Hey ! Je suis de retour ! Vous n'y croyez pas ? Moi non plus. J'ai lu d'autres fics et je me suis rappelé à quel point c'était atroce d'attendre des siècles pour la suite d'une histoire, puis j'ai pensé à celle-là qui faisait du surplace... Je me suis sentit coupable et j'ai attrapé mon clavier ! Et voici le résultat ! Je n'en suis pas super fière, mais Si j'attend de l'être, je ne finirais jamais rien... J'espère que ce chapitre vous ira pour vous faire patienter encore un peu ! Je vois la fin du tunnel, on va réussir à boucler cette histoire !

Bonne lecture !


"Mais vous allez arrêter de crier ?" Demanda Izou, en apparaissant dans un coin, avant de remarquer, avec des yeux exorbités, les dommages causés à la Moby Dick. "Mais qu'est-ce que vous avez fait ?!"

Comme un seul pirate, Nami et Usopp pointèrent Sanji et Zoro.

"Ce n'est pas nous, c'est eux !"

Puis Nami se permit d'admirer les dégâts.

"Ils n'ont pas perdu la main en deux ans !"

"Je me fiche de savoir s'ils sont en bonne condition physique !" Cria Izou. "Si Marco voit ça, il va encore faire un massacre ! Et sur qui ça va retomber à votre avis ?! Sur nous, les commandants, à tous les coups ! Il faut faire quelque chose !"

Non, mais c'est vrai ! Ces pirates faisaient n'importe quoi et c'était les commandants qui payaient les pots cassés ! Izou aussi voulait être considéré comme un invité !

Usopp leva un doigt timidement.

"Si tu veux, je pense que Franky pourrait faire quelque chose..."

"Oui, Franky doit pouvoir le faire !" Assura Nami alors qu'Usopp lui envoyait un regard soupçonneux. "Quoi ? Il a trouvé moyen de se mettre des lasers à la place des veines, il peut bien reconstruire un mur !"

Usopp ouvrit la bouche puis la ferma sans émettre le moindre commentaire.

Ce n'était pas faux.

"En plus," continua la rouquine en agitant ses cheveux, "il nous a fait un navire qui vole sur commande, il peut au moins rafistoler les dégâts des garçons."

Usopp acquiesça.

"Je me fiche de comment," reprit Izou, "mais qu'il se dépêche alors ! Haruta ne devrait pas tarder à perdre conscience, et Marco va s'ennuyer ! S'il ne s'est pas calmé, il va chercher de nouveaux boucs émissaires, et je ne veux pas être le suivant sur sa liste."

"D'accord." Soupira Nami en accrochant ses cheveux à cause de la chaleur. "Franky ! Cesse de te coiffer et viens te rendre utile. Zoro et Sanji s'entendent toujours aussi bien !"

Franky, plus loin, qui venait de se faire un mini Sunny avec ses cheveux, approcha, Chopper sur ses talons.

"Qu'est-ce que je peux SUPER faire pour toi, frangine ?"

Les bras en avant et les jambes écartés, Franky avait fait sa pose favorite, imité par Chopper.

"Tu peux arrêter cette position ridicule, et combler les trous béants dans les murs." Suggéra Nami pas le moins du monde impressionnée.

"Mais elle est très bien notre position !" S'offusquèrent les deux garçons, avant que Franky ne remette ses lunettes de soleil sur son nez.

"Tout de suite, frangine !"

Sortant une scie de nulle part, Franky s'approcha de la scène du crime et commença à l'inspecter, avec l'aide d'Usopp. Nami bâilla ouvertement en les regardant faire avant de lever une main à plat, de la regarder puis de regarder le ciel et de partir.

Oui, elle s'était fait la malle quand Izou avait cligné des yeux. L'une des seules personnes avec lesquelles il semblait pouvoir discuter venait juste de se faire la malle ! Car oui, inutile de parlementer avec le cyborg, il n'en faisait qu'à sa tête et ne tenait pas compte des réflexions des pirates de Barbe Blanche. Ils ne lui avaient pas demandé la lune pourtant, juste d'arrêter de créer de nouvelles inventions avec leur matériel !

"Et là, je verrais bien un petit aquarium." Montra Franky en pointant un rectangle sur son schéma. "On pourrait utiliser cet espace libre ici pour faire un conduit d'eau. Ensuite—"

Izou se jeta sur eux.

"JE VOUS ARRÊTE TOUT DE SUITE ! Je veux que vous refassiez tout à l'identique de l'original ! Sinon, je vous dénonce à Père ! Même si vous êtes l'équipage du petit frère d'Ace ! Personne n'est autorisé à faire du mal à Moby Dick !"

"Mais—"

"À l'identique."

Le regard d'Izou ne laissait pas place à une quelconque contradiction. Il était Commandant après tout. Il avait du pouvoir sur les gens.

"C'est dommage, parce que ce projet à l'air pas mal." Nota Curiel, accroupi entre Franky et Usopp, le plan du nouveau bâtiment entre les mains. "C'est un réacteur que je vois là ?"

Izou s'empourpra.

"Je me fiche de ce réacteur et de tout ce qui concerne ce proj— Quand est-ce que tu es apparu toi ?!"

Franky semblait rayonner de joie à l'idée de partager son chef d'œuvre.

"Oui, je m'étais dit qu'on pourrait—"

"NE M'IGNOREZ PAS !" S'énerva Izou.

Curiel lui envoya un coup d'œil avant de sortir une sucette de sa poche.

