Salut tout le monde. Eh ben déjà, désolée pour le retard... Ce n'est pas fréquent mais je n'aime pas du tout... Ce n'est pas tellement de ma faute : en fait les vac duraient 15 jours et entre le galop, le VTT et les promenades... ben pas trop le temps. Des journées biens chargées comme vous pouvez le constater et l'imaginer.
Je poste encore rapidement (et assez tard) après mon épreuve de galop 5 toute la journée ^^. En espérant que je vais l'avoir ^^ croisons les doigts les résultats sont dans une semaine :) bref ! Sinon je suis très contente de publier ce chap 14 ! merci à tous ceux qui me suivent, me follow, me favo et me review. Je peux vous dire que ça me fait extrêmement plaisir ! Surtout quand sur ses mails on reçoit des "intels a favo" ou "intel a reviewé" :3
Réponse aux reviews :
Baka-NH : Et ouais c'est le but de mes fins de chapitre tu sais ma Baka 333 :* tiens voici la réponse que tu attendais. Ca te va? :D
Nekoko 3: ah encore un giga longue review qu'il faut que je relise en entier et qui fait très plaisir :3 merci donc déjà. ensuite... *relis en entier et souris en voyant TOUTES les majuscules* oh une larme :O ouaiiiis j'ai réussi 0:) hum reprenons-nous ! non ne déteste pas Levi ! :( et non je ne pense pas du tout qu'il veuille revenir avec elle mais voilà. Juste pour pas que tu partes sur une mauvaise piste. Il essayait simplement de la convaincre de ne pas faire ça... mais ça n'a pas marché du tout... X) et quant à Annie dans quelques chapitres vous comprendrez pourquoi elle est devenue comme ça et même maintenant... ben je la plains un peu... :x
P'tite Plume : Visiblement ce bam a invité beaucoup de suppositions :D merci à tout le monde !
Fuwa-chan: Hey... merci de ta longue review ;) :x :* bref tu comprends - TMTC- et donc. euh ouais prévisible mais pas soulant au moins :'( me connaissant ? ah... 0:) ouais j'ai remarqué la forte différence de niveau et je m'excuse mais c'est expliqué dans ce chap. :p me tue pas je te dis sinon... ben y aura pas de suite que des brouillons sans sens XD bonne lecture ma fuwa 333
bon arrêtons là ce discours. Et... pour la musique... Marco's theme- snk pour le rêve le reste... aucune idée X)
Chapitre 14 : La suite d'une intervention désastreuse
— Eren. Eren mon chéri réveille-toi. Ouvre tes yeux s'il-te-plait.
Cette voix. Dans les brumes de l'inconscience il la reconnait. En fait c'est impossible pour lui de ne pas le faire. Un petit sourire se peint doucement sur ses lèvres comme il sait à qui elle appartient. Aucun doute n'est permis pour lui, personne d'autre n'a cette douceur et cet amour dans les tons de voix. Petra. Elle est à ses côtés, il sent en effet sa présence juste à côté de lui. Il papillonne doucement des paupières comme il semble se réveiller d'une sieste. Une douce lumière étrange les enveloppe et il met un court instant à s'habituer. La jeune femme rousse – comme il le soupçonnait – est penchée au-dessus de lui. Ses cheveux courts et roux lui tombent sur le visage. Elle les replace rapidement derrière ses oreilles – avant qu'ils ne retombent –, toujours en souriant tranquillement. Eren se redresse légèrement en poussant sur ses avant-bras et ses coudes. Il regarde autour de lui pour se situer mais ne sait pas où il se trouve : il ne reconnait pas les lieux.
Des sortes de nuages dorés et rosés autour d'eux. Et puis ce soleil qui semble indiquer que c'est le crépuscule et que le globe lumineux ne va pas tarder à disparaître derrière l'horizon flou. C'est sans doute le cas d'ailleurs. Les souvenirs reviennent à Eren, en un bloc difficile. Il se rappelle de toutes ces choses avant qu'il ne soit assommé. Alors pourquoi sa mère adoptive est là avec lui ? Il sourit : il vient de comprendre qu'il rêve. Il ne s'est pas réveillé, juste rêve. Il a été assommé et il rêve. Plutôt agréable comme songe, en fait, pour une fois surtout.
