Disclamer :Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

Bêta :AniatBlake93100 et AnneNguyenHuu


NdA : Encore une fois, je vous remercie pour vos gentils com's.


info: Dans cette fic, Jacob s'est déjà transformé.

Un compagnon inattendu.

Chapitre 14

S'il y avait bien une chose que l'on ne pouvait pas reprocher à Harry Potter, c'était sa patience et son incapacité à vraiment haïr les gens. Car entre nous, il lui en a fallu de la patience et de la tolérance pour supporter de vivre sous le même toit que sa famille moldue durant toutes ces années sans les tuer durant leur sommeil. De plus, malgré toutes les crasses que les Dursley lui avaient faites, il n'éprouvait aucune haine envers eux. Certes, il ressentait de la colère, des regrets et du ressentiment, mais aucune haine. Bon, il lui arrivait aussi de temps en temps, comme à tout le monde, de péter un plomb et de tout détruire avec sa magie ; mais cela c'était seulement quand il lui arrivait des trucs vraiment hard comme la mort de son parrain ou lorsqu'on dénigrait ses parents. Bref, Harry n'était pas du genre à s'énerver facilement ni à détester une personne juste parce que sa tête ne lui revenait pas.

Alors, pourquoi depuis qu'il avait posé son regard sur cette morue cireuse, il éprouvait une colère et une envie de meurtre si vives à son encontre qu'il devait se faire violence pour résister à la tentation de la maudire d'un sortilège bien vicieux ? Et c'est exactement la question que le sorcier se posait à cet instant alors qu'il fusillait du regard ladite morue cireuse qui s'accrochait à SON VAMPIRE comme un foutu koala à un arbre ! Ne voyait-elle pas qu'elle n'avait aucune chance ? N'avait-elle pas encore compris que cet imbécile gaffeur était à lui et à lui seul ? N'avait-elle pas remarqué que SON VAMPIRE était déjà pris, ou bien croyait-elle qu'il était un putain de dentiste à la recherche d'une maudite carie lorsqu'il enfonçait sa langue dans la bouche de cet idiot ? pesta intérieurement Harry en tuant la morue cireuse du regard. Sa baguette le démangeait de plus en plus et il n'était pas loin de céder à la tentation.

Alors que la main d'Harry jouait inconsciemment avec sa baguette qu'il venait de saisir, Jasper qui voyait la catastrophe arriver, se dirigea vers lui et posa naturellement son bras autour des épaules du sorcier afin de lui envoyer des ondes calmantes. En effet, le vampire avait découvert deux jours plus tôt que lorsqu'il était en contact direct avec le sorcier, son pouvoir fonctionnait sur lui. Cela s'était passé jeudi juste à la fin des cours. Harry et les vampires étaient en train de se diriger vers le parking de l'école afin de récupérer leurs voitures quand Isabella Swan s'était approchée d'eux. En fait, elle s'était en réalité approchée d'Emmett et avait pris sa main avant de l'attirer à l'écart avec elle. Le geste avait été si inattendu, qu'Emmett l'avait suivi docilement.

Il va sans dire que Harry n'avait pas très bien accueilli ce ''vol''. Sa magie s'était mise à bouillir en lui furieusement alors qu'une colère froide envahissait le sorcier. La magie du jeune homme était si agitée que les vampires pouvaient presque la voir, la sentir. Isabella avait même semblé sentir cette dernière. N'écoutant que sa rage, Harry avait sorti sa baguette qu'il avait pris l'habitude de placer sous un sortilège d'invisibilité lorsqu'il se rendait à l'école, et l'avait dirigée vers la stupide moldue. Pour les élèves qui regardaient le sorcier, celui-ci ne faisait que pointer sa main en direction de son petit ami, mais pour les vampires qui avaient connaissance de l'existence de la baguette, les intentions du sorcier étaient très claires : il s'apprêtait à jeter un maléfice sur leur camarade de classe.

