Hey tout le monde! Je suis de retour avec un nouveau chapitre, qui j'espère vous plaira! Je vais commencer par répondre à mes deux Guests:
VirginieL: Virginie, tu vas me tuer avec tes reviews trop mignonnes :3 J'ai encore failli pleurer! Tu es vraiment adorable et je suis très contente que ma fiction te plaise et j'espère que la suite t'ira tout autant! J'espère avoir le plaisir de te relire! Bisous!
wxcvbn1710: Bon, je sais que tu es pas vraiment une guest mais bon je te répond ici! Ta review m'a fait très plaisir et je suis contente que ça te plaise! Ne t'inquiète pas, dans mon chapitre lorsque je parlais de "se méfier de son entourage", je n'ai même pas pensé à Suzie! Je sais qu'elle ne ferait jamais rien contre Maura! :D En tout cas, voilà la suite! J'espère qu'elle te plaira!
Je n'ai pas grand chose à dire donc je vais vous laisser lire! Bonne lecture ;)
Assise à son bureau, Jane remplissait papier sur papier, à tel point qu'elle avait des crampes au poignet. Ce n'était pas la partie de son travail qu'elle préférait, bien au contraire, mais elle était obligatoire. Ses deux semaines d'absence étaient ressenties par le nombre de dossier en attente sur son bureau. Elle n'y avait même pas jeté un œil. Si elle se plongeait dans un dossier elle ne pouvait en sortir avant des heures. En ce moment-même, la détective s'ennuyait à mourir. Le seul avantage que présentait son retour était qu'il l'empêchait de penser à James. Elle s'apprêtait à fermer un dossier lorsqu'une paire de main vint se poser sur ses yeux. Une voix qu'elle ne connaissait que trop bien lui posa alors la question fatale:
"Qui c'est?"
Il ne fallut pas plus d'une demi-seconde à Jane pour reconnaître son amie Maura mais elle décida de jouer le jeu. Elle s'enivra du parfum sucré et doux de la légiste.
"Ma?"
Une paire de lèvres se posa sur ses joues.
"Pas tout à fait."
La blonde retira ses mains et rendit ainsi la vue à sa compagne.
"Maura! Quelle surprise!
-Je suppose que c'était de l'ironie?
-Non, je n'avais absolument pas reconnu ta voix parce que je ne l'entends jamais..."
Maura lui sourit.
"Tu viens déjeuner?
-Mais il n'est que..."
Elle jeta un regard vers la pendule.
"Treize heure, déjà...
-Viens on va au Dirty Robbert.
-Tu ne veux pas aller au Division One café? Ça ferait plaisir à ma mère je crois.
-Si bien sûr, on y va?
-Ouais, j'attrape juste ces machins...
-Ce sont des béquilles Jane.
-Ça m'énerve, je suis une assistée avec ça!
-Bon ça suffit, on dirait un enfant!"
Les deux femmes ne prêtaient pas attention au reste des agents mais tous les observaient et souriaient. Pour le peu qui ne le savait pas, ils étaient désormais au courant de la relation entre la scientifique et l'italienne. Elles prirent une table à la cafétéria commandèrent la même chose qu'à leur habitude, comme si rien n'avait changé, comme si rien ne s'était jamais passé. Elles parlèrent de leur matinée respective, Maura évoqua Suzie et Jane son entretien avec Cavanaugh.
"Et le pire, c'est qu'il était surpris que j'accepte le rendez-vous aussi facilement. Il a dit que tu avais une bonne influence sur moi!
-Tu as simplement fait ça pour moi. Je n'ai rien à voir là-dedans, tu es juste une femme parfaite!
-N'importe quoi!"
Elles rirent ensemble, profitant de l'instant présent. Pour le moment, Angela était débordée. Elles avaient un peu la paix. Maura regardait la détective avec intensité et sérosité.
"Jane... Tu sais j'ai réfléchi à propos de la maison. Je ne veux vraiment plus y vivre.
-C'est normal que tu ne veuilles pas y retourner maintenant.
-Non, je veux dire plus jamais.
-Oh... Je vois. Et bien dans ce cas que dirais-tu de..."
C'est ce moment précis que choisit Angela pour arriver.
"Alors les filles! Comment se passe la reprise?"
