Spoiler: Je ne tiens pas en compte la fin du tome 6 et le tome 7. Dumbledore est toujours en vie.

Pairing: Severus Snape / Autre personage.

Catégorie: Romance/ Aventure.

Rating : déconseillé au moins de 12ans, mais il se peut que cela évolue.

Disclaimer : Rien ne m'appartient , si ce n'est les personnages de mon cru.

Blabla de l'Auteur : Bonjour à tous. Que dire ? Non je ne suis pas morte bien que cela fasse plus de 9 mois que je n'ai rien publié. Je n'en excuse fortement, mais mes études et mon concours m'ont accaparé. L'inspiration et la motivation m'ont manqué également. Quoi qu'il arrive je terminerais cette fic, même si cela me demande encore une année. J'espère que j'aurais encore quelques lecteurs. Merci à tous ceux qui me lisent.

Résumé de l'histoire : Corisande, s'est faite enlevée par les mangemorts. Hagrid retrouve son corps nu et ensanglanté devant le portail de Poudlard. Elle est plongée dans un coma artificiel.


CHAPITRE 13 : SE RECONSTRUIRE.

« - Severus…. ».

A cet instant, toute la culpabilité s'envola. Severus Snape était heureux, heureux de la voir vivante et heureux que le premier mot qu'elle ait prononcé soit son prénom.

Il ne pouvait lâcher son regard. Plus rien autour de lui n'existait à par elle. Vaucourt avait disparut de son champ de vision.

Severus ne put s'empêcher de lui caresser la joue. Geste si tendre que Corisande en ferma les yeux de plaisir.

Cependant la douleur reprit bien vite ses droits, lui barrant le dos et lui arrachant un gémissement.

Le maître des potions se tourna vers la table de chevet et prit un flacon bleu nuit contenant un anti-douleur. Il aida la jeune femme à se redresser passant derrière son dos un bras doux mais puissant. A ce moment là, Pomfresh arriva avec un immense sourire et un soupir de soulagement.

« - Bienvenue parmi nous Miss Dulac. Je vois que le professeur Snape vous a donné une potion contre la douleur. Comment vous sentez vous Miss ?

- Bien malgré une douleur qui persiste dans le dos et au niveau de l'abdomen. J'ai l'impression qu'un dragon m'ait passé sur le corps ».

La porte de l'infirmerie s'ouvrit au même moment sur Dumbledore et la directrice des Gryffondor. Tous deux étaient pâles et avaient les traits tirés. McGonagall oublia la sévérité et la réserve qui la caractérisaient tant et se précipita, les larmes aux yeux, vers son élève qu'elle serra un peu brutalement dans ses bras, provoquant un gémissement à cette dernière.

« - Attention Minerva, reprocha Poppy, elle vient de se réveiller et toutes ses plaies ne sont pas guéries.

- Désolée. Comment vous sentez vous Dulac ?

- Je vais bien professeur, merci.

- Tant mieux. Vous nous avez fait une peur bleue mon enfant.

- Je suis navrée. Dorénavant je tacherai d'éviter Pré au Lard en période hivernale car ça ne me réussit pas. La première fois j'en suis morte et voilà maintenant que je me fais kidnapper, dit elle en tentant vainement d'alléger l'atmosphère ».

La porte s'ouvrit brusquement et brutalement, allant s'écraser contre le mur. Rémus, suivi de Tonks, entra en trombe et se précipita lui aussi vers le lit de la patiente. Provoquant par de là même le mécontentement de Pomfresh et de Seveurs qui bouillait de plus en plus.

« - Ceci est une infirmerie pas un lieu de passage ! Miss Dulac vient de se réveiller. Elle est encore faible. Je vais vous demander de sortir afin qu'elle puisse se reposer convenablement.

- Nous allons le faire dans un instant Poppy. Mais je souhaiterai que Miss Dulac nous raconte ce qu'il s'est passé, rétorqua le directeur qui jusqu'à là s'était tenu en retrait. »

Le petit sourire de la jeune femme se fana instantanément et elle devient encore plus pâle qu'elle ne l'était déjà. Voyant cela, Severus lui prit la main lui donnant par ce geste tout le courage qui lui manquait.

S'agrippant à cette main, comme à une bouée de sauvetage, Corisande leur raconta son calvaire, oubliant volontairement cependant certains détails de son viol.