Craignant pour la vie de la moldue, et ne souhaitant pas attirer l'attention sur eux, Jasper qui était le plus proche d'Harry à ce moment-là, s'était approché de lui avant de poser sa main sur l'épaule de ce dernier. Et sans trop savoir pourquoi ou certainement guidé par la force de l'habitude, il avait envoyé une vague de sérénité sur le sorcier. Cela avait pris quelques secondes, mais miraculeusement, les épaules d'Harry s'étaient relâchées et la main de celui-ci s'était baissée. Alice et Edward avaient poussé un soupir de soulagement collectif en remerciant silencieusement Jasper. Harry avait lancé un regard noir à celui-ci lorsque les effets qui avaient été très brefs s'étaient dissipés avant de relever son bras. Heureusement ou malheureusement pour Isabella, Emmett l'avait quittée et avait rejoint sa famille.

_ Elle te voulait quoi la morue cireuse ? avait grogné Harry à l'intention d'Emmett.

_ Mo… Morue cireuse, tu parles de Bella ? avait questionné Emmett avec étonnement alors qu'Alice et Edward étaient pris d'un fou rire.

Jasper quant à lui, il n'avait fait qu'étirer ses lèvres. Il n'y avait pas à dire, ce petit sorcier était vraiment divertissant, s'était-il dit en suivant l'échange avec grand intérêt.

_ Et de qui d'autre pourrais-je parler, avait craché Harry. Alors, qu'est-ce qu'elle te voulait ?

_ Elle voulait nous inviter à la soirée qu'elle organise samedi chez elle.

_ Et elle avait besoin de t'éloigner de nous pour te le dire ? avait pesté Harry.

_ Ah ! Mais c'est que tu es jaloux, mon gars ! avait dit Emmett en souriant comme un débile de l'avis d'Harry.

_ Certainement pas ! avait nié ce dernier en s'éloignant.

_ Menteur ! Avoue que tu l'es, avait dit Emmett en le suivant sans se départir de son sourire.

_ Je te dis que non ! avait encore réfuté Harry en grimpant dans la voiture de son vampire.

_ Et je te dis que si, avait répliqué Emmett en prenant place devant le volant. Tu es jaloux.

_ Je ne suis pas jaloux ! avait démenti Harry avant d'ajouter sur un ton menaçant : Et si tu redis encore une fois que je suis jaloux, par Merlin, je promets de te changer en âne jusqu'à demain matin.

Emmett avait pesé le pour et le contre quelques secondes avant de juger que cela ne valait pas la peine d'enquiquiner Harry sur le sujet. Pourtant, son sourire n'avait pas quitté ses lèvres durant tout le trajet qui les avait menés chez eux. En effet, le vampire était très heureux de la jalousie de son Calice, car cela montrait qu'Harry tenait un peu à lui. À leur arrivée à la villa, ils avaient débattu de l'invitation de la moldue. Emmett, Alice et étonnamment Jasper, étaient d'avis de s'y rendre alors que Harry et Edward étaient contre. Edward parce qu'il avait peur de perdre le contrôle pour une raison ou une autre et de s'attaquer aux humains. Et Harry parce qu'il ne supportait pas de voir son vampire près de la morue cireuse. Mais cela, il ne le dit pas même si tout le monde avait compris ses raisons.

Et comme ils étaient deux contre trois et que Carlisle et Esmée n'y voyaient pas d'inconvénient, il avait été décidé que les vampires et le sorcier se rendraient à la soirée d'Isabella. Si les parents avaient donné leur accord, c'était parce que depuis l'arrivée de Harry et leur changement de nourriture, le clan de vampires supportait mieux la présence des humains. Le sang de ces derniers était devenu moins attractif pour eux. En fait, l'odeur de ce dernier leur paraissait même fade à présent. Ainsi, le samedi soir, ils s'étaient tous présentés devant la porte du shérif Swan, le père d'Isabella. Cette dernière qui n'avait, à la base, invitée que quelques élèves s'était retrouvée avec une cinquantaine d'élèves squattant sa maison et dispersés aux quatre coins de la maison ainsi que dans le jardin.