Devant l'air étonné des deux femmes, elle comprit qu'elle avait interrompu quelque chose.
"Excusez-moi, je dérange peut-être. Je vais retourner au...
-Tout va bien Ma'! Reste."
Elle fit signe à Maura qu'elles en discuteraient ce soir, au calme. Pour l'instant elles allaient profiter un peu de la Mama Italienne qu'elles aimaient tant. Elles passèrent la fin de leur pause à discuter avec Angela qui jonglait entre ses clients et la table des filles. Bien qu'elle essayait de ne pas le montrer, toute cette histoire avait profondément affecté la mère de Jane, à tel point que ses yeux étaient marqués par des cernes.
"Désolée, Stanley voulait que je nettoie le comptoir encore une fois.
-Le plus incroyable chez ce type c'est qu'il est maniaque lorsque les saletés viennent des autres mais que ça ne le gêne absolument pas d'éternuer dans les donuts.
-Qu'est-ce que tu veux que je fasse.
-Rien, je constate c'est tout."
Elles se sourirent.
"Et toi, tu en es où avec Cavanaugh?"
Angela rougit avant de répondre.
"Il m'emmène au restaurant ce soir. Il est vraiment adorable et il fait des effort pour surmonter...
-Il y arrivera. Soit heureuse, c'est tout.
-Mais qu'est-ce qui se passe? C'est toi qui disais que j'étais folle de sortir avec ton chef!
-Seuls les idiots ne changent pas d'avis. Pourquoi n'aurais-tu pas le droit de tomber amoureuse après tout? Ça arrive à tout le monde."
Elle attrapa la main de Maura et la regarda dans les yeux.
"Ce que vous êtes mignonnes toutes les deux!
-Merci Angela.
-Ma'...
-J'ai le droit de le dire non?
-Oui mais...
-D'ailleurs, vous comptez avoir des enfants?
-Ma'!
-Angela!"
Elles regardèrent leur mère et belle-mère avec surprise.
"Désolée. Je me renseigne c'est tout!"
Avec un sourire elle posa sa main dans le dos de sa fille et lui fit un bisou sur la tempe et fit de même à Maura.
"Bon, j'y retourne! On se voit plus tard!"
Les deux femmes lui firent un signe de la main avant d'éclater de rire.
"C'est tout ma mère ça! Les petits-enfants en priorité!
-Elle est vraiment adorable."
Maura repensa au geste d'Angela avant de partir. Il était venu naturellement, sans qu'elle y réfléchisse vraiment et surtout, il était sincère. Une grande chaleur avait envahi le cœur de la scientifique.
"Il faut que je retourne travailler.
-Moi aussi, j'ai encore une autopsie à faire cet après-midi.
-Bonne chance mon ange."
Elle l'embrassa et retourna vers son bureau.
"N'oublie pas, 17h00."
Jane hocha la tête et sourit. Oui, à dix-sept heure elle allait chez un psychologue. C'était une chose incroyable que personne n'aurait jamais cru possible auparavant. Maura l'avait-elle changé à ce point? Cette question la tourmenta. Elle craignait que cette relation ne la change trop, qu'elle fasse d'elle ce qu'elle s'était toujours empêché d'être: une femme comme toutes les autres. Elle avait peur que sa carapace se brise, soit ramollie par son amour pour la belle blonde.
"Je me fais toujours du soucis pour rien."
"Tu parles toute seule maintenant?"
Elle releva la tête et aperçut Korsak, penché au-dessus d'elle, un sourire accroché aux lèvres.
"Mais non. Je réfléchissais à voix haute c'est tout.
-Fais attention que ça ne t'arrive pas trop souvent. Les gars vont se poser des questions."
Elle sourit à son tour.
"Qu'il y en ait un seul qui se marre!
-J'aimerais pas être à sa place.
-Moi non plus!"
La détective se retourna et vit Frost, en train de ranger son arme au retour de sa pause déjeuné.
"Tu vas pas t'y mettre!
-Arrêtes Jane, tout le monde sait que tu es la plus féroce de tous les mecs qui sont ici.
-Au cas où ça ne se verrait pas, je suis encore une fille. Je suis la seule à avoir des seins!"
Frost eut un énorme sourire et Jane sentit venir la blague à des kilomètres.
