Titre : Au clair de lune
Epoque : U.A. Monde magique. On laisse les sorciers pour le monde des lycanthropes et les vampires.
Résumé : Deux espèces ennemies vivant sur une même terre se tolérant uniquement avec les humains. Chacun son mondes, ses mœurs, ses coutumes et ses lois. Mais un rapprochement forcé va avoir lieu entre eux par le biais de l'amour impossible mais réel de deux de leurs membres.
Couple : HP/DM, RW/BZ, et les autres… (Mais si, vous les connaissez à force !)
Disclamer : Bon, on le sait tous et je ne vais pas m'attarder dessus : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling. (Les autres sont à moi !) Mais je me suis permis de leur donner une autre destiné pour le bien de cette fic. Et je précise que je ne gagne pas d'argent sur mes écrits, et mon seul objectif est de vous faire plaisir !
Rating : M ! (Pourquoi me posez-vous encore la question ?)
Avertissement : À moins d'être maso, les homophobes n'ont rien à faire ici. Les personnages de cette fiction sont OOC.
Note de l'auteur:
Je tenais à remercier Ninairis qui a bien voulut me relire afin de chasser les fautes que je laissais trainer derrière moi.
Mercis aussi à vous pour vos reviews, vos mises en favori et vos alertes.
RAR:
dragonpowergirl: Merci pour ta review. Je comprends ton impatience de voir Blaise et Ron ensemble... mais ce n'est pas pour tout de suite. Quoique... peut-être que si je lui promet un bon lemon salace avec le rouquin, Blaise va vite rappliquer? En tout cas, je te laisse découvrir la suite de l'histoire.
Bonne lecture !
Chapitre 14 : Je suis le Roi Alpha
Ce fut une sensation de bien-être qui le tira du sommeil. Ne voulant pas quitter ce « cocon », il n'ouvrit pas les yeux tout de suite. Il était au chaud, son corps était détendu et il avait l'impression qu'on l'observait. Il se concentra sur cet impression de regard qui se faisait insistant. Il ressentait à travers de ce regard de l'adoration, du respect, du désir… et de l'amour.
Il ouvrit les yeux le sourire aux lèvres pour se noyer dans une mer d'émeraude. Son sourire s'accentua en murmurant :
— On t'a déjà dis que tu avais de beaux yeux ?
— Je ne veux pas attiser ta jalousie, mais oui, on me l'a déjà dit.
— Je ne suis pas jaloux car c'est avec moi que tu as passé la nuit et que tu es lié.
— Comment te sens-tu ? Il t'a fait mal ?
— Ton Loup me rends fou, Harry. Il m'a fait faire des choses que je n'ai jamais faites. Et pourtant je suis très vieux ! Sérieusement, c'était génial !
—Je vois ça… Il est tellement satisfait de sa nuit qu'il est calme. Et puis tu t'es endormi toi aussi !
— Il n'y a qu'avec toi que je fais ça. J'avais oublié cette sensation… Je vais finir par prendre l'habitude.
Son amant sourit avant de se pencher pour l'embrasser.
— Le lien est de nouveaux complet, Drago.
Celui-ci se renversa et s'installa sur lui, faisant fis de leur nudité.
— Ton Loup est rassasié, et je me suis bien reposé. Je peux maintenant m'occuper de toi.
— … On doit peut-être aller voir les autres, répondit le brun en rougissant. Je n'ai pas vus Ron…
— Tu es beau, Harry, le coupa Drago. Si tu savais comme tu m'as manqué… Ces deux ans loin de toi… Plus jamais.
— Je suis d'accord. Je ne supporterais plus de te savoir aussi loin de moi.
Le blond sourit et se pencha pour lui déposer des baisers le long de sa mâchoire et alla se nicher dans son cou. Une des mains caressait son flanc droit, ce qui lui provoqua des frissons tandis que l'autre se trouvait au niveau de son cou.
— J'ai envie d'une chose, Harry… Me permettras-tu de le réaliser ?
— Tout ce que tu veux, tant que tu ne me quitte pas.
— Comme si je le pouvais, ricana le blond. Je suis trop épris de toi pour te laisser.
— De quoi as-tu envie ?
— Je te veux.
— Tu m'as.
— Je veux être en toi.
Harry lui lança un regard brulant.
— Je veux te montrer ce que j'éprouve à chaque fois que ton Loup est en moi, poursuivit le vampire à son oreille. Je veux te montrer ce que je ressens lorsqu'il me fait planer.
Tout en parlant, il accentuait ses caresses et frotta leurs verges ensemble, ce qui provoqua des gémissements de la part du brun qui avait fermé les yeux.
— Tu es lié à ton Loup depuis ta première transformation, reprit Drago en continuant ses baisers. Ton Loup s'est lié à moi lors de notre union. En cette nuit, je veux me lier à toi.
En guise de réponse, Harry l'embrassa. Si au début le baiser fut brutal, il s'adoucit au fur et a mesure. Harry brulait de l'intérieur comme de l'extérieur. De l'intérieur par sa nature de lycanthrope et de l'extérieur par les caresses des mains froide de Drago.
Il l'avait entendu. Il est vrai qu'un loup-garou était la cohabitation de deux être en une seule personne. Un loup et un humain. En temps normal, le loup s'effaçait et laissait l'humain vivre sa vie et ne sortait que lors des pleines lunes ou encore lors des moments fort de leur vie. Lorsque le loup prenait le dessus, l'humain était juste en retrait. Et parce que c'était son corps, il ressentait tout ce que le Loup éprouvait. Que ce soit la joie, la colère, le chagrin, l'extase, l'orgasme… Pour lui tout ce que vivait son Loup, il le vivait aussi.
Mais jamais il n'avait vu leur union sous cet angle. La demande de Drago sonnait comme une demande en mariage entre sa partie humaine et le vampire. Il rougit en ayant cette idée et sursauta légèrement lorsque le blond répliqua après avoir suivit le fil de ses pensés :
— C'est une demande en mariage, Harry. Ton Loup et moi sommes déjà marié et il me rend très heureux. Je veux me marier à toi afin de te rendre aussi heureux que je le suis.
