Bonjour ! Vous avez ce chapitre plus tôt, vous êtes contents ? Oui, maintenant, je mets les chapitres avec quinze jours d'écart ^^ Eh, je me démène pour vous, ça devrait vous plaire ! Hum, enfin. Je absolument certaine qu'outre le petit passage un peu violent, vous allez aimer ce chapitre ! Bonne lecture :)

Laetitia : Salut ! Contente de voir que ça t'ai plu. Tu as raison, la bagarre a un peu tout gâché mais quand même le principal c'est qu'ils se soient amusés et que Seb et Blaine leur aient chanté une belle chanson :3 J'essaie vraiment de poster plus rapidement, je t'assure. Dorénavant, j'essaie de mettre non pas 20 jours d'écart entre chaque chapitre, mais 15, c'est déjà pas mal comme progrès, non ?


Kurt se réveilla en sursaut. Il avait cru entendre un bruit, venant de la fenêtre. Plissant les yeux pour tenter d'apercevoir quelque chose dans le noir, le châtain soupira. Il devait encore avoir rêvé. Il n'avait pas trouvé qui avait bien pu casser le pot de sa plante. Il se disait que c'était sûrement un chat, mais il savait que cette théorie était plus qu'impossible. Le mini-balcon était bien trop haut pour un chat, et le plante également. Mais qui d'autre cela pourrait être ? Un homme ne pouvait pas sauter aussi haut.

Soupirant, Kurt se leva et ouvrit en grand la fenêtre. Il n'y avait l'ombre de personne. Les rues à peine éclairées étaient vides. Il regarda la pauvre plante au sol qui fanait. Il avait oublié de la jeter. Le châtain haussa les épaules et se dit qu'il s'en occuperait le soir même. Kurt retourna dans son lit et se rendormit en quelques secondes.

- Kurt !

Le garçon ouvrit un œil fatigué. Finn venait d'ouvrir la porte de la chambre et l'avait appelé pour le réveiller.

- Réveille-toi, ma mère a fait des cupcakes !

- J'arrive, grommela son frère.

Kurt mit son oreiller sur sa tête et s'accorda quelques minutes de sommeil supplémentaire.

- Kurt !

Le châtain sursauta. Il s'était rendormit trop longtemps, il ne lui restait qu'un quart d'heure pour se préparer.

- Kurt, tu es en retard ! lui dit Finn, qui était prêt à partir.

Le châtain hoqueta et se précipita à la douche. En cinq minutes, il eut le temps de se laver et d'enfiler des vêtements chauds à la va-vite. Puis il descendit prendre une bouchée de cupcakes, et enfin il s'engouffra dans sa voiture noire. Il fonça chez Chandler. Ce dernier l'attendait sur les marches des escaliers, grelottant de froid, de la neige dans les cheveux et sur ses habits. Dès qu'il le vit, le petit blond accourut et entra dans le 4x4.

- Tu en as mis du temps, Kurt ! se plaignit Chandler. Ça gèle, dehors !

- Je sais, mais je me suis rendormi. Désolé.

- On va être en retard ?

- Pourquoi ? Tu as peur de rater l'entrée de Sebastian dans ton cours d'anglais ? se moqua Kurt.

Quand le châtain tourna la tête, il vit Chandler rougir et répondre, les yeux baissés :

- Non, tu dis n'importe quoi. C'est juste parce que monsieur Stewart n'est pas très cool avec ceux qui arrivent en retard.

Kurt rit et effectua un virage à droite. Après quelques minutes, ils arrivèrent devant le lycée. Comme ils étaient en retard, Kurt s'attendait à ce que sa place de parking soit prise, mais elle ne l'était pas. Etonné, il se gara et les deux garçons coururent pour entrer en cours. Kurt toqua à la porte de la salle de maths avant d'ouvrir. Monsieur Lawman le regarda à travers ses lunettes.

- Monsieur Hummel ? Vous n'avez pas l'impression d'être en retard ?

- Je suis désolé, monsieur. Je ne me suis pas réveillé à l'heure.

Le professeur le regarda pendant plusieurs secondes puis dit :

- J'ai fait des petits groupes pour des exercices assez complexes. A côté de qui êtes-vous, normalement ?

- Mercedes Jones.

Kurt coula un regard vers son ami. Elle se trouvait dans un groupe avec deux garçons.

- Ils sont déjà trois, monsieur Hummel. Je vous conseille d'aller avec-

- Excusez-moi de mon retard ! lança quelqu'un en se faufilant derrière Kurt.

Un garçon plutôt petit et aux cheveux noirs bouclés se mit à côté du châtain. Kurt rougit lorsque Blaine lui sourit.

- Ah, monsieur Anderson. Hum. Eh bien, vous n'avez qu'à vous mettre ensemble !

Devant la phrase à double-sens, Blaine fit un clin d'œil à son ami et lui chuchota :

- Tu en serais ravi, n'est-ce pas ?

Les deux adolescents se dirigèrent vers une table libre et sortirent leurs affaires. Ils regardèrent la feuille d'exercices et commencèrent leur travail.

- Pourquoi tu étais en retard ? demanda soudain Kurt, tout en écrivant une réponse sur sa feuille.

- J'ai dû aller… chercher à manger.

- Chercher à manger ? répéta Kurt, peu convaincu.

- Ouais, fit Blaine, un peu gêné, en passant une main dans ses cheveux. Il n'y avait plus rien.

- Tu as dû aller acheter à manger au supermarché et revenir chez toi ?

- Euh… Oui.

Kurt haussa les sourcils. Il sentait que son ami ne lui disait pas toute la vérité. Mais il finit par se désintéresser. Après tout, si Blaine ne voulait pas lui dire ce qui se passait, il en avait le droit. Ils firent tranquillement leurs exercices, discutant un peu en même temps.

- Est-ce que c'est vrai, ce que Chandler m'a dit ? Il m'a raconté que tes parents ne s'occupaient pas trop de toi.

Blaine haussa les épaules et marmonna :

- Si, ils s'occupent de moi. C'est juste que je peux faire ce que je veux, ils s'en fichent. Je suis assez grand.

Kurt hocha la tête.

- Tu leur as dit que tu étais sorti avec Sebastian, Chandler et moi ?

- Non.

- Ils ne savent pas que tu vas parfois au Scandal's ?

- Ils s'en doutent juste.

- Ils savent que tu es gay, au moins ?

- Ouais. Ça fait un moment qu'ils le savent.

Kurt acquiesça en silence. La cloche sonna et le châtain se dirigea vers la cour enneigée. Ceux qui faisaient sport avec lui attendaient là. Le châtain marcha avec eux, un peu à l'écart, puis entra dans les vestiaires des hommes. Il se changea en vitesse et sortit. Sylvester donnait déjà les consignes à suivre. Kurt alla jouer au handball avec d'autres camarades de classe. Alors qu'il allait vers le bâtiment où se trouvait la salle réservée au handball, il tourna la tête vers le lycée. Il vit qu'un garçon bouclé regardait par la fenêtre, pensif. Le garçon releva la tête vers lui puis sourit. Kurt rougit et rendit son sourire à Blaine.

- Hummel, tu vas le bouger ton cul, oui ou non ? lui lança Puck.

Le châtain lâcha son ami du regard et se mit dans les cages. Ensuite, il joua, parvenant à arrêter quelques tirs. A la fin du cours, il se précipita dans les douches, puis alla directement rejoindre sa classe de français.