"Je suis passé par une entrée secrète."

"De quoi vous parlez ?" Demanda Usopp en fronçant les sourcils. "Vous êtes passé par l'entrée."

Curiel mit un doigt sur sa bouche, la poignée de sa sucette dépassant entre ses dents.

"Chuuut. Personne ne connaît les portes dans cet équipage. Ils passent tous par les fenêtres. Les portes sont mon entrée secrète en cas de crise."

"Quelle crise ?"

"La crise de Marco. J'ai joué un petit tour à Kingdew et comme notre Phœnix est d'une humeur massacrante, j'ai préféré faire profil bas plutôt que de faire un trappe-trappe comme d'habitude. Je ne voudrais pas me faire plumer par l'oiseau de l'équipage, ce serait un comble."

"Curiel !" S'outragea Izou en regardant le ciel avec crainte. "Il aurait pu t'entendre ! Qui connaît toute l'ampleur de ses capacités d'oiseau ?!"

"C'est bien, avec vous on se sent en sécurité." Lâcha Usopp avec lassitude en déposant une planche sur le sol, deux clous entre les doigts pour se mettre au travail.

"On ne sera jamais en sécurité nulle part avec Marco dans cet état !" S'écria Izou en se cachant sous une planche à moitié détruite."D'ailleurs, Curiel, tu as fait quoi à ce pauvre Kingdew ?"

Curiel changea sa sucette de côté et commença à s'affairer à aider Franky et Usopp dans leurs réparations.

"Rien de grave. L'habituel. Avec Ace au loin, je me sentais responsable de la suite des activités. Après tout, il faut bien que quelqu'un remplace notre petite flammèche pleine d'énergie. Je ne pensais pas qu'Haruta allait mettre deux fois plus d'efforts dans ses bêtises."

"Alors, tu as fait quoi ?!" Hissa Izou, accroupi sous sa planche.

"Pourquoi ça t'intéresse tant ?"

"Tu es mon frère. Tout ce que tu fais m'intéresse."

Curiel secoua sa tête.

"Hun Hun. Je pense plutôt que tu cherches à me balancer à Marco pour sauver ta peau."

"MOI ?!" Demanda avec un air outré Izou. "Jam—Bon, d'accord. Mais j'lui dirais quand même que tu as essayé de lui jouer un mauvais tour ! Et que tu es, en ce moment même, en train de trafiquer Moby !»

"Main dans la main avec les Mugi, il ne m'en voudra jamais ! Pour une fois que quelqu'un dans ce navire n'essaye pas de les ligoter à un poteau."

Usopp tourna sa tête de son travail.

"Je suis d'accord avec lui ! En plus, la dernière fois, vos hommes m'ont ligoté avec les tiges de mes fleurs ! Non contents de m'immobiliser, ils ont détruit tout mon travail !"

"Il ne faut pas leur en vouloir." Plaida Curiel en se levant pour récupérer des clous. "Ils n'ont pas l'habitude de voir des fleurs, ils ont dû penser que c'était une bombe. Ils sont très gentils, mais rarement très malins. Comment crois-tu qu'Haruta soit arrivée au poste de commandante ?"

"Et Ace !" Ajouta Izou en rampant plus profondément dans ce qui restait du bâtiment pour se mettre à l'abri.

"Ace ?" Questionna Usopp en posant une caisse pleine de vis au sol, près de Franky.

"Oui, Ace." Grogna Izou en s'asseyant contre un mur, prenant ses genoux dans ses bras. "Il est très fort, mais hormis pour allumer des bûchers, il a encore beaucoup à apprendre ! Notamment les divisions. Mais pour le coup, il faudrait faire un cours de maths à tout l'équipage, je crois bien."

"Non, Ace est hors catégorie." Calma Curiel en plantant un clou avec son poing, comme Franky à côté de lui. Si le charpentier du Chapeau de paille pouvait le faire, alors Curiel aussi ! "Il a eu son poste parce que personne ne voulait l'avoir dans sa division. Il faudrait être fou ! Il crée à lui tout seul autant de paperasse que ma division."

"LA PAPERASSE !" S'exclama soudainement Izou en lançant la planche sous laquelle il se cachait.

Le cœur d'Usopp fit un bon dans sa poitrine sous la surprise, et il cogna du marteau sur son doigt, lui exhortant un immense cri de souffrance.

"MAIS ÇA NE VA PAS DE CRIER COMME ÇA ?!"

"LA PAPERASSE !" Continua de hurler d'effroi Izou. "J'avais complètement oublié ! Je n'y ai pas touché depuis des lustres ! Je trouvais bien que j'avais beaucoup de temps libre ! Marco va m'arracher les cheveux."

"T'inquiètes." Sourit Curiel. "Je les ramasserai et je t'en ferais une perruque."

Le commandant charpentier se prit le tranchant de la main de son frère dans la figure.

"Ne me rase pas si facilement ! Je me battrais jusqu'à mon dernier souffle pour ma coupe !"

"Une fois," commença Curiel en discutant tranquillement avec Franky alors qu'Usopp filait déranger Chopper qui faisait la sieste sur le pont, "des marines avaient coincé une de ses mèches de cheveux dans une porte. Il est resté coincé trois heures, refusant de se les couper."

"Et vous auriez pu m'aider au lieu de vous moquer !"

"On voulait voir combien de temps tu allais tenir."

"Ce n'est pas une raison ! Vous êtes mes frères ! Vous devez m'aider avant tout !"

