Merci pour vos retours qui m'ont fait mettre les bouchées doubles pour avancer sur cette fic et sur "All that Jazz". Voici déjà un premier aperçu des cogitations tordues qui m'ont agitées ces derniers jours. Amusez-vous bien !

Chapitre 14 : Comportement(s) à risques

Reddington lisait le journal devant une tasse de thé quand Elizabeth fit son apparition. Elle déposa son sac de voyage à l'entrée de la salle à manger alors que le criminel posait son exemplaire du New York Times et se levait pour l'accueillir avec surprise.

« Déjà sur le départ, Lizzie ? »

Reposé, sanglé dans un costume trois pièces ajusté, Red semblait aller très bien. Difficile d'imaginer que la veille, il s'était effondré dans les bras de la jeune femme.

« Carole doit m'emmener à l'aéroport. Je décolle dans trois heures… Comment vous sentez-vous ce matin ? »

« J'ai dormi comme un bébé. Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. »

« Dembé m'a dit ce qu'on vous avait fait subir. Vous êtes sûr que vous n'avez besoin de rien ? »

Red secoua la tête.

« Les drogues et les privations n'ont jamais fait bon ménage, mais ce ne sera bientôt plus qu'un lointain souvenir. Un de plus à ajouter à une longue liste. »

Il la conduisit à la table et la fit assoir. Elizabeth le considéra un instant alors qu'il reprenait sa place et lui souriait doucement. Il se voulait rassurant mais elle n'était pas dupe : elle connaissait les effets d'un sevrage et les phases difficiles par lesquelles passaient les toxicomanes. Son corps le trahirait encore. Ce ne serait pas simple, même pour quelqu'un d'aussi déterminé que Reddington. Elle se servit une tasse de café chaud, tout en rassemblant ses idées et en se demandant par où commencer, mais ce fut lui qui reprit la parole.

« Et vous, Lizzie ? Comment allez-vous ? »

Elle fut surprise par la question toute simple. Récemment, elle n'avait pas accordé beaucoup d'importance à son bien être et Alan Shore mis à part, personne ne s'en était inquiété non plus. Machinalement, elle répondit :

« Bien… Je vais bien. »

« Alan m'a raconté. Toutes les charges contre vous ont été levées. Félicitations. »

« Il a été fabuleux au tribunal. Sans lui, je serai probablement sous les verrous. »

« Je suis content que vous vous entendiez bien avec lui. »

« Il m'a aidé à faire le point, à prendre du recul… » Elle se perdit dans la contemplation de son breuvage. « … Il manquait à ma vie un ami précieux comme lui. »

« Il n'est qu'un simple ami ? »

Elizabeth s'autorisa un sourire devant le sous-entendu implicite.

« Un simple ami, oui… Bien qu'il ait essayé et qu'il essaiera sans doute encore. »

« Vous m'impressionnez… Peu de femmes parviennent à lui résister. Mon frère a toujours eu ce côté attachant, tendre et amusant. Il m'arrivait d'être jaloux de la facilité avec laquelle les filles s'entichaient de sa fraîcheur. »

« Jaloux, vous ? »

« Jusqu'à ce que je porte l'uniforme, je devais en faire des tonnes pour attirer l'attention des filles. » Il haussa les épaules et eut un sourire. « C'est grâce à Alan que j'ai rencontré Carla. Ils étaient ensemble à la Fac de droit… »

Introspectivement, Elizabeth s'amusa de la façon dont les rôles des deux frères en matière de drague semblaient s'être inversés. Alan pouvait se montrer invasif et lourd, avoir un comportement frisant le harcèlement, alors que Red était tout en charme, en rondeur et en séduction… Comme s'ils s'étaient copiés mutuellement en pensant que l'attitude de l'autre leur apporterait plus de succès…

Il y eut un silence inconfortable après cela. L'agent du FBI décida de se jeter à l'eau.