Chandler, lui, était en espagnol. Il était à côté de Tina. Sebastian était derrière lui. Et monsieur Schuester parlait, parlait, parlait. Chandler ne pouvait détacher son regard du professeur d'espagnol. Monsieur Schuester. Monsieur Will Schuester. Le soi-disant petit ami de sa mère. Il le haïssait depuis que Casey lui avait dit qu'ils étaient ensemble. Chandler voyait bien que Will essayait de faire bonne impression devant lui, depuis quelques jours. Mais rien ne fonctionnait. Le professeur essayait de le faire participer, mais le blond le rembarrait presque à chaque fois. Chandler voyait bien que c'était dur pour Will de se faire apprécier de lui, et le garçon ne lui laissait aucune chance

- Chandler ?

Le blond leva les yeux vers Will. Ce dernier souriait, gêné.

- Pourrais-tu faire une brève présentation de toi ? Tout le monde va passer, de toute façon. C'est pour faire des révions.

Le blond regarda les autres, et soupira :

- Yo… me… llamo… Chandler Kiehl, dit-il en se concentrant. Yo tengo… dieciséis años…, y yo… vivo en… Lima.

- Bien, merci. Tina, à ton tour.

Avec autant de difficulté, l'asiatique se présenta. Quand le professeur demanda à Sebastian de se présenter, Chandler fut impressionné de la facilité avec laquelle le garçon parlait espagnol :

- Me llamo Sebastian Smythe, tengo diecisiete años, y me gustan mucho los chicos. Sí, creo que los chicos son una de las causas que me gusta más en la Tierra. Vivo en Lima, también. Me encanta esta ciudad*.

Bluffé, monsieur Schuester resta bouche bée. Chandler ne sut dire si c'était par rapport à son aisance en espagnol, ou par rapport à ce qu'il avait dit.

- Euh… Merci beaucoup, Sebastian. Je vois que tu parles très bien l'espagnol.

Le châtain hocha brièvement la tête. Alors que la cloche sonnait, monsieur Schuester dit à Chandler :

- Hum, Chandler ? Je peux te parler, cinq minutes ?

Le blond soupira et rangea ses affaires. Will attendit que tous les élèves soient partis pour s'avancer vers lui et dire :

- Ecoute, je crois qu'on a des choses à se dire, tous les deux.

- Comme quoi ?

- Ta mère t'a sans doute dit que nous sortions plus ou moins ensemble, depuis quelques temps.

- Oui, marmonna Chandler.

- Elle m'a raconté que tu n'avais pas trop aimé.

- Vous êtes mon professeur, monsieur Schuester. Et ma mère sort avec vous. Bien sûr que je n'apprécie pas.

- Appelle-moi Will, quand nous ne sommes que tous les deux. Après tout, tu es le fils de ma copine.

- D'accord.

L'homme aux cheveux bouclés posa une main sur son épaule.

- Chandler, s'il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour t'aider, tu me le dis, ok ? Casey m'a dit que tu avais parfois des problèmes avec tes camarades.

- C'est rien. Elle s'inquiète pour n'importe quoi.

- Tu es sûr ? Elle m'a dit aussi que Dave et Azimio te-

- C'est faux.

- La dernière fois, pourtant, Sebastian et toi vous êtes battus contre eux.

- Je ne me suis pas battu. Sebastian oui, mais pas moi.

Will soupira.

- Bon, très bien. Si tu as besoin de quelque chose, viens me voir.

- Oui. Au revoir, Will.

Le blond prit son sac et sortit en vitesse. Monsieur Schuester était gentil, mais Chandler avait peur qu'il fasse du mal à sa mère. Il ne voulait pas qu'il la fasse souffrir. Casey ne méritait pas ça. Elle méritait un homme bien. Quelqu'un de confiance. Et il ne savait pas si Will pouvait donner assez d'amour, de soutien, et de passion à sa mère. Il l'espérait, mais il n'était pas sûr que monsieur Schuester soit à la hauteur.

- Chan' ?

Il se retourna. Il avait complètement oublié ce qu'il était en train de faire. Kurt était là et le regardait mettre ses livres dans son casier. Chandler sourit et continua à vider son sac.

- Est-ce que ça va ?

- Ouais, ouais, je réfléchissais juste à un truc.

Kurt acquiesça puis ils allèrent au réfectoire. Ils posèrent leurs plateaux sur leur table habituelle. Ils remarquèrent que Blaine et Sebastian étaient toujours un peu plus loin, à se regarder fixement et à ne pas manger.

- Tu sais pourquoi ils ne mangent pas ? demanda Chandler.

Kurt haussa les épaules.

- Moi non plus, dit le blond. Ça me fait un peu de peine. Peut-être qu'ils veulent garder leur ligne ? Après tout, ils sont vachement musclés.

- Comment tu le sais ? dit Kurt d'un air suspicieux.

Chandler rougit et murmura :

- J'ai vu Sebastian dans les vestiaires.

Kurt explosa de rire. Quand il se fut calmé, il demanda :

- Tu matais ?

- Non ! se défendit son ami. Mes yeux ont regardé tout seuls.

Kurt haussa les sourcils puis leva les yeux au ciel. Alors qu'ils finissaient de manger, Kurt et Chandler se dirigèrent vers la cour. Il avait arrêté de neigé, mais une petite couche blanche s'était déjà installée sur le sol. Les deux amis s'assirent sur un banc avec peu de neige.

- Au fait, c'est toujours bon pour Twilight, ce week-end ? Parce que j'ai dit à mon père qu'on irait, tous les deux.

- Oui, oui, ma mère aussi est d'accord.

- J'ai vraiment hâte…

Chandler acquiesça lentement et se frotta énergiquement les bras comme il avait froid. Kurt le regarda et entoura ses épaules avec son bras droit. Chandler apprécia le contact et se blottit contre lui.

- J'aurais dû prendre une veste plus chaude ce matin, marmonna le blond.

Kurt hocha la tête et regarda droit devant lui. Sebastian et Blaine riaient ensemble, se regardant intensément. Les cheveux noirs et bouclés de Blaine étaient couverts de neige, que Sebastian venait de lui envoyer. Le plus petit des deux se jeta sur son ami et ils se battirent gentiment. Kurt sourit en les voyant. Ils avaient l'air tellement bien, tellement heureux. Il baissa les yeux et rougit quand Blaine se tourna vers lui.

Alors que la journée se terminait, Kurt attendait son ami sur le parking. Chandler arriva soudain, accompagné par Sebastian. Ils parlaient tous les deux, le sourire aux lèvres. Kurt sourit un peu et patienta le temps qu'ils viennent à lui.

- C'est bon ? On peut y aller ? demanda gentiment Kurt.

- Ouais, fit Chandler.

Il se tourna vers Sebastian et le châtain se baissa pour l'embrasser sur la joue.

- On se voit demain, Chan'.

Le blond acquiesça et monta dans la voiture. Kurt et Chandler roulèrent en discutant un peu.


