Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à wmr1601 (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Bonjour à toutes! J'espère que vous allez bien et que vous passez un bon dimanche :)

Merci à toutes pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori.

Dan: Hello! Bienvenue parmi nous et merci pour ta review :). James est toujours dans l'ombre à épier Bella, le souci c'est qu'on ne sait pas exactement où il est. Contente que ça te plaise en tout cas et j'espère que tu aimeras la suite. A bientôt!

aussidagility: Coucou! Merci pour ta review :) On est d'accord sur ce point, ça ne peut pas continuer comme ça. A bientôt ;)

bobolavalise: Coucou! Merci parmi nous et bienvenue à bord :D. Ravie que l'histoire te plaise et j'espère que la suite te plaira tout autant :). A bientôt!

Et bien sûr, merci à ma bêta, Missleez :)


Précédemment : Je déglutis. « Oui. Je t'ai promis que un délit de plus et j'irais à la police. »

« Oui, tu l'as fait. »

si ça avait dépendu d'Edward, j'aurais dénoncé James il y avait des semaines, c'était mon entêtement, et la peur de ce que James ferait, qui m'avait empêché de le faire avant. Que l'autre voiture soit James ou pas, c'était assez un appel au réveil pour me faire entendre raison.

« On va y aller maintenant. »

« Non. »

Il m'envoya un regard aiguisé.

« Je vais y aller, je te le promets. Mais est-ce qu'on peut y aller demain à la place ? Je ne veux pas que le reste de la soirée soit gâchée par ça. Je ne dois pas travailler demain, alors... »

« Très bien. Demain, alors. »

~ * MothT * ~

Je traitai ce qu'il venait de dire. 'Il n'y avait pas de musique'. Je l'avais entendue, je savais sans aucun doute qu'il y avait quelque chose là. « Mais je l'ai entendue. » Mes mots furent à peine audibles, même plus bas qu'avant.

Il se pencha et embrassa le coin de ma bouche, mais ne dit rien en réponse. Mais je pouvais imaginer ce qu'il pensait : Très bien, si tu le dis. Dans ma tête, son ton était sarcastique, mais je ne l'avais jamais entendu utiliser un tel ton avant. Au lieu de ça, il se décala légèrement en-dessous de moi et plaça sa bouche juste à côté de mon oreille. Ses mots provoquèrent un frisson à la base de ma colonne vertébrale. « Je te crois. »

A cet instant, je réalisai que la musique venait de moi, c'était ma version des feux d'artifice.


~ * CHAPITRE 14 : Les passés se heurtent * ~


« J'ai entendu la musique, Tia. C'était magnifique. Étrange, mais magnifique. »

« Je pense que c'est fabuleux, Bella. Le truc auquel tu compares les feux d'artifice c'est quelque chose dont beaucoup de gens parlent dans ta situation, mais vu que vous avez tous les deux la musique en commun, il semble tout à fait approprié que tu aies entendu de la musique à la place. C'est vraiment mignon. »

« Pas bizarre ? »

« Non, pas bizarre. » Elle me sourit.

Je ne pouvais pas dire à quel point c'était agréable d'avoir une amie avec qui parler de ce genre de choses. Même quand j'avais seize ans et que j'étais encore amie avec Victoria, elle piquait une crise à chaque fois que je parlais de James. Vu qu'il était le meilleur ami de son frère, elle le considérait pratiquement comme un membre de la famille et elle ne voulait pas écouter mon côté adolescente obsédée parler de lui encore et encore.

« Tu vois des feux d'artifice avec Benjamin ? »

La question était un peu intime, mais ça ne sembla pas déranger Tia. Elle sourit encore plus et répondit, « Oui. On est ensemble depuis sept ans, mariés depuis quatre ans, et je vois encore des feux d'artifice à chaque fois qu'il m'embrasse. »

Toute ma peau picota à la pensée que la musique qui venait de moi signifiait quelque chose. Quelque chose de bon. Je souris et m'enlaçai.

« Je pense aussi que le moment de ce baiser particulier était assez super, Bella. »

« Qu'est-ce que tu veux dire ? » Je plissai les yeux de confusion.

