Réponse au review :

Baekjeong : Chaque semaine j'attends ton avis avec impatience haha, alors merci comme d'habitude ! Quand j'ai écrit le chapitre j'y ai pensé aussi mais je me suis dit « noooooon quand même pas » XD Merci pour le compliment, en tout cas je suis contente que ça te plaise toujours !


CHAPITRE 13.

A la descente du fourgon Weasley, Harry eut un léger haut le cœur. Se retrouver de nouveau devant cette immense façade grisâtre lui était difficile. La poigne de George se raffermi sur sa main. Un frisson tout autant glacial que brulant le traversa. Il lui jeta un regard rapide avant d'entreprendre de faire le premier pas, signe qu'il était prêt. George le suivit légèrement en arrière, il ne lâcha pas la main du brun pour autant, mais il le laissait mener la danse. Il le laissait avancer selon sa tolérance à la douleur. Le rouquin pouvait sentir le mal être d'Harry à plein nez. Ca empestai tout son environnement, George, et lui seulement, pouvait percevoir cette odeur de pourriture qui emplissait encore un peu son petit ami.

Petit ami. Ce mot-là n'avait jamais été employé à haute voix. Il était déduit, sous-entendu, voir même évident. Mais il ne fallait pas le dire. Ils avaient passé un pacte silencieux pour ne rien officialiser. Mettre des mots sur les choses et les relations les rendent trop banales. Ils aimaient l'un et l'autre le caractère extraordinaire de leur vie. Le silence faisait partie intégrante de leur couple. Ils passaient parfois des heures l'un contre l'autre sans échanger un traitre mot. Ce n'était pas un silence dérangeant, ennuyeux ou gênant. C'était simplement le bien être ambiant qui ne voulait pas se faire troublé par des sons quel qu'il soit.

La porte de plusieurs mètres se tint bientôt sous le nez d'Harry. Il était arrivé jusqu'ici sans s'en rendre vraiment compte comme s'il avait avancé les yeux fermé tout en les ayant grand ouvert. Comme si George l'avait guidé alors qu'il se tenait toujours derrière lui. Le brun avait un réel problème de confiance en lui. Jamais il n'aurait avoué avoir fait quelque chose tout seul. Son petit exploit était à ses yeux forcément dû à une aide extérieure qu'on lui aurait apporté. Dans ce cas-ci il se persuadait que George grâce aux différentes pressions qu'il a exercé sur sa main avait influencé son choix et lui avait permis de se tenir debout où il était actuellement. Il aimait à penser que quelqu'un le surveillait et prêtait attention à ses moindres gestes. George était cette personne. Celle qu'Harry avait désignée pour effectuer cette lourde tache.

"Tout le monde doit êtes dans sa chambre. On va aller à la nôtre et si tu te sens bien on ira au discours de bienvenue dans 30 minutes"

Les paroles de George avaient beau être des demandes indirectes, le brun les prenait souvent au pied de la lettre. Il était encore beaucoup trop incapable de décider par lui-même. Ordonner quelque chose lui était impossible et choisir était un véritable dilemme. Et après tout il était rarement déçu par les choix de Georges à son égard, même quand il s'agissait de décider s'ils mangeaient des pates ou du riz un soir. C'est futile mais rien que cette microscopique peine enlevait à Harry un poids beaucoup plus lourd pour lui.

Par chance pour eux personne n'était en train de vagabonder dans le couloir quand ils passèrent dans le château. La porte s'entrouvrit suite à un geste brusque du roux. Il pénétra dans la pièce encore sombre pour aller ouvrir les volets. Harry resta sur le pas de la porte, n'osant pas dépasser le perron. Il observa, essayant de se ré imprégner des lieux.

"Ils ont changés les draps, ça ne sent plus toi"

La voix du brun se cassa légèrement à la fin de sa phrase. George le regarda tendrement, avec ces yeux là, ce regard qu'il ne réservait qu'à Harry.

"Peu importe. Je crois que je sens ma propre odeur alors mon lit et moi on t'accueille volontiers"

"Moque toi pas de moi connard"

"Tu m'insulte beaucoup, mon petit cœur est brisé"

George riait maintenant à gorge déployé et Harry ne put rester de marbre longtemps devant cet éclat de lumière. La lumière de George, celle qu'il avait ressenti dès le premier jour, elle l'envahissait petit à petit. Elle prend possession de lui. Et ça fait du bien de passer des ténèbres à la lumière. Harry se nicha dans les bras de George qui s'arrêta de rire pour le serrer contre lui. L'étreinte fut courte. Pas réellement amoureuse, elle aurait pu être amicale. Elle signifiait simplement merci. Pour ce que tu fais. Pour ton sourire. Pour ton aura lumineuse. Pour apporter le seul éclat de bonheur dans sa vie. Merci pour tout cela et pour encore bien plus. Harry mettait que très peu de mot sur ce qu'il ressentait par rapport à George. Le roux ne le forçait d'ailleurs pas à lui faire des déclarations enflammées. Ca viendrait, avec le temps.

(N'hésitez pas à laisser une review :D)