Voici un nouveau chapitre, j'espere qu'il vous plaira.
On m'a gentiment signalé un souci avec le deuxieme chapitre. Il y a eu visiblement un bug et il y avait le texte sur la famille Darcy au lieu du chapitre intial. Cela a été corrigé. Comme j'ignore depuis quand le souci est apparu, en cas de doute, je vous invite a relire ce chapitre 2 nommé Longbourn.
N'hesitez pas a m'envoyer vos messages, critiques ou non, cela me booste et me remet positivement en question.
Les Collins
Un matin, Mr Bennet arriva la mine grave, une lettre à la main.
- Mes enfants, nous allons avoir de la visite, le cousin Collins m'a écrit et je ne peux plus repousser sa visite. Il viendra lundi avec sa fille séjourner à Longbourn durant deux semaines.
Son épouse, surprise que son mari l'en informe si tardivement, réfléchissait à tout ce qu'elle aurait à préparer pour leur arrivée.
- Les garçons, dit-elle, je vais avoir besoin de vous pour préparer la maison et les abords afin de les accueillir convenablement.
Kyle et Lysander soupirèrent bruyamment
- Je vous prierai de vous tenir correctement. J'ignore ce qu'il attend de cette visite mais vous savez comme moi que la moitié de cette maison lui appartient. Il serait inopportun de le froisser alors que nous n'avons pas de quoi rembourser sa part.
Loin de ces considérations financières, Mr Bennet voyait plutôt cette venue contrariante. Il n'aimait pas l'idée qu'un cousin inconnu vienne lui dicter ce qu'il devait où aurait dû faire dans sa propre maison. Il craignait également pour sa douce quiétude.
Mr Collins arriva avec ponctualité. Ce petit homme ordinaire et grisonnant portait fièrement la tenue sobre de pasteur, ce qui ne laissait aucun doute quant à ses fonctions. Derrière lui se tenait une petite jeune femme dont l'âge avait visiblement bien dépassé la majorité et qui n'avait rien d'une beauté.
Les invités furent introduits dans le petit salon qui avait été récurés du sol au plafond pour l'occasion. Le cousin scruta chaque meuble et chaque bibelot que la pièce contenait, ce qui agaça profondément Mr Bennet.
- Je vous présente ma chère fille, Rosemary.
Les cadets réprimèrent un fou-rire sous le regard réprobateur de leur mère.
Le repas du soir se déroula sobrement. Mrs Bennet avait fait servir des plats simples mais bons. Mr Collins racontait sa vie de pasteur à Hunsford et le décès récent de sa chère épouse. La maîtresse de maison écoutait avec compassion alors que son mari s'ennuyait déjà de leur compagnie.
La demoiselle Rosemary, dans les premiers temps, semblait intimidée mais se sentit vite plus à l'aise entourée de ses nouveaux jeunes cousins qu'elle scrutait à tour de rôle.
Elliot observait l'assemblée d'un regard mi-curieux mi-amusé. Il fut le premier à avoir compris la raison de ce séjour. Le pasteur, récemment veuf, cherchait apparemment à faire épouser sa fille qui n'avait peu d'attrait ni de qualité à faire valoir. Elle semblait sotte et était terriblement bavarde, ces deux caractéristiques cumulées rendaient ses babillages incessants particulièrement assommants.
Mr Collins, bien établi dans son comté, ne montrait aucun intérêt au domaine de Longbourn, mais marier sa fille à l'un de ces jeunes cousins lui permettrait de se défaire d'une charge familiale visiblement fatigante tout en évitant de devoir céder une dote conséquente. Aucun des fils Bennet n'étant marié, elle pouvait choisir celui qui lui plairait le plus.
Dès le premier soir, elle jeta son dévolu sur l'aîné, le plus joli garçon, le plus jovial et le moins éloigné de son âge. Le lendemain, le cousin Collins s'installa dans le bureau de Mr Bennet afin de lui suggérer cet arrangement. Choqué un instant de ce manque de tact et contraire à toute bienséance, Mr Bennet réfléchit. L'arrangement proposé était des plus bénéfiques pour sa famille et lui-même car il lui permettait d'éponger entièrement la dette envers son cousin par un simple mariage.
Ensuite il repensa à la demoiselle de Netherfield que James avait assurément séduite.
- Mon cher cousin, votre proposition est des plus généreuses et je suis flatté que votre fille ait distingué James mais je suis au regret de vous annoncer que mon aîné est proche de demander la main à une demoiselle de bonne condition. Je peux cependant suggérer à Miss Collins de prendre son temps pour mieux connaitre mes autres fils, qui n'ont certes peut-être pas la même beauté, mais ils ont tous d'autres qualités qu'une demoiselle puisse être en droit d'exiger d'un époux. Le pasteur acquiesça.
Miss Rosemary Collins prit la nouvelle avec philosophie, n'ayant pas eu le temps de s'attacher au premier, elle étudierait dorénavant les autres avec plus d'application. Elle n'avait jamais eu la chance d'être courtisée. Etre fille de pasteur, avec un physique peu harmonieux et une dote peu conséquente n'aidaient en rien à attirer les soupirants. Aussi n'allait-elle pas passer sa chance de pouvoir sélectionner elle-même parmi quatre jeunes hommes de bonne famille!