Il sent aussi la douce odeur émanant de la jeune femme à ses côtés. Vanille et cannelle. Cette senteur qui l'a réconforté tant de fois lors de ses cauchemars si atroces. Toute sa tension part juste en fleurant cette odeur inimitable et qui correspond si bien à Petra. La douceur et la sincérité. L'affection pour les autres. Ses épaules se décontractent légèrement. Il aimerait tellement se rendormir contre la poitrine de sa mère adoptive, ne pas quitter cet endroit tandis que ses doigts caresseraient ses cheveux. Se caler contre son épaule et fermer ses yeux. Sentir le battement du cœur de la rousse retentir doucement sous son oreille et entendre aussi sa respiration lente et paisible.
Mais il se redresse doucement de ses nuages confortables, se mettant en position assise puis debout. Il fait face à la jeune femme plus petite que lui. Elle lui sourit doucement mais ce sourire lui semble triste. Quelque chose semble obscurcir ce visage pourtant normalement si joyeux et ouvert. Son regard brun et doré évite légèrement le sien. Eren penche la tête sur le côté pour en savoir la raison. Il préfère voir son sourire scintillant que ce visage soucieux.
La main fraiche de sa mère adoptive se pose sur sa joue et le jeune homme rajoute la sienne au-dessus. Il savoure ce contact. Elle lui manque un peu, il sait qu'elle doit se faire du soucis pour lui, de dehors. Il la connait si bien depuis toutes ces années. Comme si elle était sa véritable mère en fait… Ses yeux bruns sont un peu embués de larmes qu'il ne peut comprendre. Il s'approche d'un pas d'elle tandis que cette dernière baisse la tête, d'un air abattu qui serre le cœur du brun.
— Eren… Tu sais… je me suis battue. Je me suis vraiment battue, de toutes mes forces, je te le jure. J'ai fait tout mon possible pour rester en vie : pour toi. Je ne veux pas que tu t'en veuilles, je ne veux pas que tu te reproches quoique ce soit. Tout ceci est ma faute et seulement la mienne. Ne m'en veux pas, je t'en prie. Je n'ai juste pas été assez forte ce coup-ci. Je n'ai même pas pu te protéger.
Ce dernier ne comprend pas ce qu'elle veut lui dire. Pourquoi lui parle-t-elle de cette façon : comme si elle allait mourir dans peu de temps ? Comme si elle partait et qu'elle n'allait plus revenir. Qu'ils ne pourraient plus jamais se serrer dans les bras. Il fronce les sourcils et, tandis que la jeune femme regarde derrière elle, l'attrape par la manche. Il ne veut pas qu'elle parte. Ce rêve lui semble trop brûlant de vérité, et il va l'empêcher de partir de dedans.
— Je ne comprends pas Petra. Je ne veux pas comprendre. Tu vas bien, hein ? Tu ne vas pas mourir, ni me laisser…
Les yeux aigue-marine sont remplis de larmes et de désespoir. Pourquoi fait-il un rêve si atroce. Un cauchemar qui avait pourtant si bien commencé avec cette présence rassurante… La rousse tourne sa tête triste vers son fils adoptif et le serre dans ses bras. Elle prend sa tête et la cale contre sa joue. Elle s'en veut tellement de le laisser ainsi. Elle aurait aimé faire quelque chose de plus pour survivre. Mais c'était impossible. Elle a fait tout ce qui était en son possible, elle a tenté de vivre, de se battre contre ce froid qui l'enveloppait peu à peu et qui la tirait vers ce gouffre sans fin. Et maintenant elle doit partir, elle doit le laisser.
— Je suis désolée, Eren. Je vais devoir y aller. Je vais te laisser. Prends bien soin de toi, continue de vivre avec ce magnifique sourire qui te va si bien. Je suis désolée. Tu étais comme mon fils, je veux que tu le saches.
— Non Petra, ne pars pas : je ne veux pas perdre deux fois ma mère. Tu ne peux pas m'abandonner !