La semaine passa très vite pour les deux amis. Nous étions maintenant samedi matin, et Chandler venait de se réveiller. Il se leva et alla directement se doucher. Sa mère dormait encore, alors il descendit sans bruit dans la cuisine pour déjeuner. Il mangea tranquillement puis remonta dans sa chambre pour faire ses devoirs et écrire un peu. Son chapitre sept était à présent terminé, mais il n'avait plus du tout d'idée pour le chapitre huit. Il cherche l'inspiration jusqu'à ce qu'il en ait marre. Il ouvrit donc sa porte-fenêtre et sortit, s'appuyant sur la barrière et observant pensivement la forêt. Il entendit les oiseaux chanter gaiement et sourit. Quoi de mieux qu'un peu d'air frais pour trouver l'inspiration ? Il rentra donc à l'intérieur, sans prendre la peine de refermer la baie-vitrée, et coucha sur le papier les idées qui lui étaient venues.

- Chéri ?

Casey entra dans la chambre. Elle sortait de la douche, apparemment, et avait les traits tirés par la fatigue. Il fallait dire qu'elle et monsieur Schuester étaient sortis, la veille. Ils étaient allés manger à un restaurant romantique, sans inviter Chandler, et étaient rentrés très tard. A vrai dire, lorsqu'ils étaient revenus, le blond dormait déjà depuis deux heures. Ça faisait plaisir au garçon que Casey sorte un peu, de temps en temps. Mais pas avec son professeur. Bien entendu, Will était vraiment génial, comme homme mais aussi comme enseignant, mais Chandler avait un peu peur pour sa mère.

- Tu n'aurais pas vu mon rouge à lèvres ?

- Maman, comment est-ce que je pourrais l'avoir vu ? Je ne m'en sers jamais. Réfléchis un peu avant de parler.

Sa mère fronça les sourcils.

- Tu n'as pas besoin de m'agresser, Chandler.

- Je ne t'agresse pas.

- Je sais que tu n'aimes pas le fait que j'aime avec un autre homme que ton père, mais la vie continue, il ne faut pas rester sur un échec.

- Un échec ? Papa n'était pas un échec ! s'énerva le blond.

- Mon chéri, tu m'as comprise…

- Je ne veux pas que tu oublies papa ! Je te signale que c'est lui qui t'a aimé au tout début. Tu lui dois beaucoup. Sans lui, je ne serais pas là. Et sans moi, tu n'aurais jamais revu monsieur Schuester.

Casey soupira longuement et changea de sujet :

- Ce soir, je sors encore. Tu penses pouvoir te faire à manger tout seul ?

- Je vais au cinéma, tu te souviens ?

- Ah, oui… Si Kurt veut passer la nuit ici, il n'y a pas de problème, ok ? Je ne serai pas là, par contre.

- Ouais.

Pendant le reste de la journée, Chandler ne fit qu'écrire et penser. Il fut heureux lorsque l'heure de se préparer vint enfin. Il se doucha une seconde fois et enfila de beaux vêtements. Il s'habillait toujours mieux que d'habitude lorsqu'il allait en ville. Alors qu'il se coiffait, il entendit sa mère toquer à la porte de sa salle de bains.

- Chan' ! Tu peux descendre, deux minutes ?

Le blond soupira et finit de se coiffer, puis obéit. Casey était dans le salon avec un homme aux cheveux blonds bouclés, qui avait une bière à la main. Les deux adultes discutaient chaleureusement. Casey le remarqua et lança jovialement :

- Chandler ! Ah, te voilà enfin ! Viens dire bonjour à Will !

Le blond, la tête basse, se dirigea vers son professeur. Ce dernier sourit et lui tendit la main :

- Content de te voir, Chandler.

- Bonsoir, Will.

- Tu vas bien ?

- Oui, et- et vous ?

- Je vais bien, merci de me le demander.

Un petit silence gêné s'installa et, alors que Casey allait dire quelque chose, quelqu'un sonna à la porte. Les trois se tournèrent vers l'entrée.

- Je vais ouvrir ! lança le blond en se précipitant à la porte.

Il savait qui c'était, bien évidemment. Kurt se tenait à l'entrée, rayonnant. Il avait vêtu une de ses plus belles tenues et avait un bouquet de fleurs à la main. Le châtain embrassa Chandler sur la joue et son ami le fit entrer. Kurt eut un bref temps d'arrêt devant la présence de Will, mais poursuivit son chemin jusqu'à Casey.

- Bonsoir, Casey ! Ça faisait longtemps, dis donc. Tiens, j'ai apporté des fleurs.

- Oh, merci, Kurt, elles sont magnifiques ! Tu as toujours l'œil pour trouver les plus belles.

Le châtain sourit et se laissa embrasser sur la joue par la blonde. Alors que Casey partait mettre les fleurs dans un vase, Kurt se tourna vers Will. Ce dernier lui tendit une main.

- Bonsoir, Kurt. Ravi de te voir.

- Monsieur Schuester ? Mais qu'est-ce que vous faites ici ? Chandler prend des cours particuliers ?

- Non, non, rit le bouclé. En fait, je-

- Ah mais tu dois connaitre Will, Kurt ! coupa Casey en revenant.

- Euh, oui, je l'ai en espagnol. Mais je ne comprends pas la raison de sa présence.

- Eh bien, Will et moi sommes comme qui dirait en couple, annonça la blonde dans un sourire.

Chandler baissa les yeux et sentit le regard de Kurt peser sur lui. Après quelques minutes, le châtain fit :

- Je suis désolé, mais il va falloir que nous y allions. Nous serons en retard, sinon.

- Bien sûr, bien sûr ! dit Casey. Amusez-vous bien, les garçons. Ne rentrez pas trop tard ! Oh et, si vous revenez avant nous, vous savez où est la clé.

Chandler hocha la tête et sortit, accompagné de Kurt. Ils montèrent dans la voiture et, alors que le châtain démarrait, il demanda :

- Tu ne m'avais pas dit que ta mère sortait avec le prof d'espagnol.

- Ils voulaient que personne ne le sache.

Kurt soupira.

- Mon pauvre. Je n'aimerais pas être à ta place.

- Ouais, surtout que ma mère n'arrête pas de me dire à quel point il est génial. Ça commence à m'énerver. Monsieur Schuester n'est pas méchant, mais je le vois mal devenir mon beau-père.

- Arrête, il ne deviendra pas ton beau-père.

- Vu à l'allure que va leur relation, c'est très probable que si.

- Tu veux dire qu'ils ont déjà… ?

- Ça, je n'en sais rien. Mais Will l'a déjà emmenée dans un restaurant romantique, lui a offert des fleurs, l'embrasse… J'ai peur pour ma mère. Je ne veux pas qu'elle ait le cœur brisé.

Kurt posa sa main sur la sienne.

- T'inquiète pas, ça va aller. Je suis sûr que monsieur Schuester va la combler.

- Je l'espère, Kurt.

Après une minute de silence, le châtain s'exclama :

- Arrêtons de parler de ça ! Ça va nous plomber l'ambiance. On est là pour aller regarder Twilight, non ?

- Ouais, dit Chandler en souriant.

Ils continuèrent de rouler, continuant la route sur air un peu plus joyeux. Ils discutèrent de New York, de la mode, du livre de Chandler et même de Blaine et Sebastian.

- Euh, Kurt, je pourrais te poser une question ? Je sais qu'on n'a pas trop abordé ce sujet depuis notre dispute, mais… Est-ce que tu es vraiment amoureux de Blaine ?

Le blond tourna la tête pour voir sa réaction. Le châtain se mordait la lèvre.

- Réponds-moi franchement, Kurt.

- Oui, je l'aime, souffla-t-il. Enfin, je crois.

Chandler acquiesça en silence.

- Et toi ? Tu es amoureux de Sebastian ?

- Oui.