Pendant son récit, les personnes autour d'elle s'étaient tendues. Poppy, Tonks et McGonagall avaient les joues striées de larmes. Les hommes avaient leurs yeux flamboyant de colère. Rémus, Duncan et Severus avaient les poings serrés et le directeur était légèrement tremblant. Pour la première fois, il faisait réellement son âge. Quand elle se tût, un silence pesant s'installa dans la pièce.

Se reprenant, l'infirmière pressa tout le monde dehors, ce qu'ils s'empressèrent de faire.

Cependant quand le maître des potions commença à se lever, Corisande agrippa sa main, le « suppliant » de rester avec elle. Ce qui valut un regard meurtrier de la part de Vaucourt, qui soit dit en passant était vert de jalousie.

Après un regard à l'infirmière, l'homme en noir se rassit auprès de la jeune femme qui glissa sa main dans celle de son professeur et ami.

Pendant un long moment, ils ne dirent rien. Pourtant, le silence n'était ni lourd, ni pesant. Tous deux profitaient de cet instant de paix et de calme, profitant simplement de la présence de l'autre.

Corisande regarda Severus qui contemplait leurs doigts enlacés. La lionne pressa légèrement la main de son ami qui releva les yeux vers elle.

Lorsque le regard onyx rencontra le regard miel, elle eut un raté dans les battements de son cœur. En effet, les yeux du maître des potions étaient emplis de peine, de souffrance et de culpabilité.

« - Ne te sens pas responsable Severus. Tu n'y es pour rien.

- Comment peux tu dire ça ? murmura t-il. J'aurai pu faire quelque chose, mais j'ai obéi au directeur et suis resté ici sans rien faire.

- C'est ce que tu avais de mieux à faire. Qu'aurais tu fais sinon ? Tu serais venu tel un preux chevalier sauver la demoiselle en détresse que j'étais risquant au passage de faire voler ta couverture en éclat ! C'est ridicule. Pourquoi l'aurais tu fait ?

- Je n'ai pas pu sauver Lily, je voulais te sauver toi.

- Je ne suis pas Lily Severus ! s'exclama t-elle le ton froid. Nous sommes deux personnes biens distinctes, mets toi ça dans la tête.

- Je….

- Sors s'il te plaît. Je me sens fatiguée. Profites en pour te reposer toi aussi. »

Sur ces mots, elle remonta la couverture jusqu'à son visage montrant bien par là que la conversation était close.

Severus se leva et se dirigea vers la porte. Après un dernier regard vers la jeune femme, il se dirigea vers ses appartements.

Il ne comprenait pas. Pourquoi s'était elle braquée ? Qu'avait-il fait ou dit ? C'est en prononçant le nom de la mère de Potter que Corisande s'était « refroidie ».

Lily. Il n'y avait pas pensé une seule fois depuis qu'Hagrid était revenu avec le corps inerte de la Gryffondor.

Arrivé à ses appartements, il raviva les flammes enleva ses encombrantes robes de sorcier puis s'installa confortablement dans un de ses fauteuils pour réfléchir tranquillement.

Oui, depuis que Corisande avait été retrouvée, Lily n'avait pas effleuré un instant son esprit. D'ailleurs en fermant les yeux ce n'était plus des yeux émeraudes qu'il voyait, mais un regard ambre. Qu'est ce que cela signifiait ?

Il avait cru devenir fou en apprenant qu'elle avait disparu. Et quand il avait vu son corps nu, mutilé et violé une haine et une souffrance sans nom avaient pris possession de lui.

Il ne savait pas ce qu'il arriverait. Mais il se jura que quoi qu'il puisse se passer, il veillerait sur elle au péril de sa vie.

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Le réveil du lendemain fut difficile pour Corisande. Malgré le fait qu'elle prenne des potions diverses pour la douleur, cette dernière ne voulait pas la quitter.

Pomfresch était venue lui administrer de la pommade, et elle put voir une partie des dégâts. Elle avait des plaies qui parcouraient ses jambes et ses bras. Une longue cicatrice lui barrait le ventre. Elle aperçut sur son sein gauche une cicatrice représentant les lettres L et M entrelacées entourées par un serpent.

A cette vision elle détourna, écœurée, la tête. Cet enfoiré l'avait marqué. Elle se retient de justesse de prendre la baguette de l'infirmière pour arracher cette marque de sa peau.

Pomfresch lui expliqua, après qu'elle lui ait demandé, les marques qu'elle avait dans le dos. De nombreuses coupures le lui vrillaient ainsi que les fesses. Bien qu'elles soient assez discrètes, une plaie plus important partait de sa cuisse passant par ses fesses, lui coupant le dos et se finissait en haut de sa nuque.

