Disclaimer : Cette fiction de 18 chapitres appartient à ManneVanNecker à qui j'ai demandé l'autorisation (et elle me l'a donnée !). Le monde de Stéphenie Meyer ne m'appartient pas.
Résumé : Edward est un garçon timide qui souffre de bégaiement, sa sœur jumelle Rosalie le défend face aux gros durs du Lycée. Celui-ci est surpris par l'arrivée d'une fille qui brise les règles et décide de lui parler, allant au-delà de la peur de l'exclusion sociale. OoC/AH.
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Paper Love
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de ManneVanNecker
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Chapitre XIV. :
Mélodie
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Lentement, ils éloignèrent leurs visages l'un de l'autre, même si tout deux cherchaient à maintenir ce contact et ne souhaitaient pas que cette ambiance agréable disparaisse.
Elle était là, assise sur le lit, tremblant comme une enfant apeurée, bien que cette fois-ci cette sensation provenait d'une tout autre source : Edward.
Le jeune homme l'avait tout simplement bouleversé au plus profond de son âme. Elle resta à sa place pour lui montrer que ce qui se passait à l'extérieur de cette pièce l'importait peu, que rien de ce qu'il lui avait montré ne suffisait à décrire l'homme merveilleux caché en lui qui se trouvait devant elle à présent alors qu'elle pensait l'avoir perdu. Tout cela n'avait pas de prix. Elle caressa à nouveau le visage de son amoureux, se réjouissant des beaux yeux d'Edward qui la dévisageait avec une extrême douceur comme si elle était si fragile que le moindre toucher pouvait la briser. Une fois de plus, Bella appréciait son geste de tendresse, essayant de sécher les larmes qui coulaient sur son visage.
Edward était nerveux. Il ignorait comment agir dans un moment aussi empreint d'intimité et de pureté. Il n'avait jamais été soumis à une telle pression mais il savait qu'il était nécessaire de révéler une partie de son passé pour pouvoir envisager un avenir avec Bella.
« — E-Edward, murmura-t-elle entre deux sanglots . Désolé ... pardonne-moi de ne pas avoir cherché à te comprendre et de t'avoir ainsi mis beaucoup de pressions. Peut-être que j'aurais dû me mettre à ta place, peut-être que j'aurais dû...
— B-Bella, l'interrompit Edward tout en rassemblant tout son courage .
— N-Non j-j veux q-que t-tu éc-écou-écoutes, c'est m-moi qu-qui m-me s-suis tro-tromp-trompé, t-tu m-méri-méritais d-de sa-sav-savoir. » ajouta-t-il en prenant le visage de la jeune fille attristée dans ses mains.
Elle n'avait pas de mots pour décrire les sensations de bonheur et d'amertume qui emplissaient son coeur. Elle désirait de tout son être soigner les blessures de son passé. Elle souhaitait être l'ange qui couvrirait de fleurs le chemin d'Edward, y enlevant ainsi les épines qui aurait pu s'enfoncer en lui. Cela lui importait peu de sacrifier sa vie pour être à ses côtés car tout ce qu'elle faisait pour Edward n'avait en réalité rien d'un sacrifice. Elle l'aimait si sincèrement qu'elle finirait par y arriver.
Elle s'approcha à nouveau de lui et sans réfléchir, elle l'embrassa de manière empressée et douce à la fois. Par ce baiser, elle réussit à happer tout son amour et lui donner envie de rester à ses côtés. Sans réfléchir, elle se laissa porter par l'amour qui l'emplissait et qui lui parlait dans son coeur exigeant qu'elle appartienne une fois de plus à ce jeune homme qui s'était emparé de son âme sans appel.
Dans la chambre de Bella, l'ambiance avait totalement changé.
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Avec tout ce temps qui passait sans qu'ils ne sachent rien de ce qui s'y passait, Rose et Emmett se sentaient tendus.
« — Se sont-ils réconciliés ?, dit Rose en prenant une bouilloire pour préparer une autre tisane au cas où les événements se dérouleraient mal.
— C'est ce que j'espère. Je n'ai pas envie de refaire la face de mon beau-frère , dit Emmett, tout sourire, en voyant que Rose était gênée.