Dès l'arrivée des vampires et du sorcier, Bella s'était accaparé Emmett qui s'était laissé faire en lançant un regard équivoque à Harry. Et comme ce dernier refusait d'être qualifié une fois de plus de jaloux, il avait tourné le dos à Emmett et s'était dirigé vers le coin où il y avait à manger. Et tout en essayant de faire taire sa colère -qui n'avait rien à voir avec de la jalousie soit dis en passant-, il avait dévoré tout ce qui était à sa portée. Cela faisait près d'une heure qu'ils étaient arrivés à la soirée et tout le monde, même Edward, s'amusait, discutait, riait et dansait. Tout le monde sauf Harry qui avait passé la soirée à fusiller la morue cireuse du regard tout en ruminant de rage.

Jasper, qui tout au long de la soirée, avait gardé un œil sur le sorcier de mauvaise humeur, s'était immédiatement approché de lui lorsqu'il l'avait vu diriger sa main en direction de sa baguette. Et c'était parce qu'il l'avait tenu à l'œil pendant tout ce temps qu'il avait pu éviter le massacre. Tout en envoyant des ondes d'apaisement sur Harry, l'empathe le guida en direction du jardin. Il le conduisit ensuite vers un banc en bois brut qui se trouvait près d'un arbre et qui était miraculeusement vide de tout occupant. Là, la main toujours passée autour des épaules d'Harry, ils restèrent silencieux, les yeux levés vers le ciel.

_ Je ne suis pas jaloux, dit Harry après cinq minutes de silence.

_ Je te crois, lui dit Jasper en cachant du mieux qu'il put son sourire amusé.

_ C'est juste que je ne peux pas la sentir cette morue cireuse, ajouta Harry en jouant avec sa baguette.

_ Cela va de soi.

_ Elle m'exaspère, continua Harry. Je devrais peut-être la changer en chauve-souris, ajouta-t-il avec un sourire effrayant.

_ Même si j'aimerais voir ça, je ne pense pas que cela soit une bonne idée, lui dit Jasper.

_ Pourquoi ?

_ Parce que cela pourrait nous apporter des problèmes et nous obliger à quitter cette petite ville accueillante.

_ Ah ! Ce serait fâcheux, soupira Harry. N'empêche, sa vue me démange la baguette. Et si au lieu de la changer en chauve-souris, je recouvrais son corps de poils ou de boutons ? suggéra Harry avec un sourire d'ange.

_ Tu as des idées tordues ma parole, mais très amusantes. Ce qui est d'autant dommage de ne pas pouvoir les voir concrétiser, soupira Jasper avec regret.

_ Mais pourquoi ne peuvent-elles pas l'être ? pleurnicha Harry. Une petite verrue par ci et un petit duvet poilu par-là ne devraient pas poser de problème. Je suis certain que personne ne les remarquerait. Si ?

_ Tu es incorrigible Harry, rigola Alice en s'approchant d'eux. Désolée, mais je suis certaine que quelque chose comme ça se remarquera très vite. Alors Emmett n'a pas arrêté son petit jeu à ce que je vois, ajouta-t-elle.

_ Quel petit jeu ? demanda Harry en faisant mine de ne rien savoir.

_ Celui destiné à te faire avouer que tu es jaloux d'Isabella bien sûr.

_ Mais je ne suis pas jaloux ! marmonna Harry avec tant de mauvaise foi qu'il se fit honte à lui-même. Enfin, peut-être un tout petit peu, accorda-t-il après un temps de silence.

_ Je le savais ! s'écria une voix joyeuse venant de derrière l'arbre près du banc.