Mais elle secoue la tête. Elle n'y peut rien, elle aussi elle aimerait. Elle embrasse son front doucement. Leurs mains se séparent sans qu'il ne puisse rien faire. Il serre désormais du vide. Il se contente d'observer avec désespoir ce vide qui se propage au niveau de la poitrine de la rousse. Un fin trou d'abord, juste un flou, puis qui s'étend. Un rideau de brume l'enveloppe alors et elle se détourne de lui. Elle fait demi-tour en le saluant doucement de la main. Elle pleure abondamment, ne réussissant pas à le cacher malgré qu'elle aimerait partir un sourire tranquille aux lèvres. En fait, elle pleure comme lui, s'aperçoit le jeune homme quand il sent les larmes tomber une à une de son menton tandis qu'il tend la main dans le vide.
Alors il veut l'arrêter. Il veut la rattraper. S'il la touche, elle restera avec lui. Il en est certain. Il s'élance sur ses jambes. Il tente de courir vers elle, de traverser ce simple rideau de nuages blancs et cotonneux qui fait frontière entre eux. Il tend la main un peu plus, son maximum, et tente de lever un pied. Mais c'est soudain comme si des chaînes venaient l'attraper et l'écraser sur le sol. Il se retrouve le nez dans ces nuages étranges. Il relève la tête et hurle le nom de Petra. Il se débat de toutes ses forces mais rien n'y fait, il ne fait pas le poids.
— Petra ! Non, laisse-moi venir avec toi, je t'en prie ! Laisse-moi t'aider ! Je veux venir à tes côtés.
La jeune femme se retourne une dernière fois et secoue la tête. Elle pince ses lèvres tandis que ses larmes continuent toujours de couler et de tomber. Sa voix si douce résonne dans la tête du brun. Comme un dernier murmure, si agréable. Un adieu trop difficile.
— Non Eren, pas ce coup-ci. Tu as encore trop de choses à vivre pour que je t'emmène. Ce n'est pas ton moment. Tu n'as pas à partir avec moi. Je t'aime. Ne l'oublie jamais !
Une silhouette apparait alors aux côtés de Petra quand elle s'avance un peu plus. Il la reconnait immédiatement : sa mère ! Il tente de comprendre. Il les appelle toutes les deux, il veut leur attention, un sourire, se dire que ce n'est qu'un rêve et que sa mère va dire à la rousse qu'elle ne veut pas encore d'elle à ses côtés. Mais non. Il peut simplement les voir se serrer la main et parler en souriant. Elles le regardent et hochent la tête avec un petit sourire désolé. Sa véritable mère semble remercier Petra de tout ce qu'elle a fait pour lui.
Non ce n'est pas encore fini, elle ne peut pas encore partir !
Et puis son père arrive, les saluant et lui souriant de loin. Et quatre autres hommes à la cape sur les épaules se rajoutent. Ses équipiers et Hannes.
Ce cauchemar est tellement horrible. Il ne veut pas y croire. Il se débat de ces chaînes maintenant matérielles et qui le retiennent au sol. Non. Ce fer si lourd qui le retient de tout le monde. Ses larmes coulent vainement. Ils ne sont pas morts, ils ne sont pas comme Hannes. Toutes ces personnes qui ont fait quelque chose pour lui, elles ne peuvent pas être parties si loin ! Une main se pose sur son épaule. Il sursaute et tente de voir le propriétaire. Livaï. Non il ne doit pas passer de l'autre côté non plus. Mais sa présence reste matérielle et ne semble pas vouloir partir.
— Réveille-toi, Eren.
Et le jeune homme prend une grande inspiration et ouvre les yeux.
~X~
Annie ramasse rapidement les insignes des policiers. Trois morts dans son camp en tout. Ils étaient prêts à abattre quiconque tentait de les prendre par surprise. Elle garde les trois insignes dans sa main et les serre. Maintenant, elle va faire payer à ceux qui ont tenté de l'avoir ! Elle va descendre un des otages. Cela va avoir les effets qu'elle compte avoir : Eren va la supplier de ne pas le faire tandis que derrière, la police et la Brigade vont se sentir coupable. Un cent pour cent de réussite. Quant à se salir les mains, peu importe : elle n'en est plus à ça près après tout !