— Ne touche même pas à un cheveux d'Edward ! » , cria-t-elle.
De son siège, Emmett observait Rosa qui fronçait des sourcils, chose qui lui parut très drôle.
« — Crois-moi, je ne veux pas voir Bella souffrir comme la fois où elle s'était entiché d'un imbécile qui la laissait souffrir. Ce serait particulièrement désagréable. Mais il s'agit de ma soeur et je lui ai appris à aimer de cette manière. », dit l'adolescent en prenant le verre d'eau que sa petite amie lui tendait.
Ils se recroquevillèrent tous les deux dans le canapé, occultant un peu les évènements pour donner place à leur amour puisque cela faisait quelques jours qu'ils ne s'étaient pas relaxés en s'offrant un petit moment en tête-à-tête..
« — Parfois, tu es odieux, sourit Rose.
— Crois-moi que je le suis tout le temps mais ton amour me rend niais, plaisanta-t-il.
— L'imbécile le plus mignon du monde, de tous les temps et cela, aussi longtemps que tu resteras amoureux de moi. », déclara Rosa en posant ses lèvres sur celles de son amoureux.
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Alice avait fait tout son possible pour arriver à la maison des Swan, mais bien qu'elle essayait d'accélérer, tout lui semblait tourner au ralenti. Ce fut donc embarrassé qu'elle appuya sur la sonnette de la maison d'Emmett et Bella dans l'espoir d'obtenir une réponse rapide.
« — Rose, dit son amie en faisant la bise à cette dernière qui lui ouvrit. Comment va Bella ?
— Elle se trouve dans sa chambre avec Edward, lui expliqua Rosa tout en l'invitant à entrer.
— Mon dieu ! , s'exclama Alice. Ca va mieux entre eux ? Vous n'avez rien entendu?
— Non, rien de chez rien, intervient Emmett.
— Jasper m'a appelé désespéré au sujet d'Edward. Apparemment, il a fui du cabinet sans raison et sans rien lui dire. Il a seulement pris la fuite laissant mon Jasper particulièrement soucieux, confia Alice en s'asseyant face à Emmett.
— Peut-être que c'est ce que Jasper faisait qui a bouleversé Edward, siffla Rose entre ses dents.
— Non, il voulait simplement parler du passé d'Edward. Tu sais déjà que cette thérapie aborde le point central de son bégaiement, dit Alice qui avait encore accéléré les étapes dans son discours vu tout ce qu'elle avait à dire.
— Comment ça va toi avec Jasper ? , demanda Emmett en changeant radicalement de sujet comme il voyait que la relation entre les deux filles devenait tendue.
— Eh bien, je pense que ça se passe bien. En fait, il n'a pas beaucoup de temps à me consacrer, mais je le comprends. Mes parents se sont très bien comportés avec lui et ils l'apprécient beaucoup mais j'ai besoin de mon Jazz un peu plus à chaque seconde, déclara-t-elle en acceptant l'eau que Rose lui tendait.
— Laisse ça, s'il te plait. On est chez moi, c'est à moi de prendre soin de toi, fit remarquer Emmett à Rose.
— Oh non ! Pas du tout, ça ne me dérange pas de servir. », dit Rose en souriant.
Jasper venait d'envoyer un message à Alice pour savoir comment cela se passait. Cette dernière appuyait frénétiquement sur les touches de son téléphone pour lui répondre qu'elle n'en avait pas appris plus, car Rose n'était pas prête à coopérer pour le traitement car, visiblement, elle pensait qu'il avait mal agi provoquant ainsi la fuite d'Edward.
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« — Edward, murmura Bella en voyant que celui-ci se levait du lit. Quel avenir a notre relation? »
Elle n'avait pas oublié qu'ils avaient cassé et elle ne savait pas si ces baisers et ces caresses seraient suffisants pour se réconcilier. En plus, elle voulait qu'il prononce à nouveau ces mots doux, qu'il lui demande de se remettre ensemble, qu'elle entende ces mots une fois de plus pour être certaine d'être dans la réalité.
