Salut à tous ! Tout d'abord je tiens à m'excuser pour le retard de ce chapitre qui aurait dû paraître la semaine dernière, mais comme je l'avais précisé sur ma fiche d'auteur, quelques contretemps m'ont empêchée de le publier avant.
Je tenais également à vous souhaiter un bon courage pour cette rentrée des classes ! Pour ma part, je reprends mes études en université dès la semaine prochaine, aussi je vous demanderai d'être indulgents avec moi par rapport aux publications des chapitres qui risquent probablement de s'espacer. Mais vous aurez toujours de mes nouvelles, pour cela il vous suffira d'aller jeter un coup d'oeil sur ma fiche d'auteur : j'y mettrais les informations relatives à la fiction !
Trêve de bavardages : bonne lecture !
Chapitre XIV : Le manoir
Une semaine plus tard
Harry leva ses yeux verts au ciel. Un grondement quasi constant résonnait au loin. Quelques vagues de lumière blanche se propageaient dans les nuées sombres au-dessus du manoir Malfoy et de ses tourelles noires, telles des pics transperçant les éléments. Il n'y avait aucune clarté durable, que des éclats brutaux qui ouvraient une nouvelle vision sur le monde pendant moins d'un quart de seconde, teintant le noir en gris fantomatique. Personne n'aurait pu jurer qu'à cette heure, en temps normal, le jour aurait du être visible, tant la voûte céleste ressemblait à un océan furieux dégorgeant d'encre. L'air malsain était lourd d'humidité bien qu'aucune goutte de pluie ne semblait vouloir quitter les confis des voiles obscurs. Les éclairs approchants éclataient d'un craquement sec. Peu désireux de recevoir une décharge soudaine, le survivant s'était abrité près de la porte d'entrée du manoir. Rapidement, le mur de pierre le protégea également du vent en pleine croissance qui s'engouffrait sous l'immense battant de bois en murmurant des psaumes maudits.
Sous sa capuche sombre, l'élu inspecta les lieux déserts. Là où il se tenait l'élu n'était pas visible et il le savait parfaitement. L'héritier des Malfoy tardait à se montrer lui aussi. Harry avait franchement du mal à imaginer comment le blond pouvait oublier un rendez-vous pour lequel il avait tant insisté et menacé. À moins que le survivant ne se soit trompé sur son compte et que le Serpentard n'ait finalement pas tant changé que cela, celui-ci ne le ferait pas attendre. L'enjeu était trop grand. L'entretien devait être rapide, précis et concis, certes. Mais pour cela il devait bien avoir lieu. Alors pourquoi tardait-il ? Le survivant songea un instant que chacun d'eux attendait peut-être dans un recoin de la propriété que l'autre se montre en premier. Rendu d'autant plus méfiant par les conditions météorologiques défavorables, Harry décida de ne pas se précipiter.
Le grondement constant de l'orage faisait rapidement place à des déchirements brusques affreusement sonores. Les paupières du survivant se plissèrent pour le protéger des reflets aveuglants. Il réajusta sa position contre le mur de pierre froide. Le fond de l'air glaçait les membres et s'infiltrait jusqu'aux os par les pores. Hormis les herbes agitées par le vent, toujours aucun mouvement. Harry avait un mauvais pressentiment. Il n'y avait aucun risque majeur pourtant. Il ne craignait pas Malfoy, il ne l'avait jamais fait. Même si le blond venait à le piéger, l'Auror qu'il était restait près à se défendre par tous les moyens. Seulement cette réalité ne suffisait pas à le rasséréner. Ce n'était pas de la peur, juste une sensation inconnue qui le laissait incertain. Le déjà-vu devait y être pour beaucoup. Pris dans cette tourmente, le manoir abandonné reprenait ses airs de guerre. Pour un peu, Harry se serait presque attendu à voir le mage noir se matérialiser devant lui, le sommant de se battre encore une fois.
Dérangé par ces réminiscences, le survivant commença à sonder ses actions de la semaine passée. Il avait passé tellement de temps à méditer chaque détail qu'il en venait à se demander si tout cela n'était pas trop cérébral en fin de compte... Non. Il n'y avait aucune faille. Si tout se passait comme prévu, et ce serait le cas, Ron et Hermione étaient occupés ailleurs.