Elle lui expliqua que ces plaies avaient été causées par de la magie noire et que malgré la potion Referme –tout, elle les garderait.

Elle hocha la tête et l'infirmière repartit à ses occupations. Elle ne se rappelait plus exactement ce qu'il s'était passer. Bien sur elle se souvenait du fait qu'elle avait été violée et maltraitée mais elle avait eu des moment d'inconscience où seul Merlin sait ce qu'avait pu faire Lucius.

Elle se sentait sale et humiliée. Elle avait peur que les autres la regarde avec pitié. Elle ne le supporterai pas. Elle ne voulait pas qu'on la traite différemment.

La journée passa longuement. Pomfresch refusait qu'elle se lève. Cela ne faisait qu'une journée qu'elle était réveillée mais elle ne pouvait déjà plus supporter le lit. Elle voulait reprendre au plus vite une vie normale.

Lorsque la sonnerie retentit annonçant la fin des cours, elle eut la visite du trio d'or et de Ginny. Alors qu'ils avançaient timidement, Corisande leur fit un éblouissant sourire.

Elle avait peur de voir de la pitié dans leur yeux, mais au lieu de ça elle ne vit que de la culpabilité. Elle soupira avant de prendre la parole.

« - Par Merlin, ne faites pas cette tête là. Ne vous en voulez pas ! Vous n'y êtes pour rien !

- Comment veux tu que je ne me sente pas coupable ?

- Harry, je t'arrête tout de suite. TU N'Y ES POUR RIEN. Tu as assez de problèmes comme ça pour vouloir en plus t'occuper de moi. J'ai fait preuve de négligence, je n'avais pas ma baguette. La seule à blâmer ici c'est moi !

- J'aurai dû rester avec toi. Je suis tellement désolée.

- Hermione, c'est moi qui t'ai demandé de rejoindre les autres. Tu n'as pas à t'en vouloir. Ce qui est fait est fait. pas la peine d'y revenir. »

Malgré ses paroles, le trio d'or continua de se sentir coupable. Pourtant d'un commun accord et sans se concerter, ils décidèrent de tout faire pour qu'elle oublier ce qu'elle avait vécu.

Ainsi, ils parlèrent de tout et de rien, riant et plaisantant tout en mangeant des sucreries que Ron avait apporter. Alors qu'ils riaient d'une blague du rouquin, le professeur Vaucourt entra doucement dans l'infirmerie.

Après un regard malicieux de Ginny et Hermione à l'égard de Corisande, elles traînèrent les garçons à leur suite, envoyant un sourie à leur professeur et un clin d'œil à leur camarade.

Duncan s'approcha de la jeune femme. Il lui embrassa le front et s'assit sur le lit pendant qu'il lui prenait la main. Avant qu'il n'ait le temps d'ouvrir la bouche, elle lui dit qu'elle ne consentait à lui parler que s'il l'emmenait se balader dans le parc. Ce qui fit sourire le jeune professeur.

Il dut batailler ferme avec l'infirmière. Mais après quelques supplications assorties d'un sourire charmeur, il eut gain de cause. Corisande pouvait sortir un peu. Pas plus d'une demie heure étant donné qu'elle était encore relativement faible.

La lionne s'emmitoufla dans des vêtements bien chauds qu'avaient apportés ses camarades et aidée par Duncan, elle s'engouffra dans les couloirs du château en direction du parc.

Ce qu'elle redoutait tant arriva. Les élèves qu'elle croisait dans les couloirs la regardaient avec tristesse et pitié voire avec curiosité. Certains détournaient les yeux d'elle. Alors qu'elle baissait la tête, gênée que l'attention soit porté sur elle, Vaucourt mis une main sur sa taille et lança un regard noir aux curieux qui les regardaient.

C'est ainsi qu'ils rejoignirent le parc. La neige persistait et le recouvrait totalement. On pouvait apercevoir ici et là des bonhommes de neige habillés de bonnets ou d'écharpes aux couleurs des différentes maisons.

Les deux jeunes gens prirent la direction du lac et commencèrent à en faire le tour. Au bout de dix minutes, ils s'arrêtèrent afin que Corisande puisse souffler un peu, la douleur revenant peu à peu et se faisant plus lancinante.