Harry voulut parler, mais ce fut un gémissement qui sortit de sa bouche à la place. Drago avait saisit son sexe et entamait un mouvement de va et vient alors que sa langue jouait avec l'un de ses boutons de chaires.
Ensuite il perdit le fil des choses. Les caresses s'étaient intensifiés et la sensation de bruler amplifié. Lorsque sa verge avait été engloutie par la bouche du vampire, il s'était dit que rien n'était meilleur que ça. Lorsqu'il avait sentit des doigts autour de son intimité, il s'était dit que le blond voulait le tuer. Lorsque les doigts l'avaient préparé, il avait crut défaillir et il avait eut envie de tuer son amant lorsqu'il les avait retiré.
Drago lui avait alors demandé en le fixant de ses yeux mercure:
— Harry Potter, m'acceptes-tu ?
Il l'avait incendié du regard avant de répondre d'une voix qu'il avait voulut froide, mais qui était suppliante :
— Oui, Je t'accepte ! J'accepte tout ce que tu veux, mais ne t'arrête pas !
Drago avait ricané avant de rentrer en lui avec douceur. Là, Harry avait été sûr qu'il allait mourir. Il ne pouvait en être autrement ! Mais Drago ne l'avait pas laissé se concentrer sur ce qu'il ressentait exactement, puisqu'il amorça un mouvement de recul pour revenir en lui. Avant de recommencer en allant de plus en plus vite.
Il avait dit que rien n'était meilleur que lorsque Drago l'avait prit en bouche ? Il avait tout faux ! Oh par tous les dieux, il comprenait pourquoi son Loup et Drago aimaient s'unir. Voulant l'avoir encore plus en lui, il avait accompagné son compagnon dans ses gestes. Ses gémissements s'étaient transformés en cris de pure luxure lorsqu'un endroit bien précis avait été touché par le sexe de Drago. Et bien sûr ce sale vampire s'était acharné à ne toucher que ce point précis…
Quand il vous disait qu'il voulait le tuer ! Mais c'était tellement bon ! Non, il ne pouvait pas s'énerver contre lui… Tant qu'il continuait ce qu'il faisait.
Il perdait la tête. Franchement, il ne savait plus où il était. Le sexe de Drago s'acharnait sur ce point en lui, une des mains du blond le masturbait au même rythme que ses vas et viens, l'autre s'agrippait à ses hanche avec ses griffes.
Et quand le vampire le mordit alors qu'il ne s'y attendait pas, il jouit et se laissa porter par l'orgasme dans un grand cri.
OoooOoooO
Ce fut une caresse sur sa joue qui le fit ouvrir les yeux. Il sourit en plongeant dans le regard mercure de Drago.
— Tu n'as pas dormis cette fois-ci ?
— Harry, je suis un vampire. Je NE dors pas !
— Pourtant tu l'as fait. Deux fois.
— C'est à cause de toi et de ton loup… Il faut peut-être que l'on se lève, non ? Les propriétaires de la maison vont vouloir la récupérer.
— C'est la notre Drago.
— la notre ? Mais on avait dit que l'on prenait le chalet où…
— Mon Loup n'en veut pas. Il ne se sent plus à l'aise là-bas.
— Pardon ? Mais c'est impossible… Harry, tu me caches quelque chose ?
— …Quoi ? Mais non ! Il y a trop de monde là-bas. Et puis cette maison est plus grande et elle me plait beaucoup… Pas à toi ?
— Dois-je te rappeler que l'on n'a pas bougé de cette chambre depuis maintenant trois jours ?
— TROIS JOURS ?! Bordel de Dieu, la pleine lune !
— Oui, elle est pour ce soir. Ton Loup me l'a bien fait sentir hier nuit.
— Il t'a fait mal ? s'inquiéta le brun en fronçant les sourcils.
— Harry, je t'ai déjà dit que j'adorai m'unir avec lui. Il a été plus… vigoureux.
— C'est normal, C'est la première pleine lune que l'on va passer ensemble. Il va vouloir t'avoir uniquement pour lui cette nuit.
— Mmh, j'en salive d'avance !
— Et ben oublis, je ne peux pas rester avec vous ce soir.
— Quoi ? Mais… Ton Loup grogne !
Harry grimaça en constatant qu'en effet son Loup n'était pas d'accord avec sa décision.
— Écoutez-moi, au lieu de vous plaindre ! La meute du Cottage est complète. Et il y a énormément de loup-garou. Normalement lors de la pleine lune, toute la meute quitte le Cottage pour gambader en forêt. Mais ce soir, on ne peut pas sortir se promener !
— Les chasseurs. Comprit Drago en soupirant.
— Ils nous connaissent, poursuivit Harry. Ils savent nos coutumes et je suis sûr qu'ils attendent que l'on face un faux pas… Et il y a les nouveaux transformés par les partisans de Voldemort que l'on a ramené. Ceux- là ne suivront pas la meute, car ils ne contrôlent pas leurs loups. Imagine qu'ils se font attraper ?
— Calme-toi. Personne ne mourra ce soir, ni se fera attraper. Habillons-nous et allons voir le conseil. On va réfléchir ensemble pour trouver la solution.
— Oui le conseil ! J'espère que le loup de Sirius à finit avec Severus. Ils doivent être présents. Et puis, je ne l'ai pas bien salue la dernière fois…
— Justement, Harry…
— Quoi, Sirius a été blessé ?
— Non, Il va bien. C'est juste à propos du conseil… Mon père va vouloir y être membre.
— Drago, il me déteste, fit remarquer Harry après un silence.
— Il faut que tu comprennes que si toi, tu es le Roi de tous les Loup garou, mon père est celui que tous les vampires considèrent comme le successeur direct de Créateur. C'est le Fils Premier, Harry. C'est l'équivalent de ton titre à nos yeux.
— JE suis le Roi Alpha et TU es mon compagnon, Drago. TU es le représentant de tous les vampires !