Après son entretien avec Malfoy, Harry s'était « faufilé » dans le monde magique en appliquant les directives du blond : du moment que c'était fait, il se fichait de comment cela se faisait. Se mouvant dans l'ombre, incognito, le survivant s'était mis à récupérer des informations diverses : où en étaient ses amis dans leurs recherches ? Quelles étaient les menaces réelles qui pesaient sur lui et sur Malfoy ? Comment les diriger vers une voie sans issue assez longtemps pour les maintenir occupés loin d'eux ? Comment se mettre hors d'atteinte. Tout y était passé. Harry avait vite compris que le couple savait à propos des lettres de Lucius Malfoy et des condamnations qui pesaient sur son fils. À ce stade, il ne faisait aucun doute que ses amis possédaient la forte intuition que le blond demeurait en vie quelque part. Ils n'en possédaient simplement pas la preuve. Ils pensaient détenir la solution avec cela. Mais en réalité cette découverte ne leur expliquait que les raisons de son départ, pas le moyen de retrouver Malfoy. Ça, ils ne le trouveraient jamais. En anticipation de cette situation, Harry s'était appliqué dès le début à faire disparaître tout élément pouvant les amener au monde moldu. Ni Ron, ni Hermione, ni un membre chevronné du Ministère ne pourrait retrouver leur trace. En revanche, la position d'Auror de Ron lui apportait un avantage non négligeable dont il commençait enfin à se servir, probablement excédé de tourner en rond depuis si longtemps. Le roux partait à la pêche aux informations dès qu'il en avait l'occasion. Quelque part, Harry était fier de voir que son ami n'était pas aussi impulsif et irréfléchi qu'il en avait l'air. Cela restait néanmoins une sérieuse épine dans son pied. Depuis sa « rencontre » avec l'élu dans le monde moldu, Ron se portait volontaire pour chaque intervention en songeant qu'il finirait bien par se recréer une occasion similaire que, le cas échéant, il ne laisserait pas passer. Pour l'instant, il se joignait à toutes les expéditions car incapable de déterminer quel cas pouvait se rapporter à Harry ou non. Ron en enquête de son côté pouvait être dangereux pour Malfoy. Mais Ron au Ministère était dangereux pour Malfoy. Toute la nuance d'une conjugaison, question de sémantique. Plus le roux ferait d'intervention dans le monde moldu, plus il y avait de chances qu'il trouve une piste compromettante. Éloigner Ron du Ministère lui procurerait le temps suffisant pour s'arranger avec le blond. Et seulement là, Harry considérerait la possibilité de revenir dans le monde magique sans heurts. Le survivant n'était pas dupe : franchir les barrières du manoir ce soir serait retransmis d'une manière ou d'une autre au cadet des Weasley, dernier poseur de sécurité en date. Sans le Weasley au Ministère, pas de contact, pas d'intervention, car personne ne sachant ce qui se tramait réellement. Sans Ron, leur entretien était sécurisé.
À partir de là, Harry avait décidé d'intervenir. Il avait pris le roux en filature un jour, et s'était brusquement détourné pour s'engager dans le quartier des Aurors grâce à un sort de désillusion. Il n'avait rencontré aucune résistance. À croire que ces sorciers n'avaient rien appris de la guerre : non, il était parfaitement impossible qu'une menace quelconque apparaisse au bureau, pas besoin de se biler avec ça ! Il s'en serait tapé la tête contre les murs s'il avait eu le temps matériel pour cela. Au lieu de ça, le survivant avait choisi un de ses collègues, idéal pour le job, et avait changé de personne pour sa filature. L'élu se remémora chaque détail : le sort d'endormissement, l'entrave dans un coin tranquille, le polynectar, le retour au bureau de Ron sous les traits de son collègue, l'assignation à la mission très contraignante le tenant à distance du Ministère le soir même de l'entretien prévu avec Malfoy, le sourire moqueur dessiné sur le visage d'empreint pour se vanter de sa permission ce même soir, le retour au coin tranquille, la fin des effets de la potion interrompus avec un sortilège, le superbe sort d'oubliette sur son collègue pour modifier ses souvenirs, et finalement retour au bercail. Harry hocha la tête pour lui-même depuis sa cachette. Ce soir, il pourrait donner les lettres à Malfoy. À condition qu'il daigne se pointer bien sûr...
Un éclair plus massif que les autres déchira le ciel d'encre. Harry se tendit en se redressant. Quelques effluves de magie traversèrent son corps : Malfoy était enfin arrivé. Le survivant allait se manifester, presque impatient, mais son geste s'avorta de lui-même. Ce ne fut pas une silhouette mais deux qui passèrent le portail du manoir. Après avoir parcourut quelques mètres, les deux inconnus s'arrêtèrent. L'élu avait cette impression tenace qu'ils savaient qu'il était là, à cet endroit précis, et que même à travers l'obscurité ils le détaillaient comme en plein jour. Un second éclair se détacha du grondement confus et éclaira mieux les lieux. Le survivant soupira lorsque son regard d'émeraude rencontra les pupilles mercures du Serpentard. À ses côtés, Théodore observait discrètement la bâtisse abandonnée avec désillusion : finies les heures de gloires d'antan. Mécontent, Harry s'aventura à son tour dans l'allée principale mais s'arrêta à une distance raisonnable des deux hommes.
- Qu'est-ce-que ça signifie ? cingla-t-il en dévisageant Théodore.
- Ce n'est pas sa faute, objecta l'acolyte du blond. C'était ça ou rien.
