Après une longue attente, voici enfin la suite qui est plus longue que d'habitude pour me faire pardonner. J'espère qu'elle vous plaira. Merci à tous ceux qui laissent des reviews, ça fait toujours plaisir.

Bonne lecture !


Les deux femmes se baissèrent instinctivement alors que le box s'enflammait. A quelques mètres de là, une moto démarra dans un bruit assourdissant. Callie la repéra et dégaina aussitôt son arme qu'elle pointa en direction de la roue arrière. Deux coups de feu lui suffirent à maîtriser l'engin. Elle se précipita vers le propriétaire à terre tandis qu'Arizona appela les pompiers. Elle retira le casque puis la cagoule du pilote dont le visage lui était inconnu.

Callie : Tu travailles pour Shake, c'est ça ?

Loin d'être impressionné, l'homme lui rit au nez.

Homme : C'est qui celui là ?

Cette provocation excéda Callie qui n'était pas d'humeur à plaisanter. Elle le releva brusquement et lui passa les menottes aux poignets.

Callie : Fous toi de ma gueule !

Elle ramena l'individu jusqu'à son véhicule et le poussa à l'intérieur sur l'un des sièges arrières avant de claquer la porte.

Arizona : Les pompiers ne vont pas tarder.

Callie regarda le box se consumer lentement et soupira face à ce désastre.

Callie : Si les preuves se trouvaient ici, on a tout perdu.

Arizona : Il t'a dit quelque chose ?

Callie : Non mais je compte bien le faire parler.

xxxx

Dans la salle informatique, Mark avait inspecté leurs fichiers à la recherche d'informations sur l'homme qu'ils venaient d'arrêter et projeta son casier judiciaire sur les écrans qui ornaient le mur afin que sa supérieure puisse en prendre connaissance.

Mark : William Garcia, 35 ans. Il a été condamné pour braquage de banque et a été libéré il y a quelques mois après avoir passé 10 ans derrière les barreaux.

Callie : Il s'est vite remis en selle.

Mark : Rien ne permet de le relier à Dandridge. Burton est parti inspecter son domicile.

Callie : Bon et bien je vais aller l'interroger.

Callie attrapa un dossier et se rendit en salle d'interrogatoire où l'attendait Garcia. Mark et Arizona s'installèrent dans une pièce attenante d'où ils pouvaient visionner et entendre la scène.

Callie : Alors William, tu vas me dire pour qui tu travailles ?

Garcia : Je ne travaille pour personne.

Callie : Tu sais que maintenant que tu es pris, il va te lâcher ? Il va peut-être même chercher à t'éliminer..., le prévint-elle en prenant place en face de lui. La police est truffée d'hommes à sa solde alors ça va être facile pour lui...

Intimider le suspect, le faire douter, cette méthode avait fait ses preuves par le passé mais paraissait inefficace dans le cas présent à en juger le sourire provocateur qui retroussa les lèvres de l'homme.

Garcia : Je ne vois pas de qui vous parlez.

Callie : Si tu le sais très bien.

Callie ouvrit le dossier et posa une photo de Shake devant lui.

Callie : Finn Dandridge mais tout le monde l'appelle Shake dans votre milieu.

Garcia : Je vois pas.

Derrière la vitre teintée, Mark profita de son isolement avec Arizona pour se tenir au courant de l'avancée de la relation qu'elle entretenait avec son amie.

Mark : Alors comme ça, vous et Torres, vous êtes belles-sœurs ?

Arizona sentit que sous cette question s'en cachait une autre beaucoup plus personnelle. Elle jeta un bref coup d'œil en sa direction et répondit prudemment.

Arizona : Oui...

Mark : Seulement belles-sœurs ?

La sonnerie du portable de Mark dispensa Arizona de répondre.

Mark : Sauvée par le gong !

Mark s'entretint avec son collègue qui se trouvait sur le terrain puis entra dans la salle d'interrogatoire afin de rapporter les propos d'Henry à l'oreille de sa patronne. Cette dernière le remercia et s'empressa d'interroger son suspect sur leur nouvelle découverte.

Callie : On a trouvé 20 000 dollars en liquide chez toi. C'est une grosse somme... C'est Shake qui te l'a donnée ?

Garcia : Je ne connais pas ce type. Cet argent m'appartient. Je suis plutôt bien placé pour savoir que l'argent n'est pas en sécurité dans une banque.

Callie : Et tu vas me faire croire que c'est en paressant sur ton canapé que tu as gagné une somme pareille ?

Garcia : J'ai mes ressources, se défendit-il, narquois.

Callie : Bon écoute-moi bien, maintenant tu vas parler et me dire pour qui tu travailles parce que je suis en train de perdre patience là.

Garcia : Tu peux t'acharner sur moi autant que tu veux, je ne dirai rien. Tu ne peux rien faire pour la protéger, même si tu m'arrêtes, d'autres se chargeront de l'éliminer. La voiture n'était qu'un avertissement.

Callie garda ses émotions sous contrôle malgré la menace qui devenait concrète à travers ces paroles. Si jamais Shake ignorait encore la nature exacte de leur relation, il ne fallait pas qu'elle la dévoile à un de ses sbires au risque de lui donner de nouvelles idées d'actions.