— Justement non. Oui, je suis ton compagnon, mais je ne suis que le Consort. Mon père est… Il est Lucius Malefoy ! Rien n'est au dessus de lui, à part le Créateur lui-même. S'il te plait, accepte le comme membre du conseil et écoute sa voix. Si tu ne fais pas ça, les vampires de la meute risquent de se retourner contre toi… Et il n'a pas un mauvais fond, Harry.
— Donc si je donne un ordre et que Lucius dit le contraire, les vampires vont l'écouter ?
—… Il y a de forte chance.
— Mais c'est n'importe quoi !
— Dis-toi qu'à leur yeux, Lucius et le roi et moi un prince. Et toi, tu es mon mari. Par conséquent, tu es le mari d'un prince. Tu n'es pas le roi… Tu dois partager le trône du Cottage avec lui.
— Mais c'est avec toi que je me suis uni et non avec lui !
— C'est mon père, Harry. N'oublie pas qu'il ne veut que mon bonheur. Donc, maintenant qu'il est au curant pour notre lien, il ne te fera pas de mal.
— Si j'ai bien compris, c'est lui qui a dirigé la troupe depuis le moment où il vous a rejoint ?
— Oui. Personne ne s'est rendu compte, car c'est moi qui donnait les ordres, mais la plus part venait de lui… Harry, il n'a pas été horrible. Tu l'aurais remarqué si quelque chose ne plaisait pas aux tiens. Et il y avait Sirius… Si quelque chose s'était passé, tu ne crois pas qu'il te l'aurait dit ?
— Mon Loup a fait la sourde oreille à ce moment là ! Tu t'en souviens ? Il voulait juste être en toi !
— Non, il a accédé à ma demande et j'ai pu te présenter à mes parents.
—Et ton père m'a fait comprendre qu'il ne me jugeait pas digne de toi !
— Harry !
— Non toi, écoutes-moi ! Ton père m'a déclaré la guerre en s'attaquant au Cottage parce qu'il avait appris mon existence ! Mes frères sont mort dans cette bataille et…
— Premièrement, j'ai perdu aussi des frères dans cette bataille. Et deuxièmement, mon père a peut-être donné l'ordre, mais cela venait de Jedusor. Nous n'allons pas nous diriger dans ce sujet, car nos deux espèces ont leurs torts. Laissons le passé au passé. Tout ça c'est déroulé avant notre union. Maintenant nous devons former une meute à l'image de notre couple. Et pour que cela marche, il faut tu t'entendes avec mon père et que tu partages ton trône avec lui. Il est très observateur, Harry, il va vite remarquer que ma voix est importante à tes yeux. Et il peut se servir de ça pour t'obliger à faire ce qu'il veut sans que moi ou toi ne s'en rende compte.
— Quoi ?!
— Seule ma mère peut lui interdire quelque chose. C'est comme pour toi et moi, la voix de ma mère est importante à ses yeux. Je pourrais jouer sur ça dans les premier temps pour que vous partiez sur un pied d'égalité… Mais Harry, ni moi et ni ma mère ne voulons nous amuser à compter vos points.
— Tu as gagné, soupira Harry en se frottant les tempes. Ton père devient membre du conseil. De toute façon, il faut définir les membres permanents. En ce moment, il y a trop de personne et c'est pas bon. Je vais tenir en compte que Lucius est comme ma voix auprès des tiens, mais je ne partagerai pas mon trône avec lui. Je le partage avec toi et uniquement avec toi. Et c'est non négociable, Drago. Annonce-le à tous, car je le dirais au conseil. Et si il yen a qui ne sont pas content, ils peuvent partir.
— Harry.
— J'ai dit que c'est non négociable, Drago. Fit Harry avec sa voix de loup et en le regardant sévèrement.
Le blond hocha la tête avant de le prendre dans ses bras. Si le Loup était intervenu cela voulait dire que le brun ne reviendrait pas sur sa décision. Il faudrait qu'il parle à sa mère. Ensemble ils devraient surveiller Lucius. Il avait déjà vu son père et son compagnon en colère et savait très bien de quoi était capable chacun d'eux. Il devait éviter qu'ils se battent ensemble pour le bien de toute la meute.
Voyant que le Loup repensait à la première bataille, il entreprit de le détourner de ses pensés avec des caresses appuyés sur ses zones érogènes afin qu'il lui cède. Il dut néanmoins insister pour cela, mais lorsque le loup le plaqua sur le lit et monta sur lui, il sourit.
Bientôt ils oublièrent tous les deux le sujet de leur désaccord et les gémissements retentirent de nouveau dans la chambre.
OoooOoooO
Harry se dirigeait vers la demeure de ses parrains. Il avait laissé Drago endormis et n'avait pas voulut le déranger. À vrai dire il avait voulu parler à Sirius sans la présence du blond. La discussion qu'ils avaient eut le matin même le travaillait toujours.
Il savait que Drago avait raison. Lucius Malefoy était le Fils Premier et a toujours été considéré comme un roi. Mais ils n'étaient pas dans une meute composée uniquement de vampire. Ils étaient dans une meute où il y avait des loups-garous, des humains ET des vampires. Lui-même devait en tenir compte.
Ce n'est pas le fait de partageait son trône qui le gênait. Simplement, il ne voulait pas le faire avec Lucius. C'était Drago que son Loup avait choisit pour compagnon et non Lucius. Partager son trône était équivalent de partager sa vie privé pour son Loup… Est-ce que les vampires comprendraient ça ?
Non.
Il soupira. Il fallait qu'il parle à Sirius. Il avait été dans la troupe de Drago et avait vécu avec Lucius. Il devait lui donné une description du personnage. Ensuite il irait voir Ron. Il ne l'avait pas aperçu lors de leur arrivé. Il espérait que son meilleur ami allait bien. Il essayera de quitter le Cottage en sa compagnie et celle de Seamus sans que personne ne remarque, comme dans le temps.
À cette pensé un sentiment de nostalgie l'envahit.
Harry ?
Il fronça les sourcils en entendant la voix de Drago dans sa tête.
