14. Oye Oye
Tous s'attendaient à ce que le Lord aille s'asseoir sur le fauteuil noir qui se trouvait sur l'estrade. Cependant, il s'arrêta au centre de la pièce, au milieu des élèves. Il leur lança un regard froid et cependant gardait cet espèce de sourire qui lui donnait un air si diabolique. Les élèves baissèrent vite les yeux en frémissant. Certains avaient le cœur remplit de haine, Voldemort avait détruit tellement de vies, de familles, de rêves. D'autres étaient terrorisés et pleuraient intérieurement en souhaitant que le jour de leur mort ne soit pas aujourd'hui.
Le mage noir, se tourna alors vers Malicia. On la distinguait de loin ; elle était entourée de mangemorts habillés de noirs, et elle... elle portait une veste blanche et un tee-shirt rouge. La jeune fille le regard baissé se battait contre elle même pour ne pas relever la tête. Il ne fallait surtout pas qu'elle regarde ses yeux. Le sorcier fit un signe de la tête à peine visible et alla s'asseoir sans un mot sur le fauteuil. Les deux mangemorts qui étaient à côté de Malicia la prirent tout à coup par les bras et l'emmenèrent vers le Lord. La jeune fille surprise au départ se laissa faire puis plus elle s'approchait plus elle se débattait et s'opposait aux hommes. Mais la peur montait en elle, ses forces n'étaient pas à leur maximum. C'est ainsi qu'elle fut à genoux devant le grand mage, la tête colée contre le sol. Les deux hommes (dont l'un était le mangemort aux yeux gris clairs) allèrent s'installer à droite et à gauche derrière le mage. La jeune fille ne sentant plus aucune force l'obligeant à se prosterner devant cet horrible être releva la tête et se leva d'un bond d'un air de défis. Le mage toujours aussi calme et froid sourit de plus belle. La jeune fille fixa alors ses yeux, elle avait toujours eu l'habitude de jeter des défis du regard lorsqu'elle voulait jouer son insolente. Bien que la peur l'envahissait, elle était à Gryffondor, elle savait que la mort n'était pas très loin, alors autant mourir avec fierté.
Fixant alors ses yeux rouges, la jeune fille sentit une vague de chaleur l'emporter en lui donnant quelques vertiges. Mais elle se remit droite, combattant à présent contre elle même.
Voldemort ,qui avait pris ses aises sur son fauteuil, les jambes croisées et se tenant les mains devant son ventre, les coudes posés sur les accoudoirs ;dévisageait la jeune fille des pieds jusqu'à la tête en gardant son sourire. Son visage était si jeune, lui qui était si vieux, ses yeux trahissaient son âge comme son expression.
- La dernière fois que je t'ai vu, je n'étais pas là pour toi. Et tu t'es étrangement évanouie tandis que le temps avait tout à coup changé... Il s'est mis à pleuvoir. J'avais oublié ce passage, jusqu'à ce que j'apprenne qu'hier même, une chose étrange c'est passé à Poudlard. Une chose qu'il semblerait que tu ais produite. Aujourd'hui Malicia, je suis là pour toi.
Le regard du sorcier se remplis de haine.
- 11ans... 11ans que je me croyais débarrassé de ton espèce, sa voix était un murmure glaciale, un murmure que pourtant tous entendaient. Il m'a fallu des années et des années pour détruire ta race. Race de beauté, race de bonheur, jouissant de son monde, de son peuple, race de paix...
Les yeux du Lord devinrent plus clairs.
- Race de pouvoir. Ton espèce avait une force et un pouvoir bien cachés, bien protégés. Je les ais tous tué, dit le sorcier d'un air très décontracté ne pouvant dissimuler pourtant sa fierté. Tous. Sais-tu comment petite Malicia ?
- ...
- Je m'étais rapproché de vos souverains, c'était si facile. Peuple fort, mais peuple naïf.
Le Lord éclata de rire en gardant sons sourire diabolique.
- J'ai été et je suis toujours le plus grand sorcier du monde, on me faisait confiance... La traîtrise impériale fut ma plus belle réussite. La vengeance est un vrai délice.
