au feuilles rouges des arbres qui tombent, aux petits animaux tels que les écureuils. Le bleu azur du ciel était maintenant gris. Chaque pas que je faisais dans l'allée, faisait craquer les feuilles ou l'herbe sèche. J'avais quand même du plaisir à regarder la nature environnante. Il était amusant, de voir toute la forêt devenir de couleur rouge et marron. Il arrivait que quelques gouttes de rosée se détachait des feuilles, et tombaient sur mes joues. J'esquissais un sourire à chaque fois que cela arrivait. Je sentais la nature raviver ma magie, lui redonner de la puissance, de la force. Dans les buissons, je pouvais quelques hérissons roulés en boule dans des tas de feuilles. Enfin, j'arrivais au niveau de l'étang. Je m'agenouillais tout en faisant attention à ce que l'herbe ne soit pas mouillée. Je trempais mon doigt dans l'eau. Ce contact me fit frissonner, car l'eau était presque glacée. Je sentis des bras passer autour de ma taille, et des lèvres se poser délicatement sur mon cou. Je n'osais pas me retourner, croyant que si je le faisais il s'évaporerait dans l'air. Je mis mes mains sur ses bras. Il était pourtant bien là, réel, se tenant derrière moi. Des larmes de joie montèrent à mes yeux.

-Tu n'es pas contente de me revoir ?

J'étouffais mes sanglots, puis souris. Il s'agenouilla près de moi et caressa mon visage de son unique main.

-Si, plus que tu ne le penses. Mais tu es fou d'être venu ici ! Si mon père te voit, tu risques ta vie !

-Je me fiche de lui, il fallait que je te revois, dit-il en m'embrassant plusieurs fois.

-Si tu meurs, tu ne pourras plus me revoir !

-Tu sais ce qu'on dit sur les âmes sœurs ?

-Non, mais tu vas me le dire.

-On dit que les âmes sœurs, sont une âme séparée à la naissance, et par la suite elles ne cherchent qu'à se retrouver, peu importe leur distance.

-Peu importe les parents aussi, qu'ils soient de bonnes personnes ou des mages noirs tueurs professionnels ?

-A ça je te le dirais quand ton père saura que je t'aime à mourir.

Il prit dans sa main une fleur de lotus, et me la glissa dans mes cheveux. Rien que le contact de sa main sur ma peau me fit rougir. Je baissais la tête. Je l'entendis rire doucement, puis il releva ma tête du bout de ses doigts.

-Tu es magnifique, chuchota t-il.

-Isadora ! Tu es là ?

-Mon père !

D'après l'écho de sa voix, il devait être très proche. Je poussais Killian dans la mare, puis me remis dans une position à peu près normale. Je vis arriver Rumplestiltskin.

-Je savais que je te trouverais ici. Je te cherchais partout. Je voulais juste te dire que je vais m'absenter durant quelques heures.

-Bien, je ferais attention alors.

-Je serais de retour avant la tombée de la nuit.

Sur ce, il s'évapora dans un nuage de fumée noire. A ce moment, Killian ressortit la tête de l'eau. Je l'aidais à remonter sur l'herbe. Il tremblait de froid. Je détachais rapidement ma cape et la lui mis sur ses épaules.

-Je suis désolée, répétais-je pendant quelques minutes, je ne voulais pas qu'il te trouve.

-Ne t'en fais pas, je suis un pirate, je survivrai.

-Oui et tu risques de tomber malade. Donnes-moi tes mains.

Je les serrais délicatement, et fis en sorte que nous nous retrouvions dans ma chambre. La cheminée brûlait encore. Je me dépêchais de remettre un peu de bois, et l'assit près d'elle. Je frottais doucement sur ses bras, je passais mes mains autour de sa nuque et les retirais aussitôt.

-Tu es gelé !

Je me levais, me dirigeais vers mon lit et pris une ou deux couvertures. Je lui enlevais la cape qui était noyée, et lui mis les couvertures à la place. Je m'apprêtais à repartir pour voir si je n'avais rien de plus chaud, quand il m'attira vers lui et me colla contre son torse. Il ne me dit rien, et me sourit avant que je pose ma tête sur son épaule. Nous nous endormîmes très vite.