- Tu en es sûr ?

- Parfaitement certain.

- Et… tu as envie de sortir avec lui ?

- Oui… Mais non.

- Faut savoir. C'est oui ou non ?

- C'est je ne sais pas. Parce que je l'aime – oh, comme je l'aime ! – mais en même temps, je ne suis toujours pas sûr de ce qui m'attend si je lui dis oui. Tu vois, au Scandal's, la semaine dernière, Seb m'a dit qu'il avait déjà couché avec beaucoup de mecs qu'il ne connaissait même pas. Ça m'a fait peur. Je ne veux pas finir comme eux.

Kurt le regarda piteusement.

- Ecoute, on connait tous les deux Sebastian. Je t'ai déjà dit ce que je pensais de lui-

- Pas besoin de le refaire.

- Non, je voulais juste dire que peut-être qu'il avait changé. Blaine n'arrête pas de me dire combien Sebastian est devenu fiable, gentil, etc. Et s'il avait raison ? Peut-être que Sebastian en a marre des coups d'un soir ?

- Tu penses ?

- Bien sûr. Il a dit clairement à ce David Martinez qu'il ne voulait pas coucher avec lui, alors qu'il avait toutes les raisons de le faire. David était vraiment magnifique. Et, si j'ai bien compris, ils avaient déjà couché ensemble auparavant. Ça n'aurait pas été la première fois. Pourtant, il n'a pas voulu de lui. Pourquoi, à ton avis ? Pour toi, Chandler. Parce qu'il t'aime bien. Et qu'il ne veut pas te faire souffrir.

Chandler fut assez déconcerté par les paroles de Kurt. Il n'avait jamais envisagé cette possibilité.

- Kurt ?

- Oui, Chan' ?

- Tu crois que si… Enfin, si je demandais… Tu sais ?

Le châtain fronça les sourcils, perdus. Chandler soupira.

- TucroisquesijedemandaisàSebastiandesortiravecmoiilvoudraitbien ?

- Je n'ai absolument rien compris à ce que tu viens de dire.

- Tu crois que si je demandais à Sebastian de sortir avec moi il voudrait bien ?

Le blond se mordit la lèvre. Pendant toute la matinée – et même le début d'après-midi – il avait réfléchi, majoritairement à Sebastian. Il s'était totalement avoué qu'il était amoureux de lui. Maintenant, il devait se convaincre qu'il voulait sortir avec lui. C'était vrai, rien ne lui aurait fait plus plaisir que d'être son petit ami. Sebastian était tellement pour lui. il saurait le protéger et le prendre dans ses bras à tout moment. Mais était-il capable de l'aimer ? Ça, Chandler en doutait.

Kurt arquait un sourcil. Il regarda longuement son meilleur ami et répondit d'un ton qu'il voulait aimable :

- Tu sais, je pense qu'il t'apprécie énormément et qu'il ferait un petit ami génial, mais-

- C'est bon, j'ai compris. Il dirait non.

- C'est pas ce que je voulais dire…

- En gros, ça revient au même, Kurt. Pas besoin de me servir un euphémisme de deux kilomètres.

- C'est juste qu'il n'est pas pour toi. C'est tout.

- Pourquoi ça ?

- Vous êtes totalement différents.

- C'est-à-dire ?

- Tu as bien vu au bar. Tous les garçons de la piste étaient collés à lui. On aurait dit qu'ils étaient attirés comme des aimants.

- Tu es en train de me dire que je ne suis pas attirant ?

- Non, non. Je suis en train de dire que Sebastian est quelqu'un qui a besoin d'attirer l'attention. Il aime être désiré. Et il ne voudrait sûrement pas rester coincé avec le même mec jusqu'à la fin des temps.

- Je n'ai jamais dit que je voulais vivre avec lui jusqu'à la fin des temps.

- On est pareils, tous les deux, Chan'. Je sais que tu cherches un homme qui te sera fidèle, qui acceptera tous tes choix, et qui vivra à tes côté jusqu'à ta mort.

Le blond baissa les yeux. Oui, c'était ça qu'être romantique. Il aurait aimé se marier avec Sebastian et tout le reste, mais il savait que ce n'était qu'un rêve d'adolescent. Le grand châtain n'était pas intéressé par lui.

- Je ne dis pas ça pour te faire de la peine, Chandler. Je veux juste que tu ne te fasses pas te films.

Le blond détourna les yeux. Il ne voulait plus parler de Sebastian. Ça le mettait mal à l'aise et il se sentait idiot.

La voiture se gara et les deux garçons sortirent en silence. La neige tombait et de violentes bourrasques faisaient flotter leurs vêtements chauds. Côte-à-côte, ils marchèrent jusque dans le cinéma. Là, ils payèrent leurs places et entrèrent dans la salle. Ensuite, ils oublièrent leur léger malentendu et prirent plaisir à regarder Twilight.


Alors que la séance se terminait, les deux garçons sortirent de la salle de cinéma. Les couloirs étaient encore bondés. Chandler se dirigeait déjà vers la sortie en commentant la fin du film, quand Kurt lui lança :

- Je te laisse deux secondes. J'ai besoin d'aller aux toilettes.

Le châtain partit en direction du lieu indiqué et, après s'être soulagé, il sortit pour se laver les mains. Alors qu'il ressortait, il chercha Chandler des yeux. Le blond regardait des affiches collées sur un mur. Les couloirs s'étaient déjà considérablement vidés, donc ils purent parler sans crier.

- Ça y est, annonça Kurt. On marche ?

Chandler acquiesça et ils sortirent, bras-dessus bras-dessous.

- C'est le meilleur Twilight qu'ils aient jamais fait ! s'exclama Chandler alors qu'ils venaient à peine de franchir la porte. Tout y était : l'action, l'humour, le suspense, l'amour… Rien à dire !

- C'est vrai qu'il était génial ! approuva le châtain. Dommage que ce soit le dernier. J'aurais bien aimé qu'il y ait une suite.

- Tu as raison… On va à droite ou à gauche ?

Il devait être 23:00, et ils avaient du temps devant eux. Ils s'aventurèrent dans la ville en allant à gauche. Tout était enneigé, mais ils étaient bien couverts. Chandler et Kurt avançaient, mains dans les poches, bras entrelacés, le sourire aux lèvres, le nez rougi par le froid. Alors que Chandler était parti dans un de ses nombreux discours interminables, quelque chose attira l'attention de Kurt.

- Mon Dieu, regarde, Chandler ! s'exclama le garçon.

Le blond arrêta de parler et tourna la tête. Kurt montra du doigt une vitrine de magasin. On voyait à l'intérieur des tenus qui avaient l'air neuves et qui étaient signées Alexander McQueen. Les deux amis s'approchèrent. Le châtain joignit ses mains en voyant une veste sublime.

- Chandler, il me la faut ! Elle est magnifique ! Tu penses qu'elle y sera encore demain ? Il faut que je l'achète !

Le blond étudia l'étiquette. Elle coûtait très cher, et Chandler se doutait bien que si Kurt commençait par acheter cette veste, il finirait par acheter tout le magasin.

- Demain ? Non, des gens ont dû la repérer avant toi, tu sais. Et puis elle n'est pas indispensable. Tu en trouveras d'autres.