« Eh bien, vous veniez de vivre une expérience traumatisante. Tu m'as dit quelques fois au cours des dernières semaines comment il avait dit des choses sur le fait de te protéger, pas vrai ? »

« Ouais. »

« Il semble que le baiser de la nuit dernière était son rappel silencieux qu'il était là pour toi. Et c'est très important. »

Je ne répondis pas tout de suite, et avant que je ne puisse pleinement formuler une réponse, il y eut un coup fort sur ma porte. « Ça doit être Edward » dis-je en m'excusant. Bien que je n'étais jamais déçue de voir Edward, j'avais une conversation agréable avec Tia ce matin.

« C'est vrai. Il t'emmène au poste de police. »

« Ouais. » Des papillons voletèrent dans mon estomac. Je craignais que quatre texto et un appel ne soient pas suffisant pour aller à la police, mais je savais aussi que j'avais promis à Edward que je le ferais.

« Bella ? »

Je levai le regard vers elle. Je n'avais même pas remarqué que j'avais baissé les yeux sur l'ourlet de mon tee-shirt, mes doigts tremblants.

« Je pense que tu fais la bonne chose. Il est important que tu dises à quelqu'un ce qui se passe. Quelqu'un d'autre que ton petit ami et moi, je veux dire. Quelqu'un qui pourrait être en mesure de faire quelque chose. »

Mon souffle se bloqua dans ma gorge alors que je traitais les mots qu'elle avait dit : petit ami. Mais je ne pouvais me résoudre à contredire le terme. Edward et moi ne nous étions pas seulement mis d'accord sur l'expression 'se voir l'un l'autre', mais nous avions passé beaucoup de temps l'un avec l'autre. Chaque veille de jour de congé. Je n'avais juste jamais exactement considéré ce que cela signifiait avant aujourd'hui.

La sonnette retentit avant que je ne lui réponde. A nouveau. 'Boom !' Je me levai rapidement et me précipitai jusqu'à la porte d'entrée avec Tia (portant Kébi) sur mes talons. J'ouvris la porte, et ayant l'air aussi beau que je m'en souvenais, même plus, vraiment, ma mémoire ne lui rendait pas justice, se tenait Edward. Ses cheveux étaient humides dû à une douche récente et il était vêtu d'un jean et d'une chemise noire avec le col ouvert. Quelques poils de son torse étaient visibles, et je fus une fois de plus surprise par sa beauté. « Salut, » l'accueillis-je essoufflée.

« Bonjour. Salut, Tia » ajouta-t-il en regardant par-dessus mon épaule.

« Bonjour, Edward. Je partais. »

« D'accord. Ravi de te voir. » Il sourit de son sourire publicitaire, et je fondis.

« Moi aussi. » Tia lui retourna son sourire, passa devant nous avec précipitation et descendit les escaliers vers son appartement. Je ne savais pas comment elle parvenait à être à proximité de lui sans se transformer en flaque de bouilli. Pendant environ une seconde, je fus jalouse de cette qualité jusqu'à ce que je réalise qu'elle se transformait probablement en bouilli pour Benjamin. La pensée me fit sourire. Chaque fille devait avoir quelqu'un qui faisait fondre ses entrailles.

Edward se pencha et déposa un baiser chaste sur ma bouche. « Tu es prête à y aller ? » demanda-t-il lorsqu'il se redressa.

« Presque. Laisse-moi juste prendre mon sac et je le serai. »

« D'accord. » Il s'appuya contre l'encadrement de la porte pour m'attendre, croisant une cheville sur l'autre.

J'allai rapidement au placard du hall où je gardais mes vestes et mes sacs et je pris juste le sac, c'était la fin juin maintenant et il faisait assez chaud pour ne pas avoir à porter une veste.

Ce ne fut que lorsque nous fûmes dans la voiture d'Edward sur la route vers le poste de police que je commençai à paniquer. Qu'est-ce que je fais ? Je ne peux pas aller voir les flics pour ça. Que faire si James le découvre et qu'il me fait quelque chose ? Que faire s'il fait quelque chose à Edward ? La pensée qu'il fasse du mal à Edward m'effraya plus que l'idée qu'il me fasse du mal. Ma respiration reprit jusqu'à ce que je sois complètement en train d'hyperventiler et Edward se gara sur le côté de la route, coupant le moteur.