"Et sinon," continua Curiel, ignorant complètement son camarade, "tu peux tirer avec le canon dans tes cheveux ?"

Franky tourna un œil intéressé vers lui.

"Mais bien sûr ! Regarde."

Le cyborg fit mine d'actionner le canon du Sunny sur sa coupe de cheveux, tout en ouvrant son front pour en sortir un petit tube.

"C'est parti !"

Une toute petite balle fusa de son visage et partit s'écraser au loin.

"Tada !"

Curiel applaudit avec épatement son nouvel ami alors qu'Izou se remettait à crier.

"TU AS TIRÉ AVEC TON FRONT ! IL FUME ENCORE ! N'ESSAYE PAS DE NOUS ESCROQUER ! ET CURIEL, CESSE DE L'ENCOURAGER ! IL AURAIT PU CAUSER DES DÉGÂTS !"

"Pf, toujours à cran." Critiqua Curiel.

"Il faudrait vous calmer." Remarqua, effectivement Franky avec un bruit de liquide dans son ventre.

Il se pissait dessus ?

Puis il y eu un bip et Franky ouvrit son ventre pour en sortir une tasse avec le symbole de son équipage.

"Un thé ?"

Izou frôla la crise cardiaque.

"QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA ?! TU TE FICHES MOI ?! NE SORS PAS DES TRUCS COMME ÇA DE TON VENTRE ! POURQUOI TU AVAIS UNE TASSE DEDANS ?! ET NE COMPTE PAS SUR MOI POUR LA PRENDRE, ON NE SAIT MÊME PAS CE QUE TU AS MIS DEDANS !"

"De la vanille." Dévoila l'ingénieur.

"CE N'ÉTAIT PAS LE PRINCIPAL PROBLÈME !"

Curiel attrapa la tasse que son frère refusait de prendre et se mit à la humer.

"Hum très bon."

"ET CESSE DE TE METTRE DANS SON CAMP CURIEL !"

Le prénommé trempa ses lèvres dans l'eau chaude avant de la boire en fixant son frère de manière déplacée.

Izou chauffa un peu plus.

"ARRÊTE DE VOULOIR ME FAIRE CULPABILISER !"

Curiel secoua ses sourcils pour énerver d'autant plus son frère qui réagit au quart de tour.

"MAIS TU VAS T'ARRÊTER ?!"

Curiel, dévoilant un sourire carnassier alors que Franky faisait couler une deuxièmement tasse, fut interrompu avant de lancer sa répartie par un éclair qui éclata juste à côté d'eux.

Une tempête venait d'apparaître et le navire se mit soudainement à se balancer sur tous les côtés, renversant les pirates pourtant habitués.

Ils avaient surtout appris à minimiser les dégâts en tombant.

Izou étouffa un juron. Il ne manquait plus que ça. En plus, sa division était partiellement responsable du maintien du cap ce jour-là, avec la cinquième division. Celle de Vista. Il y avait très peu de commandants aussi irresponsables que lui. Enfin, il y avait juste Haruta, Thatch, Ace, Atmos quand on l'énervait...

Il allait falloir changer les entretiens d'embauche pour leur poste ! C'était n'importe quoi !

Un nouvel éclair retentit, empêchant le pauvre Izou de se perdre davantage dans ses pensées. Il abandonna les deux charpentiers qui sirotaient un thé et un cola pour s'élancer dans la tempête qui faisait rage.


"Oulà !" Lâcha Thatch en voyant son plateau pencher dangereusement.

Encore une fois, une tempête était intervenue sans crier gare. Et vous croyez que les navigateurs auraient eu la bonne idée de les prévenir ? Mais non ! Ils devaient trouver ça tellement plus amusant de regarder les cuisiniers portant de l'huile bouillante risquer de se carboniser.

Enfin, ce qui restait d'huile, merci Haruta. Thatch n'avait rien contre le fait qu'elle balance la moitié des affaires de l'équipage par-dessus bord, à partir du moment où cette moitié n'était ni la sienne ni celle de sa division.

Il faudrait qu'il ait une petite discussion à ce sujet avec sa cadette. Peut-être qu'un petit cessez-le-feu entre eux deux serait de rigueur.

Thatch entendit le mince grincement de la porte de la cuisine qui s'ouvrait et se retourna.

L'un des membres de l'équipage du petit frère d'Ace venait de rentrer. Un blond.

"Désolé, on est occupé ici." Grimaça-t-il en lançant le contenu d'une poêle d'un demi-mètre de diamètre. "Si tu cherches le dortoir qui t'a été attitré, il doit être deux étages en dessous, c'est la chambre avec un papier où il est écrit en gros 'C'est ici.' Tu ne peux pas te tromper."

Mais le pirate ne partit pas. Non, au contraire, il s'approcha en regardant les cuisiniers s'agiter derrière leurs fourneaux.

"Je suis venu donner un coup de main."

Thatch lâcha sa poêle pour remuer une pâte non loin.

"C'est gentil, mais on se débrouille. Tu es un invité ici. Tu devrais plutôt profiter de ta dernière pause avant d'embarquer pour le Nouveau Monde."

Une vague soudaine retourna la Moby Dick qui inversa soudainement sa pente. Surpris, un cuisinier qui préparait le réfectoire perdit l'équilibre et les trop nombreux couverts et assiettes qu'il avait entrepris de porter lui échappèrent des mains.