Le châtain soupira et se résigna à voix basse :

- Bon, tu as raison. Je ne vais pas dépenser toutes mes économies pour une simple veste…

Chandler lui sourit et ils reprirent leur marche. Alors qu'ils passaient devant un bar, ils virent cinq hommes en sortir, complètement bourrés. Ils avaient l'air dangereux et surtout furieux. Les deux adolescents frémirent et les contournèrent précautionneusement. Mais un des hommes, le plus costaud de tous, leur cria, comme les deux amis étaient toujours collés l'un à l'autre :

- Hé, les tapettes !

Chandler déglutit. Kurt tira sur son bras pour l'emmener loin de là. Ils n'eurent pas le temps de faire trois pas que l'homme avançait vers eux, suivi par les quatre autres, qui semblaient peiner pour marcher droit. Alors que les cinq hommes saouls les rattrapaient, les deux adolescents accélérèrent la marche. Ils traversèrent la ville dans de grandes enjambées, tentant de distancer les hommes. Ils étaient à juste l'entrée du parking enneigé quand le premier homme leur lança en ricanant :

- Où est-ce que vous courez comme ça, mes jolis ?

- Vous avez peur ? demanda un deuxième.

- Vous faisiez une petite balade entre amoureux ?

Kurt et Chandler se retournèrent très lentement et leur firent face. De toute façon, quel autre choix avaient-ils ?

- Qu'est-ce que vous voulez ? demanda Kurt d'une voix tremblante.

- Ce qu'on veut ? rit celui qui semblait être le chef. Ce n'est pas bien compliqué, mon coco.

- Qu'est-ce que vous voulez de nous ?

- Que vous disparaissiez.

- On ne demande qu'à partir, informa Chandler.

- Pas dans ce sens-là, abruti, le rembarra-t-il. Dans le sens « disparaitre de la surface de la Terre. » Des pédés comme vous, ça ne mérite pas la vie.

Chandler tressaillit et attrapa vivement la main de Kurt. Ce dernier, bien qu'effrayé, lui serra la main avec compassion. Les hommes les encerclèrent, riant à gorge déployée. Un d'eux les sépara d'un coup, envoyant les garçons dans les bras de deux de ses acolytes. Kurt frissonna sous la forte pression des mains de son bourreau sur ses poignets.

- J'espère que vous n'allez pas pousser votre dernier souffle ici, dit celui qui tenait Chandler. Les mecs, ne frappez pas trop fort ou ça va encore nous retomber dessus.

- Ça va, on s'amuse juste ! fit remarquer un autre. Y a pas de mal à tabasser des homos. Franchement, un de temps en temps, ça gêne qui ?

Kurt déglutit. Alors ces hommes voulaient les frapper ? Ils voulaient leur faire du mal ? Tout ça pour s'amuser ? Il faudrait vraiment penser à éradiquer les homophobes du monde.

Celui qui tenait Kurt le jeta à terre. Le châtain sentit un coup de pied lui déchirer les côtes, et il laissa échapper un hurlement. D'autres hommes se mirent à frapper Kurt. Bientôt, Chandler fut lui aussi projeté au sol et fut tapé. Les hommes, ivres mais conscients de leurs actes, continuaient de les frapper en riant. A chaque coup qu'ils encaissaient, les deux adolescents hurlaient de douleur. Ils s'étaient mis à pleurer, alors que ça devait faire cinq minutes que les hommes s'étaient attaqués aux garçons.

- A l'aide ! entendit Kurt.

C'était Chandler qui venait de crier au désespoir. Un des hommes lui assena un coup de pied dans la tête, lui arrachant un hurlement. Kurt avait les yeux fermés. Il ne voulait pas voir ça. De toute sa vie, il n'avait jamais autant été persécuté pour son homosexualité. Même Karofsky et Azimio ne leur auraient jamais fait subir quelque chose de ce genre. Alors que Kurt ouvrait un œil pour regarder son ami et espérer du soutien mutuel, il vit que le blond lui tendait désespérément la main. Kurt la prit et la serra fort. Chandler ouvrit difficilement les yeux à son tour et sourit faiblement, avant de crier sous le coup que lui envoyait un des hommes. Quand Kurt put à nouveau ouvrir les yeux, il remarqua que son meilleur ami ne bougeait plus. Il avait les yeux fermés et sa main n'exerçait plus aucune pression sur la sienne. Il ne put pas s'inquiéter plus pour Chandler car les hommes le frappaient de nouveau.

Alors que leurs cinq bourraient les brutalisaient depuis environ dix bonnes minutes, riant sous la neige qui tombait encore, une voix à la fois puissante et furieuse cria de l'autre bout du parking :

- Laissez-les tranquille !

Même si Kurt l'avait voulu, il n'aurait pas pu reconnaitre cette voix. Il était faible et trop troublé pour ça. Il vit deux paires de jambes courir vers leur emplacement. Le chef du groupe d'hommes fit signe à ses compères d'arrêter ce qu'ils étaient en train de faire. Kurt soupira de soulagement quand il ne sentit plus aucun coup sur son corps. Les deux nouveaux arrivants se plantèrent devant leurs agresseurs et le même homme que tout à l'heure dit d'un ton assez calme :

- Laisse-les.

- Et sinon quoi ? fit le chef.

- Sinon vous vous souviendrez toujours de nous comme de ceux qui auront fait de votre corps obèse celui d'un vieux sac d'os brisés.

Les cinq hommes rirent de l'arrogance du nouvel arrivant. Le chef du groupe se détacha de ses acolytes et se planta devant l'homme.

- Et pour qui tu te prends, toi ?

- Pour quelqu'un de bien meilleur que la vermine que tu es.

Kurt ferma les yeux et inspira profondément. Il leva lentement la tête vers Chandler.

- Chandler ? le héla-t-il dans un murmure.

Le blond resta immobile. Le cœur de Kurt s'accéléra. Il savait que Chandler avait toujours été plus faible que lui. Se pouvait-il que son ami se soit évanoui ? Kurt commença à craindre le pire. Il serra la main du blond avec douceur pour se donner du courage et surtout pour ne pas fondre en larmes.

- Tu veux te battre, c'est ça, race de rat ? s'exclama le chef à l'arrivant hautain.

- Moi, je m'en fous. C'est plutôt toi qui devrais t'inquiéter.

- A deux contre cinq ? On est sûr de vous battre !

- C'est vraiment ce que vous voulez ? demanda le sauveur.

- Vous n'êtes qu'un minuscule obstacle sur notre route. Venez, les gars, débarrassons-nous de ces connards !

- C'est ce qu'on va voir, murmura le nouvel arrivant.

Les cinq hommes se mirent en flèche, en se frappant les poings dans leurs mains. Kurt vit les deux garçons se mettre en position d'attaque. Le chef se jeta sur le premier homme, suivi par deux autres de ses compères. Le deuxième homme qui était arrivé se battit avec les deux hommes restants. Ensuite, ce ne fut plus qu'une mêlée de bras et de jambes, avec des cris et des mouvements brusques. Kurt ne distinguait plus qui était qui. Il avait vraiment du mal à se concentrer. La tête lui tournait et il commençait à se sentir vraiment mal. Et Chandler qui ne se réveillait toujours pas.

Après ce qui sembla une éternité à Kurt, le châtain entendit le chef du groupe hurler :

- La prochaine fois, vous n'aurez pas le dessus !

- J'ai toujours le dessus, fit remarquer le même garçon qui avait parlé la première fois.

