Disclaimer: Naruto ne m'appartient pas.
Note: Re. C'est tout ce que j'ai à dire.
Note bis: Un nouveau chapitre de Neige devrait paraître incessament sous peu. Environ 60-70% rédigés.
Chapitre 13
- Toi aussi, tu sais ce que ça fait, d'être amoureux d'un professeur… soupire tristement Sasuke en s'affalant sur mon lit.
Désolée pour lui, je ne trouve rien d'approprié à répondre. Je m'allonge à ses côtés, sur le dos. Lui, sur le ventre, enlace mon oreiller.
- T'es ma meilleure amie, tu sais ?
Je me tourne sur le côté.
- … c'est vrai ?
Il me regarde en souriant.
- Oui, c'est vrai. Tu es bien la seule fille au monde qui ne m'apprécie pas par intérêt. Tu es simple et sans prétention, et j'aime ça. Et nous avons un grand point commun.
- Nos amours impossibles ?
- Exactement.
- Et toi, tu es ma bouée de sauvetage au milieu de cet océan de haine et d'hypocrisie.
Il prend ma main et son regard devient grave.
- Promets-moi que tu ne me laisseras jamais tomber.
- Je te le promets.
Il sourit à nouveau.
- Moi non plus, je ne te laisserai jamais tomber.
Il y a soudain un grand bruit : la porte s'est ouverte à la volée.
- Hinata, rends-moi ma jupe immédiatement, j'ai rendez-vous avec…
- Oui ?
Elle dévisage Sasuke, puis moi, soudain très rouge.
- Oh… pardon… je ne voulais pas… déranger…
- Tu ne dérange pas du tout, et ta jupe est pliée sur ma chaise. Avec qui ?
- Personne. A ce soir !
Et elle file comme une flèche. Hanabi ? Un amoureux ? C'est pourtant la personne la moins romantique de l'univers ! A part peut-être Neji. A creuser…
Sasuke hausse un sourcil.
- Tiens ? Je ne savais pas qu'il existait une mini-Hinata.
- Elle s'appelle Hanabi. On est pas très proches mais je l'aime beaucoup quand même.
- Oh. Moi avec mon frère on est assez proches malgré notre écart d'âge. Enfin… il y a certaines choses qu'on se dit pas. Comme la passion quasi-dévastatrice qui me dévore à chaque fois que je pense à son ex, par exemple. Et la fois où il m'a volé mon copain.
Attendez. Stop. Quoi ?
- Il t'a… volé ton copain ? Mais… quand ? Il avait quel âge ?
Parce que là, ça fait limite pédophile !
- Tobi était mon premier garçon. Et celui de mon frère aussi. J'avais… quatorze ans, Tobi dix-sept et Itachi vingt-et-un. A l'époque, disons que… j'expérimentais. J'avais rencontré Tobi à une soirée à laquelle ma copine m'avait emmené…
- Une copine ? Toi ?
- Oui. Une vraie plaie. Mais elle avait seize ans, elle était jolie, et c'était un âge ou… j'expérimentais, vois-tu.
- J'avais cru comprendre…
- Ne me fais pas croire que t'as jamais expérimenté !
- …
Il me regarde avec des yeux ronds. Quoi ? J'ai seize ans et je suis vierge, c'est pas un drame ! Et puis quatorze ans c'est hyper jeune ! C'est l'âge de Hanabi ! D'ailleurs cette jupe… et ces chaussures… et elle avait l'air maquillée, non ? Oh mon dieu… oh mon dieu ! Quand elle rentre, je lui saute à la gorge.
- Non. Hinata ! Je veux bien que tu sois innocente, mais il y a des limites !
- Tais-toi !
Il sourit d'un air mauvais. Je n'aime pas du tout ce sourire. Ni ce regard.
- Il va falloir y remédier.
- Bref ! Continue.
- Je disais donc que j'étais à une soirée où ma copine m'avait emmené. On a pas mal bu. C'était une soirée assez conviviale – tout le monde embrassait tout le monde, en somme, connaissances ou inconnus. J'ai été embrassé par quelques filles et un ou deux garçons. Puis un garçon que je distinguais pas bien m'a sauté dessus et m'a embrassé avec une fougue… ! Comme il embrassait comme un dieu, je l'ai laissé faire. Il m'embrassait, encore, encore et encore. La fête, c'était chez lui. Je me suis retrouvé dans sa chambre, il a fermé à clé, et on a…
- STOP !
