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Salut les gens ! J'espère que vous vous portez bien !
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre quatorze, en espérant qu'il vous plaira ! :)

Sinon, j'ai oublié de vous demander comment vous avez trouvé les premiers épisodes de Clyde Vanilla ? :3
Moi ça va, je trouve que c'est un bon début !

Enfin Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre 14 : Mon merveilleux cauchemar.

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PDV Externe

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Il pleuvait sur Nantes, en cette après-midi. Le ciel était gris et le soleil caché par les nuages, tandis que le vent soufflait dans les arbres, faisant tomber leurs feuilles et leurs pétales. Il faisait inhabituellement frais, pour un début de printemps.

Les gens courraient s'abriter là où ils le pouvaient, d'autres bravaient la pluie, et certains n'étaient pas inquiétés car ils avaient leurs parapluies et leurs imperméables. Les gouttes d'eaux tapaient contre les vitres des maisons, faisant comprendre à leurs occupants le temps qu'il faisait.

Aidan était dans sa voiture, en train de se rendre chez Anna. Elle ne travaillait pas aujourd'hui, et avait prévu de passer son après-midi avec son amie, et le cousin de cette dernière. Sur la banquette arrière, Méryle dessinait sur la buée de la vitre avec ses doigts. La petite était contente d'aller voir les personnes qu'elle appelait affectueusement "tatie et tonton".

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PDV Aidan

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Concentrée sur la route, je surveillais malgré tout ma fille d'un oeil distrait. Elle était bien installée, avait sa ceinture, et était sage. Tout allait bien.

« Maman, Tonton il sera là ? »

Je hochais la tête.

« Oui, ma puce.

-Et y'aura Eclipse ?

-Normalement. »

Eclipse était le chien d'Anna. Méryle adorait jouer avec lui, et me suppliait à chaque fois que l'on rentrait de chez mon amie de lui acheter un animal de compagnie. Je refusais à chaque fois : une fois, je lui avais acheté un poisson rouge, qui avait tenu une semaine chez nous, avant de finir dans les toilettes pour cause de décès. Ma fille avait pleuré durant les deux semaines qui avaient suivi, et ça m'avait brisé le coeur.

J'arrivais dans la rue où résidait mon amie. Je me garais et sortais de la voiture, avant de détacher ma fille et de l'aider à descendre du véhicule. Je lui prenais la main et avançais avec elle vers l'appartement de mon amie.

« Maman regarde ! »

Je tournais la tête dans la direction que pointait Méryle. Dans un petit jardin, il y avait un chat noir et gris rayé. Je lâchais un petit rire.

« On peut l'avoir ? » questionna ma petite.

« Non mon coeur, il a certainement une maison. »

Méryle soupira, et je montais avec elle les marches des escaliers de l'immeuble. Arrivée à destination, je sonnais et fus très vite accueillis par Anna qui vint nous ouvrir.

« Coucou tatie !

-Bonjour ma chérie ! » lança Anna à ma fille avant de la porter dans ses bras.

Elle était en admiration devant ma fille, comme à chaque fois qu'elle la voyait. Anna ne voulait pas d'enfant, car comme elle le disait si bien : les enfants c'est mignon, mais c'est chiant de s'en occuper. En gros, mon amie supportait seulement les enfants des autres, et c'était compréhensible : entre voir un enfant, lui faire des papouilles et s'en occuper, il y avait une grande différence.

« Comme tu es belle, tu ressembles tellement à ta maman ! »

Petit mensonge habituel que j'avais l'honneur d'entendre à chaque fois qu'Anna voyait Méryle, mais ça me faisait toujours plaisir. Elle posa ma fille par terre, avant de me faire entrer pour me faire la bise.

« Tu vas bien ?

- Oui, je n'ai pas très bien dormis, mais ça va. Et toi ?

-Ça va, ça va. »

Je me rendis au salon avec ma fille et mon amie. Antoine était assis dans le canapé, en train de boire une tisane. Ma fille se précipita dans sa direction, pour finalement serrer Eclipse dans ses bras.

« Maman ! T'as vu, y'a le chien ! »

Je hochais la tête avec petit rire, alors qu'Antoine reposait sa tasse sur la table, visiblement vexé de passer après Eclipse, mais malgré tout amusé par cette situation.