« Hey. Ça va. Tu sais que tu fais la bonne chose, pas vrai ? Laisser ton ex s'en tirer n'est pas vraiment une option. Voilà, mets ta tête vers le bas. » Il m'aida à me pencher en avant, plaçant ma tête entre mes genoux jusqu'à ce que ma respiration revienne à la normale. Je ne sus pas combien de temps ça dura, mais ça sembla un long moment. Lorsque je me sentis légèrement mieux, je me redressai. « Tu vas bien ? » demanda-t-il.

Je pris une profonde inspiration. « Je ne sais pas, » répondis-je honnêtement.

Il prit mes mains dans les siennes et traça des cercles apaisants sur leur dos avec ses pouces. « Je sais que c'est difficile d'aller à la police dans une situation effrayante, crois-moi, je sais, mais tu dois le faire, Bella. La dernière chose que je veux est de te voir... en difficulté. » Sa voix se brisa sur les deux derniers mots, et se fut assez pour me remettre. Je savais qu'il avait toujours dit que son passé était 'aussi mauvais' que le mien, mais jusqu'à ce moment, je n'avais jamais rien vu dans son comportement, autre que ces mots, qui indiquait qu'il avait traversé quelque chose de traumatisant.

Je le regardai dans les yeux, et je sus qu'il disait la vérité. Je ne savais pas ce qu'il avait vécu, mais peu importe ce que c'était, ça l'avait beaucoup touché, et il avait peur que je lui cause en quelque sorte une douleur similaire. C'est la dernière chose que je veux. En plus de ça, je savais qu'il avait raison. Laisser James continuer d'agir avec des textos et des appels menaçants n'était pas une option. Malgré le fait que je ne savais pas vraiment si c'était lui, ou un ami à lui, dans la voiture qui nous avait effectivement pourchasser la nuit dernière, je savais que je devais le dire aux autorités. Surtout si ça aidait Edward à mieux dormir la nuit. Alors je pris une autre profonde inspiration et dis, « Je vais bien maintenant. Allons-y. » Je lui offris un maigre sourire réconfortant. Ma résolution était là, mais pas forte.

Dans le parking du poste de police, je tremblai alors qu'il m'aidait à descendre du siège passager. Il posa sa main dans le bas de mon dos alors qu'il me guidait à travers le parking, traçant des cercles réconfortants pendant que nous marchions. Lorsque nous entrâmes dans le poste, il y avait un bureau près de la porte derrière lequel était assis un agent de sexe féminin. Elle nous sourit chaleureusement. « Bonjour. Que puis-je faire pour vous ? »

« Nous devons signaler la violation d'une ordonnance de restriction, » dit Edward. J'étais contente qu'il s'en occupe. Je savais que j'allais devoir parler par la suite, mais pour le moment, j'étais reconnaissante pour son aide.

L'expression de la femme changea immédiatement d'amicale à pragmatique. « Très bien. Tout ça passe par l'agent Williams. J'ai juste besoin d'obtenir quelques détails auprès de vous, puis je lui ferai savoir que vous êtes ici et il sera là dans un instant pour vous emmener dans son bureau. »

« Merci, » dit Edward.

Elle trouva le bon formulaire, et je remplis rapidement mon nom, mon adresse, et les détails de l'OTR que j'avais établie dans le comté de Clallam. Je retournai le formulaire à la femme, et elle le mit dans le labyrinthe de mur de fortune derrière elle.

Edward me conduisit jusqu'aux chaises dures en plastique en face de la réception pour patienter pendant que la femme disparaissait dans la mer des murs de l'armoire et des bureaux. Une fois que nous fûmes assis, Edward enroula son bras autour de mes épaules et me rapprocha de lui autant que les chaises le permettaient. Il m'embrassa sur la tempe et murmura, « Ça va aller. Je vais te protéger si c'est la dernière chose que je fais. » Un frisson me parcourut le dos à ses paroles, ils étaient si réconfortants, et pourtant si douloureux en même temps.