Thatch ferma les yeux en imaginant le désastre. Haruta avait déjà détruit une bonne partie de leur vaisselle, et voilà une seconde vague de carnage.

Mais aucun bruit de vaisselle brisé ne s'éleva. Thatch ouvrit les yeux, surpris. Devant lui se trouvait Sanji, des assiettes sur la tête, les mains, les épaules, et tenant le pauvre cuisinier avec un pied.

"On a dû mal à tenir debout ?"

Le cuisinier rougit au possible avant de reprendre ses affaires et de s'enfuir avec un bref merci.

Il était un membre de l'équipage de Barbe Blanche ! C'était une honte de se faire sauver par un rookie ! Même s'il faisait partit d'un équipage assez... spécial.

Sanji tourna alors la tête vers Thatch, attendant que le commandant lui donne du travail.

"Waw, c'était incroyable." Avoua-t-il en vidant sa poêle. "Je ne vois pas trop d'inconvénients à ce que tu nous donnes un coup de main, mais tu risques d'être surpris. On cuisine pour près de mille six cents personnes."

"C'est autre chose que votre mini-équipage !" Rit un cuisinier adjacent. "Vous êtes combien déjà ? Dix ?"

Ses voisins se mirent à ricaner avec lui.

Mais Sanji ne s'en vexa pas. Il avança et prit les rênes d'une marmite abandonnée. S'il avait bien compris, au menu du soir, il y aurait du Roi des Mers farcie avec du gratin dauphinois. Rien qui ne soit hors de sa portée.

Thatch avait eu raison. Il y eut de la surprise cet après-midi-là. Mais pas pour la personne qu'il pensait.


Percy plissa les yeux. Avec la tempête qui faisait rage, il n'y voyait pas très bien, mais il lui semblait pourtant détecter une forme au loin. Mais pas une forme normale, par un gigantesque navire. Plutôt une espèce de tourelle. Il ne savait pas trop. Mais le truc semblait se rapprocher d'eux. Enfin, Percy le pensait. Il pourrait en être sûr si Davy Jones arrêtait de les secouer comme des pruniers et qu'il parvenait à bloquer sa cible plus de trente secondes.

Finalement, décidant que le manège n'allait pas s'arrêter de ci tôt et qu'attendre que sa cible apparaisse à deux mètres de son nez n'était pas une bonne idée, malgré la contestation du commandant Ace qui, apparemment, ne faisait pas confiance à sa vue ou, au contraire, avait une trop grande confiance en son pouvoir de régénération, Percy attrapa le mini Den den mushi du nid de pie et appela son commandant. Ou du moins, allait l'appeler, avant de se raviser. Appeler le commandant Speed Jiru semblait être une meilleure idée. Vista l'excusera.

*Polopolopolo*

*Polopolopolo*

*Gotcha*

"Mushi Mushi ? Ici Jiru, qui le demande ?"

Percy s'agrippa au mât pour ne pas tomber à cause d'un vif mouvement de la Moby Dick.

"Commandant, ici Percy !" Hurla le pirate pour se faire entendre. "Je suis de surveillance. Il y a—"

"Percy ?!" Vint une autre voix que le jeune homme identifia immédiatement. Évidemment, Vista était en train de jouer aux cartes avec Jiru. Qu'aurait-il pu faire d'autre ? "Alors, qu'est-ce que tu deviens ? Tu ne devineras jamais, c'est la folie ici ! Je viens de gagner trois parties d'un coup ! Je suis riche !"

"Je suis très content pour vous commandant, mais—"

"—Et en plus, Moby a renversé toutes nos cartes quand j'allais perdre ! La chance est avec moi !"

"C'est super commandant, mais il faut vraiment—"

Une vague s'écrasa sur la coque de la Moby et Percy trébucha sous le coup, le coupant dans son élan.

Si ça continuait, il sentait qu'il allait pleurer. Vista avait dû absorber toute la chance de sa division.

"—que je vous dise—"

"Tu voudrais te joindre à nous ?" Devina ce dernier en hochant la tête. "Oui, je te comprends. Mais Marco m'a privé de carte jusqu'à ce que je fasse ma paperasse."

Percy resta silencieux un instant. Son commandant se moquait de lui ?

"Mais vous êtes en train de jouer aux cartes ! Et puis non, laissez tomber, plus important—"

"Non, là, c'est légal. Marco a dit, je cite 'Je ne veux pas te voir toucher des cartes tant que tu n'auras pas écrit tes rapports'. Or, je ne touche pas les cartes, je joue avec des pinces à épiler. Jiru peut en attester. Et Joz aussi, quand il aura fini de se morfondre. Joz, je te promets que j'en ferais bon usage !"

Une voix lointaine se mit alors gémir.

"Rends-moi mon argent !"

"Perdu c'est perdu ! Regagner c'est tricher. Mais voler, c'est pirate."

"Vista, tu racontes n'importe quoi." Le coupa Jiru. "Et je crois que Percy a quelque chose à nous dire. Rends-le-moi."

"Mais il fait partie de ma division !"

"Et c'est moi qu'il a appelé. Tu devrais t'inquiéter, ce n'est pas la première fois que ça arrive."

"Oui, on en reparlera d'ailleurs Percy."

Percy, qui essayait tant bien que mal de se tenir debout, de tenir ses jumelles et de tenir le Den den grimaça. Il allait encore être de corvée de nettoyage de pont. Pourquoi Vista ne prenait son travail au sérieux que quand ça l'arrangeait ? Il était né pour être un despote.