C'est le lien, Harry. Tes sentiments ont été si forts que je les ai perçus. Qu'est ce qui te rend si nostalgique ?
Sans qu'il puisse l'en empêcher, son Loup imposa l'image des pensées qu'il avait eut au sujet de Ron.
Essaie seulement de quitter le Cottage, Harry, et t'es un homme mort !
Il grimaça en entendant la remontrance de son compagnon. Il insulta son Loup de traitre et lui ordonna de couper la connexion avec son compagnon. Si il ne pouvait plus être seul dans sa tête, où pourrait-il être tranquille ?
Il soupira et reprit sa marche. Apercevant Astoria en compagnie d'une autre vampire, il ferma son esprit et s'avança vers elles.
— Bonjour Astoria.
La vampire se retourna vers lui et haussa un sourcil — à la manière de Drago en fait – avant de se prosterner suivit de son amie.
— Roi Alpha, dit-elle d'une voix neutre, je vous souhaite le bonjour. Voici Romilda Vanes. C'est un nouveau né que nous avons ramené de l'Allemagne. Romilda, voici le Roi Alpha.
— Enchanté de vous connaitre, votre altesse.
Devant son sourire, Harry sentit son loup se détourner d'elle. Il comprit ce qu'il voulait dire et se contenta de répondre aimablement :
— Bonjour Romilda. Soyez la bienvenu au Cottage. Avez-vous trouvez un lieu ou habiter ?
— Oui, votre altesse. Nous nous sommes installés dans le coin à l'est du Cottage, près de la rivière.
— Un bon coin en effet. C'est un beau paysage. Vous deviez vous plaire là-bas. Je vous pris de m'excuser, je dois aller rejoindre Sirius.
— Il est avec l'ancien alpha et le père de de Drago. On vient juste de les laisser près des statues.
— Merci les filles. On se revoit plus tard.
Il s'en alla afin que les filles ne le virent pas grimacer. Il ne voulait pas rencontrer Lucius tout de suite. Il sentit son loup grogner. Il passa le reste du chemin à l'apaiser. Il le laissa néanmoins propager son aura.
Harry ! retentit la voix de Drago. Pourquoi es-tu en colère ? Il y a un souci ?
Merde. Son loup n'avait pas coupé la connexion avec le blond ?
Je t'ai dis que je ressens toute tes émotions forte et… Non, tu vas voir mon père ?!
Le Loup d'Harry grogna.
Merde, non !... 'Tit Loup ! Ne fais rien, ok Harry ? S'il te plait, j'arrive !
Harry ferma les yeux et redemanda à son Loup de couper la connexion. Drago ressentait toutes ses émotions fortes ? Alors, il devrait rester calme tout le temps qu'il sera en présence de Lucius. Il demanda à son Loup s'il pouvait canaliser ou cacher une partie de ses émotions afin qu'ils ne soient plus perceptible par Drago.
Comme on le lui avait indiqué il trouva son parrain en compagnie d'Albus et de Lucius. À son approche les trois hommes se tournèrent vers lui et, comme Astoria, Lucius haussa un sourcil.
Mais qu'est ce qu'ils avaient tous avec leurs sourcils ?!
— Bonjour, Harry, le salua Albus en s'inclinant. J'allais justement te faire chercher. Nous voulons savoir…
— … Comment on s'organisait pour ce soir ? devina le jeune monarque en lui rendant son salut par un signe de tête.
Devant le hochement de tête de son mentor, il poursuivit.
— Oui cela risque d'être problématique vu le nombre de résident. Je vais réunir le conseil après le repas. Et je vais aussi procéder à une réduction des membres du conseil. Nous sommes trop nombreux, et cela ne me plait pas.
— C'était à prévoir lui dit Albus. Le Cottage s'est renouvelé et le conseil se doit de changer.
Harry lui sourit et se tourna vers Lucius qui n'avait pas cessé de l'observer.
— Bonjour, Monsieur Malefoy.
— Monsieur Potter. Je constate que votre repos de trois jours a porté ses fruits. Vous semblez… être une autre personne.
— Laissez-moi deviner, se moqua Harry. Je suis maintenant digne de votre fils ?
— Sûrement pas. Que les choses soient clair, Potter. Si je le pouvais, le lien qui vous unis à mon fils serait rompu depuis longtemps, et on ne serait pas là.
— Et comme mon union avec Drago est incassable, vous allez devoir me supporter, répliqua aussitôt le Loup d'Harry. Mais je vous préviens tout de suite, JE ne vous aime pas. Je ne vous aimerai JAMAIS. Mais je connais votre position au sein de la communauté des vampires. Je la respecterai tant que vous respecterez la mienne. Je suis l'Alpha du Cottage et le Roi Alpha. Drago est mon compagnon et c'est lui qui règne à mes côtés. Pas vous.
— Oh, Rassurez-vous, il est hors de question que je règne avec vous. Je ne sais ni comment ni pourquoi vous avez été couronné, alors que vous n'êtes qu'un simple gamin. Tant que nous sommes en guerre je vais vous supportez, comme vous le dites, tant que vous ne me gêniez pas. Une fois que cette guerre finit, je m'en irai loin avec ma famille. Et si jamais je vois mon fils soucieux, je vous en tiendrai pour responsable, vous êtes prévenu.
— Par votre statue, vous ferez partie du conseil, mais Drago sera placé avant vous, poursuivit le Loup d'Harry sans tenir compte de ce qu'il avait dit. En aucun cas c'est une offense ou une quelconque déclaration de guerre entre nos espèces au sein du Cottage.
— Cela ne sera pas perçut comme telle.
Les quatre hommes se retournèrent et virent Drago en compagnie de Théo et de sa mère et qui les regardait froidement en fronçant les sourcils.
— Roi Consort, saluèrent Albus et Sirius en se prosternant.