« — J-je n-ne p-peux p-pas vi-viv-vivre en t-te cach-cachant la vé-vérité. J-je v-veux s-seul-le-m-ment que t-tu sa-saches que j-je t'-t'aime et que t-tu es m-ma r-rais-raison d-de v-vivre. J-je t-ap-app-appart-t-tiens, j-je ne p-peux d-donc p-pas m'él-loi-m'éloigner. , chuchota Edward tout en s'approchant de la porte.
— Je t'aime. », sourit Bella tout en se relevant pour s'approcher d'Edward.
Sur la pointe des pieds, elle déposa encore un baiser sur les lèvres du jeune homme.
Celui-ci s'éloigna doucement d'elle et il contempla ses yeux en amande.
« — Est-ce qu-que t-tu veux ê-être m-ma copine ? » , demanda Edward en faisant un effort pour ne pas trop bégayer.
La jeune fille sentit son coeur battre à la chamade faisant vibrer tout son corps.
« — Bien sûr. », sourit Bella.
Une fois qu'il eut entendu la confirmation de sa tendre, Edward tourna la poignée pour partir.
« — Où vas-tu ?, l'interrogea-t-elle, l'air confus.
— J-je v-vais l'an-annoncer à Em-emmett et Ro-rose puis pr-prévenir Alice q-que tout v-va b-bien. », affirma-t-il en souriant.
Aussitôt, Bella remarqua le changement dans la voix d'Edward. Il ne paraissait plus gêné ou triste et il lui semblait qu'il avait prononcé la phrase en prenant son temps lui donnant un air plus joyeux. Il s'habilla rapidement pour descendre rejoindre les autres.
L'adolescent aux cheveux cuivrés essaya de ne pas paraître nerveux face au regard inquisiteur d'Emmett qui l'observait descendre les escaliers.
« — Tout va bien ? demanda Alice, soucieuse.
— B-bien, se contenta-t-il de répondre.
— On ne veut pas te mettre la pression, lui dit Rose. Dis-nous seulement ce que tu souhaites dire, ne te sens obligé de rien.
— M-merci. B-bien, B-bella et m-moi, on s'est r-récon-réconcilié. », déclara Edward tout en évitant leur regards.
Après cela, ils discutèrent longtemps, jusqu'à ce que Bella descende, ses yeux encore gonflés à cause de ses pleurs avant l'arrivée de son petit ami. Le groupe passa l'après-midi ensemble jusqu'à la tombée de la nuit puis ils rentrèrent dans leurs foyers respectifs.
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« — Tu penses que c'était bien de partir comme ça du rendez-vous avec Jasper ? demanda Rosalie avant d'arriver chez eux.
— N-non m-mais j-je n'ai p-pas appré-apprécié la m-man-manière d-dont Jas-Jasper a com-commencé, répondit Edward en garant sa Volvo.
— Qu'est-ce que tu vas dire à Papa ?, dit Rose avant de descendre.
— L-la vé-vérité. »
Ils descendirent de la voiture et pénétrèrent dans la maison où se trouvait Esmée, particulièrement inquiète. Cependant, elle savait qu'il ne fallait pas mettre la pression sur Edward. Elle fit donc semblant de finir le repas à leur arrivée.
« — Bonjour maman, sourit Rose en s'approchant pour l'embrasser.
— Bonjour Rose, comment ça va ? feint-elle avec un sourire.
— Bien, très bien. Emmett et moi, nous étions chez lui et on en a profité pour voir un film. », déclara-t-elle en montant les escaliers.
Esmée regarda Edward essayant de ne pas lui mettre de pression mais elle ne tint plus puisque son fils remarqua son impatience.
« — Maman, j-je vais bien. J-je ne veux p-pas en p-parler, p-pas aujour-jourd'hui. », répondit-il.
— Je comprends. Tu veux manger quelque chose en particulier ?, sourit-elle.
— Tu m'appor-portes le re-repas d-dans le bu-bureau ?, demanda-t-il en arrivant aux escaliers.
— D'accord. », répondit Esmée, tout heureuse de le voir si serein.
