BON-SOIR ! Après une longue pause, je me décide enfin à reprendre l'écriture, et je pète le feu. Et quoi de mieux, en attendant la 100ème fanfiction, que mes deux gros bébés ! Oui, ma 100ème fanfic est énorme. Autant niveau taille que contenu x) Vous le découvrirez en temps et en heure. Comme d'habitude, merci à juliabakura, SunWings, Klervia, greidamanga, Mikeyran, S'yelenn, Yumei Mizuki, Dreadaeleon, Laurelin, Zro Kyriu, Nightmare Dragon FB et Renard Bleu pour les reviews. Vous êtes de plus en plus nombreux dites donc Oo' Merci également à tous ceux qui suivent ma fanfic' sans la commenter, rien que voir vos follows me met la hype :D Bref, assez de blablas, on se lance ! Bonne lecture !
Chapitre 14 : Descendance destructrice
« Théo ? Théo t'es où ?! »
Balthazar, le visage couvert de sang, essayait tant bien que mal de se traîner hors des décombres. Un énome bloc de pierres le retenait prisonnier, et ses jambes n'étaient définitivement pas assez fortes pour le soutenir. Le paysage était désolé. De là où il était, il pouvait sentir l'air froid de l'extérieur. Mais pas que. Une fumée épaisse et noire recouvrait toute luminosité. Un incendie avait éclaté non loin de là, il le sentait. Théo était introuvable, ou tout du moins, il ne le voyait pas. Il avait presque envie de pleurer. Il toussa un peu plus fort, la fumée provenant de l'extérieur était irrespirable. Il s'éttouffait, l'air frais devenait de plus en plus rare. Il se sentait faiblir de secondes en secondes. Puis, finalement, après quelques secondes, à bout de forces, il s'effondra au sol. Il essaya de lutter encore quelques minutes, puis ses yeux se fermèrent doucement.
« Tu n'es qu'un incapable Bathazar Octavius Barnabé. Tu ne réussiras jamais rien dans la vie. »
Le jeune mage leva un regard larmoyant vers son enseignant. Il était la seule personne pour qui il continuait à vouloir se battre. Et cette personne venait de l'abandonner. Il n'avait découvert sa vraie nature que la veille. Et lui aussi avait préféré s'éloigner plutôt que de côtoyer un demi-démon qui pouvait perdre le contrôle à tout moment. Il se sentait nul, stupide, pas à sa place. Il resta un moment interdit, puis serra les poings. Bien sûr, il lui avait dit ça devant toute la classe. Bien sûr ils étaient en train de rire.
« Être un demi-diable ne fais pas de moi un monstre. Ne pas m'accepter vous place au même niveau qu'eux. Je ne suis pas mon père. Je suis Balthazar Octavius Barnabé, pyromancien de la Tour Rouge. Et si vous ne pouvez l'accepter, et bien allez vous faire foutre. »
Il attrapa son sac, et quitta la pièce, sourcils froncés.
Un peu plus loin, Théo de Silverberg reprenait doucement conscience. Il était allongé sur un tas de cailloux légèrement surelevé. Il chercha immédiatement à se repérer, dans ce paysage en ruines. Il se souvenait du cri, de Bob. Rien d'autre. Qu'est-ce qui s'était passé ? Où était Bob ? Il se releva d'un coup, et chercha son ami du regard. Il fouilla les décombres, découvrant par ailleurs qu'il avait mal à la jambe, mais c'était bien le dernier de ses problèmes. Il finit par repérer un bras, sous un rocher. Il accourut, et, avec une force qui le surprit lui-même, l'envoya voler au loin. Bob était là, couché sur le ventre, immobile. Théo le dégagea rapidement, puis le souleva et l'entraîna un peu plus loin, vers le couloir de l'Eglise de la Lumière, éventré. Il posa le demi-diable sur le sol, puis chercha un pouls. Qu'il trouva rapidement. Il remercia le Dieu Euthanasie et se laissa tomber à côté de lui, extenué. Ils étaient coincés de toute façon. L a seule sortie menant au reste de l'Eglise était détruite, la deuxième était celle qui passait vers l'extérieur. Mais Théo refusait de sortir sans savoir ce à quoi il avait à faire avec Bob encore inconscient sur les bras.