Ceux-là semblèrent soulagés de sa venue. Drago leur rendit leur salut et s'approcha d'eux et poursuivit à l'adresse de son père et de son compagnon:
— Que les choses soient clair : Il est hors de question que je joue les arbitres entre vous deux. Nous formons une même et seule meute. Que ce soit maintenant ou quand la guerre sera finit, cela ne changera pas. Personne ne quittera le Cottage. Vous êtes les deux chefs des deux espèces vivants ici, je vous l'accorde, mais si vous n'êtes pas capable de vous entendre, alors, c'est moi qui vous fout à la porte tous les deux et je vous assure que je ne vous ouvrirai pas de sitôt !
Père, Harry est non seulement l'Alpha de cette meute, mais en plus il est le Roi de toute la race des lycanthropes de la Terre. En bafouant son autorité, tu risques de t'attirer les foudres de tous les loups-garous. Il te permet de siéger au conseil, c'est une bonne chose, car en faisant ça, tu as le droit de regard et de vote sur toutes les décisions qui se passera pour la meute entière. Donc habitue-toi à sa présence, car il fait partie de la famille !
Harry, comme je te l'ai expliqué, mon père est l'équivalent d'un roi pour les miens. Il ne peut pas être considéré en dessous de toi. Aucun de nous ne l'acceptera. Donc s'il te plait, laisse-le être à tes côtés sur le trône. Et s'il le faut, pour rassurer les habitants du Cottage sur notre lien, je me tiendrais toujours à ta droite. Je te l'ai promis, je ne partirai pas. De plus, il s'agit de mon père, je ne pourrais me détourner de lui. Il fait partie de ma famille, donc habitue toi à sa présence !
Alors rangez moi vos haches de guerre car, je vous le dis, je ne les accepterai pas ! »
— Je te l'ai dit, fils, je peux tout accepter à part ce lien qui t'uni à lui.
— Lucius ! grogna Narcissa en colère.
— Non, insista Lucius. Que la guerre m'a ouvert les yeux sur la nature même de nos deux races, je peux l'admettre. Que je vive, mange et dorme auprès des loups-garous, je peux le concevoir. Que certains d'entre eux mérite mes respects, je peux le reconnaitre. Que je me batte à leur côté pour que des pourritures comme Jedusor soient arrêter, je peux le faire. Mais unir MON fils unique à l'un deux ? JAMAIS. Oh vous pouvez grognez, Potter, je ne vous accepterai JAMAIS comme gendre. Mais réveillez-vous bon sang ! Si nos deux race pouvais s'unir, on l'aurait sut depuis longtemps et certains l'auraient déjà fait ! Alors pourquoi il a fallut attendre que vous naissiez pour que ce fait se réalise ? Et pourquoi avoir choisit mon fils ? Vous n'auriez pas put choisir un autre ?
— Père, il ne m'a obligé à rien ! Je l'ai choisit aussi !
— Baliverne !
— Père…
— La discussion est close, Drago. J'ai vous ai tous entendus, et je respecterai tout ce que je vous ai dit. Potter est le Roi Alpha. Je suis Lucius Malefoy, Fils Premier du créateur et j'accepte de partager le trône avec lui. Mais jamais, au grand jamais je n'accepterais votre union. Maintenant que les choses sont dites, pouvez-vous m'indiquer où se trouve Ron ? Il y a un point dont je voudrai lui faire part…
— Et pourquoi Ron ? interrogea Harry énervé.
— Ron est chez lui, Père, répondit aussitôt Drago. Théo tu lui montres le chemin, s'il te plait ?
Theo s'exécuta et entraina Lucius qui le suivit après avoir lancé un sourire moqueur à Harry.
— Drago ! grogna celui-ci en colère.
—Mon père adore Ron, expliqua l blond. Ils peuvent passer des heures à parler de tout et de rien. Il est hors de question que tu t'opposes à cette amitié.
— Je le confirme, intervint Sirius. J'ai moi-même été surpris de cette entente. Et puis Lucius s'est bien comporté durant tout le voyage avec tous le monde, Harry. Je ne peux pas dire que c'est mon meilleur pote, mais je le tolère.
— Tu le tolères parce que comme lui, tu n'acceptes pas mon union avec Drago, cingla Harry d'une voix froide.
— Je ne l'acceptais pas il y a deux ans, le contredit Sirius en s'énervant à son tour. Depuis, j'ai appris à le connaitre ! Bon dieu, on ne te demande pas de te lier à Lucius, mais juste de le considérer comme ton égal, car c'est ce qu'il est pour la race de ton compagnon !
— Mais comment voulez-vous que je règne avec lui ? Vous l'avez entendu, il me déteste !
— Non Harry, soupira Narcissa avec tristesse. Lucius, comme Sirius, ont peur du lien qui vous unis à mon fils, tout comme un père ne voudra jamais laisser son enfant voler de ses propres ailes, même si il ne le dira jamais à voix haute… Votre lien est unique et sans précédent… Comprenez qu'ils soient inquiets pour vous. Chacun vous ont dit qu'ils n'acceptaient pas votre lien, mais en aucuns cas, ils vous ont dit qu'ils le détruiront. Lucius vous reconnais comme le Roi Alpha et par conséquence, il vous traitera comme tel. Sirius a reconnu Drago comme un chef guerrier et l'a suivit pour se battre à ses côtés. Et pourtant comme vous l'avez dit, ils n'acceptent pas votre union. Et s'ils le tolèrent, c'est tout simplement parce que chacun a vu que vous vous rendez heureux.
Harry ferma les yeux, et déclara :
— Je vais faire un tour.
Puis il s'en alla s'en se retourner. Drago voulut le suivre, mais Sirius l'en empêcha :
— Laisse-le se calmer. Il faut juste que l'on s'assure de ne jamais le laisser seul avec ton père.
Drago soupira. Oui, tant qu'Harry ET son Loup ne se calmeront pas, il n'y avait rien à faire.
OoooOoooO
Harry marchait sans regarder où il allait. Il était en colère. Pourquoi personne ne voulait le comprendre ? Pourquoi tout le monde voulait qu'il s'entende avec Lucius ? Ce vampire ne les aimait pas ! Ne voyaient-ils pas qu'il n'attendait que son heure pour se venger ?