Voldemort mouilla ses lèvres avec sa langue et lâcha un gémissement comme si le contact humide lui donnait du plaisir. Malicia l'écoutait avec attention sans vraiment comprendre de quoi Voldemort parlait. La jeune fille savait très bien qu'elle n'était pas différente des autres, elle le savait, elle en était sûre... enfin presque...
- Mes hommes ont soufferts, mais on a gagné, certains êtres de votre peuple ont réussit à s'enfuir. On les a tous retrouvés. Et... COUIC !
Le mage noir passa son doigt autour de son cou pour imiter la décapitation. Malicia eut un frisson. Ses mains et bras lui faisaient mal, les bouffés de chaleur devenaient intenables, elle oubliait sa peur, sa haine. Voldemort le remarqua et ricana.
- Tu as peur Malicia ?
La jeune fille le fusilla du regard.
- Non, répondit-elle calmement ce qui la surpris elle-même.
- Vraiment ? Alors tu savais déjà tout ça ? Cela m'étonne.
- Vous divaguez ! Je ne suis pas une... une... une je sais pas quoi, je suis comme tout le monde. Vous-vous trompez !
- Saches que lord Voldemort ne se trompe jamais !
- Je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez ! JE SUIS COMME TOUT LE MONDE ! Hurla à présent Malicia.
- Vraiment ?
Sans crier gare, Voldemort se leva et se jeta sur la jeune fille. Malicia eu le réflexe de se protéger le visage avec ses mains. Le mage attrapa fermement les poignets de la jeune fille et la secoua comme pour la faire réagir.
- Et ça c'est quoi ?
Voldemort retroussa d'un geste la manche de la sorcière. Malicia fixa ses mains et ses avants-bras. Ils étaient remplis de ces étranges dessins marrons. La jeune fille qui n'était plus vraiment effrayée par ces dessins lui jeta un regard amusé.
- Des tatouages... Vous n'en avez jamais fait ?
En échange, la jeune fille eut droit à une belle baffe. Voldemort, le regard plus haineux que jamais pris ses deux poignets dans une seule main et se tourna à présent vers tous les élèves et les mangemorts présents dans la pièce, faisant tourner avec lui Malicia dans leur direction. La jeune fille les avait presque oublié. Elle promena son regard dans la pièce. Tous les yeux étaient fixés vers elle. Elle vit au fond de la salle Ingrid et Sirius. Bien qu'il fasse sombre, elle arrivait à les voir, et leurs visages exprimés à tous deux de la colère, effaçant toutes formes de peurs.
- Chers disciples, chers élèves de Poudlard, vous pensez avoir devant vous une simple Gryffondor bien têtue et insolente. Et bien non ! Sachez que vous avez la plus belle des raretés sous vos yeux. La dernière des Ladislava. Nous avions tout détruits, tout saccagés, tout brûlés, nous semions la mort, les mots étaient presque crachés par le Lord. Ils avaient été maudits, ils ont tous péris.
Le Lord éclata de rire en rejetant sa tête en arrière se qui fit frissonner tous les élèves et même beaucoup de mangemorts. Un rire froid et sans joie. Puis il s'arrêta net et fixa Malicia avec haine, colère et fierté.
- Mais une petite fille s'est enfuie, dit-il avec une tonalité si calme qu'elle surprit la jeune fille. Et il est venue pour elle l'heure de rejoindre les siens ne crois-tu pas Malicia... Ca a dut être horrible pour une pauvre gamine comme toi de voir sa famille détruite.
Le mage prit sa baguette et la pointa sur la jeune fille. Tous les élèves arrêtèrent de respirer en voyant la scène se dérouler sous leurs yeux. En voyant le geste du Lord, Ingrid et Sirius se dressèrent, et dans une synchronisation parfaite ils firent un pas en avant alarmés.
- NON !Hurla la rouquine.
- Endoloris !
Malicia s'écroula par terre en hurlant. La douleur était insupportable, la jeune fille, la tête rejetée en arrière convulsait et hurlait de toutes ses forces. Implorant que la mort vienne, ça en était trop pour elle. Elle sentait des lames la transpercer de toute part, lui arracher sa chair. Le Lord leva sa baguette. Malicia resta allongée par terre, essoufflée et pleurant silencieusement. Elle s'attendait à un autre sort, mais Voldemort ne fit rien. Son attention s'était portée sur les jumeaux Potter.