Il secoua le mage, pour le réveiller, sans effet. Il tenta de le gifler, ce qui n'eut pas plus d'effet. En revanche, il remarqua qu'il blémissait à vue d'oeil. Et qu'il n'opposait plus aucune résistance, même infime. Il chercha de nouveau son pouls. Plus rien. Merde. Il se pencha comment se mettre convenablement, pris une inspiration, et se pencha au dessus de Bob, pour lui faire du bouche à bouche. Sauf que lorsque ses lèvres touchèrent celles du mage, il sentit deux mains le repousser. Bob était bien réveillé.
« Mais... Mais ça va pas la tête ! Tu voyais bien que je retenais ma respiration quand même ?! Et... C'était pas du bouche à bouche ça Théo ! Tu m'as embrassé ! Em-bra-ssé ! »
Théo, trop choqué pour réagir, resta simplement la bouche entrouverte, pendant quelques secondes, le regard perdu, incapable du moindre mouvement. Un cri perça dans le lointain. Les deux hommes relevèrent la tête. Ils ne pouvaient rien faire, malheureusement. Ils espéraient sincèrement que les autres soient dans une meilleure situation que la leur.
L'explosion surprit beaucoup Shinddha et Aranwen. Les deux tourtereaux étaient en vadrouille dans l'immense cours de l'Eglise, en train d'admirer des pommiers. Alors qu'un moment intime s'était installé entre eux, Shin était même certain qu'elle allait l'embrasser, l'explosion coupa court à tous leurs plans. Les deux se retournèrent vers l'immense colonne de flammes s'élevant derrière l'imposant bâtiment. Le demi-élémentaire dégaina immédiatement son arc, par réflexe. Ils durent se réfugier derrière une statue bien vite, face à une pluie de rochers, tombant partout autour d'eux. Ils attendirent calmement que ça se calme, puis Shin se risqua à regarder. Des flammes gigantesques dépassaient du bâtiment, l'aile ouest était presque totalement détruite. C'était une catastrophe.
« Des gens doivent avoir besoin d'aide ! Hurla Aranwen en se précipitant vers les décombres.
- Attends moi ! »
Le demi-élémentaire s'élança à sa suite, et les deux plus jeunes firent le tour de la bâtisse, dans le but évident de gagner la rue principale. Il y découvrirent un paysage effrayant. La plupart des bâtiments entourant l'Eglise étaient en feu, tombant en lambeaux. Du côté de l'entrée, là où il y avait une file impressionnante de caravanes, se trouvaient désormais des dizaines de cadavres. Les rares encore debout réclamaient de l'aide à travers la grille close. Shinddha tira une flèche dans la corde qui la maintenait fermée, des hommes, des femmes et des enfants se bousculèrent. Des paladins, dont Viktor, vinrent aider les malheureux, les conduisant vers l'Eglise. Viktor s'approcha de Shin.
« Théo était à l'infirmerie avec votre ami. Ils étaient dans la partie qui est tombée en ruines. Il y a un passage sous terre, qui permet d'y aller. Vous et moi, on y va maintenant. »
Shin lança un regard à Aranwen, qui, par un hochement de tête, lui indiqua que tout allait bien se passer, et qu'elle allait rester aider les blessés. L'archer la remercia silencieusement, puis suivit le père adoptif de Théo au pas de course.
Grunlek était aux anges, entouré de demoiselles à la laverie, dans les champs, à une centaine de mètres de l'Eglise. Elles s'étaient prise d'affection pour lui, et, depuis une bonne heure maintenant, elles étaient en train de se confier à lui, à propos de leur travail, de leur salaire, de la misère dans laquelle elles vivaient. Ce n'était pas désagréable, pour une fois qu'on ne le considérait pas comme « juste un nain » . Elles l'avaient même conseillé sur le savon à prendre pour rendre le linge plus doux. Alors que rien ne semblait pouvoir déranger notre Golem, un bruit sourd d'explosion les firent tous sursauter. Des cris s'élevèrent rapidement vers la ville, alors qu'une colonne de feu gagnait les cieux. Paniqué, Grunlek lâcha son linge. Il se tourna vers les dames. Certaines commençaient à paniquer, d'autres à pleurer. Il fallait qu'il fasse quelque chose. Il prit son courage à deux mains et attrapa la matriarche du groupe par les épaules, l'abaissant à son niveau.
« Emmenez-les le plus loin possible d'ici. Partez vers le Nord, vers la Vieille Tour, et dites à l'Intendant Bragg que c'est Grunlek von Krayn qui vous envoie. Ca va devenir dangereux par ici, vous allez tous bientôt être en danger. Ne posez pas de questions et fuyez.