Mais non, il fallait qu'il partage le trône avec lui ! Il fallait qu'il le laisse siéger au conseil afin de tout savoir sur eux ! Et il devait l'écouter et accepter ses ordres ! Harry grogna. Mais que devait-il faire pour que tout le monde ouvre les yeux ?! Devrait-il le défier afin qu'il quitte le Cottage ?
Le visage de Drago apparut dans son esprit.
Harry soupira. Il ne pouvait ni défier Lucius, ni le mettre hors de Cottage. C'était le père de Drago.
Oh bordel de dieu, mais qu'avait-il fait pour mériter ça ? Pourquoi était-il lié au plus merveilleux des compagnons qui avait le plus horrible des pères ? Il souffla de découragement. Il devait vraiment cohabiter avec Lucius Malefoy…
Il s'installa sous un arbre et voulu fermer les yeux, mais il fut empêché par des voix qu'il reconnu et qui amenèrent un sourire à ses lèvres.
— Tu vois, Je t'avais dit que c'est bien lui !
— Oui, ben ça ne sert à rien. Je te dis qu'il est devenu plus vieux qu'Albus ! Même une virée à la ferme l'effraie !
— Je t'entends, Seamus, répliqua Harry en se levant à leur rencontre.
— Mais c'est ce que j'espérai. Et je suis sérieux, Ron. Harry a peur de me voir blessé.
Le monarque leva les yeux au ciel et enlaça le rouquin.
— Je suis content de te voir, vieux. Tu m'as manqué.
— Vous aussi les gars, s'exclama Ron joyeusement. Ça fait vraiment du bien de revenir à la maison. Même si ça à changer ! Tu as pu ressouder ton lien avec Dray ?
— « Dray » ?
— C'est comme ça que Vince et Greg l'appelle, du coup j'y ai prit l'habitude… Mais si cela te dérange Harry, je…
— C'est bon, il faut que je me fasse à l'idée que tu le connais mieux que moi. Et oui, tout est rentré dans l'ordre. Mais tu ne devrais pas être avec Lucius, toi ? Il te cherchait.
— Ah bon ? C'est pas grave, je le verrai tout à l'heure. Pour le moment je profite de vous. Racontez-moi ce que vous avez fait.
— C'est plutôt à toi de nous raconter, répliqua Harry. Toi, tu as quitté l'Angleterre.
— Vous êtes partis où exactement ? interrogea Seamus
— On est parti jusqu'en Allemagne et on est descendu en Italie. On a fait la France évidemment, l'Espagne, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse.
— Là, tu ne pourras plus te plaindre que tu ne voyages pas ! constata Harry.
— Je reconnais qu'il y a de très beaux endroits sur cette Terre. Mais bon, je suis de retour au bercaille et je retrouve mes deux amis de toujours. Alors je pose la fameuse question qui a bercé notre enfance : Qu'allons nous faire aujourd'hui ? Et si vous me parlez de la guerre, je vous quitte !
Ses deux amis rigolèrent et Seamus proposa :
— Et si on allait au Chemin de Traverse ?
— Bonne idée, approuva Ron en sautillant. Je ne sais même plus à quoi cela ressemble !
— Harry ? supplia Seamus. Je sais que tu…
— Je suis d'accord pour y aller, le coupa le monarque. De toute façon, je ne suis plus le seule à régner ici, donc je peux partir lorsque j'en ai envie !
— Comment ça, tu n'es plus seul à régner ?!
— Venez, je vais tout vous racontez.
Seamus et Ron se regardèrent avant de le suivre vers la direction de l'entrée du Cottage.
OoooOoooO
Jamais Harry n'avais été autant en colère. Il avait laissé son Loup prendre le dessus, mais il ne s'était pas transformé. Sa vitesse et sa force était à un tel niveau que ses adversaires étaient à quatre sur lui.
Mais pourquoi était-il là à se battre ?
La sortie avec ses deux meilleurs amis avait été géniale. Ils avaient laissé le Cottage et ses problèmes de la meute de côté et s'étaient retrouvé comme dans le bon vieux temps dans le centre commercial de leur enfance. Ils avaient revisité leurs magasins préférés, l'arcade de jeux qui les avait abrité durant plusieurs heures dans leur adolescence au grand dame de leur parents respectifs, et ils étaient même partis manger un McDo.
Mais ils avaient croisé des chasseurs.
Ceux-ci devaient les avoir repérer depuis un certains temps, car ils étaient une dizaine.
À partir de se moment le temps s'étaient mis à s'accélérer. Son Loup avait ordonné à ses amis de laisser faire leur partie lupine sans se transformer afin que leurs adversaires ne sachent pas à qui ils avaient affaires. Le combats aurait dût être en leur faveur, mais les chasseurs étaient munis d'armes en argent induit d'aconit.
Lui-même était blésé, mais ce n'était rien comparer à ce que subissait Ron. Le rouquin faisait face à trois adversaire dont l'un avait une petite chaine avec des épines qu'il avait réussit à enrouler sur l'une de ses jambes. La douleur devait être insoutenable, car il n'arrivait plus à bien se défendre face à ses attaquants. Il allait se faire tué.
Constatant cet état de fait, Harry se laissa totalement envahir par la colère et grogna fort en fermant les yeux. Lorsqu'il ouvrit ceux-ci, l'adversaire en face de lui recula de surprise, mais il n'eut le temps de rien dire, car Harry lui prit la tête entre ses mains et la serra jusqu'à la pulvériser.
Il laissa le corps sans vie et se tourna vers un autre chasseur qu'il égorgea à l'aide de ses griffes. Ses deux autres adversaires voulurent fuir, mais il les rattrapa et se servit de leur propre tête pour les assommer avant de les égorger aussi.
Il avait fait tout ça en quelques secondes.
Quelques minutes plus tard, six autres corps gisaient aux pieds des trois loups-garous. Le rouquin était très mal en point, car il n'arrivait pas à enlever la chaine de sa jambe sans se bruler les mains, Seamus, qui avait quelques coupures que son Loup guérissait, lui prit un bras qu'il passa sur son épaule avant de regarder Harry.