"Percy ?" Vint alors la voix toute douce de Jiru.

Percy allait définitivement demander à changer de division.

"Commandant Jiru ! Un objet non identifié approche. Avec la pluie et les orages, je n'y vois pas très bien, mais ça ne ressemble en rien à un navire. Ou alors, il doit être tout petit."

"Un objet non identifié ?" Répéta Jiru. "Ça pourrait être un tonneau ? C'est peut-être un amas d'explosifs envoyé pour nous détruire."

"Oui," approuva Vista avec énergie. "Ça doit être un Mugiwara ! Il en arrive de partout, c'est comme s'il en pleuvait !"

"Vista !" Le rappela à l'ordre Jiru. "Ce ne sont pas des façons de parler ! Mais c'est effectivement une hypothèse à considérer. Il ne faut cependant rien écarter. Percy, tu penses qu'il pourrait être à une portée potable de vue dans combien de temps ?"

"Hé bien... Si notre navire continue à bouger comme il le fait, je dirais... plusieurs jours ? Je veux dire, je n'arrête pas de le perdre de vue et je n'arrive déjà plus à le retrouver..."

"C'est dangereux alors !" Décida Jiru en se levant abruptement. La chose évitait peut-être volontairement l'objectif de leur sentinelle. Ou ils avaient vraiment un équipage hors norme niveau incompétence. Mais ils étaient à la solde d'un des quatre Empereurs, cette seconde possibilité ne pouvait donc décemment pas être la bonne.

Pas vrai ?

"C'est vrai !" Approuva Vista. "Un Mugiwara sans surveillance, c'est dangereux."

"On ne sait même pas si c'est un Mugiwara !"

"Voyons Jiru, depuis le temps, tu n'as toujours pas compris ? Tout ce qui se promène sur le Paradis sans bateau est un Mugiwara."

"N'invente pas des thèses sans queue ni tête."

"Tu verras ! Tu ne voudrais pas parier tout l'argent qui te reste ? Je me sens fortuné aujourd'hui."


Vista qui, accessoirement, était responsable du navire ce jour-là, et Jiru sortirent dehors, à la recherche du mystérieux objet de Percy. Joz les avait apparemment suivis, mais il était tellement déprimé qu'il ne méritait pas d'être compté.

Vista pouvait être très méchant parfois.

"Alors, où est notre nouvelle épine ?" Demanda Vista en attrapant des jumelles.

Jiru roula des yeux. Son frère ne comptait pas arrêter.

Le quatorzième commandant se mit alors à inspecter lui aussi les environs, et tomba sur une forme humanoïde installée sur une espèce de chaise non loin.

Il ne voyait qu'une personne capable d'une telle folie.

"Oeil de Faucon ?" S'étonna Jiru en haussant un sourcil. Il devait être le seul timbré à arpenter Grand Line sur une chaise. Mais cela faisait bien deux ans qu'il avait quasiment disparu de la circulation. Plus de navires coulés arbitrairement au milieu de l'océan. Plus de forêts rasées sans raison parce que le Corsaire se battait sur une île voisine. Plus de visites de courtoisies. Bref, plus de nouvelles.

"Non." Coupa, assuré, Vista. "Ce n'est pas Œil de Faucon. Si c'était lui, il aurait déjà tranché la tempête. Non, il y a quelqu'un d'autre qui se promène sur Grand Line sur une chaise. Tu me donnes ton argent tout de suite ou tu veux encore essayer vainement de le défendre ?"

Jiru regarda son frère en biais. Il ne l'avait pas encore assez dépouillé pour la journée ? Il en voulait encore plus ?

En attendant, la forme indistincte était presque arrivée. À cause des nuages épais, les commandants ne parvenaient toujours pas à l'identifier. Mais ils savaient qu'il s'agissait d'un humain. Du moins, ils l'espéraient.

"Tu crois qu'il a mangé un fruit du démon ?" Sourit Vista. Ce serait super amusant à raconter ! 'Le félé qui se promenait au milieu d'un ouragan sur une chaise flottante alors qu'il ne pouvait pas nager'.

Jiru se contenta de rouler des yeux en frottant ses vêtements trempés par la pluie.

"Il faudrait aller lui chercher une corde. Si c'est une menace pour notre équipage, on pourra le ligoter avec une fois l'avoir fait monter à bord."

Vista se racla soigneusement la gorge en indiquant la mer.

"Je crois qu'il n'en a pas besoin."

Et effectivement, l'ombre humanoïde sur l'océan fit apparaître des choses indistinctes sur la coque de la Moby Dick et entreprit de monter dessus, comme sur un escalier.

"Je crois que ce sont des mains." Observa scrupuleusement Vista, pas le moins du monde déphasé à cette vue.

Jiru s'approcha à son tour, et dut admettre que son frère avait raison.

"C'est peut-être une entité maléfique venue hanter notre navire." Murmura Joz, effrayé. "Vous ne lui avez pas lancé de corde, il va très mal le prendre. Il va maudire tout notre équipage !"

"Joz, du calme." Réclama Jiru. "On est au Paradis, tout va bien se passer."

"Peut-être qu'il nous a suivit depuis le Nouveau Monde." Pleura l'homme-diamant. "On lui a peut-être fait un affront là-bas et il nous poursuit depuis !"

"Joz, je ne vois aucune raison pour laquelle il aurait pu attendre aussi longtemps avant de se venger." Tenta de le raisonner Jiru.