- Théo, l'interrompit Drago. Tu te souviens à quelles conditions j'ai accepté que tu m'accompagnes ?
- Je ne dois pas interférer. Je suis juste là pour m'assurer que tout va bien. Je dois te laisser faire tes propres choix avec ce que Potter te proposera, récita Théodore.
Le blond acquiesça. L'ancien espion attendit que l'entretien débute. Comprenant que sa présence dérangeait malgré tout, il fit marche-arrière et se posta près du portail, loin des deux hommes. Ces derniers se jaugèrent sous les flashs des rais d'électricité rayant le ciel.
- Tu as pu arranger la situation ? demanda calmement Drago.
- Provisoirement pour l'instant. Maintenant j'aimerais reprendre ce qui a été interrompu la dernière fois.
- Si tu m'expliques ce que « provisoirement » veut dire dans ton jargon de héros, j'envisagerai peut-être la question.
- Je ne veux pas entrer dans les détails. Disons simplement qu'ils ne sont plus sur ta piste dans l'immédiat. Ils peuvent sans douter la retrouver si rien ne change. Mais si tu m'écoutes maintenant, je te jure que tu n'entendras plus parler ni d'eux ni de moi.
- Ça semble prometteur. Néanmoins, je croyais que notre marché était déjà conclu, Potter, rétorqua Drago. Pas qu'une clause supplémentaire viendrait s'y greffer.
- Je n'ai jamais eu l'intention de te cacher mes motivations. Je n'ai juste pas eu le temps de les aborder la dernière fois.
Drago inspira. De son point de vue, les choses progressaient. Seulement elles ne progressaient pas dans le sens qu'il aurait souhaité. De toutes les options qu'il avait envisagées, celle-ci était celle dont il doutait le plus : ses connaissances du sujet étaient limitées. Pourtant, une voix intérieure lui murmurait de faire confiance au Gryffondor, comme si cette entité impersonnelle savait déjà que l'écouter lui assurait la sortie de cette situation. Son cœur se gonfla d'espoir à cette idée. Si cela lui permettait de se débarrasser d'un poids, il devait ne serait-ce qu'essayer.
- Je t'écoute, déclara le blond.
Le survivant fronça les sourcils. Son regard se leva de nouveau vers le ciel.
- Drago ! appela Théodore depuis les grilles.
Le blond tiqua. Cet idiot avait pourtant promis de rester silencieux. Visiblement, c'était une promesse vide. Aussi vide que la bouche de Potter qui ne daignait pas lui apporter de réponse. Il se figea lorsque le survivant écarquilla les yeux d'une manière inhabituelle face à lui.
- Drago !
L'héritier des Serpentard fit volte-face. Théodore était aux prises avec une panique qui ne lui ressemblait pas. Du doigt, il pointait l'orage qui arrivait droit sur eux par-dessus les bois environnants : une nuée encore plus noire qu'une magie non recommandable crachant éclairs et foudre avec rage. Le vent hurlait d'horreur en se fracassant contre la toiture du manoir. Mais Drago comprit rapidement que ça n'était pas la tempête qui l'inquiétait, mais plutôt le fait qu'elle semble les cerner sans parvenir jusqu'à eux. Les éléments se perturbaient, dérangés par un immense afflux de magie. Aussitôt, le blond se tourna vers le survivant.
- Je croyais que tout était sous contrôle ! s'exclama-t-il vivement.
- Oui !
- Alors qu'est-ce-que c'est que ça, hein ?!
- Personne ne pouvait savoir ! J'ai tout fait pour écarter Ron et Hermione !
- Pardon ?! s'interloqua Drago. « Ron et Hermione » ?!
- Tu ne parlais pas que d'eux, réalisa soudainement Harry.
- Non !
- Drago ! Transplane ! cria Théodore.
La foudre s'abattit violemment sur eux telle une gigantesque boule de feu. Les deux sorciers firent mine de se protéger de leurs bras mais le rayon ne parvint jamais jusqu'à eux. Incrédule, Drago regarda avec frayeur l'électricité révéler un dôme protecteur englobant l'ensemble du domaine en le percutant : le manoir, et une partie des bois au-delà des grilles. Le blond tenta de réaliser son transplanage, en vain. La barrière court-circuitait sa capacité à transplaner, le maintenant à l'intérieur de la barrière. Une bulle d'isolement et d'emprisonnement.
- Trop tard, murmura Harry en ressentant également les effets.
Drago reporta son attention vers son ami désespéré, près du portail. Presque aussitôt, ses pupilles furent attirées par une autre forme se détachant de la lisière des bois, à la limité intérieure du dôme. Un frisson lui parcourut l'échine : un flash de son cauchemar impliquant sa tante lui revenait brutalement en mémoire. À son tour, Théodore remarqua l'intrus. Le blond vit clairement ses genoux flancher un instant. Ses propres lèvres se mirent à trembler en devinant l'identité de la personne. De l'autre côté des grilles, Blaise les fixait d'une expression indéchiffrable. Son regard de braise passa tour à tour entre chacun des sorciers présents. Son crâne luisait des reflets des éclairs repoussés par la barrière de sa création. D'un coup de baguette, il fit s'évaporer les grilles du manoir le temps de les traverser. La brume se reforma en métal après son passage.