- Ingrid ! Gronda t-il gentiment avec une voix paternelle. Je te l'ai déjà expliqué il me semble ; on ne m'interrompt pas lorsque je m'amuse.
- Vous êtes horrible ! Foutez lui la paix ! Hurla à son tour Sirius avec toute la haine qu'il pouvait.
Un mangemort rattrapa le jeune garçon tandis qu'un autre s'occupait de faire tenir tranquille Ingrid. L'homme qui tenait Sirius avait un oeil en sang. Le jeune sorcier sut tout de suite qui il était.
- J'ai une très grande envie de te faire avaler ta salle face Potter, de te faire souffrir au plus haut point et te laisser mourir comme un sale rat. Mais ce serait dommage de laisser ta morveuse de sœur toute seule. C'est si horrible de séparer les jumeaux.
- Surtout que tu l'aurais à peine touché que je t'aurais fait exploser ton horrible crâne qui sert à protéger ta cervelle de piaf, grogna Ingrid.
- CA SUFFIT ! Hurla Voldemort.
Tout le monde se tut. Même Sirius et Ingrid. Ayant obtenu le silence, le Lord se retourna brusquement vers Malicia. Il l'attrapa par le cou et la fit se relever. La jeune fille se laissa faire, elle ne se débattit pas, elle regarda juste froidement le Lord, attendant. Ses forces l'avaient quittées, elle pouvait à peine bouger son petit doigt. Sa seule arme était son regard.
- Ta très chère amie ne veut pas que tu meurs Malicia. Je ne voudrais pas contredire la belle Ingrid Potter.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? Demanda alors la jeune fille dans un souffle.
Voldemort la tenait toujours par le coup mais ne l'étranglait que faiblement.
- Quand j'ai su que tu étais en vie, je n'ai souhaité que ta mort belle Malicia. Mais j'ai bien réfléchis ; tu vas vivre. Tu vas vivre et tu vas t'allier à moi, tu vas devenir ma disciple, tu me serviras et tu m'offriras ta force lorsqu'elle sera totale. Car jolie Ladislava tu n'es qu'au début de ta métamorphose. Es tu prêtes à te lier à moi ?
Pour seule réponse, Malicia le fixa froidement et lui cracha au visage. Sirius se plaqua la main contre son visage en pensant que sa petite amie était à présent un cas désespéré. Le Lord lui offrait la vie et elle la rejetait en l'humiliant. Il fallait tout bonnement être suicidaire pour oser faire un truc pareil. Quelques élèves dont Nathamael laissèrent échapper un gémissement comprenant que la jeune fille venait de signer son arrêt de mort.
Le mage serra plus fermement sa main sur le cou de la jeune fille qui fit une grimace. Il leva sa baguette vers elle cherchant comment elle allait mourir. Il n'allait tout de même pas lui offrir une mort sans souffrance. Elle devait hurler de douleur, se lamenter, souffrir et ensuite, mourir lentement.
Les recherches sadiques du Lord durent s'arrêter lorsque un cri provint de l'extérieur. Les grandes portes s'ouvrirent tout à coup. Et des éclairs de toutes les couleurs sortirent de nul part touchant quelques mangemorts. Ceux-ci sortirent leurs baguettes tandis que des aurors et quelques professeurs entraient dans la pièce. Les élèves paniqués se levèrent et fuirent le plus vite possible. Les plus jeunes sortirent, tandis que des plus âgés sortaient eux-même leurs baguettes pour s'allier aux aurors ou aux mangemorts. Voldemort lâcha Malicia qui avait viré au rouge. La jeune fille s'étala par terre en toussant et recherchant sa respiration. Elle jeta un regard dans la salle, c'était la vraie panique, il faisait très sombre, c'était dur de voir correctement les mangemorts fuirent. Aucun ne pouvait transplaner, ils étaient obligés de se défendre et de se battre contre leurs ennemis.