« Red… Je ne m'excuserai pas pour mon comportement vis-à-vis de vous avant votre enlèvement. Il y a des tas de choses que je n'ai toujours pas digérées depuis l'incident Luther Braxton. »

« Je comprends. Vous avez toutes les raisons d'être en colère contre moi. »

« Mais je suis prête à vous écouter si vous voulez en parler ou vous expliquer. »

Reddington fit jouer sa mâchoire, puis son visage se ferma, alors qu'il baissait les yeux. Il n'avait pas envie d'aborder le sujet compte tenu de son état psychologique en lambeaux. Il se sentait trop fragile, trop vulnérable pour affronter la jeune femme sur ce terrain. Il avait besoin de temps. Il secoua la tête et la regarda doucement.

« Lizzie, tout ce que je peux vous dire, c'est que vous n'êtes pas un moyen pour une fin. Vous comptez plus que tout au monde pour moi. Jamais je n'ai fait semblant de tenir à vous… Et justement parce que je me soucie de vous, je ne peux pas vous révéler des informations qui vous mettraient irrémédiablement en danger, et moi, dans l'incapacité de vous protéger. »

Elizabeth le considéra sans rien trahir. Elle lui avait tendu la main, il avait refusé de la prendre. Pourtant, il semblait si sincère, presque implorant, comme s'il avait besoin de sa compréhension et de son approbation. Elle soupira. Comme il serait difficile à aimer… Tant qu'il ne se livrerait pas plus volontairement, il serait inabordable. Elle avait désespérément besoin de se rapprocher de lui, et pour ça, elle allait devoir faire preuve de patience, ce qui n'était pas son fort. Elle était cependant prête à faire un geste d'apaisement envers lui. Des tas de questions lui tournaient dans la tête, et pas des moindres : pourrait-elle lui accorder le bénéfice du doute après tout ce qu'elle avait traversé ? Arriverait-elle à lui faire confiance à nouveau ?

« Et je suis désolé pour les désagréments subis depuis plus de deux semaines. Donnez-moi juste quelques jours et je vous donnerai le prochain nom sur la liste. »

« Je me fiche du prochain criminel que nous allons pourchasser, Reddington... »

Consciente de son ton agressif, elle se recula dans sa chaise et se radoucit.

« Vous allez retrouver Praetorius ? »

« Ce n'est pas une affaire qui concerne le FBI. »

« D'accord, vous le gardez pour vous, ça tombe sous le sens... Que cherchait-il à savoir ? »

Red se contenta de sourire énigmatiquement. Elizabeth se força au calme. Quand il adoptait cette attitude, elle avait juste envie de l'étrangler.

« Ils savent pour votre arrangement avec nous ? »

« Considérez qu'ils sont au courant. »

Elizabeth se tendit inconsciemment et fut parcouru par un sentiment d'urgence.

« Red, cela peut remettre en cause notre accord… Sans compter que les révélations que vous avez pu faire, mettent en péril votre vie. »

« Lizzie, j'ai en permanence une épée de Damoclès au dessus de la tête. Je fais tout ce qui est possible pour éviter qu'elle tombe. »

« Si Praetorius vous a gardé vivant, c'est que vous ne lui avez rien dit, sinon il vous aurait tué. »

« … Ou peut-être s'apprêtait-il à me livrer au Directeur ? »

« Praetorius ne travaille pas pour cette Cabale ? »

« Non. Un autre groupe. »

« Qui est derrière tout ça ? »

« Shaltaï Boltaï… »

En entendant ce nom, Elizabeth se pencha soudain en avant.

« Les informations que vous m'avez faites passer sur Julia Voronina… Ma mère… Elle est bien vivante, n'est-ce pas ? »

« Oui. »

« Pourquoi m'avez-vous dit qu'elle était morte ? »

« Parce que je l'ai cru, jusqu'à récemment. »

« Que vous voulait ce groupuscule russe ? »

Silence.