"Tu te trompes Jane, Korsak en a presque autant que toi!"
Ils éclatèrent de rire tous les trois. Ça faisait du bien de se retrouver. Il n'y avait pas grand-chose auxquelles Jane Rizzoli était attaché, mais son boulot était sur le podium.
Le corps reposait sur la table de fer, attendant que Maura vienne s'en occuper. La froideur de la pièce ne le gênait plus à présent. La dépouille déjà froide d'Herman Levinski restait là, immobile. C'était une chose que la blonde appréciait dans son métier. Ce silence qui permettait de réfléchir, d'aller à l'essentiel en restant concentré. Et pourtant aujourd'hui, ce dont elle avait besoin c'était d'être occupée. Elle ne voulait en aucun cas pouvoir se retrouver seule avec ses pensées les plus noires. Elle savait, que des qu'elle franchirait le seuil de sa salle d'autopsie, tout disparaîtrait. Elle revêtirait sa robe de Médecin Légiste en chef du Massachusetts et ferait son travail, comme elle l'avait toujours fait. Elle avança vers l'homme dont elle allait s'occuper et se prépara à inciser. Aucune autre pensée n'avait sa place à ce moment-là. Cet opération, qu'elle avait déjà pratiquée des milliers de fois, restait délicate et la partie la plus importante. Chaque mort suspecte passait sous son bistouri, elle entrait dans l'intimité même des victimes. Là où même la plus proche famille n'a jamais eu de regard. Seuls les docteurs et leurs yeux de médecins peuvent l'entrevoir. Elle y pose le dernier regard. Se sert de ses connaissances et de ses sciences pour offrir aux morts la justice ultime sans jamais être jugée. Oui, son métier, Maura Isles l'aimait. Elle prit soin de cet homme et passa la fin de la journée sur son cas. Se noyer dans le travail était encore ce qu'elle faisait de mieux lorsqu'un souci se présentait à elle.
Maura regarda l'heure sur son ordinateur et constata qu'il était presque 17h00. Elle pensa à Jane et à son rendez-vous. Elle espérait que tout se passerait bien. Elle décida de lui envoyer un message:
"N'oublies pas ton rendez-vous mon ange. Bonne chance, je t'aime."
La réponse fut immédiate.
"Je suis déjà devant. Je t'aime aussi, à ce soir!"
Elle sourit et reposa son téléphone. L'heure avait sonné. Elle pouvait rentrer chez elle. Lentement, elle rangea ses affaires, ne voulant quitter ce lieu où elle se sentait en sécurité. Pourtant, la légiste savait ce qui l'attendait. Un appartement chaleureux où la rejoindrait la femme de sa vie dans quelques heures, où elle avait ses marques. Où elle se sentait bien. "Bien mais pas chez moi" pensa-t-elle. Elle soupira et quitta le bâtiment.
Le docteur Zuckler était ponctuel. Il s'était présenté à 17h00 pile devant la détective. Bien que cela soit un signe de rigueur, Jane fut surprise. Elle s'attendait à un retard en fin de journée et ne pensait pas être chez elle avant 19h00.
"Bonjour madame Rizzoli."
Il lui tendit une main qu'elle saisit avec confiance. Il dégageait une aura de mystère qui mettait la brune mal à l'aise. Le regard perçant qu'il lançait semblait mettre à nu tous ses sentiments sans qu'elle le veuille. Elle n'aimait pas ça. Pourtant vu de l'extérieur, le docteur Zuckler semblait très chaleureux. Ses cheveux poivre et sel accompagnés de ses pattes d'oie lui donnaient un charme certain. C'était un homme bien taillé, qui devait avoir une cinquantaine d'année d'après Jane. Il la fit entrer dans son cabinet et lui désigna le canapé en face de lui.
"Mon dieu, le cliché du canapé chez le psy hein?"
Il lui sourit et jeta un coup d'œil vers ses mains qu'elle triturait en permanence. Signe d'inquiétude.
"Est-ce que je vous met mal à l'aise?"
Elle regarda à son tour ses mains et prit conscience de son geste. Elle se stoppa rapidement et reprit contenance.
"Je n'ai pas l'habitude d'aller chez le psy. Je ne suis pas vraiment fane de psychologie.
-Je vois."
Il nota quelques mots à son carnet et Jane fixa son stylo avec nervosité.