Callie : C'est toi qui étais au volant ?

Garcia : Peut-être bien...

Callie : Tu sais que je pourrais prendre ça pour des aveux ? Homicide volontaire sur deux personnes, dont un officier de police, ça peut aller chercher loin.

Garcia : Tu n'as aucune preuve...

Callie : Pourquoi tu as fait sauter le box ? C'est Shake qui te l'a demandé ? Il y avait des documents compromettants sur lui ?

Garcia : Je te l'ai dit, je ne le connais pas ton Shake. J'ai fait sauter ce truc pour mon propre plaisir.

Callie : Et Izzie Stevens et Alex Karev, tu les as tués aussi pour ton propre plaisir ?, s'exaspéra-t-elle en plaquant les photos de leurs cadavres devant lui.

Garcia : Je connais pas.

Callie : Pas plus que tu ne connais Aria Torres et Timothy Robbins, n'est-ce pas ?

Garcia : C'est qui eux ?

Callie soupira d'énervement et referma son dossier. Si elle restait une minute de plus dans cette salle, elle pourrait perdre la maîtrise de soi. Elle se leva et se pencha à l'oreille de Garcia.

Callie : Je n'en ai pas fini avec toi, crois-moi.

Elle quitta la salle et retrouva Mark et Arizona qui se levèrent à son entrée.

Callie : Il fait tout pour qu'on le garde. Il a peur que Shake lui tombe dessus dès sa sortie.

Mark : Qu'est-ce qu'on fait de lui alors ?

Callie : On le met en garde à vue pour la nuit. Demain, on le relâche et on le suit, peut-être qu'il ira retrouver Shake et on aura alors un motif pour l'interroger.

Mark hocha la tête et exécuta les ordres de sa supérieure.

Arizona : Au moins, on connait l'objectif de Shake maintenant.

Même si elle tentait de la combattre, sa peur était perceptible dans sa voix. Callie prit son visage entre ses mains et ancra son regard au sien.

Callie : Je suis là, il ne peut rien t'arriver. Je te promets que je ne laisserai personne te faire du mal.

Arizona n'avait aucun doute là-dessus mais son adversaire semblait déterminé à l'éliminer à en juger la somme qu'il avait remis à Garcia. Callie aurait beau la placer sous haute protection, il ne renoncerait pas d'autant qu'il semblait avoir de nombreux hommes à sa disposition, prêts à s'occuper de cette tâche funeste. Elle offrit un léger sourire à sa compagne pour la rassurer et se laissa prendre dans les bras. L'arrivée soudaine de Cristina dans la pièce les obligea à se séparer.

Cristina : J'ai du nouveau, les informa-t-elle en luttant contre sa jalousie. J'ai fouillé le portable de Karev. Je suis tombée sur l'adresse d'un café. J'y suis allée et figure toi qu'un des serveurs a reconnu nos victimes. Tu avais raison, ils étaient bien ensemble le matin du meurtre d'Alex.

Callie : Le fameux trou dans l'emploi du temps d'Izzie. Bien joué Cristina !

Les trois femmes remontèrent à l'étage où se situaient les bureaux.

Callie : Tu as trouvé où elle se fournissait ?

Cristina : Non, j'ai fait le tour des squats avec sa photo, personne n'a jamais vu Izzie Stevens.

Callie attrapa un feutre et compléta l'emploi du temps qui avait été recomposé sur le tableau avec les informations que Cristina venait de lui fournir.

Callie : Bon, on reprend. Le dimanche, Izzie Stevens passe un coup de fil rapide à Alex Karev depuis une cabine téléphonique près de chez elle. Le lundi matin, elle le retrouve et appelle Arizona dans la soirée. Alex est tué. Le lendemain, Arizona a rendez-vous avec Izzie mais celle-ci est tuée à son tour.

Cristina : Izzie a certainement dû confier ce qu'elle savait à Alex, d'où sa mort. Reste toujours à trouver quel est le lien avec Shake et ce qu'elle savait exactement.

Callie : J'ai peut-être quelqu'un qui pourrait nous aider.

Callie sortit son portable et composa un numéro.

Callie : Oui, Jaro, c'est le Détective Torres.

A l'entente de ce prénom, Cristina leva les yeux au ciel et retourna derrière son bureau sous le regard surpris d'Arizona. Callie fit signe à sa compagne de la suivre jusqu'à l'extérieur du commissariat.

Arizona : Dis-moi, Cristina n'a pas l'air convaincu par ton informateur.

Callie : Jaro est un de mes indiques qui me voue un amour incommensurable.

Arizona : Je dois être jalouse ?

Callie : Hum, il pourrait te concurrencer.

Callie lui sourit puis elles montèrent dans le véhicule. Elles se garèrent non loin du Millennium Park où le rendez-vous avait été fixé. Alors qu'elles marchaient en direction du centre, Arizona aperçut soudainement un jeune homme d'une vingtaine d'années, d'origine africaine, agiter ses bras vigoureusement pour leur signaler sa présence.

Arizona : C'est lui ton indique ?, demanda-t-elle à son amie, quelque peu sceptique sur la fiabilité de cette personne.

Callie : Oui, il n'a jamais été très discret mais il est très efficace. Il est au courant de tout ce qu'il se passe dans les rues de cette ville.