Surpris par l'exclamation, Harry se tourna en direction de la voix. Jasper et Alice s'éclipsèrent en silence. Emmett qui était à l'origine de l'exclamation alla prendre la place de Jasper tout en passant son bras autour des épaules d'Harry.

_ Je suis désolé de m'être conduit comme un con, dit-il après avoir déposé un doux baiser sur les lèvres d'Harry.

_ Ah ! Tu reconnais enfin ta stupidité. Il était grand temps, lui répondit Harry en souriant.

Toutes traces de pensées concernant Bella l'avaient quitté à l'instant où son vampire avait passé son bras autour de ses épaules.

Alors que Harry et Emmett se disputaient gentiment comme à leur habitude, Alice et Jasper retournèrent dans la maison des Swan afin d'annoncer à la jeune femme leur intention de partir. Le couple se doutait qu'Harry et Emmett n'allaient pas tarder à filer eux aussi. Edward quant à lui, avait annoncé son départ à Alice avant que cette dernière n'aille rejoindre Jasper et Harry dans le jardin. Il ne leur fallut que quelques minutes pour situer Isabelle, la remercier pour la soirée et annoncer leur départ. Cette dernière leur demanda si Emmett partait aussi. Alice lui mentit en lui disant que c'était déjà fait. Elle savait que son frère depuis le jardin devait suivre la conversation et ferait le nécessaire. Le couple quitta la maison du shérif après avoir dit au revoir à quelques camarades de classe qu'ils étaient venus à fréquenter ces dernières semaines.

Ensuite, ils montèrent dans leur voiture et prirent la direction de leur maison. Tout en conduisant, Jasper dit à l'intention de sa compagne :

_ Tu as eu une vision.

Et ce n'était pas une question, mais un fait.

_ En effet, répondit Alice.

_ Et qu'as-tu vu ?

_ Emmett t'attaquant.

_ Donc mon stratagème a parfaitement fonctionné, sourit le vampire.

_ Il semblerait bien, approuva Alice en déposant un baiser sur la joue de son compagnon. Encore un peu et on courait à la catastrophe, ajouta-t-elle.

_ C'était si horrible que ça ? demanda Jasper curieux.

_ Dans ma première vision, Isabella embrassait Emmett par surprise et la maison volait en éclat. Heureusement que tu l'as éloigné avant que cela ne se produise.

_ Et elle l'a embrassé après notre départ ? se renseigna Jasper avec curiosité.

_ Elle a bien tenté le coup, mais notre départ a fait tourner la tête de cet idiot au moment où elle s'avançait vers lui.

_ Il faut faire quelque chose pour cette fille. Cela fait deux mois qu'elle tourne autour d'Emmett et ce dernier ne fait rien pour la calmer. Et si ça continue comme ça, Harry va finir par la tuer.

_ Tu as raison, il faut que l'on trouve un moyen de lui faire passer son penchant pour notre frère, approuva Alice. Sinon, n'as-tu rien remarqué d'étrange avec Edward ces cinq derniers jours ?

_ Non, pas vraiment. J'avoue que depuis que Harry est avec nous, je profite de sa présence qui amoindrit et parfois absorbe mon pouvoir pour me couper des émotions des autres, car c'est vraiment reposant. Qu'y a-t-il avec lui ?

_ Je te comprends. Nos pouvoirs, même s'ils nous sont très utiles, sont parfois pesants. L'arrivée de Harry dans notre famille est une bénédiction. Depuis qu'il est là, j'ai l'impression de vivre et non de voir défiler le temps, déclara Alice.

Jasper hocha la tête pour l'approuver.

_ Pour ce qui est d'Edward, continua la vampire, je ne sais pas, mais je le trouve un peu pensif ces derniers jours.

_ Il s'agit d'Edward ma douce. Tu as conscience qu'il est toujours pensif ?

_ C'est vrai, mais ces derniers temps il l'est encore plus que d'habitude, et j'aimerais en connaître la raison.