« Et moi, tu ne me dis pas bonjour ? » demanda-t-il avec un sourire.

« Si, bonjour tonton ! » s'exclama la petite en lâchant le chien pour aller se blottir dans les bras d'Antoine.

Ce dernier la serra dans ses bras en pouffant, avant de lui ébouriffer les cheveux. Eclipse quitta la pièce pour se rendre dans la cuisine.

« Comment vous allez, toutes les deux ? » me demanda mon ami, sans perdre son sourire.

Méryle descendit de ses genoux pour aller s'accrocher à un bout du t-shirt d'Anna avant de le tirer, réclamant son attention.

« Tatie ? J'ai soif, je peux avoir à boire ?

-Bien sur mon lapin, je vais te chercher un jus de fruit. »

Anna disparu dans la cuisine, alors que je répondais à Antoine.

« Ça va, ça va. Et toi ?

-Ça va. »

Anna revient avec un biberon remplit de jus de fruit qu'elle tendit à ma fille, qui le but goulument. Je souriais bêtement en la voyant. Elle était adorable.

« Méryle ? Tu peux aller dans la cuisine avec Eclipse ? On aimerait parler de chose de grand avec maman.

-Oui tonton ! »

Ma fille disparue dans la pièce, alors que dans ma tête, j'émettais des hypothèses sur ce que mes amis allaient me dire qui nécessitait l'absence de ma fille. Anna s'installa dans le canapé à côté d'Antoine, face à moi, alors que ce dernier semblait réfléchir à ce qu'il allait me dire.

« Je... j'ai un message à te transmettre... » avoua-t-il.

Je fermais les yeux. Vu la façon et la manière dont il me disait les choses, il était évident que ce message était de Mathieu. Je m'en doutais, et j'étais suis sûre qu'Antoine et Anna l'avaient compris.

« ...de Mathieu. »

Bingo. J'avais vu juste, mon ex-compagnon avait visiblement parlé à Antoine. Que voulait-il me dire ? Etais-ce en rapport avec la fois où l'on s'était croisé aux commissions ? Je soupirais et rouvrais les yeux.

« Qu'est-ce qu'il me veut ?! »

Mes deux amis se regardèrent, avant de de nouveau tourner la tête vers moi. Anna me prit la main et me dit, en plongeant ses yeux dans les miens :

« Je ne suis pas spécialement d'accord avec ce qu'Antoine va te dire, mais c'est à toi de prendre une décision. Et il parait que ça tient beaucoup à coeur à Mathieu. Avant de choisir quoi que ce soit, réfléchis bien. »

Ça ne sentait pas bon du tout, et je commençais à angoisser sur ce que j'allais entendre. Je n'aurais pas dû venir, ça ne faisait que me causer des problèmes. Je souhaitais oublier Mathieu, ils le savaient, alors pourquoi me parlaient-ils de lui ?

« Mathieu aimerait te revoir. » déclara Antoine.

Le choc que je ressentis me fit fermer les yeux et prendre ma tête entre mes mains. Mathieu m'avait abandonné, il était parti, et maintenant il voulait réapparaitre du jour au lendemain ? Ça ne pouvait être qu'une mauvaise blague.

« Tu te fous de moi, c'est ça ?!

-Ecoute Aidan, je comprends ce que tu ressens

-Non Antoine, tu ne comprends pas ! Je me suis faite à l'idée que Mathieu ne reviendrait plus jamais, je commence à me remettre de sa disparition, et du jour au lendemain il veut me revoir ?! De quel droit se permet-il de rentrer à nouveau dans ma vie après ce qu'il m'a fait ?! »

Antoine poussa un petit soupire. Pas parce qu'il était exaspéré ou quoi que ce soit, non, seulement parce qu'il savait que j'avais raison. Mes yeux commencèrent à se remplir de larmes que j'essayais de cacher. J'avais espéré tant de fois entendre ça, tant de fois espéré que Mathieu revienne. Mais maintenant c'était trop tard, j'avais attendu trois ans, je ne voulais plus qu'il revienne.

« Il souffre aussi, Aidan.

-Et alors ?! C'est de sa faute ! Tu crois que je ne souffre pas, moi ?!