Jaro : Ah Latina ! Ca faisait longtemps !, s'exclama-t-il en s'avançant vers elles. Je me languissais de te voir.

Callie : Désolée Jaro, j'ai été plutôt occupée ces derniers temps.

Il contempla Arizona de la tête aux pieds.

Jaro : Tu m'as amené une nouvelle copine ?

Callie : Jaro, je te présente Arizona. Elle travaille avec moi.

Il saisit sa main et y déposa un baiser.

Jaro : Ravi de faire votre connaissance beauté !

Callie : Dis-moi, est-ce que le nom d'Izzie Stevens te dit quelque chose ?

Jaro : C'est cette fille qui s'est fait assassiner chez elle ?

Callie : Oui, tu as entendu des choses sur elle ?

Jaro : Ca dépend...

Callie soupira et sortit un billet de son portefeuille. C'était le seul moyen de délier sa langue.

Callie : Et maintenant ?

Jaro : Apparemment, elle aurait été la maîtresse de Shake, lui apprit-il en récupérant son argent.

Arizona : Quoi ?, s'exclama Arizona, stupéfaite.

Callie : Attends, t'es certain ?

Jaro : C'est le bruit qui court. Elle aurait été aperçue plusieurs fois dans son club en sa compagnie et ils étaient proches, très très proches si tu vois ce que je veux dire.

Callie : Tu sais pourquoi il aurait pu la faire tuer ?

Jaro : Non mais il paraît qu'on les a vus se disputer quelques jours avant sa mort.

Callie : Tu sais à quel sujet ?

Il secoua la tête.

Callie : Si tu apprends quoi que ce soit, tu m'appelles, lui ordonna-t-elle en lui offrant un nouveau billet.

Jaro : Je n'hésiterai pas. Au revoir rayon de soleil !, lança-t-il à l'attention d'Arizona avant de les laisser.

Arizona : Izzie la maîtresse de Shake... J'arrive pas à le croire ! Tu crois qu'elle se serait fournie directement auprès de lui ?

Callie : Ca expliquerait pourquoi on n'arrive pas à mettre la main sur son fournisseur. Je crois qu'Archer nous doit quelques explications.

xxxx

Archer était attablé à son bureau lorsqu'on lui signala la présence du Détective Torres. Il autorisa sa secrétaire à la laisser entrer et se leva pour la recevoir. Il ne cacha pas sa surprise en découvrant qu'elle était accompagnée d'Arizona.

Archer : Arizona ?

Callie : Mlle Robbins collabore à l'enquête.

Archer : Vous avez du nouveau ?

Callie : Etiez-vous au courant que votre compagne voyait quelqu'un ?

Archer : Oui, je me doutais qu'elle avait un amant, reconnut-il en glissant ses mains dans ses poches. C'était une source de disputes entre nous ces derniers temps. Je suppose qu'il s'agit de Karev.

Arizona : Non, ce n'était pas lui. Alex Karev est mort Lundi dernier.

Archer : Alex Karev est mort ?

Callie : Le nom de Finn Dandridge vous dit-il quelque chose ?

Archer : Vaguement. C'est un de ces hommes qui est à la tête d'un réseau de drogue, non ?

Callie : Effectivement et c'était également l'amant de votre compagne.

Archer : Quoi ? D'Izzie ? C'est ridicule !, s'exclama-t-il en riant légèrement.

Callie : Votre petite amie se droguait, le lien n'est pas si improbable que ça.

Archer : A croire qu'on ne connait jamais vraiment les personnes qui nous entourent. J'ignorais complètement sa liaison avec cet homme, je ne savais même pas qu'elle se droguait avant que votre collègue me contacte pour savoir si je connaissais son fournisseur. A aucun moment je ne l'ai vue sous l'emprise de la drogue.

Callie : Pourquoi ne nous avez-vous pas dit que vous soupçonniez votre compagne d'avoir un amant ?

Archer : Je n'y ai pas pensé sur le moment puis ce n'était que des soupçons, je n'allais pas salir sa mémoire.

Callie : Où étiez-vous Lundi soir vers 21 heures ?

Archer : Je dînais avec un de nos plus gros clients, John Waldon.

Callie lui demanda les coordonnées de cet homme et ne perdit pas de temps. Elle vérifia immédiatement son alibi auprès de Cristina qui la rappela quelques minutes plus tard pour le lui confirmer.

Callie : Bien, nous n'allons pas vous déranger plus longtemps. Si jamais des éléments vous reviennent, vous savez où me trouver.

Alors que les deux femmes se dirigeaient vers la sortie, Archer héla Arizona et la rattrapa.

Archer : L'enterrement d'Izzie a lieu demain après-midi au cimetière Mount Olivet à 14 heures, j'aimerais que tu sois présente.

Etonnée par sa démarche, Arizona n'en fut pas moins touchée et voulut croire qu'elle était sincère.

Arizona : J'y serai.

Il la remercia d'un léger sourire puis les deux femmes quittèrent la société.

Arizona : Archer a raison sur un point. On ne connait jamais vraiment les personnes qui nous entourent. Si j'avais su qu'Izzie sortait avec l'un des plus grands trafiquants de la ville !

Callie : Tu as une idée de la manière dont elle a pu le rencontrer ?