"Moi, j'en ai une." Avoua Joz, recroquevillé sur lui-même. "Ce monstre attendait qu'on soit pris dans une tempête glaciale avec des orages pour mieux nous épouvanter."

"Joz, Joz !" Appela Jiru en le voyant sombrer dans sa dépression. "Joz, reste avec nous !"

Mais il est trop tard pour l'homme-diamant et pour l'équipage.

La silhouette inconnue sauta à bord, atterrissant avec un bruit sec de chaussures à talon avant de se redresser.

Il s'agissait d'une jeune fille aux cheveux noirs de jais repoussés en arrière, portant une jupe fendue noire allant jusqu'à ses chevilles et une veste ouverte sur sa poitrine qui s'arrêtait au-dessus de son nombril.

"Bonjour." Salua-t-elle poliment.

Joz s'évanouit. À cause de son imagination débordante ou du choc d'être salué par une jolie fille, personne ne le savait.

"Joz !" Cria Jiru en tentant de le rattraper. "Reviens ! Ce n'est pas poli de s'effondrer devant notre invitée !"

Mais l'homme-diamant était parti vers d'autres comtés. Délaissant ce spectacle attristant, Vista se tourna vers la brune et, avec un grand sourire, salua la jeune fille.

"Je suis le commandant Vista de l'équipage de Barbe Blanche. Vous devez être un des membres de l'équipage du petit frère d'Ace !"

"Oui." Confirma la brune. "Je suis Nico Robin, son archéologue."

Joz revint soudainement d'entre les morts en toussant.

"Son-son quoi ?"

"Tu n'étais pas censé être évanoui ?" Interrogea suspicieusement Jiru, blessé d'être tombé dans le piège de son ami.

"Voyons mon frère, je suis un commandant, je suis plus résistant que ça."

"Évidemment."

"Revenons au vif du sujet. Tu es son quoi ?"

Vista en eut assez. Il se retourna avec un visage suffisant.

"Il a un jardinier, il peut bien avoir une archéologue si ça lui plaît ! Je te rappelle combien Père a d'infirmières ?"

"Il en a besoin."

"Et de leurs collants léopard, il en a besoin ?"

"... Il est un peu vieux, il a le droit d'avoir quelques plaisirs. Mais le petit frère d'Ace est beaucoup trop jeune pour !"

"Allons, allons." Essaya d'apaiser Jiru. "Ce ne sont pas des manières. Mademoiselle, vous devez être affamée. Permettez que je vous guide vers le réfectoire."

"Mais bien sûr." Accepta délicatement la jeune femme face à lui.

Jiru se tourna alors, prêt à partir, emmenant avec lui la dernière Mugiwara arrivée en ignorant royalement les gestes de Vista, la paume de sa main ouverte, quémandant son dû, quand un terrifiant cri brisa leur quiétude.

"VISTA !"

Filant plus vite que les éclairs, Izou se téléporta à leurs côtés et écrasa une sandale sur la figure du susnommé.

"TU ÉTAIS DE CORVÉE DE RESPONSABILITÉ DU PONT AU MÊME TITRE QUE MOI ! COMMENT SE FAIT-IL QUE PERSONNE N'AIT VU L'OMBRE DE TA RÉPUGNANTE FACE ?!"

Vista, une main sur sa figure rougit sous le coup, tourna un regard larmoyant vers son frère.

"Mais ! Elle est très bien ma face ! Vous êtes juste jaloux de ma moustache, parce qu'elle ressemble à celle de Père et que vous en voudriez des pareils !"

"CE N'EST PAS LE SUJET ! TU ES COMMANDANT, TU AS DES DEVOIRS À REMPLIR !"

"Oh, parce que tu as fait tous les tiens toi par exemple ? Tu ne vas pas finir le mois avec moi sur le parquet de la chambre de Marco pour rédiger tes rapports peut-être ?"

"Ce ne sont pas les mêmes responsabilités ! Il y a une différence entre détruire des forêts et s'assurer que Moby ne coule pas."

"Mais j'étais justement en train de m'en préoccuper ! Regarde, je surveille une Mugiwara. Et toi, tu fais quoi ?"

"Je coordonne nos hommes ! Et de quelle Mugiwara tu parles—"

Il la vit.

Une nouvelle.

Une de plus.

Une de ces choses.

Souriante dans la tempête, Robin lui fit un bref salut de la tête.

Izou n'en croyait pas ses yeux.

"Mais... Mais comment ?! Tu es arrivée par où ?! Tu étais planquée depuis le début sur le navire ?!"

"Pour le comment," intervint Joz, "on se pose encore la question."

"Mais je ne suis pas sûr de vouloir savoir." Avoua Izou en se redressant et en arrangeant sa tenue, maintenant qu'il était devant une personne extérieur à sa famille.

Malheureusement, Robin ne voyait aucun inconvénient à partager ses informations.

"Je suis venue sur une tortue des Mers. Elles sont très confortables."

Izou crut qu'il allait défaillir.

"Mais oui, une tortue. Comment n'y ai-je pas pensé tout de suite ?"

Robin eut un petit rire cristallin innocent. Elle ne savait pas encore à quel point son équipage avait rendu les Shirohiges fous.

Izou papillonna des yeux en prenant son front dans ses mains.

"Tu vois, j'allais demander une preuve pour confirmer que tu étais bien celle que tu prétendais, mais tous les signaux clignotent en hurlant 'spécialité Mugiwara', donc je vais m'en satisfaire." Le terme exact qu'Izou aurait aimé utiliser était plutôt 'stupidité' ou 'folie' Mugiwara, mais son sens de commandant l'avait remis dans le droit chemin.