Le châtain à terre distingua vaguement cinq paires de jambes s'enfuir en courant. Seulement quelques secondes après qu'ils soient partis, Kurt vit une silhouette sombre se pencher sur lui. Il sentit une main chaude lui caresser la joue puis les cheveux. La main descendit sur son cou et s'y appuya légèrement. Kurt savait que la personne prenait son pouls. Le châtain était trop troublé et mal en point pour ouvrir les yeux et voir s'il connaissait la personne qui était son sauveur.

- Kurt…, murmura la voix grave.

Le châtain arrêta de respirer et son cœur manqua un battement. Même s'il ne voyait pas bien dans l'obscurité ambiante, il pouvait très bien reconnaitre cette voix, maintenant que sa douleur avait un peu diminué. Mais ça ne pouvait pas être vrai.

- Tu vas bien ? demanda l'homme penché sur lui.

- Chandler…, fut tout ce que le châtain put dire.

Le garçon serra le corps allongé de Kurt contre sa poitrine musclée. Kurt leva les yeux dans un ultime effort. Avec la lumière de la pleine lune, la seule chose qu'il put distinguer de son sauveur furent ses yeux noisettes luisants et ses cheveux bouclés.

- Chandler est là, l'informa-t-il. Il est vivant. Kurt, est-ce que tu as mal ?

Kurt souffrait, oui. Il avait mal à la tête, aux côtes, aux jambes, partout. Il déglutit avant de hocher lentement la tête. Il regarda sur sa droite. Chandler tait ici, tout près, allongé dans les bras d'un autre homme. Il avait l'air inconscient, mais en vie. Kurt reporta son attention sur le garçon qui le tenait dans ses bras.

- Blaine ? murmura-t-il.

- Oui, c'est moi. Je suis là, Kurt.

Le châtain fronça les sourcils. Qu'est-ce que Blaine était venu faire ici ? Pourquoi l'avait-il sauvé ? Est-ce qu'il l'avait suivi ? Les questions se bousculaient dans sa tête mais les mots n'arrivaient pas à franchir ses lèvres. Au bout d'interminables minutes à attendre dans les bras du bouclé, Kurt entendit Blaine lancer à l'autre homme :

- Seb, on s'en va.

- A pieds ?

- Non, ils doivent bien avoir une voiture… Comment est-ce qu'il va ?

Kurt vit le garçon, qui semblait être Sebastian, hausser les épaules, fixant piteusement le blond inerte qui gisait contre lui.

- Il s'est évanoui. Mais il s'en sortira.

Blaine se leva soudain, portant Kurt dans ses bras sans le moindre effort. Sebastian fit de même avec Chandler. Kurt cala sa tête contre le torse musclé de Blaine, se laissant aller. Il était bien, là, protégé et en sécurité. Après avoir marché en silence, le bouclé s'arrêta et commença à passer ses mains dans les poches de la veste et du pantalon de Kurt. Celui-ci le laissa faire il savait ce qu'il cherchait.

- Arrière droite, murmura le châtain.

Blaine mit sa main dans la poche indiquée et Kurt frémit au contact de la main du bouclé contre ses fesses. Blaine sortit les clés et déverrouilla le 4x4. Sebastian ouvrit la porte arrière et s'assit sur la banquette, Chandler contre lui. Blaine déposa Kurt avec délicatesse près du grand châtain et le corps du garçon se retrouva collé contre les côtes de Sebastian, qui passa un bras sur ses épaules. Blaine s'installa sur le siège conducteur et démarra.

Kurt ne savait pas ce qu'il faisait là. Il aurait dû être tranquillement dans son lit à papoter avec Chandler, comme à chaque fois qu'ils allaient au cinéma. Mais non, il était dans sa voiture, plein de bleus et de sang sur le corps, contre un garçon à qui il n'avait presque jamais parlé. Et en plus, Chandler était inconscient et Blaine – sorti de nulle part pour le secourir – conduisait sa voiture. Franchement, Kurt avait du mal à réaliser ce qui était en train de se passer.

Il soupira doucement et ne remarqua même pas quand il s'endormit.


Chandler ouvrit un œil. Ses côtes le faisaient souffrir et sa tête tournait. Il évalua vite la situation. Il se trouvait sur la banquette arrière d'une voiture. Kurt était endormi contre la vitre. Devant, il n'y avait personne. La voiture semblait arrêtée. Il cligna plusieurs fois des yeux. Que s'était-il passé ? Il fronça les sourcils pour essayer de se rappeler. Il se souvenait qu'il était sorti du cinéma avec Kurt, ensuite ils avaient vu une veste Alexander McQueen, puis des hommes bourrés les avaient frappés, et… plus rien. Comment cela se faisait-il qu'ils soient encore en assez bonne santé et dans une voiture ?

Il allait appeler Kurt quand ce dernier ouvrit les yeux. Le châtain se jeta sur lui et l'étreignit.

- Oh, Chandler ! Tu m'as tellement manqué !

- Quoi ? Mais que s'est-il passé ?

- Tu t'es évanoui !

Chandler resserra leur étreinte en se rapprochant de son meilleur ami.

- J'ai eu si peur, Chan' ! J'ai cru qu'ils allaient nous tuer !

Au moment où Chandler allait répondre, la portière de Kurt s'ouvrit. Un garçon plutôt beau aux cheveux noirs bouclés les regarda dans un sourire.

- Blaine ? fit Chandler quand il le reconnut. Mais qu'est-ce qu'il fout là, lui ? Est-ce qu'on pourrait m'expliquer ce qui se passe, à la fin ?

La portière du blond s'ouvrit également. Le garçon se retourna. Un jeune homme grand et châtain, aux yeux azur, souriait au plus petit.

- Sebastian ! s'exclama Chandler, ravi.

Le blond sauta au cou de son ami.

- Tu vas mieux ? demanda Sebastian quand Chandler le lâcha.

- Euh, oui, oui… Mais qu'est-ce que vous faites là ?

Sebastian regarda Blaine. Ce dernier soupira et se hissa aux côtés de Kurt sur la banquette. Le grand châtain fit de même. Les deux sauveurs refermèrent les portières et Blaine considéra gravement Kurt et Chandler.

- Ecoutez, je crois qu'il vaudrait mieux qu'on évite les explications…

- Non, Blaine, trancha Kurt. Je veux savoir ce que vous faisiez ici. Vous nous suiviez ?

- Non…

- Alors quoi ?

Le bouclé passa une main dans ses cheveux, gêné. Sebastian le devança :

- Bon, les gars. Vous étiez en danger, on vous a tirés d'affaire. C'est réglé. Maintenant, on retourne à la maison.

- Seb, on ne peut pas les ramener comme ça ! coupa son ami. Ils sont couverts de sang et de bleus.

- Ils n'auront qu'à venir chez nous. On les soignera et ils pourront rentrer chez eux ensuite. Voilà tout.

Blaine soupira et marmonna des paroles d'agrément.

- Ça ne nous dit toujours pas pourquoi vous nous avez aidés, conclut Kurt.

- Kurt, laisse tomber, ok ?

- Je veux savoir, Blaine !

Le bouclé ne répondit rien. Chandler se tourna alors vers Sebastian :

- Seb, s'il te plait, dis-nous.

Le châtain soupira. Chandler et Kurt se regardèrent, agacés.

- On s'en va, annonça Blaine en partant se mettre sur le siège conducteur.

Sebastian, lui, se mit côté passager. Chandler et Kurt, vexés, croisèrent leurs bras sur leur poitrine.