-Si, mais...

- Non, tais-toi. Je ne veux pas entendre parler de sa soi-disant souffrance. Il ne sait même pas ce que ça signifie. Pour lui, c'est juste un chagrin d'amour, il veut me retrouver pour récupérer son emprise sur moi, pour se sentir puissant. Moi, j'élève seule ma fille depuis qu'elle est née ! A aucun moment il n'a pris de mes nouvelles ou des siennes ! Tu as pensé à Méryle ?! Elle n'a pas de père, il l'a abandonné ! Alors sa souffrance, il peut se la mettre là où je pense. »

Antoine baissa la tête. Je savais qu'il faisait ça pour Mathieu, parce qu'il était son ami, mais j'étais moi aussi son amie et n'étais pas prête à me laissais faire. Pas une seconde fois. Le jeune homme releva la tête vers moi.

« Tu as raison, mais écoute moi s'il te plait, et essayes de comprendre. »

Je soupirais, mais écoutais malgré tout ce qu'il avait à me dire.

« Mathieu t'aime toujours. C'est dure à entendre pour toi, mais c'est comme ça, je ne peux pas te dire les choses autrement. Il veut que tout redevienne comme avant entre vous, même s'il sait que c'est quasiment impossible. Je le lui ai dit, mais il a insisté pour que je te parle. Il n'attend pas de toi que tu te remettes avec lui, il veut juste te revoir pour te parler. Il veut te donner des explications et t'entendre lui dire que tu lui pardonnes. Ça lui tient vraiment à coeur, et crois-moi, si j'ai décidé de t'en parler ce n'est pas pour te faire du mal où quoi que ce soit, c'est parce que jamais de ma vie je n'ai vu Mathieu dans cet état. Si je le fais, c'est qu'il y a une bonne raison. »

Je hochais doucement la tête. Imaginer Mathieu dans un état comme celui qu'avait certainement vu Antoine me brisait le coeur.

« Est-ce que tu aimes encore Mathieu ? » me demanda Anna.

Je détournais le regard. Evidemment, je l'aimais. Mon amour pour lui était plus fort que mes blessures, plus solide que sa trahison. Mais je ne voulais pas répondre. Anna le comprit, elle n'insista pas.

« Parle lui, Aidan. Il en a besoin, et si tu veux mon avis, tu en as tout autant besoin. »

Anna avait tort. Je n'avais pas besoin de lui parler, j'étais une femme forte, j'avais refait ma vie et même si je l'aimais toujours, j'arriverais peut-être à l'oublier totalement. Mathieu, et seulement Mathieu, avait besoin de me parler. Si l'on en croyait ce qu'Antoine avait dit, il en était même dépendent.

Bon, il était vrai que je souhaitais entendre ses explications, savoir ce qu'il voulait me dire, mais je pouvais très bien continuer à vivre sans. Après tout, je l'avais déjà fait durant trois ans.

« Je ne veux pas le voir. Je me fiche de ce qu'il a à dire. »

Antoine baissa la tête, résigné. Il n'insista pas, je savais qu'il respectait ma décision. Ce ne fut visiblement pas le cas d'Anna.

« Tu devrais écouter ce qu'il a à dire, ça vous permettrez de rompre sur de meilleures bases. Mathieu se sentirait mieux, et tu lui en voudras peut-être moins. »

Je lâchais un petit rire amer. Je ne lui en voudrais certainement pas moins. Cependant, je reconsidérais la chose autrement : je ne voulais pas que Mathieu se sente mal toute sa vie, qu'il ne se remette jamais de ne pas avoir pu s'expliquer avec moi.

« D'accord, je vais lui parler. Mais dites-lui de ne pas se faire trop d'espoir. »

Antoine hocha la tête.

« D'accord, je le préviendrais. J'organise une fête dans deux jours pour mon anniv, vous n'avez qu'à vous voir là-bas. »

Mon ami n'était pas con, il savait que je ne voulais pas que Mathieu sache où j'habitais. La fête de son anniversaire était l'occasion pour nous de nous voir ni chez l'un, ni chez l'autre. Je hochais la tête, mais il y avait quelque chose que je n'avais pas pris en compte.

« Et Méryle ?