Quelques minutes plus tard, un homme avec un ventre rond se rapprocha de la réception. Il avait une moustache de morse de couleur rougeâtre et des cheveux bruns sable qui commençaient un peu à grisonner aux tempes. « Mademoiselle Swan ? » Il nous regarda Edward et moi.

« O-oui » balbutiai-je.

« C'est par là. » L'homme, qui, je supposais était l'agent Williams, me fit signe de le suivre, et j'attrapai fermement le bras d'Edward, m'assurant qu'il savait que j'avais besoin qu'il vienne avec moi. Nous nous levâmes et suivîmes l'agent à travers tout le poste. Le sol était fait de carrelage d'épicerie, et les murs étaient d'un blanc immaculé. Il y avait beaucoup de fenêtres, mais c'était une grande pièce, malgré ça, ça semblait encore humide. Nos pas résonnaient un peu alors que nous marchions.

Dans le coin le plus éloigné des locaux de garde à vue, nous arrivâmes devant une porte fermée avec une plaque sur laquelle était écrit Agent John Williams. Il ouvrit la porte et la tint pour nous, puis la ferma derrière lui alors qu'il nous suivait. Il y avait une autre plaque signalétique sur le bureau, ainsi que ce que je reconnus comme le document que j'avais rempli dans la salle d'attente quelques minutes auparavant. « Asseyez-vous » dit l'agent Williams, et son ton était amical et réconfortant. Les chaises d'ici étaient un peu mieux que celles sur lesquelles nous étions assis auparavant. Pas plus, mais un peu, elles étaient rembourrées et recouvertes de tissu bleu au lieu d'être juste en plastique dur jaune. Edward et moi nous assîmes côte à côte, et l'agent prit place derrière son bureau. « Alors, Mademoiselle Swan, j'ai entendu dire que vous aviez un problème d'ordonnance de restriction. » Il alla droit au but.

« Oui, » dis-je, et ma voix fut à peine plus forte qu'un murmure. Je me raclai la gorge et essayai à nouveau. « Oui, c'est vrai. Mon ex-mari. »

« Bien, bien » marmonna-t-il, regardant le papier puis reportant son attention sur Edward et moi. « J'ai eu le vrai document du Juge Taylor dans le compté de Clallam avant que je ne vienne vous chercher, alors j'ai les détails de la procédure judiciaire là sous les yeux. J'ai juste besoin que vous me disiez précisément ce qui se passe pour que ça vous amène ici aujourd'hui. Avec autant de détails que vous le pouvez. »

Edward me serra la main de façon rassurante, me donnant un coup de pouce silencieux.

« Euh, d'accord. Eh bien, j'ai emménagé ici en mars après que le divorce ait été prononcé et l'ordonnance de restriction déposée. Je n'avais pas entendu parler de James, mon ex, depuis des semaines, mais soudain il a repris contact. La plupart du temps ça a été des textos, mais il a aussi appelé une fois. »

L'agent Williams griffonna sur le papier alors que je parlais. « Avez-vous changé votre numéro de téléphone quand vous avez déménagé ? »

« Oui. »

« Aucune idée de comment il a obtenu le nouveau ? »

« Si. Il est entré chez mon amie et il l'a attaquée. J'étais au téléphone avec elle quand s'est arrivé, mais elle m'a raccroché au nez quand il est arrivé à la porte. J'ai rappelé tout de suite, alors je suis presque sûre qu'il a eu mon numéro soit sur son identification de l'appelant soit sur son carnet d'adresse. »

« Comment s'appelle votre amie ? »

« Lydia Miller. Elle vit toujours à Forks. » J'étais reconnaissante qu'il pose des questions, c'était plus facile de traverser cette épreuve que de simplement parler.

« D'accord, d'accord. » Il prenait toujours des notes furieusement sur son bloc juridique jaune. « Maintenant, que disent ces textos ? »

« Ils sont différents à chaque fois, mais le thème est le même. Essentiellement, 'je te regarde'. Il semble toujours savoir où je suis et avec qui je suis. »

« Et c'est tout ? » Il reconnut immédiatement mon omission du 'ne le dis pas'. Il était évident que l'agent Williams était très bon dans son travail.