"Vous écrivez quoi?"
Il sourit une fois encore ce qui embarrassa un peu plus la détective. Pour la rassurer, il posa son carnet et son stylo sur la table devant lui et leva les mains en signe d'abandon.
"Je n'écris plus. Alors, dites-moi. Pourquoi êtes-vous là?
-Vous devez le savoir non? Vous n'avez pas lu mon dossier?
-Si. Je veux savoir pourquoi vous, vous êtes venu.
-Je suis là pour Maura.
-Maura Isles?"
Elle hocha la tête.
"Pouvez-vous m'en dire un peu plus?
-Après que James Petter nous a séquestrés, elle ne va pas bien. Elle fait des cauchemars et ne dort plus. Elle voulait aller vous voir. Pour l'accompagner là-dedans, j'ai décidé de consulter.
-Vous êtes donc venue pour votre amie Maura, et uniquement pour cela?"
Sa question laissa un blanc quelques secondes. Jane se demandait s'il n'y avait vraiment que ça.
"Vous voyez, c'est ça que je déteste avec les psys! Ils vous retournent la tête à tel point que vous ne savez plus ce que vous pensez.
-C'est mon métier. Je vais chercher au plus profond, là où vous même vous avez du mal à aller.
-Je connais la chanson. Ils ont essayé de m'emmener pour Hoyt.
-Charles Hoyt. Le chirurgien."
Elle serra les poings.
"Oui.
-Que s'est-il passé?
-Vous le savez aussi. Je suis entrée seule dans un cave pour sauver une victime en oubliant que j'étais un flic. Je me suis fait épingler au sol par ce malade et Korsak m'a sauvé la vie en arrivant juste à temps.
-Vous parlez de ça comme si c'était votre faute, comme si vous aviez été transpercée de votre propre fait.
-C'est le cas. J'aurais dû réfléchir.
-Pourquoi est-ce important pour vous de devoir tout contrôler dans votre vie?
-Je n'ai pas..."
Elle ne termina pas sa phrase tout de suite.
"Je ne crois pas avoir dit ça.
-Comme je vous l'ai dit. Je trouve le sens caché de chaque mot. C'est mon travail.
-Alors rien ne vous échappe.
-Pourquoi êtes-vous devenu policière?
-Pour qu'on me respecte. J'en avais marre d'être la fille faible que les frères dominent, qui ne peut rien faire toute seule. À cette réunion d'orientation à l'école. Elle est entrée, avec son flingue à la ceinture. Tout le monde s'est tut. Pas un seul de ces idiots de garçons n'a parlé. Ils la respectaient.
-Le respect. Montrer que vous pouvez vous débrouiller seule. Sans l'aide de personne."
À ce moment elle comprit où il voulait en venir et cela la fit rire.
"Qu'est-ce qui vous fait rire?
-Je vous trouve bon docteur.
-J'apprécie le compliment venant de votre part lieutenant Rizzoli.
-Alors j'ai besoin de tout contrôler.
-Ma question était pourquoi?
-La réponse n'est-elle pas la même que la question précédente?
-Je ne sais pas. Tout dépend de vous."
Elle ne répondit pas.
"Ce n'est pas un piège vous savez. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise réponse.
-La mauvaise réponse c'est celle qui m'enverra chez les fous.
-Vous êtes loin d'être folle. L'asile ce n'est pas pour tout de suite j'en ai peur. Pourquoi avez-vous besoin de tout contrôler dans votre vie?
-Je ne sais pas..."
Elle avait murmuré ces mots. Si la pièce n'avait pas été aussi silencieuse, le docteur ne les aurait pas entendus.
"Alors nous avons fini pour aujourd'hui.
-Déjà?
-Vous savez comment cela se passe maintenant. Il est évident que je vais vous demander de revenir mais pour l'instant vous devez assimiler cette réflexion dans laquelle je vous ai plongé. Je ne vous demande pas de chercher une réponse à la question que je vous ai posée d'accord?
-Je n'y pense pas?
-Non, vous allez oublier cette question. Faire comme si je ne l'avais jamais posée.
-Je vais essayer.
-Je vous fais confiance.
-On se revoit quand?
-Jeudi, si cela vous va.
-Va pour jeudi. Au revoir."