D'un pas rapide, elle rejoint la salle principale. Les trois cadavres de policiers vont pourrir là-bas pour le moment. Tant qu'ils ne seront pas partis en hélico. Soudainement, elle se met à tousser sur le chemin, à l'angle de la pièce où sont détenus les otages et elle doit s'appuyer sur le mur. Sa main d'abord se pose puis elle doit appuyer son dos et elle lutte pour ne pas s'asseoir. Non, ce n'est pas le moment. Pas juste avant d'entrer en scène ! Elle attend un moment toujours en toussant et faible, sa détermination est encore plus augmentée et son désir de vengeance, attisé. Tout cela… elle va leur faire payer ! La faute du père d'Eren.
Kenny arrive alors au bon moment et lui tend un petit cachet. Du coin de l'oeil et d'un hochement de tête elle le remercie et l'avale sans eau. C'est bon, elle est prête cinq secondes plus tard et peut résister pendant un jour entier.
Elle rentre dans la salle et sent immédiatement la peur des otages en la voyant arriver. Ils ont compris que les interventions ont échoué, que ce sont leurs chers gardiens de la paix qui sont morts et pas leur preneurs d'otages ! Cela fait sourire cruellement la blonde. Elle embrasse rapidement la scène entière du regard, vérifiant ses hommes et leur présence. Kenny est vivant, avec deux de ses hommes sur trois. Mais bon, ça elle ne se faisait pas de soucis : c'est Kenny et il est un tireur d'élite éprouvé ! Un tueur à gages sans pitié qui fait correctement son boulot.
Cependant, ce qui ne lui va pas, c'est Eren : au milieu de la pièce, il git sur le côté, assommé. Elle lance un regard furieux à ses hommes de main pour savoir qui a fait cela mais aucun ne semble le savoir. Mouais. Eh bien on va réveiller ce petit endormi, mais bon, pas d'une façon très agréable c'est certain. Oh, et elle va avoir le plaisir de lui annoncer que son équipe est morte et tout cela par sa faute ! Elle se sent presque grisée ! Et un large sourire lui barre le visage.
Elle s'approche du jeune adulte et lui enfonce son pied dans les côtes. Souvent radical et efficace ! Et en effet, il ouvre les yeux en grand, en inspirant une grande goulée d'air. Ses yeux dans les tons bleus-verts sont remplis de larmes et cela surprend légèrement la blonde : il ne lui semble pas avoir tapé si fort. Elle se reprend vite : elle va pouvoir lui infliger une souffrance mentale et émotionnelle bien plus forte ! Elle le gifle pour qu'il se réveille. Quand elle est sûre qu'il est bien avec elle et attentif, elle s'accroupit à sa hauteur et lui murmure :
— J'espère que tu as bien dormi pendant tout ce temps. Parce que tu sais, pendant que tu rêvais ou je ne sais quoi, eh bien tes équipiers se sont tous faits descendre. Gunther, Auruo. Et bien sûr sinon ce n'est pas drôle, ta chère Petra. Tu sais, celle qui te servait de mère, hein ! Eh bien elle est morte. Tu es de nouveau orphelin ! De nouveau seul dans ce monde face à moi. Tout cela par ta faute comme ils ont voulu venir te chercher ! Tu sens cette culpabilité qui commence à peser, qui va commencer à te ronger de l'intérieur et t'étouffer ?
Le brun écarquille les yeux. De la peur, de la panique même. Il ne peut pas y croire. Son rêve ne peut pas être vrai… Elle ment, il en est certain. Elle ne dit cela que pour le déstabiliser. Tout ce qu'elle lui raconte ne sont que des mensonges.
— Tu mens, je ne te crois pas. Ce n'est pas comme ça que tu va m'avoir si facilement!
— Oh ? Tu crois ? Je ne vois pas l'utilité de mentir quand tu peux vérifier que j'ai tort et après en être soulagé. Non je te dis la pure et dure vérité. Tu es le seul survivant de ton équipe. Et pour cette intervention, tu vas choisir l'otage qui va payer et qui va mourir dans peu de temps.
Eren se débat. Il tente de la convaincre de ne pas le faire, de changer d'avis. Ce serait débile : l'hélico arrive et cela ne sert à rien. Se faire encore plus respecter ? Tu es déjà prise au sérieux. Mais rien n'y fait : la blonde a fait son choix et rien ne le changera. Elle lui ordonne de désigner quelqu'un mais il ne peut s'y résoudre. Il la supplie de le choisir, lui, mais elle ricane. Il est le seul otage qui ait véritablement du poids pour la Brigade alors pas question de le jeter à la poubelle !