« Il y en avait un qui disait quelque chose comme 'si tu le dis aux flics, tu vas le regretter'. »

« Bien sûr. C'est assez typique » dit-il. « Qu'en est-il de l'appel ? »

Je réfléchis, essayant de me rappeler quelque chose que j'avais intentionnellement sorti de mon esprit il y avait des semaines. « Honnêtement, il n'a pas dit grand chose. Plus des trucs comme 'Je voulais entendre ta voix', mais il y avait une menace sous-jacente à la fin de l'appel. » Je frémis au souvenir. « Il m'a rappelée qu'il n'avait pas l'intention de revenir sur ce qu'il avait dit dans la salle d'audience pendant notre procédure de divorce ».

L'agent Williams se redressa un peu, intrigué par ce peu d'information. « Et qu'est-ce qu'il a dit ? »

« Que j'allais 'le payer'. Ça laissait entendre qu'il était celui qui allait se venger. »

L'agent continua à poser des questions, et je fis de mon mieux pour y répondre. Ce fut environ une demi heure plus tard qu'il arriva à ce qu'il appelait 'les questions de paperasses'. « Et c'est lui ? James Baxter ? » Il pointa le document où j'avais écrit le nom de James à l'endroit approprié.

Edward se raidit à côté de moi. « Baxter ? » Sa voix était froide et dure.

Je le regardai avec méfiance. « Ouais. Pourquoi ? »

Un coup d'œil à l'agent Williams me dit qu'il était tout aussi intéressé que moi par la réponse à cette question.

« J'ai connu James Baxter à l'université. C'était un connard aussi, à cette époque. »

Je fus choquée par cette révélation. « Qu... Comment ? Je ne comprends pas... » Je pouvais à peine sortir une pensée cohérente.

« Il avait un an ou deux de moins que moi, je ne me souviens pas exactement. Mais c'était un con. Je l'ai détesté au moment où je l'ai rencontré. »

« Pouvez-vous nous en dire plus ? Comment exactement avez-vous rencontré Monsieur Baxter ? » L'officier Williams regardait désormais Edward plutôt que moi, le stylo prêt pour prendre plus de notes.

« Ouais. Mais tout d'abord, il ne mérite pas la formalité d'être appelé 'Monsieur'. » Edward nivela un regard d'acier à l'agent Williams. « Il était dans certain de mes cours généraux. Vous savez, les trucs que chaque étudiant est tenu de prendre quelle que soit sa section. »

« Et quelle a été votre impression sur lui à l'époque ? »

« Je vous l'ai déjà dit. C'était un connard. Mais la plupart des gens semblaient tomber pour ses conneries. Il a toujours eu beaucoup d'amis qui l'entouraient, et les professeurs semblaient lui manger dans la main, aussi. »

« Alors vous n'aimiez pas qu'il soit populaire ? »

« Je n'aimais pas le fait qu'il soit un joueur. Il a essayé de se taper toutes les filles du campus, y compris ma fiancée de l'époque. Heureusement pour moi, elle a vu en lui. »

Mon esprit était sous le choc. Tellement d'informations étaient sorties de ces deux dernières minutes que je pouvais à peine tout traiter.

Edward a connu James a l'université.

James était un joueur, pendant que je sortais avec lui à distance. Est-ce que ça veut dire qu'il m'avait trompée ?

Edward avait été fiancé avant. Il a été marié ? Il est divorcé aussi ?

Ma respiration s'accéléra, et peu de temps après, j'étais en hyperventilation.

Tout comme avant, dans la voiture, Edward m'aida à me pencher et à mettre ma tête entre mes genoux. L'agent Williams et lui continuèrent de parler, sans doute du James que Edward avait connu à l'université, mais je ne me concentrai pas sur leurs mots. Même quand ma respiration revint à la normale, je restai penchée, examinant les motifs sur le sol, le bout de mes chaussures... tout pour éviter d'écouter la conversation que je savais qui se déroulait à côté de moi. Mais je ne pouvais pas empêcher les paroles qu'Edward avait dites plus tôt de faire écho dans mon esprit.

Il a essayé de se taper toutes les filles du campus.

Ma fiancée de l'époque.

C'était un connard.