Il déglutit face à l'homme qui lui faisait face. Durant les deux ans où ils avaient combattus ensemble, il l'avait vu se mettre en colère face à leur à leurs adversaires, mais jamais de cette intensité. Jamais ses globes oculaires étaient devenus aussi noir que de l'encre. Et cette aura qui se dégageait de lui…
Il n'y avait pas de doute : Harry était bien le Roi Alpha.
Le gémissement de Ron le ramena sur terre et il laissa son Loup parler :
— Harry, il faut l'amener chez Serverus. On doit lui retirer cette chaine.
Le brun le fixa de son regard et Seamus sentit son Loup se prosterner. Harry s'approcha de la jambe de Ron et brisa la chaine à main nu, ce qui provoqua un cri de la part du blessé.
Ce cri sembla réveiller Harry, puisqu'il reprit ses esprits. Ses yeux redevinrent normaux et ses pupilles reprirent leur couleur émeraude. Son aura s'estompa et il grimaça lorsqu'il entendit la voix de Drago dans sa tête:
Harry, Bordel, TU ES OU ?
Il demanda à son Loup de le rassurer, mais Drago le devança :
Tu as quitté le Cottage alors que je te l'avais interdis ! Et puis tu es entré dans une colère que NOUS AVONS TOUS RESSENTIS ! Mais qu'est-ce qui c'est… TU T'ES BATTU CONTRE DES CHASSEURS ?! HARRY POTTER JE VAIS TE TUER !
Harry imposa à son Loup de couper la connexion après avoir envoyer l'image de la clinique de Severus. Il gérera la colère de Drago plus tard. Pour le moment, il devait amener Ron chez le vétérinaire, car il avait de l'aconit dans son sang et il risquait de mourir.
Comme Seamus, il passa un bras du rouquin à son cou et à deux, ils le relevèrent. Ils coururent jusqu'au centre de vétérinaire de Severus. Arrivé à l'intérieur, les trois loups grognèrent en même temps.
Le cabinet était d'un blanc cassé et était simplement meublé. Lorsque on y rentrait, on était très à l'aise. Enfin, cela était uniquement vrai si vous étiez humain ou vampire. Pour ces derniers, cela restait encore à vérifier. Mais les loups-garous étaient gênés lorsqu'il rentrait dans le cabinet, car tous les meubles était fait en bois de laurier.
Le laurier tenait les Loups-garous à distance.
Mais malgré leurs gènes, nos trois amis n'avaient pas le choix. Severus devait ausculter Ron. Celui-ci avait fermé ses yeux et suait à grosse goutte.
— Severus, on a besoin de toi ! hurla Harry
— Monsieur Rogue n'est pas là, lui répondit une voix qui le fit lever la tête.
L'homme qui avait parlé semblait avoir leur âge. Noir de peau, il avait les yeux en amande de couleur noisette. Il portait une blouse blanche et Harry constata que c'était un simple humain.
— Comment ça Severus n'est pas là ? demanda Seamus surpris.
— Il est en congé, et je le remplace. Je suis Blaise Zabini. Je ne suis pas vétérinaire, mais je suis en troisième année de médecine et je travail ici lors de mes temps libre… Alors en quoi puis-je vous aider ?
Merde. Severus avait dût prendre un congé pour être avec Sirius. Comment allaient-ils faire ? Ron devait être soigné maintenant, et il risquait de ne jamais atteindre le Cottage !
— C'est pour notre ami, commença Harry ne sachant pas si cet humain connaissait l'existence des loups-garous ou pas.
— Votre ami ? Heu les gars…Vous savez que vous êtes dans un cabinet de vétérinaires ici ? On ne soigne que les animaux. Et votre ami a besoin d'un médecin. Vous devriez l'amener à l'hôpital.
— Mais vous êtes interne, n'est-ce pas ? interrogea Seamus avec le sourire. On ne peut pas l'amener à l'hôpital, car c'est loin et notre ami a été empoisonné. Vous pouvez le soignez, vous.
— Empoisonné ? demanda Blaise surpris. Mais comment ça se fait ? Et si vous savez ce qu'il a, pourquoi êtes vous venus ici au lieu d'aller à l'hôpital ?
— Nous…
— C'est bon Blaise, je m'occupe d'eux, intervint la voix de Severus.
Le vétérinaire venait d'entrer dans la clinique accompagné de plusieurs personnes. Harry fut heureux de le voir avant de reculer devant le regard noir que lui lancèrent simultanément Severus, Sirius, et Drago.
— Monsieur Rogue ? Mais…
— Ne t'en fais pas Blaise, tu peux rentrer chez toi. De toute façon il est tard, dit à ta mère que je vais fermer la clinique.
—Quoi ?... Non, je reste avec vous ! Et puis, maman n'est pas là. En plus vous allez avoir besoin de moi, s'il a été empoisonné !
— Empoisonné ? répéta Severus en regardant Harry et Seamus avec plus de colère.
— Leurs… Leurs armes étaient en argent induit d'aconit, expliqua Seamus d'une petite voix. Ron… Ron a eut une chaine cloutée dans sa jambe pendant plusieurs minutes.
Il eut plusieurs grognements de la part des loups-garous qui accompagnèrent Severus, tandis que celui-ci prit le corps du rouquin, qui avait maintenant perdu connaissance, et l'amena à l'arrière boutique en leur ordonnant à tous de l'attendre à l'entrée. L'apprenti médecin, tout en étant surpris de la tournure des événements, le suivit.
Lorsqu'il disparut, Sirius prit la parole :
— Mais qu'est-ce qui vous a pris, bon dieux ! Pourquoi avez-vous quitté le Cottage ? Avez-vous oubliez que nous sommes en guerre ?!
— Comment avez-vous sut où nous trouver ? interrogea Seamus.
— La colère d'Harry a été ressentit jusqu'au Cottage, expliqua Drago. Pour le reste nous avons suivit votre odeur. Severus est venu avec nous, car il était inquiet. Maintenant expliquez-nous ce qui vous a prit de partir !
— On voulait juste se retrouver nous trois, commença Harry.