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Carlisle parlait encore de la réaction de son fils avec Jasper. Il demandait à son collègue de laisser Edward souffler pour que ce dernier prenne du recul et revienne de lui-même aux consultations. Requête que Jasper accepta car il comprenait que c'était pour le bien-être de son patient et il valait mieux ne pas lui mettre de pression pour le moment. Suite à cet accord, le Docteur Cullen se sentit assez rasséréné pour pouvoir rentrer chez lui.
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Le jeune pianiste s'assit sur son banc, prêt à terminer son oeuvre qu'il avait commencée depuis sa rencontre avec Bella. Cette mélodie tournait dans sa tête et il avait envie d'y mettre une note finale, une superbe note qui pourrait signifier quelque chose pour Bella et qui pourrait ainsi lui permettre de se faire pardonner des derniers évènements.
Ses doigts se posèrent sur les touches longtemps délaissées de son piano. Il se laissa aller aux sentiments qui l'envahissaient en cet instant, parvenant ainsi à reproduire cette mélodie qui avait pris place dans son esprit depuis longtemps et qu'il ne parvenait pas à laisser sortir.
Une oreille attentive, Esmée s'arrêta un instant avant d'entrer avec le repas pour Edward, qui, en la voyant, lui adressa un sourire anxieux se demandant ce que sa mère pensait de cette chanson.
« — C'est beau, puis-je savoir de qui dois-je être jalouse ?, sourit la mère.
— Tu as déjà ta chanson, maman. », dit Edward en s'asseyant sur le bureau qui, dans ces moments, faisait office de table.
Cette nuit-là, Edward ne ferma pas l'oeil. Il essayait d'imaginer quelques paroles qui pouvaient s'accorder à la mélodie et être en phase avec ses sentiments. Il voulait que son oeuvre soit prête pour le lendemain matin. Il devrait kidnapper Bella entre deux cours et la ramener chez lui pour qu'elle entende sa création. Ainsi, il pourrait lui présenter ses excuses.
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Carlisle se remercia une fois de plus d'avoir installé un mur anti bruit car ainsi, il n'y avait personne qu'Edward pour écouter sa musique. Il décida de ne pas l'interrompre bien qu'il aille au lycée le lendemain. Malgré tout, il avait conscience que son fils avait l'habitude de dormir peu et il dormait encore moins quand une chanson lui trottait dans la tête.
Esmée et lui se blottirent l'un l'autre pour s'endormir rapidement tout en étant entrelacés car ils avaient une longue journée qui les attendaient.
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Il essaya encore et encore d'inventer quelques phrases qui s'ajusteraient à la mélodie mais cela lui paraissait impossible sans avoir sa muse devant lui. Il souhaitait qu'elle soit dans cette pièce pour prendre son inspiration à la source. Une fois de plus, il ne put résister et il l'appela pour au moins entendre sa voix.
La jeune fille, somnolente, se redressa dans le lit pour répondre au téléphone sans savoir de qui il s'agit.
« — Allo ? », dit-elle en se frottant une oreille.
Edward sentit son coeur se mettre à battre à tout rompre.
« — B-Bella, murmura-t-il, la gorge nouée par le stress.
— Ed, que se passe-t-il ? Tu vas bien ?, dit Bella, surprise en voyant l'heure affichée sur son réveil posé sur la table de nuit. Il était trois heures du matin.
— Je vou-voulais j-juste ent-entendre t-ta voix, chuchota Edward.
— Un cauchemar ?
— N-non, en f-fait, je ne m-me suis p-pas enc-encor-re end-endormi, sourit Edward, nerveux.
— Tu n'as pas dormi ? , répondit-elle incrédule. Pourquoi ?
— Dem-main ma-matin, t-tu s-sau-sauras. J-je t'ai-t'aime, rep-repose-toi. », lui chuchota Edward, inquiet à l'idée de la voir.
Bella ne comprit pas bien la raison de cet appel mais elle acquiesça. Elle se dit que c'était mieux ainsi. Elle préférait un appel à un message comme il en avait l'habitude car elle adorait l'entendre parler. Cela signifiait qu'il avait confiance en elle, chose fondamentale aux yeux de Bella, et encore plus à présent.
« — Je t'aime. Repose-toi aussi, je vais me rendormir. », lui murmura-t-elle.