Arizona : Non, aucune. A part peut-être par le travail. On ne se voyait pas souvent. J'étais loin de me douter qu'elle menait une double vie !

Callie caressa son bras puis sortit son portable afin de contacter de nouveau sa collègue.

Callie : Oui Cristina, c'est Callie. J'aurais besoin que tu vérifies les comptes de la société Montgomery- Shepherd.

Cristina : C'est déjà fait, lui révéla-t-elle en attrapant la feuille qui comportait l'information. Rien d'anormal à signaler. Sa société se porte à merveilles. Par contre on a reçu les résultats du labo. C'est bien le sang de Timothy Robbins qui se trouvait à l'usine.

Callie : Et concernant le bracelet ?

Cristina : On y a retrouvé que les empreintes de ta sœur.

Callie remercia sa collègue et raccrocha sous le regard soucieux d'Arizona.

Callie : C'est bien le sang de ton frère qui était sur le sol de l'usine.

Arizona : Au moins maintenant, je sais où il a été tué. Qu'est-ce qui a pu l'amener là-bas ?

Callie : Peut-être que Shake lui avait donné rendez-vous, qu'il voulait récupérer les informations que ton frère avait trouvées sur lui.

Arizona : Mais pourquoi ta sœur était avec lui ? Il n'aurait jamais pris le risque qu'elle l'accompagne.

Callie : Aria pouvait être très têtue quand elle le voulait.

Arizona : Non..., réfuta-t-elle cette idée en réfléchissant. La personne que j'ai rencontrée aux Narcotiques Anonymes m'a dit que ta sœur ne s'était pas présentée à son rendez-vous quelques jours avant sa mort. Et si Shake l'avait enlevée pour faire pression sur mon frère ?

Callie : Ca expliquerait leur présence à tous les deux... Mais quel est le lien avec la mort d'Izzie ?

Arizona : Peut-être qu'elle savait que c'était lui qui l'avait tué... C'est peut-être ce qu'elle voulait me dire.

Callie : Et elle l'aurait dit à Alex la veille. T'es pas si mauvaise en investigation, la complimenta-t-elle d'un sourire. Mais il te manque encore une corde à ton arc, Sherlock.

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Arizona : Où est-ce qu'on est ?

Callie : Tu te rappelles que je t'avais dit que je t'apprendrai à te servir de ton arme ? Bienvenue à ton premier cours de tir ! Maintenant que le danger est avéré, je veux que tu saches te défendre.

Callie salua ses collègues qui s'exerçaient et retira sa veste. Arizona fit de même et attacha ses cheveux pendant que sa compagne vida le chargeur d'une arme qu'elle lui tendit.

Callie : Tu vas déjà apprendre à tenir correctement une arme avant de commettre un massacre.

Elle lui montra les gestes à effectuer et Arizona l'imita. Quand elle estima qu'elle était au point, Callie remplit le chargeur et conduisit Arizona jusqu'au stand. Elle lui donna quelques instructions puis l'équipa de lunettes et d'un casque pour se protéger. Arizona pointa son arme en direction de la cible, se concentra puis tira à plusieurs reprises.

Callie : Tu l'as bien amochée mais si ton ennemi était dangereux, il est encore vivant et toi en danger.

Arizona : T'as vu la distance de la cible !

Callie : Parce que tu crois que ton ennemi va te tirer dessus à quelques mètres de toi ? Ces types sont expérimentés, ils ne te laisseront aucune chance. Il faut que tu arrives à viser vite et bien.

Elle accompagna ses mots d'une démonstration qui laissa entrevoir à Arizona ses qualités de tireuse. Elle se plaça ensuite derrière sa compagne et positionna ses bras avant d'ajuster ses épaules ainsi que la position de ses pieds. Elle lui dispensa quelques conseils puis la laissa se concentrer. La balle de la jeune femme atteignit les parties intimes de la silhouette ce qui provoqua un léger rire chez sa partenaire.

Callie : T'aimes vraiment pas les hommes toi !

Arizona : Au moins il aurait mal et ne se préoccuperait plus de me tirer dessus, lui répliqua-t-elle en riant tout autant.

Elle prit quelques secondes pour retrouver son sérieux puis tenta une nouvelle fois sa chance. Ses tirs se firent plus précis et se rapprochèrent progressivement des zones souhaitées.

Callie : Pas mal. Maintenant, il faut que tu sois capable de tirer sur un être humain et là, c'est autre chose. Si tu es clairement menacée, promets-moi de ne pas hésiter.

Arizona : Je te le promets.

Callie : Je suis sérieuse Arizona, ce ne sera pas une simple cible de papier que tu auras en face de toi mais un être humain. Tu peux être amenée à hésiter et c'est surtout ce que tu ne dois pas faire. Si ta vie est clairement menacée, tu dois te défendre. Aller recommence !

Arizona s'exerça jusqu'à ce que Callie considère que ses progrès aient été suffisants pour une première fois. Elle retira son casque et ses lunettes puis se tourna vers sa compagne, attendant son verdict. Celui-ci ne se fit pas attendre : elle reçut un baiser sur les lèvres.

Callie : Tu l'as bien mérité.

Fière de sa réussite et ravie de la récompense, Arizona lui sourit et prolongea leur baiser avant de regarder sa montre.