Le blond était cloué sur place, affligé par sa propre bêtise. Potter ignorait que Blaise détenait la preuve de sa vie qui manquait au couple de Gryffondors : la dague de sa tante. Une arme qui a la base était destinée au survivant pour bien lui spécifier l'identité du sorcier lui ayant laissé le souvenir de la boîte moldue dans la pensine. Mais s'il ne le savait pas, Potter ne pouvait pas détourner Blaise de sa piste. L'intervention de Théodore lors de leur dernier entretien lui avait totalement sorti de l'esprit l'avertissement à propos de Zabini. Impuissant, Drago observa le noir entrer dans l'enceinte de la propriété. L'homme s'arrêta à la hauteur de Théodore. Il réalisait que son ami disparut se tenait enfin devant ses yeux. Ils étaient enfin réunis comme au temps de Poudlard. Tout ce qu'il avait toujours désiré depuis tant d'années lui était enfin accordé. Un sourire de soulagement apaisa ses traits. Pour une fois, son intuition avait été la bonne. S'introduire au manoir Malfoy pour vérifier l'authenticité de la dague trouvée au Square Grimmault était la meilleure idée qu'il aurait pu avoir. Une fois assuré de l'appartenance de la dague, Blaise avait remplacé les protections du manoir avec l'accord du roux. Juste au cas où Drago, ou quiconque tenait à se faire passer pour lui, reviendrait fouiner dans les anciennes possessions. Théodore profita du moment d'inaction du sorcier noir pour s'adresser au blond.
- Drago, dit-il sans hausser la voix.
D'un mouvement de pupilles, il désigna le manoir. L'héritier des Malfoy suivit son regard, déboussolé. Théodore hocha la tête lorsqu'il le questionna silencieusement. Le blond n'eut pas besoin de se le faire souffler deux fois. Sans attendre, il se mit à courir vers la bâtisse abandonnée. Blaise fit quelques pas.
- Drago ! Reviens ! supplia-t-il.
Théodore fit volte-face pour jauger son ami. Les traits de celui-ci se durcirent tout à coup.
- Tu savais ? Tu savais qu'il était en vie ? refusa-t-il de croire.
L'ancien espion ne répondit pas malgré l'appel de ses instincts. Le but maintenant c'était de gagner le maximum de temps pour permettre à Drago de s'échapper malgré l'entrave de la protection. Si quelqu'un savait comment s'échapper d'un manoir entièrement cerné... c'était Potter. Le blond connaissait l'intérieur mieux que quiconque, mais il aurait besoin des connaissances du survivant pour pouvoir contourner la barrière. Théodore attrapa le regard de Potter par-dessus son épaule. Harry se détourna alors pour rejoindre le manoir à son tour. Furieux, Blaise dressa sa baguette contre lui.
- Potter ! Ne t'avises pas de...
Sa voix mourut dans sa gorge : Théodore le menaçait de sa propre baguette à présent.
- Non, Blaise. C'est toi qui ne bouge pas. Vas-y, Harry, je te couvre.
Le survivant acquiesça et reprit sa course.
- Petrificus totalus ! lança le sorcier noir.
- Protego !
Le sort se désintégra sur le bouclier créé par l'ancien espion. Ce dernier le maintint jusqu'à ce que le survivant soit hors d'atteinte.
- Depuis quand tu savais ? demanda Zabini.
- Qu'est-ce-que ça peut bien avoir comme importance ?
- Depuis quand ?! exigea Blaise. Je veux savoir depuis combien de temps tu me mènes en bateau.
- Depuis le début.
L'homme faillit en lâcher sa baguette. Comment ça « depuis le début » ? Depuis le début de quoi ? Ça ne pouvait pas signifier ce qu'il imaginait, n'est-ce-pas ?
- Ne te fiches pas de moi, Théo !
- Sa disparition n'en a jamais été une pour moi, continua son ami. L'inquiétude du début, l'apparence de laisser faire, mes voyages d'affaires, mon absence au moment de sa disparition... Tout ça n'était qu'une façade, nargua Théodore.
- Tu me mens depuis le début.
- J'étais obligé de le faire.
- Ce n'est pas une excuse ! cracha Blaise. Tu trouves ça amusant peut-être ?
- J'avoue que j'y ai pris goût. La guerre et l'espionnage me manquaient, provoqua encore l'ancien espion.
- Espèce de...
Théodore ne broncha pas. Il se contenta de suivre les mouvements de Blaise lorsque celui-ci essaya de le contourner pour rejoindre le manoir. Finalement, le sorcier noir tiqua.