Elle raccrocha en se laissant retomber dans le lit. Son rêve ne tarda pas à revenir.
Il effectua des corrections encore et encore sur la nouvelle chanson, ajoutant et supprimant des mots, jusqu'à ce que cela soit en harmonie avec son oeuvre, puis il décida de s'effondrer sur le canapé à côté et de se reposer jusqu'à ce qu'on vienne le réveiller.
Cela ne tarda pas. Edward n'avait pas réalisé qu'il avait terminé la chanson vers cinq heures et demi ; or, Rose vint le réveiller à six heures pile.
« — Lève-toi, cria Rose gêné de voir son frère ainsi, car, quand il avait une chanson en tête, il ne s'endormait pas avant de l'avoir fini la même nuit.
— Lais-laisse-m-moi Rose, bafouilla Edward.
— Lève-toi ou j'arriverai en retard à cause de toi, lui cria Rose en le tirant du canapé.
— Laisse-m-moi, m-main-mainten-nant, insista-t-il en s'allongeant par terre.
— Très bien, mais tu ne viendras pas me dire que je ne t'ai pas averti. Je vais conduire la Volvo, salut. », dit-elle en fermant la porte derrière elle.
Elle avait touché le point faible. Elle savait qu'Edward ne la laisserait jamais conduire la Volvo car il était obsédé par sa voiture et comme tous les hommes, il avait une peur bleue de laisser "son petit bébé" à une femme.
Edward, exténué, se leva, prit une douche et un petit-déjeuner.
« — Prêt ? cria Rose du garage.
— Je prends le volant ?, ajouta-t-elle en riant.
— Même f-fou, j-je ne t-te lais-laisserai j-ja-jamais p-prendre le v-volant. », dit Edward en lui demandant les clés.
Ils montèrent dans la Volvo et comme toujours, ils arrivèrent en avance.
« — Pourquoi est-ce que tu n'as pas dormi cette nuit ? Tu as une mine affreuse, s'exclama Rose en descendant de la voiture pendant que son frère fermait la porte.
— J'ét-j'étais in-ins-inspi-ré, murmura-t-il.
— Je comprends maintenant… Bella ? , demanda-t-elle en haussant un sourcil.
— P-probabl-blement, affirma-t-il en riant.
— Prends soin d'elle, okay ? Je ne veux pas que tu la blesses. Tu peux blesser aussi Emmett et moi en agissant ainsi. », lui demanda Rose, l'air sincère.
Edward remarqua que les paroles de sa soeur montrait qu'elle avait de forts sentiments et elle avait une raison ; ainsi, il se contenta d'acquiescer et ils se dirigèrent vers la salle du premier cours.
Emmett était anxieux, assis en train d'attendre Rose qui arrivait, mais elle n'avait pas passé le pas de la porte. Il commençait déjà à s'impatienter.
« — Reste tranquille, lui conseilla Angela, assise derrière lui.
— Elle va bientôt arriver. Pourquoi es-tu si anxieuse ? , demanda Alice.
— J'ai deux billets pour Muse et je ne peux pas attendre de lui offrir, murmura Emmett.
— Muse ? , cria Alice. Muse, quoi ? Matt et sa voix magnifique ? En chair et en os ? Je suis à deux doigts de m'évanouir, dit-elle de manière théâtrale en plaçant le dos de sa main sur son front et en se laissant choir sur l'épaule d'Angela.
— C'est pour quand ? , demanda la jeune fille qui soutenait son amie qui simulait un état de choc.
— Pour dans deux semaines, sourit-il.
— Tu y vas aussi ?, demanda Alice qui avait miraculeusement ressuscité pour regarder Bella dessiner dans son cahier.
— Mon père m'a aussi offert deux billets, murmura-t-elle sans enthousiasme, encore dans ses rêveries.
— Eh ben… », osa dire Angela.
Edward et Rosa ne tardèrent pas à arriver et même s'ils étaient en retard, le professeur n'était toujours pas dans la salle de cours. C'était un cours calme et très encourageant puisque l'enseignante ne cessait pas de leur parler des examens d'entrée dans les universités..