Alors qu'elle regardait le lac, Duncan s'approcha d'elle et l'enlaça avant de nicher son visage dans le creux de son épaule. Corisande à ce contact se raidit. Elle ne put s'empêcher de faire un pas sur le coté, braisant par delà même leur contact.

En sentant les bras de son professeur de DCFM, elle s'était sentie oppressée. Elle revoyait les mains de Lucius et elle ne put réprimer un frisson de dégoût et de peur. Duncan se sentit blessé mais comprit qu'elle avait besoin de temps.

« - Je suis désolée mais….

- Ne t'inquiète pas pour ça. Je te laisse le temps qu'il faudra. Ecoutes Corisande, j'ai agi comme un véritable idiot. Je suis vraiment désolé. Quand j'ai appris que tu avais disparu, mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai cru que j'allais devenir fou. Peu importe si tu dois partir dans peu de temps. Je viens de m'apercevoir que je veux être à tes cotés pour le temps qu'il nous reste.

- Il a fallu ça pour que tu t'en rende compte ?

- Cori…

- Laisse moi finir s'il te plaît. Tu as rompu avec moi Duncan sur un coup de tête. Tu es devenu froid, distant voire par moment méprisant et méchant. Il a fallu que je me fasse enlevée et violetée (elle ne pouvait pas dire violée) pour que tu veuilles rester auprès de moi. Tu ne crois pas que c'est trop cher payé ? Je suis désolée Duncan mais je peux pas me remettre avec toi.

- Il est aussi en partie responsable n'est ce pas ?

- De qui parles tu ?

- De ton Severus.

- Quoi ?

- Ne me prends pas pour un idiot. Je sais très bien que tu as des sentiments pour ce bâtard. Tu crois que je suis aveugle ? Quand tu t'es éveillée, le premier mot que tu as prononcé était son prénom. Pendant ton coma, il n'a pratiquement pas bouger de ton chevet. Il est resté là attendant que tu ouvres les yeux. Je suis patient et je ferais tout pour te reconquérir. »

A ces mots, elle haussa les épaules et commença difficilement à retourner au château. La douleur se faisait de plus en plus insupportable. Elle était exténuée. Elle ne voulais qu'une chose retourner dans son lit le plus vite possible pour ensuite sombrer dans le sommeil.

Au bout de quelque pas, elle chancela. Duncan accourut et préféra la prendre dans ses bras malgré ses faibles protestations.

Alors qu'ils arrivèrent aux grandes portes, ils furent stoppés par l'arrivée du maître des potions. Ce dernier en voyant Vaucourt porter Corisande, fronça les sourcils tout en lui demandant de lui donner la lionne. Le professeur de DCFM allait répliquer, mais Severus lui susurra que Dumbledore voulait le voir immédiatement.

Après s'être affrontés quelques instant du regard, Duncan donna avec précaution la jeune femme à son détestable collègue avant de partir au bureau du directeur sans avoir au préalable lancer un regard haineux à l'homme noir.

Corisande se mit à rougir doucement et enfonça sa tête dans le torse de son ami et professeur. Alors que sentir les bras de Duncan l'avait dégoûté, elle se sentait en sécurité dans ceux de Severus. Elle aurait aimé être toujours ainsi. De son coté, le maître des potions resserra son étreinte de manière protectrice. Il fut heureux lorsque la Griffonne s'installa plus confortablement dans ses bras, et poussa un petit soupir de bien être.

C'est ainsi qu'ils traversèrent le hall d'entré et les différents couloirs menant à l'infirmerie, sous les regards plus qu'ébahis des élèves.

Arrivés dans l'antre de Madame Pomfresch, Severus déposa tout doucement la jeune femme sur son lit et eut un regard tendre lorsqu'il vit qu'elle s'était endormie. Mût par un réflexe, il se pencha et embrassa la lionne sur le front. Geste qui fit sourire Corisande dans son sommeil.

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Ce fut une semaine après son réveil que la lionne put enfin sortir de l'infirmerie. Il lui fallut une semaine de bataille avec Poppy pour qu'elle puisse retrouver sa liberté totale. Il est vrai qu'elle avait peur. Peur de revoir les autres, peur de leur commentaires. Mais il fallait qu'elle sorte d'ici sous peine de devenir folle.

Elle retrouva avec joie le trio d'or. Ce dernier l'entourait, et malgré les œillades insistantes de certain de ses camarades, la journée se passa relativement bien.