Arizona : Il faut que j'aille récupérer Sofia. On se retrouve chez toi ?

Callie : Entendu, répondit-elle d'un léger sourire qui fit comprendre à Arizona que Callie stressait à l'idée de revoir Sofia.

Arizona : Tout va bien se passer, ne t'en fais pas, la rassura-t-elle en caressant son bras.

Arizona lui vola un baiser, récupéra ses affaires et partit retrouver sa fille. Malgré tous les évènements qui venaient de se produire, elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse dans sa vie privée depuis sa rupture avec Addison. Callie était exactement le genre de femmes qui lui convenait et elle s'estimait chanceuse de l'avoir rencontrée. Une seule ombre venait obscurcir leur avenir ensemble : La première rencontre entre Callie et Sofia ne s'était pas bien passée, elle espérait que cette cohabitation allait permettre d'améliorer leurs rapports. Elle passa prendre sa fille chez son amie. Sur le chemin qui les menait au domicile de Callie, Sofia lui raconta en détail la nuit qu'elle avait passée chez sa camarade de classe puis sa mère lui fit part du changement qui allait intervenir dans leur vie.

Arizona : Tu te souviens de la méchante dame ?

Sofia hocha la tête.

Arizona : Elle s'appelle Callie et en réalité, elle est très gentille. Il y a un méchant monsieur qui veut faire du mal à Maman donc on ne peut plus rester à la maison. On va aller habiter chez Callie quelques temps. C'est une policière donc elle pourra nous protéger.

Sofia : Pourquoi il veut te faire du mal ?

Arizona : Parce que Maman et Callie essayent de le mettre en prison pour ce qu'il a fait et qu'il ne veut pas y aller.

Sofia : Il va te tuer ?, lui demanda-t-elle, apeurée.

Arizona l'arrêta et s'accroupit devant elle.

Arizona : Personne ne fera du mal à Maman, ni à toi parce que Callie va tout faire pour nous protéger. Si on reste chez elle, il ne nous arrivera rien, on sera en sécurité. C'est vraiment une personne très gentille qui ne laissera personne nous faire du mal alors toi aussi il va falloir que tu sois gentille avec elle, d'accord ?

Sofia marqua son consentement d'un signe de la tête et enlaça le cou de sa mère. Arizona la serra contre elle en lui chuchotant des paroles rassurantes puis elles reprirent leur chemin.

xxxx

Callie était anxieuse à l'approche de l'arrivée de Sofia. Elle passa l'appartement en revue, vérifia que tous les ingrédients nécessaires à la confection de tacos étaient là et se regarda une dernière fois dans le miroir. Cette soirée était importante à ses yeux, elle pouvait se révéler déterminante pour la suite de sa relation avec Arizona. Si jamais Sofia ne l'acceptait pas, qu'allait-il advenir de leur couple ? La petite fille lui en voudrait certainement pour ce qu'elle avait fait, elle allait devoir redoubler d'efforts pour se faire accepter. Cette fois-ci, elle se devait de lui faire bonne impression, aucune maladresse n'était permise. Lorsque la sonnette lui indiqua que ses invitées étaient arrivées, elle alla ouvrir avec toujours autant d'appréhension.

Callie : Bonsoir Sofia !, lui lança-t-elle d'un doux sourire.

Sofia : Bonsoir Madame.

Callie : Tu peux m'appeler Callie.

Arizona incita sa fille à entrer. Sofia ne lâcha pas sa main et se montra réservée en présence de cette inconnue qui avait mis sa mère en prison. Malgré l'accord qu'elle venait de passer avec sa mère, elle ne pouvait s'empêcher de garder une certaine rancune à son égard. Arizona sentit la tension qui habitait Callie et la timidité qui caractérisait Sofia en cet instant. Elle encouragea Callie d'un sourire. Celui-ci fut efficace. La jeune femme décida de se lancer et brisa la glace la première.

Callie : Il est mignon ton ours...

Sofia : C'est Titi qui me l'a offert, lui apprit-elle en le serrant un peu plus contre elle.

Callie : Titi ?

Arizona : Timothy. Quand elle était petite, elle n'arrivait pas à dire son prénom et l'appelait simplement Titi. Depuis, c'est resté. Maman va aller mettre ton sac à dos dans la chambre, Callie va te montrer l'appartement pendant ce temps-là, d'accord ?

Sofia consentit à se séparer de sa mère et suivit Callie à travers l'appartement. La gentillesse et la tendresse qui se dégageaient de la voix et des gestes de Callie amenèrent Sofia à revoir son jugement. Finalement, cette femme n'avait pas l'air si méchante que ça, sa mère avait raison. La visite se termina sur la terrasse qui recueillit beaucoup de succès auprès de la petite fille comme Arizona l'avait prévu. Callie la prit dans ses bras afin qu'elle bénéficie d'une meilleure vue. Sofia profita de ce moment en tête à tête pour obtenir des réponses à ses questions.

Sofia : Pourquoi t'as mis ma maman en prison ?

Cette question, directe, Callie s'y était attendue et elle l'avait redoutée. Elle réfléchit quelques secondes aux mots qu'elle allait employer et se lança.