En sortant, Edward éloigna Bella du groupe et il la conduisit jusqu'à la place de stationnement car il souhaitait surtout mener son plan à bien sans témoins.
Le jeune Cullen avait tout prévu. Ce matin-là, sa mère était partie acheter quelques toiles et du matériel de peintures à Seattle, son père se trouvait à l'hôpital et Rose en cours avec Emmett. Ainsi, personne d'autre que Bella n'entendrait la chanson.
« — Que se passe-t-il Edward ?, dit Bella d'une voix tremblotante en voyant le jeune homme la conduire vers sa Volvo.
— J'ai b-besoin que tu v-vois quel-quelque chose. », répondit-il.
Bien que ce n'était pas tout à faire voir mais plutôt écouter.
« —Maintenant ? dit Bella.
— O-Oui. », se contenta de répondre pendant qu'il ouvrait la porte à sa petite amie.
Dans l'habitacle, le silence régnait, même si Edward avait mis un peu de soul pour distraire Bella.
Ils ne tardèrent pas d'arriver à la maison des Cullen, Isabella ne comprenait pourquoi ils se trouvaient dans cet endroit.
« — Peux-tu me dire ce qu'on fait chez toi à cette heure-là ?, dit-elle, un sourcil arqué, tout en souriant à Edward.
— Cont-tente-toi d-de m-me sui-su-suivre. », lui répondit-il pour la énième fois.
Il guida Bella jusqu'à son bureau puis il l'embrassa tendrement.
« — J-je n-ne p-peux que m'ex-m'exc-cuser p-par une ch-chanson, j'esp-père que c-ce se-sera suf-fisant, lui murmura-t-il.
— Ce n'était pas nécessaire de m'amener ici, Edward..
— S-si, ça l'est. En t'am-m-ena-nt ici. C'est m-ma ma-man-manière d-de me f-faire p-par-do-donner p-pour m' m'être com-comp-comporté com-comme un im-b-bé-cile.»
Il s'assit sur la banquette alors que Bella était en train de comprendre. Il se dirigeait vers le piano pour en jouer et s'excuser de cette manière, un acte incroyablement romantique. Bella avait toujours voulu apprendre à jouer mais elle manquait de rigueur.
Les douces notes, émises par les touches sur lesquelles les doigts délicats d'Edward appuyaient et glissaient avec beaucoup de naturel sur l'instrument.
Bella se laissa emportée par cette envoûtante mélodie qui la soulagea grandement et elle fut surprise de constater qu'elle ne l'avait jamais entendue auparavant. Ce n'était pas une oeuvre connue, elle se demanda ainsi si Edward n'avait pas dormi pour la créer.
Une fois le début de la mélodie passé, le jeune chanteur commença à chanter. Depuis tout petit, cet acte lui faisait grand bien et malgré son handicap, il chantait avec fluidité.
Pendant que Bella, émue, écoutait d'une oreille attentive Edward, il entama le refrain
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"Tu eres mi voz en la oscuridad,
Eres mi luna en las noches de tempestad,
Más no deseo que te alejes de mí,
Porque gracias a ti aprendí que amar es vivir"
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Bella sentit son coeur s'accélérer à un rythme frénétique en écoutant la superbe voix d'Edward qui chantait tout en rivant ses yeux sur elle.
L'émotion qui l'envahit lui créa un noeud dans la gorge qui l'empêcha de parler.
Quand Edward acheva sa magnifique chanson, Bella ne put s'empêcher de se rapprocher et de l'embrasser avec la nécessité de lui montrer qu'il n'y avait pas d'acte plus beau que cette déclaration d'amour, que rien ne pouvait l'éloigner de ce coeur bienveillant qui lui appartenait désormais. Avoir conquis le coeur d'Edward, c'était la source du bonheur qui emplissait son âme.
En règle générale, je n'aime pas traduire les poèmes, les chansons etc. C'est un exercice qui, même pendant mes études, m'a toujours rebuté puisque cela déforme le texte de base. Aussi, voici une bien piètre traduction.
"Tu es ma voix dans l'obscurité,
Tu es ma lune lors des nuits de tempête,
Je ne veux plus que tu t'éloignes de moi,
Car grâce à toi j'ai appris à aimer."
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