_ Tu as essayé de provoquer une vision pour résoudre ce mystère ? se contenta de questionner Jasper qui connaissait l'intuition infaillible de sa femme pour ce genre de choses.

_ Non, répondit Alice en souriant.

_ Pourquoi ne le fais-tu pas pour découvrir ce qui le travaille ? Et pourquoi as-tu l'air si étrangement joyeuse ?

_ Parce que, pour la première fois depuis ma transformation, je vais me servir de mes capacités intellectuelles et d'enquêtrice pour découvrir quelque chose par moi-même et sans l'aide de mon don. C'est si excitant de ne pas savoir tout d'avance.

Jasper esquissa un sourire devant la joie de sa femme. C'était un vrai bonheur de la voir aussi joyeuse après la mort de Rosalie qui leur avait laissé à tous un goût amer dans la bouche. Mais à Alice encore plus qu'aux autres, car elle se sentait responsable de la disparition de cette dernière, dans la mesure où la mort de Rosalie était survenue alors que la famille se battait pour sauver Alice d'un fou furieux. Donc, la voir aussi heureuse faisait le bonheur de Jasper. Et cela, comme beaucoup d'autres choses, il le devait à l'arrivée d'Harry dans leur famille.

_ Eh bien, je te souhaite une bonne chasse aux secrets d'Ed, dit Jasper en caressant tendrement la joue de sa femme.

_ Comment ça, tu me souhaites bonne chance ? s'étonna Alice.

_ Eh bien, ce n'est pas ce que l'on dit habituellement pour encourager les gens ? répliqua Jasper qui se doutait un peu de ce qui allait suivre, mais qui avait encore espoir que cela ne soit pas le cas.

_ Si, mais dans ce cas, souhaite-nous bonne chance à tous les deux et non à moi seule.

_ Puis-je savoir pourquoi devrais-je me souhaiter bonne chance ? interrogea-t-il alors qu'il voyait ses craintes se concrétiser.

_ Parce que mon cher époux, tu vas m'aider à découvrir ce qui tracasse notre frère, répondit Alice tout sourire.

Jasper poussa un soupir de dépit, mais ne dit rien, car il l'avait vu venir.

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_ Hermione a disparu, dit Neville à son compagnon.

_ Tiens donc, et depuis quand ? questionna le vampire.

_ Depuis à peu près une semaine déjà. Il semblerait qu'elle ait quitté Ste Mangouste après que les médicomages ont diagnostiqué d'étranges symptômes dû à sa grossesse.

_ D'étranges symptômes, de quelles sortes ?

_ Il semblerait qu'elle soit sujette à d'affreuses douleurs que rien ne peut soulager. Et ce n'est pas tout.

_ Quoi d'autre ?

_D'après ce que j'ai pu apprendre, les douleurs qu'elle éprouve quotidiennement sont si fortes que les médicomages, pour la première fois de l'histoire, ont fait une demande auprès du ministère pour mettre fin à la grossesse de Hermione.

_ Intéressant. Et quelle a été la réponse du ministère ?

_ Il a donné son accord. Les douleurs risquent d'avoir des répercussions néfastes sur la santé physique et mentale d'Hermione. Il se pourrait même qu'elle meure avant la naissance de l'enfant.

_ C'est bien la première fois que j'entends parler de tels symptômes suite à une grossesse, murmura le vampire. Donc, ils ont mis un terme à celle-ci.

_ Non, répondit Neville.

_ Pourquoi ?

_ Il semblerait que la magie de l'enfant se soit ancrée à celle d'Hermione.

_ Ce qui fait que si on vient à retirer l'enfant de son ventre, elle meurt, déduisit le vampire.

_ Exactement.

_ Cet enfant paraît avoir hérité des dons fâcheux de Potter pour ne rien faire comme les autres.

Neville hocha la tête.

_ Je suppose que dans ces conditions, ta camarade risque de ne pas survivre à la naissance de l'enfant si elle le mène à terme, déclara ensuite le vampire.