-Je peux m'en occuper, si tu veux. »

Voilà, tout était arrangé. J'allais reparler à Mathieu, à cet homme qui m'avait tant fait souffrir mais que j'aimais tellement. J'avais peur, et je redoutais cet instant. Qu'allait-il me dire ? Est-ce que ça allait bien se passer ? M'aimait-il vraiment encore, n'était-ce qu'une ruse pour convaincre Antoine de me parler pour que je lui pardonne ?

Il fallait que je me calme, que je respire. Tout allait bien se passer, et ça serait peut-être le début d'un nouveau départ pour moi. Ou pour nous. Mathieu était un cauchemar. Il me rappelait les rêves que je faisais étant gamine, où je me faisais poursuivre par un homme inquiétant, mais mes jambes ne m'obéissaient plus, et je n'arrivais pas à crier à l'aide, tandis que l'homme continuait à avancer jusqu'à m'attraper. Oui, Mathieu me rappelait ce rêve : impossible pour moi de lui échapper, il finissait toujours par m'avoir. Il était mon merveilleux cauchemar.

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PDV Externe

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La pluie s'était un peu calmée, et les passants sortaient de leurs abris pour retourner à leurs occupations. Le ciel commençait doucement à se dégager, et le soleil sortait de plus en plus la tête de ses nuages.

Mathieu était chez lui, dans sa chambre. Il ne jouait pas sur son ordinateur, il ne voulait pas sortir prendre lair, il n'avait envie de rien. Allongé dans son lit, les yeux rivés sur le plafond, caressant distraitement wifi dune main, il réfléchissait.

Hier, Antoine était venu lui rendre visite, et il avait réussi à le convaincre de plaider sa cause auprès d'Aidan pour que cette dernière accepte de le voir. Maintenant, il angoissait. Et si elle refusait de le voir ? Et si ce n'était pas le cas, que se passerait-il entre eux ? Lui pardonnerait-elle ?

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PDV Mathieu

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Mon chat s'étira, alors que ses miaulements emplissaient la pièce. J'aurais bien aimé être un chat moi aussi, pour recevoir des caresses et de l'attention, dormir et manger sans se soucier du reste. Mais non, ce n'était pas comme si je pouvais choisir, et j'étais coincé dans mon enveloppe charnelle.

Je soupirais et passais une main dans mes cheveux alors que l'autre caressait toujours le pelage de mon animal de compagnie.

Aidan ne cessait de me hanter. Je voulais la revoir, la serrer contre moi, lui supplier de me pardonner. Je l'aimais tellement, et plus le temps passait, plus je me demandais comment j'avais pu l'abandonner. La seule chose dont j'avais besoin dans ma vie, c'était elle, et si elle ne me pardonnait pas, je ne saurais pas ce qu'il adviendrait de moi. D'ailleurs, si elle me pardonnait, ça ferait d'elle une personne merveilleuse. Car je le savais, pour pardonner ce que j'avais fait, il fallait être une sainte.

Alors que dans ma tête tout se bousculait, je recevais un message. Un message d'Antoine. Je me précipitais sur mon portable, faisant sursauter wifi, et regardais ce que mon ami me disait.

Mon coeur rata un battement.

Antoine avait réussi. Il avait réussi, à convaincre Aidan de me parler. J'avais rendez-vous avec elle dans deux jours, lors de la soirée qu'organisait Antoine pour son anniversaire.

J'étais fou de joie à l'idée de revoir mon amour perdu, et à la fois angoissé de mal faire les choses. Si elle avait accepté d'entendre mes excuses, ça voulait peut-être dire qu'il restait un espoir pour nous deux, pour notre couple. Il fallait que je me surpasse pour la récupérer, ou plus précisément que je lui parle honnêtement, sans mensonge ou artifice. Il fallait que je sois moi.

J'avais hâte de voir ma belle, et hâte d'éventuellement me faire pardonner.

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Voilà, c'était le chapitre quatorze, j'espère qu'il vous a plu ! ^^

N'hésitez pas à ma laisser une reviews ! ;)

On se retrouve samedi prochain pour le chapitre quinze où vous découvrirez les retrouvailles de Mathieu et d'Aidan ! :D

Amour et licorne *-*

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