Après la fin du repas, auquel au grand regret de la jeune femme, Severus n'assista pas, elle décida de s'aérer l'esprit dans le parc. Alors que ses pas la menèrent vers le grand portail, un froissement d'étoffe se fit entendre. Retenant un cri, elle dégaina sa baguette, prête à lancer un sort à l'intrus.

Quelle ne fut pas sa surprise en tombant nez à nez avec l'héritier des Malfoy. Un frisson de dégoût et de peur s'empara d'elle. Ce n'était pas Drago qu'elle voyait mais Lucius. Drago ne cessait de la fixer. Il voyait bien l'effet qu'il avait sur elle mais il devait lui parler. Un pressentiment l'assaillit. Pressentiment qu se confirma lorsqu'il vit une lueur de pure haine traverser le regard de la lionne.

Cette dernière commença a attaquer. Elle n'était plus dans le monde réel. Elle voulait tuer Lucius. Elle ne voulait pas qu'il puisse encore toucher et se repaître de sa peau et de son corps. Plutôt mourir que de revivre cela. Elle voulait extérioriser toute la douleur qu'il lui avait fait subir.

Malgré son entraînement qu'il avait suivi avec son père et d'autre mangemort, Drago eut toutes les peines du monde à suivre le rythme. La griffonne était déchaînée. Il n'allait plus tenir très longtemps.

Alors que Corisande lançait un spero patronum pour l'attaquer plus efficacement, une biche argentée barra le chemin du lynx. La lionne redoubla d'ardeur. Elle était tellement accaparée par son combat, qu'elle ne réalisa pas que Severus accourait.

Il lança un sort d'affaiblissement à la lionne qui s'écroula à terre. Avant qu'elle ne puisse faire quoi que se soit, Severus s'approcha rapidement de Corisande et l'emprisonna dans ses bras, lui murmurant des paroles réconfortantes et apaisantes.

Peu à peu, la griffonne revient à la réalité. Elle regarda autour d'elle, telle une bête apeurée. En reconnaissant, le maître de potions, elle éclata en sanglot en s'agrippant à lui. En voyant le regard emplit de peur et de tristesse de la lionne, Severus sentit son cœur saigner un peu plus. Il resserra son étreinte et repris les murmures apaisants.

Drago face à cette scène resta figé. Il n'en revenait pas. Si son parrain n'était pas apparu, il aurait à coup sur été blessé. De plus, c'était la première fois, à part la nuit où il l'avait surprit à l'infirmerie par mégarde, qu'il voyait Severus ainsi. A les voir enlacés ainsi, on aurait pu croire qu'ils étaient une seule et même personne.

En sentant la lionne peser un peu plus dans ses bras, l'homme noir comprit qu'elle s'était endormie. Se relevant, en serrant plus fort son précieux fardeau, il se dirigea vers le château sans un regard pour son filleul.

Severus grimpa les étages jusqu'à se retrouver devant le portrait de la grosse dame. Lorsque le directeur de Serpentard prononça le mot de passe des griffons, elle fut si étonnée que pour une fois elle ouvrit sans difficultés.

A peine entrer, le bruit et les rires parvinrent aux oreilles du maître des potions. Lorsque les rouges et or virent dans leur salle commune la chauve souris des cachots, un silence de plomb s'abattit. Tous le regardèrent traverser leur salon et commencer à se diriger vers les dortoirs des filles sans que les escaliers ne se transforment en toboggan.

Il entra dans la chambre de Corisande, et vit Miss-Je-Sais-Tout sur son lit avec un énorme livre. En les voyant tous deux Hermione sauta de sa couche et se précipita vers celle de son amie afin d'enlever les couvertures avant de retourner à son livre. Elle voulait leur laisser un peu d'intimité.

Severus hocha la tête pour la remercier avant de se diriger vers le lit de Corisande et de la déposer. Il resta là quelque instant à la contempler. Avant de commettre un quelconque imprudence, il tourna les talons, redescendit des dortoirs, retraversa la salle commune des lions avant de se réfugier dans ses appartements souterrains.

Il n'entendit pas la jeune femme aux yeux miels gémir de peur et de douleur. Il ne vit pas non plus les cauchemars l'assaillir. Cauchemars qui ne firent que commencer.


Voilà pour ce nouveau chapitre des aventures de Severus et de Corisande. J'espère sincèrement qu'il vous aura plu.

N'hésiter pas à me dire votre impression en me laissant une petite review.

Bien à vous.

Dame-demeter.