_ C'est ce que supposent les médicomages.

_ Crois-tu que Miss Granger est allée se cacher afin de trouver un moyen sûr de se débarrasser de l'enfant avant qu'il ne la tue ? questionna le vampire après quelques secondes de silence.

_ Franchement, je ne saurais te le dire. Hermione est une sorcière très complexe et je n'étais pas très proche d'elle à Poudlard. Donc, cela pourrait bien être possible.

_ Penses-tu que Potter est au courant de la grossesse de son amie ? demanda ensuite le vampire.

_ Je ne sais pas. Ce dont je suis certain c'est que si Harry apprend qu'il va devenir père, il fera tout pour que l'enfant et Hermione survivent, dit Neville.

_ Dois-je en déduire que nous allons partir à la recherche de Miss Granger afin de l'aider à mener à terme l'enfant tout en tentant de la sauver d'une mort certaine ?

_ Tu déduis bien, lui répondit Neville avant de l'embrasser. Alors, tu vas m'aider à chercher Hermione ?

_ Tu sais bien que je ne peux rien te refuser, Neville. Mais avant ça, que penses-tu de faire un peu de sport ? ajouta-t-il avant de le pousser contre le mur.

_ Tu n'es qu'un obsédé, tu le sais ça ?

_ Oui, parfaitement. Mais ce n'est pas toi qui vas t'en plaindre n'est-ce pas ? dit-il en posant sa main sur son entrejambe pour masser la bosse qui commençait à s'y former.

_ Non, je ne m'en plains pas, répondit Neville en souriant affectueusement tout en gémissant légèrement le regard plein d'envie.

Dire qu'à une certaine époque il avait une peur viscérale du vampire et passait des heures à trouver un moyen de l'éviter, le sorcier avait du mal à y croire maintenant. Ah ! Si on lui avait dit un jour qu'il finirait dans le lit du vampire et qu'il prendrait plaisir à discuter et faire bien d'autres choses avec lui, il aurait ri au nez de cette personne et aurait même appelé des psychomages pour qu'ils l'enferment. Tout en songeant à cela, Neville posa ses lèvres sur celles du vampire en les mouvants doucement. Le vampire répondit immédiatement au baiser en posant ses mains sur ses hanches et mordilla sa lèvre inférieure pour l'inciter à laisser passer sa langue.

Ce qu'il fit sans se faire prier. La langue du vampire s'infiltra alors lentement dans la bouche du sorcier et commença un ballet sensuel. Neville émit quelques soupirs d'aise entre chaque coup de langue. Après plusieurs minutes passées à s'embrasser, le vampire se détacha du sorcier. Neville, les lèvres humides, le souffle court, les joues rosies par l'échange et haletant, passa ses jambes autour de la taille du vampire et grimpa littéralement sur le lui avant de reprendre sa bouche tout en se mouvant lascivement. Le vampire posa ses mains sous les fesses du sorcier prit la direction de la chambre et ouvrit la porte pour y pénétrer. Avant de se diriger vers le lit, il donna un coup de pied à la porte qui se referma derrière eux.

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Hermione ne savait pas depuis combien de temps elle était retenue prisonnière dans cette petite chambre. La notion du temps l'avait quittée depuis longtemps, noyée par la souffrance permanente qu'elle endurait. La douleur qu'elle ressentait seconde après seconde, minute après minute, heure après heure et jour après jour ne lui permettait plus de se concentrer sur quoi que ce soit. La jeune sorcière avait l'impression qu'un feu intérieur brûlait en elle et mettait son sang en ébullition. Chaque mouvement qu'elle faisait était une torture pour elle, même manger et aller à la selle. Du coup elle tentait de faire le moins de gestes possibles.