Callie : Parce que j'ai cru qu'elle avait fait quelque chose de mal, je me suis trompée. Ça arrive à tout le monde. Toi aussi tu fais des erreurs, non ?

Sofia hocha la tête.

Callie : Quand on arrête une personne, parfois, on n'est pas certain qu'elle a fait quelque chose de mal mais on préfère la garder un peu en prison car si la personne est vraiment méchante, elle est un danger pour les autres. Alors oui, parfois, on met en prison des personnes gentilles mais après, on les libère quand on se rend compte qu'elles n'ont rien fait, comme ta maman.

Sofia : Tu promets de ne plus la mettre en prison ?

Callie : Promis !

Sofia : Et tu vas la protéger ?

Callie : Personne ne lui fera du mal, je te le promets.

Cette promesse était peut-être présomptueuse. Shake avait largement les moyens de parvenir à son but mais l'obstination était un trait de caractère qu'elle avait en commun avec lui et ce qui était certain, c'est qu'elle protègerait Arizona de sa personne jusqu'au bout. Depuis l'embrasure de la porte-fenêtre, Arizona assista à cette réconciliation qui lui réchauffa le cœur. Certes, elle avait des sentiments pour Callie mais Sofia était sa fille. Si jamais cette dernière ne s'était pas entendue avec sa compagne, elle aurait choisi sa fille au détriment de sa relation.

Arizona : Sofia, tu attends Maman dans la salle de bain ? Je vais venir te donner ta douche.

Sofia déposa un baiser sur la joue de Callie, à la grande surprise de cette dernière, puis s'éclipsa à l'intérieur quand elle fut posée à terre. Arizona s'assura que sa fille lui obéisse puis posa ses mains sur les hanches de Callie.

Arizona : On dirait que vous vous êtes réconciliées.

Callie : Je l'espère. J'avais tellement peur qu'elle ne me pardonne pas.

Arizona : Tu t'en sors très bien. Sois toi-même et elle t'adorera.

Arizona lui vola un baiser puis alla s'occuper de sa fille. La soirée se déroula sans embûche. Le repas qu'avait concocté Callie rencontra un franc succès et permit à la jeune femme de découvrir la véritable personnalité de Sofia. Cette dernière laissa bien vite sa réserve de côté et ses réflexions spontanées amusèrent les deux adultes, en particulier lorsqu'elle fit preuve d'une certaine curiosité à l'égard du métier de Callie. Après le repas, Arizona s'absenta pour border sa fille puis revint aider Callie à débarrasser la table. Elles échangèrent alors leurs impressions sur cette première soirée à trois.

Arizona : Tu sais au début, ça n'a pas été facile avec Addison. Elle avait du mal à l'accepter parce qu'il n'y avait toujours eu que nous deux et c'était dur pour elle de me partager. Elle n'avait que deux ans aussi. Je peux te dire qu'Addison s'en est pris des coups, lui avoua-t-elle en riant légèrement.

Callie : Je suis prête à m'en prendre s'il le faut.

Arizona : Elle t'aime bien, même beaucoup. Maintenant que tout est réglé entre vous, je ne pense pas que tu t'en prendras. Par contre prépare-toi à dorloter ses poupées avec elle.

Callie : Je pense que c'est à ma portée.

Elles s'échangèrent un sourire et terminèrent leur rangement. Après un dernier baiser qui se prolongea longuement, elles se séparèrent pour rejoindre leurs chambres respectives. Arizona se changea et rangea ses vêtements. Elle vérifia que Sofia était bien endormie et quitta discrètement la pièce en tirant la porte derrière elle. Lorsqu'elle se faufila dans la chambre de Callie, la jeune femme était en train d'enfiler un vieux T-shirt qui lui servait de chemise de nuit. Arizona apprécia à sa juste valeur les courbes généreuses de sa compagne avant de s'approcher d'elle, le sourire aux lèvres et plaça ses mains devant ses yeux. A peine eut-elle effectué ce geste qu'elle se retrouva balancée sur le lit et dominée par Callie. Elle laissa échapper un léger rire.

Arizona : Toujours sur tes gardes.

Callie : Oui, je suis flic ne l'oublie pas et on ne peut pas dire que tu sois très discrète.

Elle lança un regard en direction du miroir qui lui avait permis d'anticiper le geste d'Arizona. Cette dernière sourit et passa sa main derrière sa nuque avant de l'embrasser.

Arizona : J'ai encore des progrès à faire.

Callie : Tu ne devais pas dormir avec ta fille ?, lui demanda-t-elle entre deux baisers.

Arizona : Si mais j'ai envie de profiter de toi un peu avant.

La distance qu'elles s'imposaient devant Sofia était difficilement supportable alors qu'elles vivaient les prémices de leur relation. Elles ressentaient à chaque instant le besoin d'être en contact. Alors que leurs lèvres se câlinaient, leurs mains partirent en quête de la moindre parcelle de peau dénudée. La tendresse était le maître mot de cet instant où seuls quelques baisers et caresses furent échangés. Avant que la fatigue ne les surprenne, elles se souhaitèrent une bonne nuit en s'embrassant une dernière fois puis Arizona retourna passer le reste de sa nuit aux côtés de sa fille. Le lendemain matin, c'est de bonne humeur que Callie se réveilla. Elle se leva d'un bond et se rendit dans la salle de bain décidant de s'accorder un petit instant de détente sous la douche, chose qu'elle ne s'était pas autorisée depuis un certain temps. Au même moment, Arizona cherchait dans les différents placards de quoi faire le petit-déjeuner pour elle et sa fille. Elle sortit pour Sofia une boite de céréales qu'elle servit avec du lait chaud puis se prépara une tasse de café avant de prendre place autour de la table.