- … expérimenté. Tu rougis, c'est adorable. Tu rougis parce que ça te dégoûte ou parce que ça te choque ?
- Ni l'un ni l'autre ! Je ne suis absolument pas dégoûtée par les homosexuels et je ne condamne absolument pas ce genre de-de… enfin bref !
Et voilà que je me remets à bafouiller ! Il va me rendre chèvre, cet idiot.
- Calme-toi, je rigolais ! Je sais très bien que c'est juste parce que tu es vierge comme la mère du Christ.
- Comme qui ?
- Laisse tomber, c'est de la religion occidentale.
- Ah. Bref, et vous êtes allés jusqu'où ?
- Ben… on a tout fait sauf aller jusqu'au bout.
- Mais je comprends pas… comment tu peux expérimenter sans… conclure ?
Il éclate de rire. Je ne vois pourtant rien de drôle !
- Hinata, Hinata ! Il y a pas mal de choses qu'on peut faire avec son corps sans nécessairement conclure. Il serait temps que tu lises des nouvelles érotiques. Toute une éducation à refaire. Bref, j'ai trouvé ça génial, on s'est mis ensemble, comme je m'assumais pas trop j'ai fait croire à Itachi que Tobi était juste un ami, Tobi allumait Itachi quand j'avais le dos tourné et il a fini dans son lit. Voilà.
- … mais c'est une pute !
- Ah ! Je te préfère comme ça. Oh, oui, c'était une vraie pute. Quand je les ai surpris il nous a dit que ça n'avait rien de personnel et qu'il s'était éclaté avec nous deux. Et tu connais le pire ? Il nous a proposé un plan à trois.
… c'est possible, entre garçons ? Entre frères ?
- Non. T'es pas sérieux.
- Lui il l'était.
- Il est malade !
- C'était précisément le terme de mon frère quand il l'a jeté dehors.
- Il l'a jeté dehors ? Oh mon dieu, pendant un quart de seconde j'ai envisagé que…
- … qu'on l'avait fait à trois ?
Gros blanc.
Puis Sasuke éclate de rire – et moi aussi, son rire est rare mais très contagieux. C'est qu'il m'a fait peur, cet idiot !
- Qui serait assez tordu pour baiser avec deux mecs dont son frère ?
- Donc vous avez pas été en froid ?
- … si, un peu. Mais ça a fini par passer.
On frappe à la porte. Je reconnais la voix de Sana.
- Mademoiselle Hyuuga, votre père souhaite vous voir dans les plus brefs délais.
- Je descends immédiatement !
Dans le fond, je préfère presque les neuf mois par an que mon père passe en déplacement.
Je reviens vite normalement, mon père ne s'éternise jamais en discours avec ses filles.
Je m'extirpe tant bien que mal de mon lit, y abandonnant un Sasuke qui s'étire comme un chat en fermant les yeux.
- Je t'attends ici, ronronne-t-il en se prélassant sur mon matelas.
Quel enfant.
N'ayant pas très envie de trop faire attendre Sasuke, je descends les marches quatre à quatre et atterris dans le salon préféré de mon père.
- Vous m'avez faite demander, père ?
- Oui. Il semblerait qu'il y ait un garçon dans ta chambre. Je ne suis pas d'accord.
Pas de bonjour – jamais, avec moi : gaspillage de salive. Toujours aussi aimable, mon père.
- Mais père, nous ne faisons rien d'inconvenant, non discutons juste, c'est un très bon ami…
- Qui est-ce ?
- Sasuke Uchiha.
- Uchiha ? … voilà qui change tout. Soit. Tu peux disposer.
Je déteste sa manière de siroter son thé. Tout comme sa manière de me traiter comme il traite Niiho ou Sana. Tout comme sa manière de juger les personnes à leur nom de famille.
Je m'éloigne à grands pas de ce salon maudit. Tout là-dedans illustre mon père : la décoration est froide, sobre, mais coûteuse. Toute sa vie pue l'argent.
- Alors ?
- Il voulait que je cesse de me déshonorer en invitant un garçon dans ma chambre. Jusqu'à ce qu'il sache que c'était un Uchiha, dis-je en me laissant à nouveau tomber à ses côtés.
- Cette manière de voir les choses me fait beaucoup rire.
- Moi aussi.
- … dis, Hinata.
Il enroule une mèche de mes cheveux autour de son doigt.
- On sort ensemble ?
Merci, mille fois merci, cher revieweurs, chères revieweuses. Vous êtes mes muses.
Sana-teme