Il lui serra la main et ferma la porte derrière elle. Jane souffla un grand coup et répartit vers sa voiture, retrouver Maura.
L'air frais s'engouffrait pas la fenêtre de l'appartement. Les volutes de fumée qui s'échappaient de la poêle disparaissaient dans la brume extérieure. Maura s'agirait derrière les fourneaux pour préparer à Jane un bon repas. Elle prenait plaisir à préparer à manger pour quelqu'un d'autre qu'elle. L'envie de faire plaisir. Il était tôt, elle avait le temps. Elle voulait que tout soit parfait, pour remercier la brune de ce qu'elle faisait pour elle. Un bruit de clé de fit entendre à la porte d'entrée. Elle s'essuya les mains et s'avança vers la porte. Une silhouette féminine se dessina dans l'encadrement de la porte, cette silhouette qu'elle connaissait par cœur.
"Jane! Qu'est-ce que tu fais là?"
L'intéressée fut surprise mais sourit néanmoins.
"J'habite ici je te signale."
Elle embrassa avec passion sa compagne.
"Ce n'est pas ce que je voulais dire. Tu es déjà de retour?
-Tu es surprise?
-Je ne t'attendais pas avant une heure au moins.
-Et pourtant je suis là."
Elle l'embrassa une deuxième fois.
"Tu me laisses entrer ou on dort sur le palier?
-Ça serait très inconfortable!"
Les deux femmes rirent ensemble et rentrèrent dans l'appartement.
"Merde Maur' ça sent super bon!
-Langage Jane!
-Désolée!
-Interdiction de goûter avant que ce soit prêt!
-Oui maman!"
Elles rirent encore une fois, laissant la joie reprendre le dessus dans leur vie. Jane dressa la table et alla dans la cuisine avec la scientifique.
"Tapenade, riz et haut de cuisse de poulet! Tout ça pour un soir, tu te surpasse!
-Je voulais te remercier de suivre une thérapie pour moi, et te faire plaisir.
-Tu n'avais pas besoin d'en faire tant. Merci.
-De rien."
La légiste passa ses mains autour de la taille musclée de Jane et l'embrassa langoureusement.
"Allez à table!"
Elles s'assurent toutes les deux, l'une en face de l'autre. Elles se dévoraient des yeux, encore plongée dans une vague de passion nouvelle. Un amour jeune duquel elles ne voulaient sortir.
"Tu sais mon cœur, j'avais commencé à dire quelque chose tout à l'heure.
-Oui, je me souviens."
Un sourire se forma sur ses lèvres, encourageant Jane à continuer.
"Je me disais, je ne veux pas te brusquer. Si tu ne veux pas ou si tu n'es pas prête on peut attendre encore un peu mais..."
Les yeux de Maura brillaient.
"Est-ce que tu voudrais qu'on achète une maison? Je veux dire toutes les deux, pour y habiter?"
La blonde ne répondit pas tout de suite, à tel point que Jane se demanda si elle avait bien fait de formuler sa proposition. Le sourire qui naquit sur le visage de Maura lui fit vite comprendre qu'elle avait fait le bon choix.
"Bien sûr que je suis prête!"
Sa vue se brouilla à l'approche des larmes.
"Maura... Tu pleures?
-Désolée, je suis heureuse."
Elle se leva de table et s'approcha de Jane.
"Lève-toi s'il-te-plaît."
Sa voix était différente, les mots susurrés.
"Maura je...
-S'il-te-plaît."
Elle se leva et se mît face à sa compagne et plongea son regard dans le sien. Elle sentait son souffle sur ses lèvres. Maura combla le vide qui les séparait et l'embrassa avec tout l'amour dont elle était capable. Un amour infini qui semblait pouvoir déplacer des montagnes et apaiser les cœurs blessés. La blonde rompit d'elle-même le contact et prit le visage de Jane en ses mains, collant son front à celui de la détective. Elle souffla quelques mots à l'oreille de la brune. Quelques mots, qui promettaient de changer à jamais les vies des deux femmes...
Voilà pour ce chapitre. Ca m'a fait mal au coeur de me séparer de la maison de Maura, mais ça change et puis comme ça elles auront leurs "chez elles" :D Voilà j'espère que ça vous a plu! Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau chapitre! Bisous!