« … Que s'est-il passé la nuit de l'incendie ? »

Nouveau silence. Inconsciemment, Elizabeth serra les poings et ravala sa colère. Reddington nota sa gestuelle et inclina la tête. Puis il eut un éclat de rire et son regard se perdit dans le vague.

« Je vous ai déjà parlé de Johnny ? »

« Johnny ? »

« Johnny Anderson était le meilleur pilote de motos trial que j'ai jamais connu. A seize ans, nous partions les dimanches après-midi sur les chemins et dans la forêt exercer nos talents... Dieu qu'il était doué ! J'avais du mal à le suivre, tellement il était casse-cou. Il prenait de ces risques… Un jour, en compétition, il est tombé. La chute semblait anodine, il en avait vu d'autres, mais là, il ne s'est pas relevé. Quand il s'est réveillé, il était paralysé des jambes. Les médecins lui ont dit qu'il ne remarcherait probablement plus, mais Johnny… brave Johnny ! Il n'a jamais baissé les bras. Il s'est battu contre son corps, contre le scepticisme des médecins et il a fini par remarcher… Oh, ce n'était qu'un minuscule pas, mais il l'a fait… Avec une volonté extraordinaire, Johnny a pris ses béquilles et jour après jour, il a reconstruit ce qu'il avait perdu… à sa façon. Et il est devenu plus fort. »

La jeune femme sut qu'il parlait aussi de lui. Si cette fameuse nuit avait marqué un tournant dans sa vie personnelle avec la mort de son père, elle signifiait aussi de grands bouleversements pour Red.

Il était temps de lui dire qu'il comptait désormais pour elle. Elizabeth joua avec la petite cuillère entre ses doigts et le dévisagea intensément.

« J'ai plusieurs fois imaginé que le pire vous était arrivé… Et ces scénarios m'étaient à chaque fois de plus en plus insupportables... » Elle fit tomber la cuillère sur la table avec un son métallique. « C'était effrayant. »

Reddington déglutit très nettement en comprenant.

« Lizzie, je suis désolé de vous avoir fait peur. Je ne croyais pas… »

« Quoi ? Que je tiens à vous, Reddington ? Que vous êtes autre chose qu'un informateur lambda sur lequel je dois veiller ? … Vous êtes… » Elle s'arrêta en cherchant le terme mais ne le trouva pas. « … Peut-être est-ce de votre faute ? Vous avez tissé des liens entre nous qui dépassent une simple relation de travail. Je ne peux plus en faire abstraction, même si je le voulais. »

« Lizzie, je ne veux obtenir que votre confiance. »

« Comment voulez-vous l'avoir si vous me cachez toujours la vérité ? Si j'ai l'impression en permanence que vous manigancez quelque chose derrière mon dos pour poursuivre un but dont j'ignore tout et qui va nuire à des tas de personnes ? »

« Vous me prêtez des intentions malveillantes, alors que je ne veux que vous protéger et vous sauvegarder. »

« De quoi, Red ? Dois-je alors interpréter vos actions comme bénéfiques pour réparer des erreurs que mes parents ont commises et qui, par conséquences, retomberaient sur moi ? »

Reddington la dévisagea en silence.

« M'épargnez-vous d'une vengeance que les ennemis de mes parents ou la Cabale voudraient me faire subir ?... » Elizabeth le regarda et déglutit. « … Parce que je détiens le Fulcrum ? »

Le criminel se pencha en avant, et l'observa de façon plus intense. Elizabeth sut à cet instant qu'il était sincèrement surpris de la tournure des événements, même s'il devait soupçonner qu'elle était bien en possession de l'objet. Elle eut l'impression de voir les rouages tourner dans le cerveau du criminel.

« Que comptez-vous en faire ? » Demanda finalement Red après quelques secondes.