- Je vois que je vais devoir gagner mon laissez-passer, déclara-t-il.
- Tu veux te battre ? ria Théodore. Tu n'en es pas capable. Tu n'oseras pas me jeter de sort.
- Everte statim !
- Proteg...
Le sortilège propulsa son opposant une dizaine de mètres plus loin.
- Dis-toi bien qu'à partir de cet instant, tu ne trouveras plus d'ami en moi, Théo ! l'avertit Blaise.
L'ancien espion se décolla du sol avec difficulté. Il rampa et attrapa sa baguette du bout des doigts avant de se remettre sur ses pieds. La peine lui tenait douloureusement au corps. Malheureusement s'il voulait respecter les volontés de Drago, il devait gagner du temps. Pour ça, attirer l'attention de Blaise sur lui et uniquement sur lui était primordial. Il devait devenir le point de chute de la colère du sorcier noir en le provoquant, en jouant avec ses sentiments. Leur lien d'amitié serait à jamais révolu après cet affrontement. Théodore avait tenté de tout sauvegarder aussi longtemps qu'il l'avait pu en souvenir de l'ancien monde. Mais la guerre avait détruit une partie de cet ancien monde où tous les trois pouvaient se considérer comme frères. Et l'univers s'évertuait coûte que coûte à faire table rase de tout ce qui subsistait encore de cet ancien monde. Celui qui avait causé la guerre dans les ténèbres. Leur amitié n'échappait visiblement pas au processus. Le fils Nott avait mal pour Blaise. Mais il avait également mal pour Drago car il savait que ce moment signait tout autant la fin de son amitié avec le blond. Dès que le sorcier trouverait l'échappatoire de ce piège, plus personne ne le reverrai jamais. L'ancien Serpentard pouvait être égoïste pour une fois, laisser le passage à Blaise, l'accompagner même, essayer de faire entendre raison à leur ami : tout n'était pas perdu parce qu'une personne de plus savait. Ça avait marché avec Potter. Ça ne marcherait pas deux fois de suite. Aussi, le sorcier resta campé sur ses positions, dos au manoir, en priant que Drago finisse par trouver la lumière qui manquait à sa vie, avec ou sans lui dans celle-ci. Les larmes roulèrent sur ses joues tandis qu'il armait fermement sa baguette contre Blaise.
- Alors viens ! Viens et bats-toi ! cria-t-il.
Un claquement de pas précipités rebondissait à l'infini contre les murs du manoir abandonné, troublant le silence pour la première fois depuis plusieurs années. Des traces de semelles se dessinaient de manière brouillonne sur la couche de poussière recouvrant le sol de marbre. À courir de cette manière dans ce cadre, Drago avait l'impression d'atterrir en plein cœur d'une de ses terreurs nocturnes durant lesquelles une créature quelconque finirait par l'attraper dans le noir glacial. Et Merlin qu'il aurait mille fois préféré se retrouver dans l'une d'elles plutôt que dans ce manoir de malheur où il avait juré de ne plus jamais remettre les pieds. Et Merlin qu'il regrettait d'avoir eu l'idée stupide d'emporter cette maudite dague avec lui plusieurs années auparavant. Tout ça parce qu'il avait écouté ses préjugés de sang-pur en songeant que ça pourrait toujours servir au cas où la magie viendrait à disparaître dans ce monde moldu ! Qu'il se sentait stupide, aujourd'hui ! Il ne voulait même pas s'attarder sur « l'illumination » de la laisser traîner au Square Grimmault, avec une arrière-pensée à peine dissimulée de s'en débarrasser définitivement.
Bien qu'il se soit efforcé d'effacer tout souvenir en rapport avec cet endroit maudit, Drago se rendit vite compte qu'on ne se débarrassait pas de sa mémoire comme ça. Le plan entier du manoir se déroulait devant ses yeux au fur et à mesure qu'il s'y enfonçait : du sol au plafond, de l'aile nord à l'aile sud, de l'aile ouest à l'aile est, le dédale des passages secrets... Des passages utiles lors d'un siège comme celui-ci, mais parfaitement inutiles contre un sortilège de barrière comme celui-là ! Il faillit hurler dans sa course désormais sans but. Bordel, il aurait dû se cogner la tête suffisamment fort de lui-même pour devenir amnésique ! Maintenant qu'il y pensait, c'était probablement une idée merdique aux apparences de révélation, comme toutes les autres. D'un coup, il freina des quatre fers. Il devait bien y avoir au moins une personne dans sa famille qui avait dû faire les bons choix à un moment donné, non ? Il devait bien y avoir au moins une personne de sa famille qui aurait envisagé ce genre de situation, n'est-ce-pas ? Son père ne se serait jamais laissé emprisonner de la sorte dans son manoir par un petit sang-pur insignifiant. Il y avait forcément une solution, même si elle n'aurait servie qu'à sauver sa propre peau. For de sa décision, le blond s'engagea dans les étages et suivit contre son gré sa mémoire pour rejoindre le bureau de son père.