Ce n'était pas des choses qui se disaient à voix haute à une personne qu'on ne connaissait que depuis deux minutes. Demain, par contre...

"ROBIN !" Vint un hurlement joyeux.

Les cinq pirates tournèrent leurs têtes vers le son de la voix.

Nami, à l'abri sous un parapluie, agitait gaiement sa main. Elle avança puis courut vers eux et se jeta dans les bras de son aînée.

"Robin ! Tu m'as tellement manquée !"

"Maintenant, on est sûr." Déclara Vista en tendant une main devant Jiru avec un regard insistant. À contrecœur, celui-ci décrocha sa bourse de sa ceinture et la remit à son frère.

"Je me vengerais."

"Quand tu veux !" Sourit Vista en comptant les piécettes. Excellente journée aujourd'hui.

Après un câlin qui sembla durer une éternité, Nami relâcha finalement son amie.

"Tu es arrivée il y a longtemps ? Le voyage s'est bien passé ? Oh, j'y pense, tu dois mourir de faim ! Et tes vêtements sont trempés ! Viens, je rentre tout juste d'un petit shopping, je vais te prêter quelque chose !"

Attrapant la main de son amie, Nami s'apprêtait à rejoindre sa chambre par le plus court chemin quand de la foudre s'abattit sur son parapluie, réduisant le tissu en cendre et électrocutant légèrement la rouquine dont les cheveux frisèrent soudainement.

"CE N'EST VRAIMENT PAS DRÔLE !" Hurla-t-elle aux cieux avec colère, faisant sursauter les commandants. "POUR LA PEINE, PRENDS-TOI ÇA DANS LA FIGURE !"

Nami attrapa une corde dans sa poche ainsi qu'une espèce de bombe. Elle jeta la bombe dans les aires avant de défaire un noeud de sa corde. Sa bombe s'envola alors sur plus de quatre cents mètres, atterrissant dans les nuages où elle explosa. Les nuages blanchirent soudainement avant de se désagréger dans une fine pluie d'une espèce de coton. Comme s'il s'agissait de la fin de l'ouragan, les vents infernaux tombèrent et la mer s'effondra une dernière fois avant de retrouver son calme habituel. Plus aucune trace de la tempête, si ce n'étaient les quelques pétales blancs qui se posaient sur les planches de la Moby Dick et sur l'océan avant de se dissiper sans aucun bruit.

"Maintenant, on peut aller dans notre chambre tranquille." Sourit Nami en emmenant son amie avec elle, laissant quatre commandants béas derrière elle.

"Mais pourquoi elle ne l'a pas fait plutôt ?" Se plaignit Izou.


Thatch était époustouflé. Le petit blondinet de la nouvelle génération n'était pas seulement un bon cuisinier, il était aussi redoutablement rapide et efficace. Il était parvenu à cuisinier plus d'une centaine de bons petits plats avec des restes, pendant une tempête, slalomant entre les cuisiniers qui trébuchaient, et sans jamais gêner personne. Et en moins d'une heure. Mais Thatch en rêvait ! Il ne voulait que des cuisiniers comme ça ! Ils n'auraient pas besoin d'être aussi nombreux en cuisine. En plus, le blondinet avait même fait sa vaisselle et respecté les plats du jour sans que Thatch ne lui dise desquels il s'agissait.

Peut-être qu'il pourrait le kidnapper ? Il enverrait un autre cuisinier blond au petit frère d'Ace, celui-ci n'y verrait sûrement que du feu ! Il n'avait pas besoin d'un cuisinier aussi efficace pour un petit équipage de dix personnes. Un des cuisiniers secondaires de la Moby Dick ferait amplement l'affaire.

D'un autre côté, Luffy mangeait comme dix, ce qui augmentait la taille de son équipage a vingt personnes.

Toujours un travail insuffisant pour le blond.

Après, Thatch devait avouer qu'il fallait savoir protéger le frigo. Le blondinet n'avait même pas haussé un sourcil devant tous les codes nécessaires pour accéder à la réserve. Si jamais Ace parvenait à y entrer, les Shirohiges courraient à leur perte.

Ce serait une fin quelque peu triste après ce qu'ils avaient fait.

Thatch voyait déjà les titres des journaux.

'L'équipage de Barbe Blanche, décimé par la famine à cause de l'appétit sans fin du fils de Gol D Roger.'

Non, c'était plutôt classe en fait. Sauf s'ils abordaient la partie cannibalisme qui allait sûrement précéder leur chute. Dans un souci d'équité, mais également par stratégie, il allait falloir qu'ils commencent par manger Ace. Thatch allait donc devoir réfléchir à un moyen de faire cuire le feu lui-même ! Il avait du pain sur la manche.

"Commandant."

Thatch se retourna, totalement dans la lune en imaginant Ace, ligoté à une broche, au-dessus d'un feu de joie, hurlant tout en tournant sous les yeux affamés de l'équipage, des fourchettes prêtes dans les mains.

"Oui ?"

C'était justement blondinet qui venait lui parler. Il tombait à pique, Thatch ne savait pas combien de temps il devrait faire tourner le petit prince pour être cuit à point. Ou serait-il meilleur saignant ? Et, avec quelle sauce ?

"Vos brochettes brûlent."

