Danse avec moi.
Chapitre 14.
Mac enfila sa veste, l'embrassa sur la tempe, sous le regard amusé de Flack, puis se dirigea vers la porte.
Stella but la dernière gorgée de son café et alla ensuite poser la tasse dans l'évier.
Elle sourit...
Qu'il était bon, de ne plus se cacher... Délicieux moment...
Son téléphone sonna, la troublant dans ses pensées. Elle se hâta d'aller décrocher :
- Stella Bonasera.
- Allô ? Allô ?
Elle réitéra plusieurs fois sa question et raccrocha furieuse.
Dix minutes plus tard, la sonnerie retentit à nouveau.
Elle décrocha : même scénario !
Elle ne perdit pas de temps pour reposer le combiné et prendre son portable.
- Adam ? C'est Stella. J'aimerais que tu fasses une recherche de numéro pour moi...
Elle expliqua en quelques mots ce qui venait de se passer puis s'attela à la tâche donnée par Mac.
Elle prit l'annuaire, chercha le numéro de la maison de retraite et appela dans la foulée.
Vingt minutes plus tard, elle raccrochait satisfaite, un feuille pleine de notes devant ses yeux.
Elle sortit de son appartement et se dirigea vers l'étage au-dessous.
Il regardait la voiture de police dont le gyrophare clignotait sous la fenêtre. Il n'avait pas été très malin de choisir cet appartement-là...
Choix qui s'était révélé néanmoins formidable lorsqu'il avait découvert que sa petite protégée logeait juste au-dessus... Pratique !
Stella...
Stella Bonasera...
Son nom prononcé au téléphone quelques instants plus tôt lui revenait sans cesse en tête. Il n'avait pu s'empêcher de la rappeler... Rien que pour entendre sa voix, encore une fois...
Le cliquetis de la porte d'entrée le perturba dans sa jouissance intellectuelle et il courut se cacher dans le placard du salon. Il attendit.
Son cœur si serein ne fit qu'un bond : elle était là !
Seule ! Elle venait à lui ! Il remercia brièvement le seigneur pour l'envoi de cet ange puis l'observa, retenant sa respiration.
Elle regarda tout autour d'elle, comme si elle cherchait quelque chose...
Elle le fixa soudain et s'approcha de lui...
Oh bon dieu ! Il ne pouvait laisser passer une telle occasion !
Il sortit le canif de sa poche et attendit patiemment qu'elle ouvre le placard.
Stella observait la pièce. Où avait-il bien pu cacher tout cela ?
Elle visualisa le placard et s'avança lentement...Peut-être y avait-il les fameux papiers à l'intérieur ?
Elle posait la main sur la poignée lorsque la porte d'entrée s'ouvrit avec fracas.
- Stella !
- Je suis là Mac.
Elle fit demi-tour et se dirigea vers son compagnon. Il avait l'air furieux et bouleversé à la fois.
- Bon sang Stella que fais-tu ici ? En voyant ton appartement vide et tes affaires laissées sur une chaise, j'ai cru que...
Il ne termina pas sa phrase, se contentant de poser une main sur ses yeux et de secouer la tête.
En une seconde, Stella fut à côté de lui et le prit dans ses bras tout en s'excusant. Il la serra si fort qu'elle crut étouffer puis il desserra lentement sa prise. Il la fixa ému :
- Ne pars plus jamais seule tant qu'on n'a pas arrêté cet enfoiré !
- Promis.
Elle ne parlementa plus, n'argumenta plus. Elle avait lu un tel désarroi dans ses yeux gris qu'elle ne pouvait que promettre et se confondre en excuses.
Elle l'embrassa tendrement et le sentit progressivement se détendre.
Il caressa doucement sa joue et lui demanda ce qu'elle faisait sur la scène de crime.
Stella prit ses notes et s'expliqua :
- J'ai téléphoné à la maison de retraite. Mon ancien voisin est malheureusement atteint de la maladie d'Alzheimer. Il a un petit-fils qui est désormais le seul propriétaire de ce studio.
- Ok... Et pourquoi es-tu ici ?
- La gérante n'a pu me dire le nom du petit-fils. Mais avant de perdre totalement la mémoire, le grand-père a mentionné plusieurs fois une cachette... Il y rangeait ses papiers notariaux. Je voulais voir si je les trouvais...
Mac hocha la tête et la prit par les épaules.
Il l'entraîna vers le couloir en lui disant :
- Les hommes de Flack vont venir fouiller. Nous, nous allons avec lui enquêter à la compagnie. Il nous attend.
Il ferma la porte derrière elle.
Ses mains blanchirent tellement il serra fort ses poings.
Quelle déception !
Son bel ange se révélait être, en fait, une grande fouineuse...
Elle se rapprochait dangereusement de lui... de bien trop près...
Il sortit de sa cachette et s'extirpa furtivement du studio. Il ne pouvait plus attendre désormais.
Il devait s'occuper d'elle immédiatement.
Il prit la direction de la compagnie...
Une fois chez Stella, Mac rassembla ses affaires tandis qu'elle mettait son manteau.
Le téléphone sonna sans qu'elle ne fasse le moindre geste pour y répondre.
Surpris, Mac décrocha à sa place.
- Allô ?
- Allô ? Qui est à l'appareil ?
- Heu... C'est Mac ?
- Qui êtes-vous ?
- Adam... Stella m'a appelé tout à l'heure pour faire suivre sa ligne. Alors les appels anonymes ont été passés d'un portable. Je vous donne le numéro.
Mac prit un papier et le nota tout en se demandant pourquoi Stella ne lui en avait
pas parlé.
- Mac ?
- Je vous écoute Adam.
- J'ai un propriétaire : Robert Still.
Mac eut un temps de réaction avant de remercier son interlocuteur.
Il se tourna vers Stella.
- Pourquoi ne m'as-tu pas parlé des appels ?
- Pas eu le temps Mac. Tu as un nom ?
- Robert Still ?
- Quoi ? Le chorégraphe ?
- Oui, je m'en doutais depuis le début !
Ils filèrent tous deux hors de l'appartement et rejoignirent Flack qui les attendait dehors.
Mac le mit rapidement au courant et sirènes hurlantes, les deux voitures se dirigèrent vers la compagnie....
Tbc...