Mais même en restant immobile, elle souffrait. On pourrait penser que le sommeil, l'inconscience atténuait ses douleurs, mais ce n'était pas le cas. La sorcière ne connaissait aucun répit dans son océan de souffrance. Au début, elle pleurait pour évacuer, mais les larmes étaient comme des lames tranchantes coulant le long de ses joues. Cette douleur quotidienne finissait par ronger son esprit petit à petit, la coupant de la réalité. Elle, qui était si fière de son intellect, le sentait l'abandonner de jour en jour. Et cette prise de conscience était pour elle tout aussi douloureuse que le reste. Pour ne pas tomber dans la folie, dans les premiers temps, elle s'obligeait, malgré le supplice qu'elle endurait, de réciter de mémoire les livres qu'elle avait lus, mais au bout de seulement une trainée de minutes, elle avait dû se résoudre à abandonner.

En plus de la torture qu'elle vivait, l'isolement la minait. En effet, depuis son arrivée dans cette petite pièce, sa prison, elle n'avait eu droit qu'à trois visites de son geôlier et deux de Ginny. Lors des visites d'Alexander Flamel, le sorcier n'adressait pas une seule parole à Hermione, il se contentait de lancer quelques sortilèges sur le ventre de cette dernière avant de repartir souriant de satisfaction. Quant à Ginny, lorsqu'elle venait la voir, elle passait son temps à se moquer de la stupidité et de la mort prochaine d'Hermione. Entre les deux, elle relatait dans les moindres détails ses aventures sexuelles avec ses différents partenaires. Ou alors, elle expliquait à Hermione ce qu'elle comptait faire lorsqu'elle obtiendrait la jeunesse et la vie éternelle. Quand Ginny était là, Hermione priait Merlin pour qu'elle parte, mais dès que cette dernière partait, elle priait pour son retour. Le silence et la solitude lui semblaient alors bien plus pesants que les jacasseries de celle qui était encore, il y a peu de temps, son amie.

Et c'est ainsi que se déroula le premier mois de sa captivité. Mais cela elle n'en avait pas conscience. À la fin de ce mois, Hermione n'avait plus rien à voir avec ce qu'elle était. Son esprit naviguait entre la réalité et un monde fait de formes sombres et difformes. Parfois, elle avait des conversations soit avec ses parents, soit avec Ron, ou de rares fois, avec Harry. Durant ces conversations, elle et ses interlocuteurs discutaient de son enfant à naître. Ils parlaient de ce qu'ils allaient devoir acheter pour ce dernier, de la couleur des murs de sa chambre, de ce qu'il deviendrait plus tard et de tant d'autres choses du même genre, que la jeune femme en avait le sourire. Ces discussions imaginaires avaient l'air si réel, que la jeune femme venait à croire qu'elle n'était plus prisonnière. Cependant, ces divagations ne duraient pas très longtemps, car la réalité revenait la frapper de plein fouet sous la forme de ses douleurs. Alors, Hermione venait à regretter ses gestes, sa trahison et son alliance avec le fils des Flamel. Oh ! Si seulement Harry était encore en vie, elle saurait se faire pardonner son'' petit geste'' et tout redeviendrait comme avant. C'était ce qu'elle se disait au moins une fois par jour.

Oh oui ! Hermione avait des regrets, mais il était bien trop tard pour ces derniers.


Un petit com pour la route !

§ PROCHAINE PUBLICATION au mois d'Août §

NdA : mauvaise nouvelle : il se trouve que je vais être absente milieu juin début aout, ce qui fait qu'il n'y aura pas de publication avant aout. Je ne donne pas de date exacte parce que je n'aime pas donner de faux espoirs. Mais je peux vous assurer que je vais finir toutes mes fics, donc cette petite pause ne veut pas dire que j'abandonne cette histoire. À savoir que je suis quelqu'un qui tient toujours ses promesses en plus d'avoir la sale manie d'être toujours ponctuelle (c'est un genre de tic chez moi). Donc, il y aura bien une suite sauf si un malheur vient à m'arriver entre temps, ce que je n'espère pas^^.