Thatch baissa les yeux en sursaut. Mince, il savait qu'il ne devait pas rêvasser en cuisinant ! Ce n'était pas la première fois ! Il lança rapidement ses brochettes et les mit sur une assiette à part. Tant pis, elles seront pour lui. Allons, Thatch, on se reprend ! Quelle image donnait-il à la nouvelle génération ?

"Commandant."

Surpris d'être à nouveau interpellé, Thatch reporta son intention sur le blondinet.

Oui, un jour, il lui demanderait son nom.

"Oui ?"

"Je voulais savoir, c'est à propos de vos cadenas. Sont-ils élastique-proof ?"

Les yeux de Thatch se mirent à briller. Il aimait parler de plein de choses, mais il y avait un sujet qu'il adorait, mais que personne n'abordait jamais.

Comment protéger la nourriture des estomacs sur pattes, et quelles trappes mettre au point ?

Thatch savait qu'il venait juste de se trouver un excellent complice sur le sujet.


Ailleurs sur Grand Line :

Au coin d'une route, un vieil homme et sa petite fille discutaient avec un étranger.

"Merci, merci beaucoup ! Vous venez de nous sauver !"

"Yohohoho, ce n'est rien. Ils devraient avoir honte d'attaquer ainsi un jeune homme et sa compagne."

"Un jeune homme ?!" Releva le grand-père avec surprise. "Je n'avais pas entendu ce dénominatif depuis des décennies! Oh, monsieur, vous m'êtes de plus en plus sympathique ! Mais peut-être que nous pourrions vous aider avec ma petite fille ! Votre tête ne m'est pas familière et peu de gens s'aventurent par ici. Seriez-vous, par hasard, égaré ?"

L'étranger devant lui aurait bien rougi, malheureusement, sa physionomie ne le permettait pas.

"Je cherchais un navire pour prendre le large. Et peut-être un petit équipage aussi, pour m'accompagner."

"Un navire ?" Répéta le vieil homme. "Que nenni ! J'ai beaucoup mieux et beaucoup plus rapide !"

Il attrapa le bras de l'étranger et l'emmena avec lui vers sa chaumière, isolée sur une falaise.

"J'ai une nouvelle invention qui devrait être exactement ce qu'il vous faut ! Mais d'abord, dites-moi dans quelle direction se trouve votre destination."

Secoué dans tous les sens, l'étranger sortit une frêle main de sa poche, dévoilant un petit morceau de papier.

"Une Vivre Card !" Réalisa le grand-père. "Mais c'est parfait ! Montrez-voir."

Le grand-père attrapa le papier avant d'ouvrir son hangar, son regard fixé sur la petite feuille déchirée.

À l'intérieur se trouvait une immense montagne surmontée d'une toile épaisse qui prenait la majorité de la place. Le vieil homme la contourna avant d'attraper une poignée et de pousser l'énorme objet jusqu'au bord de la falaise. Il attrapa ensuite la couverture en toile et tira dessus, dévoilant un gigantesque tube en fonte.

Ignorant la tête totalement époustouflée de son sauveur, il attrapa une manivelle et tourna l'objet jusqu'à faire face à la direction pointée par la Vivre Card.

"Tout est prêt maintenant. Si vous voulez bien vous donner la peine de monter."

Le vieil homme indiqua le trou béant du tube et fit un geste d'encouragement à son timide sauveur.

"Là-dedans, vous êtes sûr ?"

Ignorant les craintes du voyageur, le grand-père le poussa dans le tuyau et s'appliqua à rentrer ses jambes, afin que rien ne dépasse du tube.

"Vous êtes prêt ?" Demanda-t-il à tout hasard alors que sa petite-fille réapparaissait avec un paquet d'allumettes dans les mains.

L'étranger qui, semble-t-il, était parvenu à faire demi-tour dans le tube, passa sa tête hors du tube avec inquiétude.

"Je ne risque vraiment rien ? Parce que—"

"Non, non, rien." Assura le grand-père en engouffrant la Vivre-Card dans la bouche du voyageur pour le faire taire tout en le forçant à rerentrer sa tête dans le tube. "Vas-y ma chérie."

Celle-ci alluma une allumette et l'approche d'un morceau de corde qui dépassait de l'engin.

La corde brûla rapidement.

L'étranger voulu ressortir sa tête pour se plaindre, son papier recraché, mais une soudaine montée de chaleur l'expédia dans les airs tenir compagnie aux étoiles.

Le grand-père le regarda disparaître dans le firmament avec fierté avant de se rappeler d'un détail.

"Oups, j'ai oublié de lui expliquer comment atterrir."


Alors ? Pas trop de fautes d'orthographes ? J'ai du mal à rendre la lecture fluide, donc si vous avez des conseils pour résoudre ce problème, je suis preneuse ! Et tous les autres d'ailleurs... Mais s'il vous plaît, ne m'envoyez pas prendre des cours avec le projet Voltaire ! Je suis restée coincée au cinquième niveau, j'ai dû demander à une amie de le faire pour moi...

ps : petite explication pour Nami, elle se promenait dehors avec un parapluie sans crainte malgré les orages parce qu'à l'origine, elle avait donné à Zoro un paratonnerre et lui avait ordonné de la suivre. Sauf qu'évidement, le sabreur n'était pas parvenu à la suivre et après avoir rencontré Robin, Nami avait totalement oublié l'orage.

En espérant qu'il vous ait plût et que vous ne m'en voulez pas trop pour l'attente, n'hesitez surtout pas à laisser un commentaire ! Bye !