- Mais... Et vous Monseigneur ?
- Les héros ne se reposent jamais. »
La dame hocha la tête, compréhensive, puis rassembla son groupe et elles se mirent en route. Grunlek attendit qu'elles soient hors de vue pour se mettre en route vers l'Eglise. Il tomba un peu par hasard sur Aranwen, soutenant un vieil homme grièvement brûlé.
« Où sont les autres ?
- Théo et Bob sont sous terre, Shin et Vikktor sont partis les aider. J'ai besoin de vous ici Maître Nain, des gens ont besoin d'aide.
- Bien sûr. Juste... Vous avez vu Enoch ?
- Non, pas à ma connaissance. »
Grunlek serra légèrement la machoire. Ca ne lui plaisait pas. Il porta secours à une mère et sa fille et les guida vers l'Eglise, à la suite d'Aranwen, les pensées néanmoins tournées vers ses amis et la disparition inquiétant du père de Bob.
Enoch était assis sur son lit, dans sa chambre, un livre sur les genoux, concentré. Cela faisait plusieurs mois maintenant qu'il préparait un nouveau sortilège sans succès, et qu'il cherchait à l'améliorer. C'était un sort de base, permettant d'enflammer de grandes proportions de terrains. Pour le moment, ça ne s'étendait que sur quelques mètres, mais ça ne suffisait pas, lui voulait brûler un village entier en une seule fois. Une des règles qu'il avait transmis à son fils, le talent, ça s'apprend. Et bon, d'accord, le gros rayon c'était aussi pour frimer. Il avait une réputation à tenir, après tout. Celui du grand vilain démon. Alors qu'il tendait sa main pour enflammer l'horrible chose que ces paladins de pacotille qualifiaient d'armoire, une violente explosion le déconcentra. Il laissa son bras retomber, bouche entrouverte de surprise. Quelqu'un avait osé lui voler la destruction de ce village ?! Il ne savait pas qui est-ce que c'était, mais il allait le payer. Il se leva dignement, enfila son manteau puis, d'un pas non-chalant, et sous l'oeil mauvais des quelques paladins de la lumière qui le connaissaient de nom, le père de Bob se dirigea vers la scène de crime.
Il gagna rapidement le parvis de l'Eglise, bondé de civils et de paladins. Il les ignora, cherchant quelque chose de plus important à ses yeux : son fils. S'il lui arrivait quelque chose à cet imbécile, sa mère le tuerait. Il se mit donc à arpenter les allées, scrutant chaque visage, blémissant de plus en plus en constatant l'absence de son rejeton. Il tomba sur le nain, un peu par hasard. Rien qu'à son regard, il comprit qu'il l'accusait. Le père poussa un soupir las.
« Non, je n'ai rien fait, si c'est ce qui vous inquiètes. Sauriez-vous, mon cher Maître Nain, où mon fils se trouve ? Je ne l'ai pas vu.
- Il est encore à l'infirmerie, avec Théo. Viktor et Shin sont partis les secourir.
- Vous ne savez pas s'ils sont vivants ?!
- Non. Mais Théo le protègera. Maintenant rendez-vous un peu utile, et aidez nous.
- Non.
- Non ?
- Je pense savoir qui a fait le coup. »
Le silence soudain d'Enoch ne plu pas du tout à Grunlek, qui plissa les yeux, légèrement méfiant.
« Qui ça ?
- Quelqu'un qui cherche à attirer mon attention, grogna Enoch. Attirer le feu par le feu.
- Le frère de Bob ? Agnar ?
- Je le crains fort. Comme je vous l'ai dit, il n'est pas comme son frère. Et quelque chose me dit que nous ne sommes pas les bienvenus. Je vais le retrouver.
- Je viens avec vous.
- Si vous le souhaitez. »
Grunlek trouva cela très étrange. Enoch ne demandait jamais d'aide. Le nain hocha la tête, prévint Aranwen, et les deux compères se mirent en route vers l'est de la ville, d'où était arrivé une énorme boule de feu.
Et voilà :D On introduit donc le nouveau personnage, qui, je pense, va retenir notre attention pour quelques chapitres :3 C'est une sorte de sous-intrigue de mon intrigue principale. En tout cas, on avance bien, je suis toujours ravie en écrivant cette fanfic :D On se retrouve vite dans le Survivant de l'Enfer! N'hésitez pas à laisser une petite review, et plein de bisouilles !