L'héritier des Malfoy déboula dans un immense corridor aux grandes fenêtres disposées régulièrement. Le spectacle à travers celles-ci était à la fois époustouflant et horrifiant. Le dôme continuellement agressé par l'orage affichait des nervures bleues à sa surface et reflétait les sorts du combat. Une boule rouge éclata dans le lointain. Drago se précipita à l'une des vitres : un sort de stupéfixion repoussé en l'air. Théodore et Blaise se battaient réellement. Les larmes lui montèrent aux yeux. De rage, son poing frappa l'appui de fenêtre. Il observa ses deux amis d'enfance réduire leur lien en cendres. Ses yeux s'écarquillèrent lorsque le sorcier noir lança un sort relativement puissant qui, détourné par Théo, fondit droit sur le manoir et lui-même. Il était presque sûr de ne pas avoir halluciné le « Reducto ! » qui était venu avec. Drago fit un bon de côté alors que la vitre explosait. Le mur dans son dos trembla et une brûlure se dispersa à travers la pierre. Déséquilibré, le blond s'affala lourdement dans les débris de verre. Il s'agenouilla en grimaçant. On aurait dit que des milliers d'aiguilles sur un mur d'acier l'avaient transpercé. Le sang coulait abondement de plusieurs plaies. L'explosion bourdonnait encore dans ses tympans mais il saisit clairement un pas rapide provenant des escaliers menant au corridor. Blaise avait-il réussi à vaincre Théodore avec ce sort ? Sa connaissance du manoir et de son fonctionnement pouvait facilement l'amener jusqu'à lui : il devinerai que son premier réflexe aurait été de rejoindre le bureau de son père. Drago se releva rapidement. Grossière erreur. La tête lui tourna. Un flot de chaleur coula le long de sa tempe. Ses doigts se couvrirent de sang lorsqu'il y porta sa main. Les pas se faisaient plus proches. Il n'avait pas le temps matériel pour fuir sans magie, aussi il attrapa sa baguette et la tint faiblement. Ses yeux se fermaient de temps à autre pour l'aider à reprendre le dessus sur la douleur et l'étourdissement. Sa baguette lui échappa des mains lorsque Potter apparut. Le survivant écarquilla les yeux et bondit littéralement jusqu'à lui
- Malfoy !
L'instant d'après, Drago se retrouve plaqué au sol, le corps de Potter comme bouclier au-dessus de lui alors qu'une seconde explosion ébranlait plus fortement la façade. Des vitres supplémentaires avaient du éclater car une pluie de verre glissa de la tignasse du survivant lorsqu'il se redressa. Le blond le scruta se remettant sur ses pieds et inspecter avec prudence le champ de bataille. L'élu tiqua. « Voilà, Théo est à terre », songea Drago. Il ne parvenait pas à se relever. La fatigue le paralysait avec douleur.
- Malfoy, tu peux marcher ? lui demanda Potter.
Sans même attendre sa réponse, des mains chaudes saisirent les siennes et des bras puissants l'aidèrent à se stabiliser. L'élu lui rendit sa baguette.
- Alors ? Une brillante idée pour nous sortir de là ? railla Drago.
Il était hors de question que Potter ait tout le mérite. C'était plus fort que lui. Il se devait de le rabaisser un minimum, même en position de faiblesse. Et puis, il en avait vu d'autres question fatigue et étourdissement. Le blond suivit le survivant qui avait reprit sa marche dans le corridor.
- En fait, je comptais sur toi pour en avoir une, avoua le survivant. Je ne connais aucun elfe de maison qui viendrait me secourir cette fois.
- Un elfe ? De quoi tu parles, Potter ?
- Dobby. La dernière fois c'est lui qui m'avait fait disparaître grâce à ses pouvoirs...
Drago arrêta sa marche. « Disparaître ? »
- Malfoy ? Oh ! C'est pas le moment de rêver ! Il faut sortir d'ici !
- Le bureau de ma mère, souffla le blond. Dans le bureau de ma mère, affirma-t-il. Il y a un passage par les quartiers de mon père.
Le blond s'engagea dans une pièce sur leur droite. Harry le suivit sans attendre. Il réalisa avec un léger étonnement qu'il ne s'était pas trompé sur l'appartenance du seul bureau qu'il avait visité lors de son dernier passage. La pièce impeccablement rangée servait bel et bien d'accueil à Lucius.
- Par où maintenant ?
- L'arrière-bureau, répondit Drago.
- Pardon ?
- Tu ne crois quand même pas que mon père travaillait la magie noire ici quand même, Potter ?