« Bella ? » Edward frotta doucement mon dos. « On a terminé. On peut y aller dès que tu es prête. »

Je me redressai lentement et regardai de l'agent Williams à Edward et encore. L'agent m'offrit un sourire chaleureux. « Vous avez fait la bonne chose en venant ici aujourd'hui Mademoiselle Swan. Entre votre témoignage et celui de Monsieur Cullen, je pense qu'on a quelque chose. Ma première étape va être de rappeler le Juge Taylor à Port Angeles et lui faire savoir ce qui se passe vu que c'est la juge qui a délivré l'ordonnance de restriction. Après ça, je vais faire mon foutu possible pour savoir comment votre ex-mari vous observe. Je vais aussi avoir besoin de votre aide. »

« Mon aide ? » Je ne pus faire que ma voix soit plus forte qu'un chuchotement.

« Je vais avoir besoin que vous veniez me voir pour toute nouvelle avancée de votre affaire. Ce qui signifie tous les textos, les appels, et n'importe quel contact que vous pourriez avoir de Monsieur Baxter. »

Edward se raidit à nouveau à l'utilisation de la formalité, mais je le remarquai à peine.

« Aussi, si vous voyez un quelconque comportement suspect. Je ne serais pas surpris si votre ex n'était en fait pas ici du tout. Il y a une très réelle possibilité qu'il ait juste ses yeux et ses oreilles en ville. Est-ce que vous venez de Portland ? C'est peut-être la raison pour laquelle vous avez déménagé ici ? »

« Non. C'est tout le contraire en fait. » Je jouai nerveusement avec l'ourlet de mon t-shirt. « J'ai emménagé ici parce qu'il n'y avait rien qui me retenait. Je voulais un nouveau départ, mais je n'arrivais pas à supporter l'idée d'être à plus de quelques heures de distance de mon père. »

« Très bien. » L'agent Williams posa son stylo. « Eh bien, c'est tout ce qu'il me faut pour l'instant. Alors à moins qu'il n'y ait autre chose que vous pensez que je dois savoir maintenant, vous êtes libres de partir. » Il tendit la main au-dessus de son bureau, l'offrant à serrer.

Je la pris, essayant de la saisir fermement, ma main avait l'air d'être aussi ferme qu'une nouille humide.

« Ça va aller, Mademoiselle Swan » dit-il. « Vous êtes sur la bonne voie désormais. »

Je hochai la tête.

L'agent Williams tendit ensuite sa main vers Edward. « Vous avez été d'une grande aide. Vous avez fait la bonne chose en l'amenant ici. C'est agréable de voir un homme faire un pas pour protéger une femme fragile. » On aurait dit qu'il lui donnait une approbation paternelle.

« Merci. » Edward lui serra la main en toute confiance.

De retour dans la voiture, Edward se tourna vers moi sans même démarrer le moteur. Je réfléchissais encore sur une partie des informations qui avaient été révélées au poste de police, mais je pouvais sentir ses yeux sur moi. Très lentement, je levai les yeux pour rencontrer son regard inquiet. « Tu vas bien ? » Sa voix était pleine d'inquiétude.

Je hochai la tête lentement, puis ouvris les vannes. « Je ne peux pas croire que tu as connu James à l'université ! L'époque dont tu as parlé c'était quand lui et moi étions déjà ensemble, et tu as dit que c'était un 'joueur'. Et tu as été fiancé ? Tu allais me le dire ? Je t'ai dit tellement de choses sur mon passé, mais tu n'as jamais révélé quoi que ce soit en dehors d'avoir pris des leçons de piano avec Miss Lydia. »

« D'accord, attends juste une minute. Tu as plusieurs choses qui se passent là, et elles méritent toutes d'être discutées. Mais prenons-les une à la fois, d'accord ? »

Je clignai des yeux vers lui. Je savais qu'il avait raison, je l'avais juste bombardé avec toutes mes peurs et mes préoccupations, et la conversation irait mieux si nous nous concentrions sur une seule question à la fois. « D'accord. »

« On commence par mes années à l'université ? »

« Oui, s'il te plaît. »

« Très bien. Il n'y a pas grand chose à dire au-delà de ce que j'ai déjà mentionné à l'agent. J'avais quelques cours avec James, mais comme tu le sais évidemment, je n'avais aucune idée de ton existence à l'époque. Même après que toi et moi nous soyons rencontrés, je ne savais pas que le James avec qui tu étais mariée était James Baxter. Vu que soit tu n'as jamais pris son nom en premier lieu soit tu l'as changé après ton divorce, il n'y avait vraiment aucun moyen que je puisse le savoir. » Il me regarda fixement, me poussant à croire qu'il ne me mentait pas. Ce que bien sûr, il ne faisait pas.