« Dites-moi ce que c'est et je vous dirais où il est. »

« Je vous ai déjà dit tout ce que je pouvais vous dire. Vous en révéler davantage vous mettrait en grave danger. »

« Je n'ai pas besoin de votre protection. »

« Et je pense le contraire. Comme vous l'avez dit, si Alan n'était pas intervenu, vous seriez en prison. »

Des pas se firent entendre dans le couloir et Carole Clark se présenta à la porte. Elle adressa un signe de tête à Reddington.

« Il est l'heure de partir, Elizabeth, sinon vous allez manquer votre avion pour Washington. »

La jeune femme se leva et fit face au criminel.

« Je vous laisse du temps pour réfléchir à ce que vous allez faire, Reddington. Encore une fois, je suis prête à vous écouter et à faire preuve de patience… Quel que soit ce que vous avez à me dire. »

Le criminel hocha la tête, notant cette nouvelle attitude conciliatrice, se leva et s'approcha d'elle.

« Faites un bon voyage, Lizzie. Nous nous verrons à D.C. la semaine prochaine. »

Ils s'observèrent l'un et l'autre silencieusement. Il y avait tant de choses qu'Elizabeth mourrait de lui dire avant de partir, mais la distance avec laquelle il la traitait l'en empêchait. Finalement, calmement, elle avança d'un pas, déposa un baiser sur la joue de Red et lui glissa doucement à l'oreille :

« Je pensais ce que j'ai dit tout à l'heure : je tiens vraiment à vous. »

Elle lui adressa un dernier sourire engageant, avant de lui tourner le dos en éprouvant une immense satisfaction : l'expression choquée de surprise sur le visage de Reddington valait toutes les peines qu'elle avait endurées ces dernières semaines.

oooOOOooo

Soixante douze heures après être revenue à Washington, Elizabeth Keen reçut un appel de Nick's Pizza. Comme elle le faisait désormais, la jeune femme sortit du bureau qu'elle partageait avec Ressler et s'isola dans un couloir désert du Bureau de Poste, avant de répondre.

« Hé Dembé… Comment ça va ? »

« Elizabeth, Raymond a de nouveau disparu… »

« Quoi ? »

Elizabeth se sentit soudain glacée et s'agita sur place.

« … Il a demandé à Carole de prévoir un plan de vol et de l'emmener en hélico. Elle croyait que j'étais au courant. »

« Vous savez où il est ? »

« A Washington. A en juger par votre réaction, il n'a pas essayé de vous contacter. »

« Non. »

« J'espère qu'il le fera… Elizabeth, Raymond est fragile physiquement et émotionnellement instable, plus qu'il ne l'admettrait lui-même. Je crains pour sa santé. »

« Vous ne pouvez pas le localiser ? »

« Pas d'ici, la recherche ne peut être effectuée que lorsqu'il est proche et sur un petit périmètre. Je vous rejoindrais ce soir avec la valise. »

« Pourquoi a-t-il fait ça ? Praetorius ? »

« Raymond n'a rien dit à personne. Monsieur Kaplan continue de traquer Bocharov. Elizabeth, Raymond possède un appartement à Bethesda sous le nom de Bill Kershaw. Je vous y envoie mais personne ne doit connaître son existence. J'espère que vous le trouverez là-bas… Et s'il n'y est pas, Raymond ne doit jamais savoir que vous y êtes allée. »

« Merci Dembé, j'apprécie cette marque de confiance. »

« Nous avons le même intérêt à cœur… » Dembé marqua un silence et Elizabeth comprit que l'Africain lisait bien en elle. « … Je vous envoie l'adresse par texto. A ce soir, Elizabeth. »

La jeune femme raccrocha et demeura un instant perdue dans ses pensées. Elle hésitait à aller avertir Cooper immédiatement. La pause déjeuner approchait. Elle allait pouvoir s'absenter et se rendre à l'appartement dont l'adresse venait de lui être transmise. Après, en fonction des événements, elle aviserait.