Malicia s'allongea sur le dos en regardant le plafond. Elle se sentait tout à coup très fatiguée. Sa respiration revenait lentement. Le visage du Lord apparut alors. Il se pencha vers elle, posa son bras sous son dos et la redressa légèrement. Il approcha son visage vers la jeune fille.
- Que tu le veuilles ou non ma belle, tu m'appartiendras, tu seras mienne.
La jeune fille le regarda horrifié de voir tant de cruauté dans ses yeux, il avait soif de pouvoir, c'était un véritable monstre. L'homme la fixa puis sourit.
- Souffres maintenant ma belle.
Le mage marmonna une incantation. Malicia sentit alors un objet tranchant s'enfoncer dans ses entrailles ; le mage disparut en laissant Malicia retomber au sol, sa tête heurtant lourdement le sol. La douleur était horrible, elle plaça tremblante ses mains au niveau de son ventre et sentit le sang chaud couler. La jeune fille se mit à gémir, elle n'arrivait plus à bouger, ses forces l'abandonnaient. Elle n'entendait que faiblement les autres qui étaient pourtant si proche. Son attention se fixa sur le plafond. Le ciel était si beau, les étoiles étaient toutes très brillantes. L'une en particulier brillait plus que les autres. Malicia ne savait pas laquelle elle était, mais elle attirait son attention. La douleur devint plus intense, la jeune fille gémit et se mit à pleurer.
C'est là que le visage inquiet de Sirius apparut dans son champ de vision, il cachait à présent l'étoile. Sirius prit dans ses mains le visage de Malicia et lui parla. La jeune fille n'entendit rien, elle regardait dans le vague et fixait les yeux du garçon. Celui-ci porta alors son attention sur le ventre ensanglanté de la jeune fille. Il posa ses mains dessus et appuya pour empêcher le sang de couler. La jeune fille hurla sous la douleur et se remit à gémir. Les sons lui revenaient, elle entendait à présent toutes sortes d'incantations, d'injures et de cris.
Sirius qui avait gardé ses mains posées sur le ventre de Malicia lui reparla.
- Malicia ! Est-ce que tu m'entends.
La jeune fille le fixa et lui répondit par une grimace de douleur.
- Bon, je prends ça pour un oui. Laisse toi faire ma puce, ça va passer. Attends.
Sirius enleva ses de la blessure ce qui fit encore plus mal à la jeune fille. Il lui prit les mains et les posa sur le ventre.
- Appuis, même si ça te fait mal. Il faut pas que ça saigne d'avantage.
Juste derrière eux, la bataille faisait rage, apparemment, aucun des clans n'arrivait à dominer l'autre. Des jets de lumières traversaient la grande Salle, certains s'effondraient au sol, mais ils étaient rare. Il y avait même quelques uns qui avaient abandonnés leurs baguettes pour se battre à mains nues.
Malicia vit de nouveau Sirius se pencher sur elle ainsi que Cristoph son oncle. Il paraissait vraiment très inquiet, même plus que Sirius. La jeune fille sentit alors la douleur au niveau du ventre beaucoup plus forte. Son sang continuait à couler, elle n'en pouvait plus. Elle regarda une dernière fois son oncle avant de refermer doucement les yeux. Elle le vit s'exciter et lui crier certaines choses en prenant sa tête dans ses mains et en l'embrassant sur le front et sur les joues. Mais les forces de Malicia disparaissaient. Elle lâcha la pression qu'elle faisait avec ses mains sur son ventre et laissa tomber ses bras. Elle gémit sous la douleur. Ses yeux se fermèrent, ayant pour seul souvenir le regard horrifié de son oncle. Puis le noir, elle ne vit plus.
ET OUI ! ELLE L'A FAIT !
Lol, ça y est ! j'ai mis la suite ! yahaaaaaaaaaaa ! enfin !
Et en plus koi ? deux chapitres ! oki, court tous les deux, mais c'est kan même deux chapitres... Dis ! c'est pas finit de râler ?
Je tiens à remercier Céline pour son aide pour trouver les prénoms... MARKIIIII
Je fais d'énormes bazoux à ma Mandy qui me manque énormément et je remercie l'espèce de folle qui m'a envoyé des menaces pour que j'écrives la suite.