Sofia : On va rester habiter ici longtemps Maman ?

Arizona : Je ne sais pas ma chérie, il faut attendre que les policiers aient retrouvé le méchant.

Sofia : Ca veut dire que Callie va nous sauver ? Comme le prince dans la Belle aux Bois Dormant ?

Arizona rit légèrement à la remarque de sa fille et lui sourit tendrement.

Arizona : On va dire ça si tu veux, répondit-elle avec amusement.

Quelques instants plus tard, c'est enveloppée dans une serviette rouge et les cheveux encore humides que la mexicaine sortit de la salle d'eau. Elle se rendit dans la cuisine tout en se déhanchant et chanta joyeusement oubliant par la même occasion la présence de ses deux convives qui regardèrent la scène avec surprise.

Callie : For the first time in history it's gonna start raining men ! It's raining men ! Hallelujah ! It's raining men ! Amen ! , chantonna-t-elle gaiement les yeux fermés.

Sofia éclata de rire tandis qu'Arizona ne pouvait s'empêcher de dévorer le corps de la jeune femme du regard. Elle la trouvait magnifique. Ses longs cheveux humidifiés ainsi que les gouttelettes d'eau qui perlaient sur son corps l'embellissaient encore plus qu'elle ne l'était déjà. Elle détaillait ses formes voluptueuses avec envie, ses lèvres pulpeuses et sa poitrine généreuse ne faisaient qu'accentuer le désir qu'éprouvait la jeune femme pour la belle mexicaine. Cependant, lorsque Callie ouvrit enfin les yeux, elle se figea en se rendant compte qu'elle s'était donnée en spectacle à moitié dénudée en face d'une enfant et de sa mère. Amusée par la situation, Sofia se leva pour rejoindre la Latina. La petite fille lui prit la main puis commença à se déhancher au même rythme qu'elle.

Sofia : It's raining men ! Hallelujah ! It's raining men ! Amen !

Tout d'abord étonnée, Callie n'osa faire un geste. Elle regardait la fillette danser avec un tendre sourire aux lèvres et, pour lui faire plaisir, elle se mit à rire et la suivie dans ses pas de danse en chantant « It's raining men » de Geri Halliwell sous le regard amusé et attendri d'Arizona.

Sofia : Viens danser avec nous Maman !

Arizona se leva sans hésitation et les rejoignit. Sofia prit la main de sa mère sans lâcher celle de la policière qui continuait à se déhancher au rythme de la chanson qu'elle fredonnait. La blonde commença à faire quelques mouvements en s'attardant sur le décolleté de la jeune femme qui ne prêtait guère attention à celle-ci, tentant d'éviter de croiser ce regard azur qui la déstabilisait de plus en plus. A la fin de la chanson Sofia se retira dans la chambre, Arizona en profita pour allumer le poste radio disposé sur le meuble de la cuisine. L'air de « Someone like you» d'Adele résonna soudainement dans l'appartement, Arizona tendit sa main en direction de sa partenaire avec un grand sourire aux lèvres.

Arizona : Me feriez-vous l'honneur de m'accorder cette danse ?

Callie : Avec plaisir !

Calliope prit sa main en se collant sensuellement contre la journaliste et glissa un bras autour de sa taille alors qu'Arizona passa le sien autour du cou de sa compagne. Elles débutèrent leur slow en se contemplant avec tendresse. Leurs regards se firent intenses et la simple présence de l'autre était ce qui leur importait en cet instant. Perdue dans ses pensées, Callie ne remarqua pas que sa serviette était à terre au contraire d'Arizona qui sentit ses jambes devenir fébriles en prenant conscience qu'elle tenait sa conjointe totalement nue contre elle. Elle n'arrivait pas à quitter des yeux ce corps qu'elle qualifiait de parfait. Elle avait déjà vu de nombreuses femmes dénudées mais jamais elle n'avait ressenti autant de désir, d'ardeur et de passion naître en elle et dut se faire violence pour ne pas laisser ses mains parcourir ce corps qu'elle convoitait tant. Callie perçut le regard persistant de sa compagne sur elle et se rendit compte qu'elle n'était plus enveloppée dans sa serviette Elle se détacha des bras d'Arizona pour la remettre autour d'elle sans quitter des yeux la jeune femme, d'un air séducteur.

Callie : Je sais que la vue te plait mais je ferais mieux de m'habiller avant que Sofia ne fasse des cauchemars, s'exclama-t-elle avec un sourire coquin avant de quitter la pièce.

Arizona contempla sa petite-amie s'éloigner alors que la fillette retourna auprès de sa mère, un sourire malicieux dessiné sur les lèvres.

Sofia : Elle est jolie hein Maman ?

Arizona : Elle est plus que jolie ma puce, elle est magnifique.

Sofia : Tu l'aimes bien ?

Arizona : Oui, pas toi ?