Le jeune homme pleure. Ses larmes sont amères et douloureuses. Tout cela qui se précipite. Il n'a même pas le temps de réaliser qu'il est seul, que déjà il doit protéger les citoyens présents. Il ne veut pas croire que son rêve était réel, que ses trois camarades sont vraiment partis et qu'il ne les reverra plus. Non elle ment. Mais il n'a pas le temps de s'y attarder. Comment choisir quelqu'un parmi ces personnes terrorisées et dont les yeux l'implorent de ne pas le choisir ? Son cœur accélère. Il ne peut rien faire. Il se déteste en ce moment.
— Alors ? Nous allons faire mieux : je vais désigner au hasard. Ah et bien sûr ton cher caporal va pouvoir entendre notre conversation.
Elle choisit au hasard un homme et allume le talkie-walkie. Elle le met à genoux devant eux, à quelques mètres pour ne pas qu'il puisse le manquer. Elle annonce clairement qu'elle va descendre un otage. Livaï tente de l'en empêcher mais elle ne change pas pour autant d'avis. Comme pour le jeune homme un peu plus tôt. Cependant, une idée tordue lui vient en tête et elle force le brun à se saisir de l'arme – sans pour autant la lâcher complètement si jamais il veut la viser. Elle pointe l'arme sur la poitrine de l'homme. Le brun se débat : pas question de tirer sur lui. Il se saisit ensuite de l'arme et tente de la retourner contre la blonde. Mais Kenny apparait derrière lui et d'un coup de poing lui fait lâcher la crosse.
La jeune femme a un rictus méprisant et parle comme si c'était lui qui allait tuer l'homme. Il la supplie d'arrêter mais l'index fin se crispe sur la gâchette. La balle part. A bout portant. En pleine poitrine. L'homme s'écroule sur le côté dans une marre de sang tandis que le brun se tend en avant, comme pour tenter d'empêcher ce qui bien d'arriver. Il a été une fois de plus inutile ! Les épaules du jeune homme sont prises de spasmes tandis qu'il voit les yeux vitreux de l'homme en face de lui. Ces derniers semblent l'accuser et maudire sa faiblesse. Il sanglote impuissamment. Pourquoi est-il rentré dans la Brigade s'il ne sert à rien et est si faible ? Et maintenant… Que pense aussi le caporal ? Qu'il a tué parce qu'il en était obligé ? Il espère que non.
Il sert les poings. Il se sent inutile. Il regarde alors la grande horloge placée dans cette salle. Dix minutes avant que les trente minutes soient écoulées et qu'un otage soit encore abattu. Si seulement il pouvait faire le plus de dégâts possibles, juste pour les déstabiliser. Tant pis si, pour la peine, il se prend une balle en pleine poitrine : au moins il aura fait son job et se sentira mieux ! Plus cette cruelle culpabilité comme l'a dit Annie. Il tente de bouger une de ses épaules, pour continuer de se libérer mais ils ont apparemment resserrer les liens et c'est de nouveau impossible… Merde.
— Cher Livaï, tu as désormais un assassin dans ton équipe. Je te rappelle aussi qu'il te reste trois minutes avant qu'il ne soit une fois de plus martyrisé et dix minutes avant qu'on abatte un otage. Alors dépêche-toi d'amener l'hélico : tu sais que je suis sérieuse maintenant !
Elle jette alors le talkie-walkie au loin dans un coin et se dirige d'un pas rapide vers Kenny. Il leur faut maintenant choisir un otage ayant de l'importance. Le directeur de la banque par exemple. Alors ils le placent bien en évidence aux côtés du brun et lui demande de se tenir là bien sagement. Mais Eren a un plan, il ne va pas les laisser faire cela sans intervenir maintenant qu'il a une chance. Il montre ses mains à l'homme et ce dernier commence discrètement à tenter de défaire le lien.