Quand elle arriva sur place, elle sonna et attendit. L'immeuble était calme. Il n'y avait pas un bruit. Elle refit une tentative, patienta encore, et tourna les talons pour partir quand la porte s'ouvrit.

Il y eut un étrange silence alors que Red et Elizabeth s'observaient sur le palier. Il éclata de rire et secoua la tête, puis ouvrit en grand la porte pour l'inviter à entrer dans l'appartement.

Elizabeth nota la tenue ordinaire de Red : une chemise bleue ouverte au col et un jean de la même couleur. Le criminel ne s'attendait visiblement pas à une visite.

« J'aurai dû me douter que Dembé ferait sa mère poule et vous enverrait en éclaireur. »

« Il s'inquiète, Red, et moi aussi. »

Elizabeth pénétra dans le salon vieillot dont la décoration ne semblait pas avoir changé depuis les années soixante dix. Une bibliothèque emplie de livres entourait une cheminée sur laquelle reposaient des tas de cadres photo. Des objets hétéroclites, ramenés de voyages autour du monde, traînaient sur les étagères.

« Je suis là. Tout va bien. »

Red avait mis les mains dans ses poches. Elizabeth soupçonnait qu'elles devaient trembler pour qu'il les cache ainsi de manière inhabituelle.

« Pourquoi êtes-vous parti sans Dembé ? »

« J'avais à faire à Washington. »

« Et ça ne pouvait pas attendre ? »

Reddington ne répondit pas, mais son regard devint plus acéré. Calmement, il se dirigea vers un petit meuble qu'il ouvrit.

« Vous voulez boire quelque chose ? »

« Non, merci. Je suis juste de passage. »

Encore ce regard tranchant et supputatif, comme s'il ne savait pas quoi faire de la présence de la jeune femme. Comme si Elizabeth le dérangeait en quelque sorte…

« Je ferai mieux de retourner au Bureau de Poste. Ressler va se demander où je suis passée. »

Red la laissa passer devant lui alors qu'elle se dirigeait vers la porte.

« J'appellerai Dembé pour lui dire que vous m'avez retrouvé. »

« Reddington, vous ne devriez pas… »

Elizabeth lui tournait le dos. Ce fut le moment qu'il choisit pour saisir le revers de sa veste avec la main droite, appuyer dans le même mouvement sur le cou de la jeune femme, alors que son bras gauche passait sous celui de Liz et que sa main capturait l'autre revers en tirant vers le bas.

« Désolé, Lizzie, ça ne me plaît pas plus qu'à vous, mais j'ai besoin d'un peu de temps… »

Elizabeth se retrouva plaqué contre le torse de Reddington et tenta de se débattre mais l'étranglement sanguin avec les mains en croix ne lui laissa aucune chance. En à peine quelques secondes, la jeune femme s'effondra contre lui sans avoir émis le moindre son.

« … Faites de beaux rêves… »

Reddington porta Elizabeth Keen dans la chambre et la coucha sur le lit. Il chercha les menottes de la jeune femme et les lui passa aux deux poignets en vérifiant qu'elle n'était pas installée inconfortablement. Froidement, il revérifia son pouls et remit une mèche de cheveux en place, avant de caresser doucement sa joue pâle :

« Ne m'en voulez pas trop, Lizzie… » Lui murmura-t-il en la regardant une dernière fois. « … Je vous évite de devenir involontairement ma complice. »

Avant de quitter l'appartement, il déposa les clés des menottes et le Smartphone éteint de la jeune femme sur la table de la cuisine, passa un hoodie et mit ses lunettes d'aviateur, puis prit le grand sac noir dans lequel il avait disposé son matériel.

Il ne prit même pas la peine de refermer à clé derrière lui.

A suivre…

Comme vous l'aurez compris, quelque chose ne tourne définitivement pas rond chez Reddington. Et un petit cliffhanger pour vous faire ronger votre frein en attendant de savoir de quoi il s'agit… Non, non, ne me remerciez pas… Gnark-gnark…