Lorsque je me réveillais, le soleil se levait sur la forêt. Je fus prise d'une énorme panique. Killian dormait toujours, alors je le secouais doucement. Il eut la même réaction que moi. Je me précipitais doucement vers la porte, et l'ouvris. Je partis dans la salle principale.

-Rumplestiltskin ?

Je parcourais la pièce des yeux, il n'y avait aucune trace de lui. Je me risquais à monter dans ses appartements, mais il n'était toujours pas là. Mais, quelque chose m'attira l'œil. Sur le mur, une dague tordu était accrochée. Je m'avançais, rien ne pouvait m'arrêter, j'étais attirée par cette dague mystérieuse. Je m'arrêtais et la saisis fermement, mais au moment où je la pris, elle me brûla les doigts. Elle tomba dans un fracas métallique sur le sol.

-Aïe !

Lorsque je me penchais pour regarder qu'est ce qui y était inscrit, je vis qu'un nom était gravé sur celle-ci. « Rumplestiltskin ». Je la repris vite, et la remis dans son socle, mon brûlant une deuxième fois. Je partie en courant de la chambre, risquant à plusieurs reprises de tomber. Je rentrais en suffoquant dans ma chambre. Killian me prit dans ses bras en me demandant ce qu'il c'était passé. Je ne lui parlais pas de la dague, étant sûre qu'elle avait un rapport avec ses pouvoirs. Je lui dis juste qu'il n'était pas là.

-Cette situation est inquiétante.

-Ne t'en fais pas !

-Et s'il nous avait vu !

A ce moment là, les grilles s'ouvrirent. Je courais jusqu'à la fenêtre et vis que le carrosse de la reine s'avançait dans la cour.

-La reine !

-Viens !

Il me prit par la main et m'emmena à l'autre bout du château.

-Où tu m'emmènes ?

-Comment est-ce que tu crois que je suis rentré ! Il y a une entrée secrète pas trop loin.

Les portes de l'entrée s'ouvrirent dans un violent éclat et il me fit courir plus vite.

Plusieurs couloirs plus tard, nous arrivions dans une impasse.

-Y a rien ici !

Il s'approcha du mur et appuya sur une brique. Puis toutes, les autres du murs suivirent.

-Tu disais ?

Il m'emmena dans les galeries, puis le mur se referma. Je ne sais combien de minutes, ou d'heures, nous courûmes dans ces couloirs de terre. Mais, il n'y avait aucune lumières, n'éclairaient les passages. Puis, une lumière blanche se fit apercevoir au fond du tunnel. Nous débouchâmes sur la forêt que j'avais traversé pour aller voir la reine. Tout de suite, sans me laisser de répit, il reprit la route encore plus vite. Puis, il ralentit en me faisant signe de ne rien dire. Il me montra du doigt des gardes de la reine qui étaient à l'entrée du bois. Nous nous déplaçâmes lentement et partîmes dans le fin fond de la forêt.

Il m'emmena dans un endroit où il n'y avait personne, juste une maison un peu délabré.

-C'est là que je vis. Depuis trois jours.

J'allais lui répondre, quand une douleur s'installa au plus profond de mon esprit. Je m'écroulais sur le sol, puis j'entendis distinctement la voix de la reine dans ma tête « Si tu veux revoir ton papa en vie, je reviendrais immédiatement. Tu as deux jours, pour revenir. » Quand je vis à nouveau clair, Killian était penché sur moi.

-Tu vas bien ? Qu'est ce qu'il y a ?

-La reine. Elle veut que je revienne si je veux retrouver mon père.

-Je ne te laisserais pas retourné là-bas ! Elle ne l'a pas, je la connais. On va le retrouver. Combien de temps t'as t-elle laissé ?

-Deux jours pas plus.

-Alors on a deux jours.


J'espère que le chapitre vous a plu ? ;)

A bientôt (très vite cette fois-ci ) ^^