~X~
Livaï peste : le gamin va sans doute être traumatisé d'avoir appuyé sur la gâchette. Et maintenant il est certain qu'il sait pour la mort de ses équipiers. Il voulait lui annoncer cela en douceur mais impossible avec cette psychopathe qui le détient. Il faut qu'ils le délivrent, qu'ils interviennent une fois de plus, qu'importe le prix qu'ils ont payé la dernière fois. C'est leur rôle de sauver ces otages apeurés à l'intérieur. Il espère simplement qu'en respectant le plan d'Erwin et sa phase B, ils ne vont pas tuer des otages et plus de membres de la Brigade ! Mais il n'a pas le temps pour des remords ou une quelconque humanité… Le temps presse.
Il rejoint son commandant qui explique aux hommes de la police où passer. Cette fois-ci, pas de pitié. Ils ont des armes bien plus puissantes et tireront sans ménagement sur leurs ennemis. C'est le temps qui court et elle ne doit pas tuer un otage de plus ou la mission peut être un échec encore plus grand. Ils vont passer par l'opposé de la précédente, tandis que d'autres vont passer au même endroit. Une division – de laquelle le grand blond et le noiraud font partie –, va passer par la porte d'entrée en la détruisant complètement. Tout est une question de surprise. Les tireurs d'élite vont d'abord faire diversion sur le toit et seront en plus en sécurité.
Cette opération est une question de stratégie, de rapidité et de surprise. D'efficacité de tous ses hommes.
Ces derniers hochent gravement la tête. Bien compris. Ils se saisissent ensuite d'un casque et d'une tenue complète du GIGN. Ils ne vont plus rien laisser au hasard. Ils prennent leur arme, vérifient le chargement de balles et se dirigent dans leur position. La tension monte soudainement d'un cran… Le regard des deux supérieurs se croisent et ils hochent la tête. Ils se sont compris sans même se parler. Livaï rejoint l'escouade d'Hanji et vérifie que tout le monde est prêt tandis que le commandant fait signe à son groupe en hauteur de se préparer.
Quand tout le monde murmure dans le talkie-walkie être en position, il fait un signe de la main plutôt discret. C'est au tour des snipeuses. Mikasa se cale un peu plus sur son arme, comme on serre une peluche. Elle cale sa joue, ferme son oeil et vise la fenêtre. Elle décèle derrière un mouvement. Elle règle son viseur et aperçoit que l'homme tient une arme et porte un espèce de gros gilet. Un gilet par-balle. Un preneur d'otage sans aucun doute. Ce pauvre gilet ne va pas lui être d'un grand secours ricane-t-elle en son for intérieur.
— J'ai un visu. Je tire, informe-t-elle les autres.
Et tandis qu'elle vise correctement la tête – pas trop besoin de ce point rouge qui prévient plutôt la cible qu'elle va se faire abattre. Elle serre alors la gâchette et l'enclenche. En même temps elle espère qu'Eren va bien et que ceci est sa vengeance. Elle aimerait que d'autres passent dans son champ de tir pour les descendre, mais ce n'est pas son rôle. Désormais elle est censée rester en hauteur et attendre les ordres. Censée, car ce n'est pas ce qu'elle va faire.
— Christa, Ymir, à vous seules. Je vais descendre et les aider. Tenez mon poste, s'il-vous-plait ! Promis je fais attention !
— Non, tente de la retenir Christa, on n'est pas assez fortes et tu risques de te faire blesser si tu fais ça ! Attends, Mikasa, ne fonce pas tête baissée : c'est dangereux.
Mais la tireuse d'élite s'en fiche complètement. Elle se saisit de son arme, la place dans son dos et se met à dévaler les marches. Elle a déjà son gilet par-balle sur elle et donc va pouvoir intervenir avec les autres.
Les policiers attendent que la balle traverse la vitre et tue l'homme. C'est leur signal. Maintenant ils peuvent intervenir. Ils rentrent dans le bâtiment et tournent sur eux-mêmes pour vérifier qu'il n'y a personne. Mais les preneurs d'otages doivent encore être étonnés de ce qu'il vient de se passer, ils ne doivent pas encore tout bien comprendre : ils se pensaient à l'abri. Les escouades avancent prudemment et abattent froidement un homme parti en éclaireur. Un de moins informent-ils dans leur oreillette. Ils se placent ensuite derrière les piliers de l'entrée. Ils repèrent aisément le jeune Brigadier. Celui-ci aussi. Un regard rapide lui fait baisser la tête pour ne pas les démasquer. Plutôt intelligent ce jeune homme. Ils espèrent que les autres otages agissent de la même manière.