« Je l'ai changé après le divorce. » J'étais un peu étonnée de voir à quel point c'était plus facile de dire ces mots : le divorce. Il y avait quelques semaines, je bloquais encore dessus. « Je ne cherche pas à insinuer que je pensais que tu me mentais. Je suis surtout choquée qu'il m'ait trompée tout le temps où on était ensemble. Je n'en avais aucune idée. Et je lui faisais confiance » frémis-je, les larmes menaçant de jaillir.

« Bella, ce n'est pas ta faute. C'est sa faute. Tu n'as rien fait de mal dans cette relation. Faire confiance à ton mari n'est pas quelque chose dont tu devrais avoir honte. »

« Je sais. Mais avec cette nouvelle information, je me demande s'il me trompait aussi pendant qu'on était marié. Je ne sais pas ce que je ferais si je découvrais que c'était le cas. » Les larmes gagnèrent. Elles cascadèrent le long de mes joues, complètement hors de contrôle.

Edward les essuya du bout de ses pouces. « Je ne peux pas en témoigner. Honnêtement, je ne peux même pas être sûr qu'il était en fait avec quelqu'un pendant qu'on était à l'université. Il est possible que c'était juste un flirt. »

« Comme ça c'est mieux ? » le fusillai-je du regard même si ce n'était pas sa faute.

« Non. »

Nous fûmes silencieux pendant quelques secondes. Après une profonde inspiration, je continuai. « Qu'en est-il de ta fiancée ? » Je n'étais pas entièrement sûre que je voulais une réponse à cette question, mais je ne voulais pas ne pas savoir.

« Oui, j'ai été fiancé. On s'est marié juste après l'université, mais seulement pendant une courte durée. Oui, j'aurais dû te parler d'Angela, Non, je ne vais pas m'étendre là-dessus aujourd'hui. » Sa voix était ferme mais douce. Je pouvais dire que pousser le sujet n'était pas quelque chose que je devrais faire, alors je mis tout simplement ça de côté pour plus tard.

« Très bien. »

« Tu es prête à rentrer ? »

« Ouais. » Je me tournai dans mon siège pour faire face à la route et bouclai ma ceinture de sécurité.

Le trajet se passa en grande partie en silence. J'essayais de ne pas trop penser, j'avais l'impression de l'avoir déjà trop fait aujourd'hui. Bien que ce n'était pas encore l'heure du dîner, je me sentais comme si je pouvais aller au lit et dormir pendant trois semaines. Ça avait été une journée beaucoup plus émotionnelle que je l'avais pensé quand je m'étais réveillée ce matin, même en sachant que j'allais aller au poste de police aujourd'hui.

Une fois que nous revînmes à l'immeuble et gravîmes les deux montées d'escaliers qui nous menaient à notre étage, Edward me tira près de lui. Nous nous étions tenu la main pendant tout le trajet, mais c'était un geste plus intime maintenant. Il enroula ses bras autour de mes épaules et embrassa mon front. « Tu vas entrer à l'intérieur avec moi ? »

Je ne répondis pas tout de suite, à la place je mis une main sur son cœur, sentant le boum-boum de son pouls dans sa poitrine.

« C'est bon si tu préfères rentrer. Je voudrais juste t'avoir avec moi ce soir. »

Je déglutis difficilement et hochai la tête en signe d'accord. Il embrassa le haut de ma tête et nous entrâmes dans son appartement, ignorant complètement la porte du trois cent deux.


Eh bien, que de révélations... Qui aurait cru qu'Edward connaissait James et surtout qui aurait cru qu'Edward avait été marié :O

Que pensez-vous de tout ça? N'hésitez pas à me laisser vos impressions :)

A bientôt!

Bisous