Le blond s'approcha d'un espace vide entre deux étagères de livres. En apparence, on aurait dit qu'il s'agissait d'un effet de décoration symétrique, mais une porte s'y révéla bientôt. Harry soupira. Il aurait dû se douter qu'on allait l'utile à l'agréable dans cette famille. Ses yeux verts s'écarquillèrent : le blond n'avait pas utilisé sa baguette pour jeter le sort d'ouverture du passage. Il réalisa que ce sorcier était également capable de magie sans baguette, tout comme lui.
- Potter, tu viens ou pas ? l'interpella le blond.
Le survivant secoua la tête et s'engagea dans la pièce à sa suite. Ils débouchèrent dans un espace beaucoup plus imposant aux murs de pierre. Les torches s'allumèrent d'elles-mêmes à leur entrée. Tout y était pourtant beaucoup plus froid et grandement imprégné de magie noire, au contraire du reste du manoir. Probablement car il s'agissait d'un endroit hermétique où les flux tournaient sans jamais s'évaporer. De nombreuses pièces de collections trônaient comme en un musée, mais l'endroit n'avait pas besoin de cela pour y ressembler. Les meubles en eux-mêmes étaient uniques : l'immense cheminette à taille d'homme, ou encore l'immense tapis de velours vert orné d'arabesques blanches à têtes de serpents et de dragons qui trônait devant l'âtre. Drago s'était comme paralysé sur celui-ci. La porte ne disparaissait pas. Il devait y avoir une sorte de formule de fermeture à appliquer qui devait les protéger des sortilèges de révélation. À ce rythme, n'importe qui pourrait les retrouver en moins de deux.
- Malfoy ? Qu'est-ce-qu'on fait maintenant ? l'interrogea-t-il. On n'a pas le temps d'admirer la déco !
Les mains du blond se mirent à trembler. Harry fronça les sourcils. Son mouvement pour retenir Drago dans sa chute ne fut pas assez rapide et l'héritier des Malfoy s'effondra sur le-dit tapis.
- Malfoy ! Reste avec moi ! Oh ! Tu m'entends ?! Reste avec moi ! Sans toi on ne peut pas sortir d'ici !
Ça ne servait à rien. Le blond ne l'écoutait même plus, les yeux perdus dans les motifs du tapis. Un voile indescriptible planait devant ses iris comme s'il était possédé par ses réminiscences elles-mêmes. Sa peau blanche était glacée et le sang n'en était même pas encore au stade de coaguler aux plaies. Un immense flot carmin barrait une partie de son crâne jusqu'à sa mâchoire. Harry était préoccupé par cette blessure beaucoup moins superficielle qu'il n'y paraissait, mais il s'inquiétait encore plus de savoir comment les faire sortir d'ici sans les piéger dans un combat plus que difficile face à Zabini. Il se dirigea vers la cheminette afin de la remettre en marche pour s'échapper d'ici.
- Marchera pas, bredouilla Drago.
- Quoi ?
- Ça ne marchera... pas... Pas avec cette... cheminée...
Le survivant se demandait si le blond divaguait ou s'il faisait effectivement référence à une réalité. Il profita du léger regain de conscience de l'héritier des Malfoy pour l'attraper par les épaules. Aucun moyen qu'il le laisse replonger dans son aphasie.
- Alors ? Comment on fait maintenant ?!
Drago cligna des yeux, bouche légèrement entrouverte. On aurait dit un être privé de conscience, embrassé par le détraqueur, seulement capable de cligner des yeux et de baver. Ses blessures et le contre-coup du choc de voir Blaise débarquer ici ne faisaient pas bon ménage. Quoique le survivant ne soit pas convaincu que remettre les pieds dans une demeure comme celle-ci soit vraiment un modèle de santé mentale. Le passé affluait-il trop soudainement dans la mémoire d'un homme trop affaibli ?
L'héritier des Malfoy sembla pourtant s'accrocher une dernière minute pour dévoiler le passage secret en murmurant quelques mots imperceptibles. L'âtre de la cheminée s'éclaira de flammes et laissa entrevoir une ouverture sombre. Harry écarquilla les yeux : pas étonnant que le sortilège de cheminette ne fonctionnerait pas, ça n'en était pas une, mais un fac-similé qui rejoignait un couloir caché serpentant dans le manoir. Le survivant passa le bras de Drago par-dessus sa tête pour le soutenir et traversa l'immense feu sans chaleur. Cette fois, le passage se referma derrière eux, les plongeant brusquement dans le noir. L'élu avança en tâtonnant les parois du minuscule couloir lorsqu'une flamme s'embrasa à sa droite. Des torches jalonnaient le mur et s'éclairaient les unes après les autres au fur et à mesure qu'on passait devant elles. Elles s'éteignaient selon le même procédé lorsque la suivante s'allumait. Le survivant en profita pour inspecter Drago de plus près. Sa tête roulait librement sur son épaule mais ses traits n'étaient pas reposés : une barre traversait son front perlant de sueur froide et des plis fronçaient la peau entre ses sourcils. Harry raffermit sa prise sur lui et pressa le pas autant que possible.