Sofia : Si ! Elle est gentille et beaucoup plus rigolote qu'Addison !

Arizona : Sofia, chérie...Tu sais que Callie est simplement une amie de Maman...

Sofia : Pourquoi ?

Arizona : Parce que c'est compliqué...

Sofia : Au contraire ! C'est très simple et je vais t'aider pour qu'elle devienne ton amoureuse !

Arizona rit en prenant sa fille dans ses bras. Callie revint en cuisine une fois habillée et se servit une tasse de café avant de s'asseoir à côté d'Arizona qui terminait la sienne.

Callie : Comme vous allez rester ici un certain temps je vais aller vous chercher quelques affaires, annonça la mexicaine avant de porter son attention sur la petite fille avec un tendre sourire. Tu as un jouet, un doudou que tu aimerais que je te rapporte ?

Un grand sourire se dessina sur les lèvres de Sofia qui hocha vivement la tête.

Sofia : Oui ! Je veux bien ma poupée qui est sur mon lit !

Arizona : Tu n'as pas oublié le mot magique par hasard ?

Sofia : S'il te plait Callie !

La jeune femme rit légèrement et regarda son amie en buvant une gorgée de café.

Callie : Et toi ? Tu as besoin de quelque chose en particulier ?

Arizona : Non merci, répondit-elle avec un doux sourire.

Callie : D'accord, je vais appeler Yang qui restera avec Sofia et toi pendant que j'irai chercher vos affaires.

Arizona : Je suis grande, je n'ai pas besoin d'une baby-sitter.

Callie : Crois-moi, ça ne fera pas plus plaisir à Cristina de rester ici pour te garder mais tu es sous surveillance, sous ma responsabilité et il n'est pas question qu'il arrive quoique ce soit à toi ou à Sofia alors que tu le veuilles ou non Yang ne te quittera pas d'une semelle tant que je ne serai pas revenue.

La jeune femme ne lui laissa pas le temps de répondre et s'éloigna dans sa chambre avec sa tasse à la main pour contacter son équipe. Comme convenu, Cristina arriva une demi-heure plus tard chez Callie qui salua froidement Arizona d'un simple signe de tête et déposa ses affaires sur la table basse du salon avant de retrouver Callie qui terminait de se préparer pour sortir. La journaliste la regardait perplexe face à ce comportement qui prouvait une fois de plus que l'Asiatique portait des sentiments bien plus qu'amicaux envers celle qui avait su lui faire redécouvrir le sens du mot « aimer ». A cette pensée, un sentiment de jalousie emporta la blonde qui ne supportait pas qu'une autre personne qu'elle puisse avoir les faveurs de la belle hispanique.

Cristina : Sérieusement ? Tu me fais faire du baby-sitting ?, demanda l'asiatique quelque peu agacée.

Callie : Ce n'est pas du baby-sitting, tu fais ton job. Je te demande simplement de veiller sur elle le temps que j'aille lui chercher quelques affaires, je n'en ai pas pour longtemps.

Cristina : Dans ton langage ça veut dire que je ne te revois pas avant au moins une heure c'est ça ?

Callie : Tu as tout compris ! Allez Cristina souris ! Franchement tu dois protéger une jeune et magnifique femme, de quoi tu te plains ? Tu vas voir, l'heure va passer vite !, s'exclama-t-elle d'un grand sourire en retournant en cuisine auprès d'Arizona qui s'impatientait de la voir revenir. Je te laisse avec Cristina, essayez de ne pas vous entretuer ! J'aimerais bien te retrouver vivante lorsque je reviendrai !

Arizona : Je vais faire de mon mieux pour survivre face aux regards tueurs de ta collègue... Parce que si elle avait des mitraillettes à la place des yeux je serais déjà morte !

Callie : Tu as intérêt d'éviter ses balles alors..., répondit-elle avec amusement.

Elle déposa un doux baiser sur ses lèvres, quitta l'appartement puis se rendit dans celui de sa compagne sous le regard énervé de Cristina qui supportait de plus en plus mal de voir la femme qu'elle aimait dans les bras d'une autre. Callie pénétra à l'intérieur de l'immeuble et se rendit au dernier étage. Elle s'avança devant la porte d'entrée du logement qu'elle découvrit fracturée. Elle sortit aussitôt son téléphone portable de sa poche et expliqua la situation à Mark avant d'y entrer avec prudence, son pistolet en main. Elle fit soigneusement le tour de l'habitat, s'assurant qu'elle y était seule quand elle entendit un bruit de pas provenant de la chambre de son amie. Elle se risqua à s'avancer doucement jusqu'à l'embrasure de la pièce afin d'avoir un aperçu de ce qui se passait lorsqu'elle surprit un homme cagoulé fouillant dans l'armoire d'Arizona.

Callie : Police ! Plus un geste !, s'écria Calliope en braquant l'arme sur lui.

Le malfaiteur qui avait repéré la présence de Callie se retourna vivement vers elle, sa main posée sur son arme qu'il dressa rapidement en sa direction.

Callie : Posez cette arme !

L'homme cagoulé sourit devant la naïveté de la policière et n'hésita pas à appuyer sur la détente. La balle fut projetée en direction de la Mexicaine qui n'eut pas le temps de réagir pour l'éviter.