Pendant ce temps, Erwin est placé devant la lourde porte. Un homme arrive alors avec une sorte de bélier mais plus moderne. Il l'enfonce lourdement et d'un seul coup la porte cède. C'est bien plus facile qu'ils ne le pensaient, finalement la banque n'était pas si bien protégée. Ils rentrent en criant « police » et « Brigade », tandis qu'ils savent que de l'autre côté, les hommes sont en position et attendent leur moment. Un homme git au centre de la pièce, un ennemi et également un otage. Eren est également attaché et se débat avec ses liens.
Mais ils n'ont pas le temps de regarder plus la scène : les surpris se reprennent et les balles partent dans tout les sens, volant de toutes parts. Les gilets noirs sont mis à rude épreuve et plusieurs porteurs tombent blessés ou morts. Les otages se sont tous couchés au sol et hurlent de détresse. Mikasa débarque à ce moment et avance dans le tas. Ses balles sont précision et touchent plusieurs hommes. Elle se fiche complètement du regard foudroyant du caporal. Elle repère Eren en mauvais état au centre de la pièce, il faut qu'elle se dirige vers lui.
Mais tandis qu'elle compte avancer, elle distingue le bout du canon d'une arme qui la vise. Elle saute sur le côté mais la balle la touche au niveau de la cuisse. Elle tombe au sol dans un cri de douleur. Elle serre les mâchoires et se met à ramper sur les coudes vers le couvert. Elle doit se dépêcher : elle ne veut pas qu'on lui tire dessus. Mais un homme se met alors à la viser. Le regard de la jeune femme croise celui du viseur. Elle devine alors que c'est à ce moment qu'elle va mourir… Elle jette un regard à Eren au centre de la pièce. Ses liens ne vont pas tarder à tomber. Tant pis, elle aurait aimé lui dire au revoir mais elle n'en aura pas le temps… Cette traînée de sang derrière elle, inutile. Elle a tenté de s'enfuir mais cela ne sert à rien.
Alors que la balle va tirer et que l'homme va crisper son doigt sur la détente, Erwin sort de couvert et tire. En pleine tête. L'homme s'écroule en arrière dans une flaque de sang. Mais son partenaire derrière lui tire et la balle touche le commandant en plein dans l'épaule droite. Il lâche son arme qui ricoche et glisse un peu plus loin. Il jure entre ses dents et en se tenant l'épaule, se remet derrière le pilier. Ce n'est pas ça qui va l'arrêter, pas ce sang qui tache de plus en plus son habit.
Eren au centre vient de se libérer de ses liens. Si seulement il avait une arme sous la main. La situation est en bonne voie même si certains de ses camarades sont blessés. Il serre les dents et repère alors l'arme du commandant à proximité de sa main. S'il fait un pas de plus, il peut l'attraper. Il fait un signe à la deuxième partie de l'expédition de le couvrir et saute au sol en direction de l'arme. Il l'attrape et vise Annie. La balle la touche en plein dans le dos. Mais elle porte un gilet sous son vêtement. Elle se tourne vers lui et plisse les yeux. Elle comprend qu'elle perd.
Alors, avec Kenny, elle se dirige vers une sortie. Elle tire en même temps qu'elle recule. Autant tuer le plus de personne possible ! Elle serre les dents. Elle avait presque réussi. Pourquoi est-ce qu'elle doit échouer si près du but. Et elle n'a pas pris la clef d'Eren, trop sure d'elle ! Elle serre les dents un peu plus. Ils montent dans la voiture de l'homme au chapeau et ce dernier démarre en trombe. Ils connaissent une ruelle qui n'est pas bouchée par les policiers. Ils sortent sans trop de problème du barrage : ils roulent doucement et font mine de demander ce qui se passe – en parlant une autre langue et avec la perruque et cela passe à peu près. Ils se faufilent ensuite dans les rues plus utilisées et se fondent dans la masse.