Après plusieurs minutes, le passage s'ouvrit de nouveau selon le même procédé, embrasant une autre cheminée. Avant de franchir l'âtre, le survivant s'assura que personne ne se trouvait dans le bureau de Narcissa Malfoy. Le voyant vide, il tira Drago jusqu'au cœur de celui-ci. À peine était-il entré qu'un fracas d'objet lui fit tourner la tête vers la porte. Blaise, attiré par l'éclat des flammes, ouvrait le battant. D'un revers de main, Harry referma magiquement la porte d'un puissant sort. Du regard, il chercha ce que le blond aurait bien pu vouloir atteindre ici, sans résultat. La porte trembla sur ses gonds. Le survivant secoua la tête du blond de l'épaule.
- On y est. Alors ?
- Là... disparaître, murmura Drago à bout de forces.
- Je voudrais bien faire ça, Malfoy ! Si tu pouvais t'accrocher encore quelques minutes ça m'aiderait franchement !
À tout hasard, le survivant tenta de transplaner. Le bureau était peut-être immunisé contre ce genre de barrière. Mais c'était trop beau pour être vrai et rien ne se produisit. Soudain, Drago se sépara de lui et tomba au sol.
- Qu'est-ce-que tu fiches ?
Excédé, le Gryffondor tendit la main pour le redresser. Le blond la repoussa d'un coup brusque mais faible. Il serra les dents et attrapa la poignée d'un meuble. Il s'en servit pour se relever puis ouvrit l'élément de bois d'un mouvement rageur. Puis, son regard se fixa sur le survivant. Qu'est-ce-qu'il espérait qu'il comprenne avec ça ? Un sort rebondit durement contre la porte qui trembla encore davantage.
- Disparaître, répéta Drago.
L'élu faillit souffler en réalisation.
- Une armoire à disparaître ! s'exclama-t-il.
Le seul objet de transport qu'aucun sort de barrière ne pouvait entraver à moins qu'il ne soit lancé directement sur lui. Le blond soupira. Sa mère la possédait depuis toujours. C'était d'ailleurs grâce à cela qu'il avait été en mesure de réparer l'armoire de la salle sur demande à Poudlard. Enfant, il avait toujours été fasciné par les propriétés de cet objet. Dès que sa mère avait le dos tourné, il se faufilait dans le bureau et s'amusait à faire disparaître toutes sortes d'animaux en son sein. Animaux qui finissaient toujours par réapparaître bruyamment en effrayant sa mère qui se mettait alors dans une colère sans nom après lui. Il gagnait un enfermement dans sa chambre le reste de la journée, mais il n'aurait cessé pour rien au monde : rien ne valait la tête échevelée de sa mère et le petit rictus d'amusement qui relevait le coin de ses lèvres tandis qu'elle tentait tant bien que mal de lui prouver que son geste était punissable.
- Reducto !
Une explosion réduisit la porte en cendres. Blaise pénétra dans la pièce. Harry se précipita sur le blond et le fit rentrer dans l'armoire.
- Tu ne me feras pas le tour deux fois, Potter ! s'exclama le sorcier noir.
Le survivant dégaina sa baguette et se résolu à actionner l'armoire pour l'héritier des Malfoy uniquement. Une lumière rouge envahit alors le bureau.
- Stupéfix ! lança Théodore depuis le couloir.
Blaise esquiva le sort qui se perdit contre le mur de la pièce.
- Expelliarmus !
La baguette de Théodore lui échappa des mains et atterrit dans celles du sorcier noir. Celui-ci la brisa en deux puis se retourna vers l'armoire. Sans plus attendre, l'ancien espion démuni prit son élan et le ceintura à mains nues. Dans la lutte, il eut un dernier regard pour le survivant. Celui-ci rouvrit la porte de l'armoire, à moitié fermée, et se faufila dans l'espace restreint avec Drago. Il maintint le blond contre lui. Sa baguette s'illumina un instant puis le monde tourna autour d'eux. L'effet de la barrière magique s'estompa et leur magie sembla circuler plus librement dans leurs corps. Harry s'efforça de tenir fermement le blond malgré le tourbillon qui les séparait. Ils allaient atterrir dans une autre armoire à disparaître incessamment sous peu. Son esprit se prépara. Dès qu'il se sentit de nouveau coincé entre une paroi de bois et le poids de l'héritier des Malfoy, le survivant transplana en le plaquant contre sa poitrine.
J'espère que ce chapitre vous a plu ! J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire car on rentre dans les choses plus sérieuses en ce qui concerne le slash (oui, oui, je sais, ça n'en a pas l'air comme ça !). N'hésitez pas à me laisser vos impressions par review !
Je vous dis à très bientôt pour la suite qui sera peut-être publiée plus rapidement pour me faire pardonner de cette semaine entière sans nouvelles ;)
Bonne continuation à vous ! =)