— Bordel, TU ne dois pas quitter le Cottage ! explosa Georges qui était aussi présents.
— Ron et Seamus étaient avec moi, je ne risquais rien !
— Ah oui ? Pourquoi Ron se retrouve-t-il empoisonné par de l'argent et de l'aconit ? répliqua Drago. Bordel, tu ne comprends rien ! TU ES le Roi Alpha. Tous le lycanthrope de la terre ont ressentit ta colère ! Et elle était tellement énorme que les louveteaux du Cottage ont eut peur et se sont mit à pleurer parce qu'ils étaient tous persuadé d'en être la cause! Les autres loups ont commencé à s'organiser pour venir te soutenir. J'ai dût user de mon statut de compagnon et les rassurer que tu allais bien et leur promettre de te ramener ! Et pour couronner le tout, c'est la pleine lune ce soir !
— Nous avons vraiment crut qu'il t'était arrivé un malheur, continua Sirus. Le Cottage est en état d'alerte et a fermé ses portes. Que c'est-il passé exactement ?
— Nous avons été pris en embuscade par un dizaine de chasseur alors que l'on s'apprêtait à renter, expliqua Harry. Comme on vous l'a dit, ils étaient munis d'armes en argent induit d'aconit.
— Vous vous êtes transformé ? interrogea Georges. Ils savent qui vous êtes alors.
— Non. Harry nous a demandé de garder notre forme humaine et de laisser nos loups agir, expliqua Seamus. Et Ron s'est trouvé mal en point… Ensuite Harry s'est mis en colère… En moins de cinq minutes il a tué tous les chasseurs…
— Tu… Tu les as tous tué ? demanda Sirius en regardant son filleul.
Le Loup d'Harry s'énerva. Comment pouvait-on douter de lui ?
Toutes les personnes présentes dans la pièce le virent se redresser. Ses globes oculaires se tintèrent de noir quelques instant avant de reprendre leur couleur normal et son aura se propagea. Devant cette démonstration de puissance, tous – même les vampires qui les accompagnaient – s'inclinèrent devant lui.
— Comme l'a dit mon compagnon, fit le loup d'Harry, JE SUIS le Roi Alpha. J'ai quitté le Cottage car il ne risquait rien. Harry avait besoin de s'éloigner. Il n'est pas parti seul, mon second et mon troisième l'accompagnait. Il était protégé. Nous avons rencontré un problème que j'ai réglé. Personne ne peut remonter jusqu'au Cottage, la meute est toujours en sécurité. Mon second est certes blessé, mais il guérira. C'est le prix à payer pour chaque bataille. Et osez encore douter de moi et je vous montrerai vraiment de quoi je suis capable. Maintenant repartez au Cottage et rassurez les habitants. Aucuns chasseurs ne vous attaqueront durant votre route. Je vais rester auprès de mon second. Je serai là pour le début de la soirée.
Quelques minutes plus tard, il ne restait plus que Seamus, Sirius, Drago et Harry dans la clinique. Tous les autres avaient déserté après s'être de nouveaux incliné face à leur monarque. Celui-ci semblait être épuisé et s'était assis sur une chaise. Son aura avait disparut et il était redevenu celui que tout le monde connaissait.
— Harry ? demanda Sirius inquiet.
— Je vais bien. C'est pour Ron qu'il faut s'inquiéter.
Drago se contenta de s'assoir à ses côtés et lui prit la main.
L'attente commença.
OoooOoooO
Ce fut une bonne odeur qui le fit sortir de son sommeil. Il n'ouvrit pas les yeux tout de suite voulant s'enivrer de cette délicieuse odeur. Il sentit son Loup joyeux. Mais comment pouvait-il être joyeux alors qu'il venait de se battre contre des chasseurs en compagnie de ses deux amis de toujours?
Harry et Seamus !
À la pensée qu'il leur était arrivé quelque chose, il se redressa en ouvrant les yeux. Il voulut parler, mais son inquiétude retomba aussitôt lorsqu'il plongea ses yeux dans un regard noisette. La délicieuse odeur venait du propriétaire de ce regard.
— Bienvenu parmi nous, Ron.
Le rouquin se força à détourner ses yeux de ce beau regard à contre cœur pour apercevoir Severus qui se tenait à sa droite et qui l'avait salué.
— Severus ?
— Nous sommes à la clinique. Il y avait une forte dose d'aconit en toi. J'ai put tout enlever, mais tu va être un peu faible durant un temps.
Mais Ron ne semblait pas intéressé par ses paroles. Il montra le noir qui possédait la plus belle odeur qu'il avait sentit, et demanda :
— Severus… c'est qui ?
— Ta mère ne t'a jamais appris qu'il ne fallait jamais montrer les gens du doigt ? interrogea la personne concernée en croisant les bras et en fronçant les sourcils. Et tu peux me le demander directement sans passer par monsieur Rogue. Je suis Blaise Zabini, le fils d'Helena Zabini. Cette clinique est à elle et monsieur Rogues est son employé. Et toi, tu as eut de la chance, car tu aurais dût aller à l'hôpital !
Au lieu de lui répondre, Ron se pencha vers lui et huma son odeur. Il ferma les yeux pour s'en empeigner le sourire aux lèvres. Lorsqu'il les ouvrit, il regarda l'apprenti avec une telle adoration que celui-ci recula de surprise.
— Heu … tu vas bien ?
— Maintenant, oui. Murmura Ron ne le quittant pas des yeux. Tu sens si bon !
En entendant ses paroles en l'observant, Severus se figea.
Merde. Il fallait qu'il prévienne Héléna que son fils était le compagnon d'un loup-garou.
OoooOoooO
ENFIN ! Il se montre enfin ce *** de Zabini ! Si j'avais sut qu'il fallait que je blesse Ron pour qu'il intervienne, je l'aurais fais plus tôt ! Bon maintenant qu'il est là, je dois lui faire accepter le lien… En espérant qu'il se laisse faire et qu'il suive MA trame !
Allez, je vous laisse et on se revoit dans deux semaines !
Bises
Donnaqueenly.