- On n'ira nulle part avec vous si vous ne nous dites pas ce que vous faisiez là, dit Kurt d'un ton décidé.

- On gardait un œil sur vous, ça vous va ? lâcha Sebastian.

Chandler et Kurt se regardèrent, étonnés.

- On n'a pas besoin de gardes du corps.

- Si nous n'avions pas été là, vous seriez à l'hôpital.

- Mais pourquoi vous gardiez un œil sur nous ? demanda Chandler d'une voix douce.

- Parce qu'on ne veut pas qu'il vous arrive quelque chose.

Kurt tenta de poser d'autres questions, mais aucun des deux garçons ne répondirent. Blaine démarra. La route fut longue et, malgré toutes leurs tentatives, Chandler et Kurt n'obtinrent aucune réponse quant à la présence des deux garçons au même endroit qu'eux. Alors qu'ils arrivaient vers chez Kurt, ce dernier protesta lorsque Blaine ne tourna pas dans son allée :

- Blaine, c'était juste avant chez moi.

- On ne va pas chez toi.

- C'est complètement idiot, fit remarquer le petit châtain. Tu amènes Chandler et ensuite tu me ramènes moi. Tu pourrais économiser de l'essence.

- Et tu veux qu'on marche à pieds jusque chez Chandler ? répliqua Sebastian d'un ton amer.

Kurt se tut devant la bêtise de ses paroles. Il baissa la tête et rougit.

- Et de toute façon, Seb, on ne va pas non plus chez Chandler, fit Blaine.

Le châtain sourit et répondit seulement :

- C'était juste pour rembarrer Kurt.

- Mais où est-ce qu'on va, si on ne va ni chez Kurt ni chez moi ?

Sebastian eut un sourire malicieux et dit par-dessus son épaule :

- Chez nous.

- « Nous » ? Et c'est qui, « nous » ? demanda Chandler en fronçant les sourcils.

- « Nous », c'est Seb et moi.

- Qu- Quoi ? bégaya Kurt. Vous- Vous vivez ensemble ?

- On est cousins, lui informa Sebastian.

Chandler et Kurt se regardèrent et se firent un petit sourire.

- Pourquoi vous n'avez pas le même nom, alors ?

- Parce que la sœur de mon père s'est mariée avec le père de Blaine.

Cela prit un petit moment à Chandler et Kurt pour comprendre, mais finalement, ils ne dirent rien et se contentèrent d'acquiescer.

Enfin, ils arrivèrent devant l'avenue de Chandler. Blaine tourna à gauche et s'engouffra sur un chemin goudronnée qui entrait dans la forêt sombre. Chandler se renfrogna. Il avait une peur bleue de ce bois depuis qu'il entendait des bruits dedans. Sebastian sembla sentir sa crainte et se tourna vers lui pour lui offrir un sourire réconfortant.

- Je ne savais pas que vous habitiez près de chez Chandler.

- Maintenant, tu le sais, dit Sebastian.

Chandler regarda son ami. Il ne savait pas pourquoi Sebastian était aussi amer avec Kurt. Le petit châtain n'avait rien fait, pourtant. Alors qu'ils arrivaient devant le portail, quelque chose vibra dans la poche de Chandler. Il sortit son téléphone.

- Euh, excusez-moi… Allô ?

- Chandler ! Où est-ce que tu es ?

- Ah, salut, maman. Je suis… encore en ville, avec Kurt…

- Ne me mens pas, Chandler !

- Je ne mens pas.

- J'ai appelé Burt et il est lui aussi très inquiet. Kurt ne répond pas au téléphone.

- Il a dû ne pas l'entendre. Ce n'est rien. Tout va bien, maman.

- Est-ce que tu en es sûr ?

- Oui !

- Alors comment se fait-il que tu ne sois toujours pas rentré ?

- Je… Je vais rester encore un peu avec Kurt.

- Et quand est-ce que tu comptais m'en informer ?

Chandler ne trouva rien à répondre.

- Tu rentres à la maison, ou pas ?

- Je… Je ne sais pas.

- Dis-le-moi si tu dors chez Kurt.

- D'accord. Je te le dirai.

- Au revoir, Chan'. Et ne me refais plus des peurs pareilles !

- Oui, maman.

Il raccrocha, le teint blême. Apparemment, Kurt aussi était en grande discussion avec son père au téléphone. Blaine se gara près de ce qui ressemblait à sa Porsche rouge. Il y avait aussi une ou deux autres belles voitures, comme une BMW noire et une Ferrari jaune. Blaine et Sebastian se détachèrent et sortirent de la voiture en un éclair. Kurt raccrocha dans un « Salut, papa. ». Chandler s'apprêta à mettre sa main sur la poignée de la portière, quand elle s'ouvrit toute seule. Sebastian apparut et lui tendit les bras.

- Tu ne vas quand même pas me porter.

- Si. Tu es trop faible pour marcher.

- C'est ce qu'on va voir ! le défia le blond avec un sourire.

Chandler sauta à terre, toujours en souriant. Mais son sourire se transforma en grimace quand une douleur lui enflamma les jambes et les hanches. Il se plia en deux et tomba par terre. Mais Sebastian le rattrapait déjà en deux temps trois mouvements. Le châtain le prit dans ses bras, aussi facilement que s'il soulevait une brindille. Chandler croisa son regard et un petit rire lui échappa. Il enfouit sa tête dans le cou du plus grand et se laissa faire.

Derrière, Kurt était aussi dans les bras de Blaine. Ils rattrapèrent Sebastian et Chandler et, après que Blaine ait verrouillé le 4x4, ils se postèrent derrière eux devant la porte d'entrée. Sebastian n'appuya même pas sur la sonnette et entra en poussant violemment la porte.

- Tu n'as pas peur de réveiller ta famille ? murmura Chandler.

- Ils sont réveillés.

- A 2:00 ?

- Ben oui.

Ils entrèrent et, effectivement, toutes les lumières étaient allumées. On entendait du bruit dans les pièces voisines. Le mobilier était vraiment luxueux : des lustres en faux diamants, des buffets en liège, des fauteuils en cuir… C'était une maison immense et charmante, en plein milieu de la forêt. Chandler chuchota :

- Sebastian, où est-ce qu'on va ?

- Dans ma chambre.

- Mais je croyais que tu devais me soigner ?

- C'est bien pour ça qu'on va dans ma chambre !

- Ce ne serait pas mieux la salle de bains ?

- Dans ma chambre, il y a tout ce qui faut.

Ils montèrent silencieusement les escaliers et arrivèrent au troisième étage. Ils entendirent soudain une sorte de gémissement, provenant de l'une des chambres :

- Nick, je t'aime, putain !

Blaine et Sebastian se regardèrent et sourirent.

- Ils remettent ça, commenta le bouclé.

- En même temps, Tonton Seb n'était pas là pour les en empêcher.

Le plus petit des deux rit et Sebastian poussa la porte d'une pièce. La chambre de Sebastian était vaste. Elle faisait sûrement deux fois celle de Chandler. Elle ne manquait de rien : il y avait un lit deux places, deux armoires, un bureau, une salle de bains intégrée, trois commodes, une demi-douzaine de lampes…

- Waouh, chuchota Kurt dans les bras de Blaine. J'adore ton style de décoration.

Sebastian ne releva pas et posa tendrement Chandler sur le côté droit du lit.

- Non, Seb… Je vais tâcher les draps…

- Oh, arrête, on dirait une fille qui a ses règles.