Une ambulance est en chemin et va emmener les policiers et Brigadiers blessés. Les autres complices d'Annie sont soit morts soit entrain d'être arrêtés. Les autres gardiens de la paix sains vérifient les otages et leur demandent si tout va bien. Ils les prennent par l'épaule et les rassurent en leur disant que tout est finit. Une couverture chaude leur est distribuée et les infirmiers vérifient que tout va bien et qu'ils n'ont pas de blessures. Pendant ce temps, Livaï se presse vers son subordonné – remettant son arme dans son dos – dont le souffle est court et s'enquière de son état.
— Ça va… plus de peur que de mal…
— Va falloir que t'ailles te faire guérir, tu sais : elle ne t'a pas loupé et tu ne me feras pas croire qu'elle a fait juste semblant. De la peur je veux bien mais aussi du mal.
Le noiraud touche de l'index doucement le nez encore rouge et sanguinolent de son subordonné et ses nombreux bleus. Eren recule vivement comme cela le brûle et est douloureux. Oui l'ambulance sera bien même s'il cicatrise vite. Il se laisse conduire par son caporal. Sa tête est basse et il croise le regard gris et froid de ce dernier. Il n'ose pas trop parler mais il sait qu'il va devoir aborder ce sujet. Alors, pendant que l'on s'occupe de lui et qu'on lui pose des pansements pour le moment, il articule avec difficulté :
— Nous ne sommes plus que deux, hein, dans l'équipe ? Et… caporal, il faut que je vous dise la vérité… : je n'ai pas tué cet homme ! C'est Annie qui l'a fait, je vous le promets !
— Je te crois, gamin, ne t'en fais pas. Oui nous sommes seuls, les autres sont morts. Je ne sais pas vraiment ce qu'il va advenir de cette équipe…
Eren baisse la tête et laisse ses larmes couler. Il ne reverra plus jamais son équipe. Cette équipe qui a toujours été à ses côtés pour l'aider… Non il ne reverra plus leur sourire. Il n'a plus de mère. Il est juste… seul… dans ce monde cruel avec une femme qui veut le tuer et prendre sa revanche. Il regarde les infirmiers emporter le commandant et Mikasa. Mais il ne se presse même pas vers eux. Tout cela est de sa faute et il ne sait pas s'il a le courage d'affronter tout cela. Il n'est pas à la hauteur d'être dans cette Brigade. Sa tête pend mollement sur sa poitrine.
Comme s'il a deviné ses sombres pensées, Livaï s'avance vers lui d'un pas supplémentaire et lui donne une grande tape derrière la tête. Le brun relève la tête, surpris. Son regard croise celui gris de son supérieur qui semble presque triste et douloureux. Soulagé en même temps et cela est étrange.
— Espèce d'abruti, cela n'est pas de ta faute d'accord ! Rien de cela ne l'est, uniquement celle d'Annie ! Je te jure qu'on aura cette folle et qu'on l'abattra la prochaine fois. Elle ne nous fera plus jamais chier alors. Et si elle se rend on l'abattra tout de même. On s'en fout si ce n'est pas autorisé, OK ?
Le brun bafouille un consentement et n'a pas le temps de dire un mot de plus. En effet, Livaï fait alors signe aux infirmiers de faire monter le jeune brun dans le véhicule et de fermer les portes de l'ambulance – comme ce dernier était assis sur le bord du véhicule. Puis il se tourne de nouveau vers le blessé tandis que les infirmiers l'ont fait asseoir sur le lit et qu'ils commencent à refermer peu à peu les portes. L'un d'eux monte avec le brun et met en place le brassard pour la tension.
— Je suis content que tu ailles bien, Eren, avoue le caporal.
Et les portes se ferment tandis que ce dernier se détourne et s'éloigne, regardant par-dessus son épaule le véhicule partir en sirènes.
Voilà pour ce chap, j'aimerais dire tout est bien qui finit bien. Mais ce n'est pas le cas... c'est loin d'être fini XD ça reprend dès le chap suivant. Et oui il se peut qu'Eren fasse des rêves plutôt réels... alors est-ce que Livaï va mourir comme le présume son cauchemar dans le chap 2 ? :p
j'espère que vous laisserez une review et je vous souhaite de bonnes vacs. A dans trois-quatre jours ! :D