Blaine déposa à son tour Kurt, sur le côté gauche du lit.

- Blaine, la pommade.

- Elle est où ?

- Dans la commode, près du bureau.

Le bouclé délaissa Kurt pour s'exécuter. Il ouvrit le tiroir et s'exclama dans un sourire :

- Seb, combien t'as payé pour tous ces préservatifs ? Il y en a au moins douze boites !

- T'occupe. Prends la pommade et viens là.

Blaine farfouilla quelques secondes dans le tiroir et en sortit un petit pot de couleur ambrée.

- Tu… Tu es sérieux, Seb ? balbutia Blaine en voyant le châtain ouvrir le couvercle.

- Quoi ?

- Tu vas leur mettre de l'Onguent ?

Chandler sentit la majuscule dans la bouche du bouclé. On aurait dit que cet Onguent était comme de l'or pour lui.

- Tu veux vraiment que leurs parents voient leurs bleus et leurs cicatrices ? A moins que tu veuilles nous faire passer pour des violeurs, je ne vois pas d'autre solution que de leur mettre de l'Onguent. Au moins, toute trace sera effacée.

- Seb, tu sais, ce que ton père a dit… Il veut que nous n'utilisions l'Onguent qu'en cas d'extrême urgence.

- Mais, Blaine, c'est un cas d'extrême urgence ! Je te rappelle que si nous n'avions pas été là, ils seraient peut-être morts ! C'est ce que tu veux ?

- Non, non, bien sûr que non…

- Alors, tais-toi et laisse-moi faire.

Sur ce, Sebastian plongea ses doigts dans la crème de couleur blanche et, après en avoir pris une noisette, tendit le pot à Blaine. Ce dernier grommela quelque chose d'inaudible mais en prit quand même une portion. Ensuite, il reboucha le pot et s'intéressa à Kurt. Chandler leva les yeux vers ceux de Sebastian. Le châtain planta son regard dans le sien et lui sourit. Puis le plus grand retira le t-shirt de Chandler. Le blond eut d'abord froid. Sebastian jeta un coup d'œil à son torse. Il était couvert de bleus plus horribles les uns que les autres. D'un geste, le châtain étala une petite partie de la pommade dessus. Chandler se sentit immédiatement mieux, grâce à la chaleur du garçon, mais aussi grâce à l'Onguent. Puis l'adolescent retira son pantalon. Le blond fut gêné et rougit. Mais il se sentit moins embarrassé quand Kurt fut lui aussi presque nu. Sebastian étala la crème sur ses jambes. Ensuite, le grand châtain s'occupa des plaies. Il les recouvrit d'Onguent, les massant jusqu'à ce qu'elles disparaissent comme par magie.

- Co- Comment tu as fait ça ? demanda Chandler, hébété. Je veux dire, je n'ai plus aucune blessure !

- C'est l'Onguent, Chan'.

Blaine et lui se regardèrent et se sourirent, puis laissèrent aux deux garçons le temps de se rhabiller et de se remettre de leurs émotions. Alors que Chandler boutonnait sa chemise, il se leva et fit quelques pas.

- Et je n'ai plus mal non plus… C'est génial ce truc, où est-ce que tu l'as acheté ?

- Euh, c'est- c'est vraiment très cher...

Chandler soupira et s'assit sur le bord du lit. Kurt se débattait avec le bouton de son pantalon. Quand il réussit enfin à le refermer, il demanda :

- Bon. Et maintenant, qu'est-ce qui se passe ?

Blaine haussa les épaules.

- Je suppose que vous allez vouloir rentrer chez vous…

Chandler et Kurt se regardèrent et rougirent. En fait, Chandler n'avait pas le moins du monde envie de rentrer chez lui. Tout ce qu'il voulait, c'était rester là avec Sebastian. Et Kurt, et Blaine. Et Sebastian.

- On vous ramène ? proposa Sebastian.

Devant le regard ennuyé qu'affichaient Kurt et son ami, Blaine et le châtain sourirent.

- Vous ne voulez pas partir, résolut le bouclé.

- Nan, murmura Kurt en rosissant.

- Pas de problème pour nous, lança Sebastian. Par contre, pour vos parents…

- On n'a qu'à dire qu'on dort chez vous, c'est tout, dit le blond en haussant les épaules.

- Ok pour Burt, il aime bien Blaine. Mais ta mère ne peut pas me saquer, Chandler.

Le petit blond soupira. C'était vrai. Casey n'aimait pas du tout Sebastian.

- Laisse, je vais lui parler.

Pendant que Kurt joignait son père, Chandler appela sa mère :

- Maman ?

- Chandler, ça fait bientôt une heure que j'attends de tes nouvelles ! Il est 3:00 !

- Pardon, maman, mais c'était pour te demander un truc.

- Quoi, encore ?

- Tu serais d'accord pour que je reste dormir chez… disons, euh… Sebastian Smythe ?

- Pardon ? Chez qui ?

- Sebastian Smythe, répéta Chandler en se mordant la lèvre.

Il y eut un blanc à l'autre bout du fil. Puis sa mère dit :

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée.

- Pourquoi ?

- Il ne m'inspire pas confiance.

- Mais c'est mon ami. J'ai confiance en lui.

- Eh bien, pas moi.

- Maman… S'il te plait.

- Chandler, ce garçon n'est pas… correct.

- Bien sûr qu'il est correct.

- Je ne veux pas que tu ailles chez lui.

- Trop tard.

- Pardon ?

- Je suis dans sa chambre.

- Quoi ? Dans sa chambre ? Chandler, ne me dis pas que-

- Mais non, maman, je ne suis pas idiot !

Casey ne parla plus pendant au moins trente secondes.

- Ecoute, Chan', est-ce que tu… Ce garçon, tu l'aimes vraiment ?

- Oui.

- Et… est-ce que ses parents sont là ?

- Oui. Il y a Kurt, même.

- Burt a accepté que son fils… ?

Chandler tourna la tête vers Kurt. Ce dernier était calé entre Blaine et Sebastian, et les trois garçons le fixaient intensément. Apparemment, Kurt avait obtenu le droit de rester.

- Oui.

- Quel inconscient… !

- Maman, Burt sait ce qu'il fait.

- Bon, ok.

- Qu- Quoi ?

- Tu peux rester.

- C'est- C'est vrai ?

- Oui…

- Oh, merci, merci, merci, je t'aime, maman !

- C'est la seule et unique fois que tu restes dormir chez lui, hein ?

- Euh, ouais, bien sûr.

- Et, Chandler ?

- Oui, maman ?

- Ne fais pas de bêtises.

- Qu'est-ce tu veux que je fasse !

- Tout peut arriver.

- Maman…

- Bon, bon, d'accord. Allez, je t'embrasse, mon cœur. Profite bien. Enfin, pas trop… Et ne vous couchez pas trop tard !

Casey raccrocha rapidement. Chandler rangea son téléphone et sourit.

- Elle a dit oui !

Blaine, Kurt et Sebastian lui sourirent en retour. Kurt et Chandler allaient pouvoir rester dormir chez les garçons qu'ils aimaient. Toute une nuit rien qu'avec eux. Le bonheur.


* « Je m'appelle Sebastian Smythe, j'ai dix-sept ans, et j'aime beaucoup les garçons. Oui, je crois que les garçons sont une des choses que j'aime le plus au monde. Je vis à Lima, aussi. J'adore cette ville. »