Coucou ! Pour commencer, je vous souhaite une bonne année 2018! Je tiens à m'excuser pour mon absence, j'ai profité des fêtes et j'ai aussi un peu perdu l'inspiration pour ce dernier chapitre, même s'il était déjà presque entièrement écrit. Vous constaterez qu'il est très court, c'est voulu!
Je vous laisse lire, en espérant que ça vous plaira!
Disclaimer : l'histoire m'appartient, le reste est à JKR!
Chapitre 13 : A nos derniers moments
Il était environ huit heures du soir, et tous les élèves du château ainsi que tous les professeurs entamaient le dîner dans la grande salle. Tous, sauf Harry Potter et le professeur Dumbledore. Il leur restait au moins deux jours avant de rentrer. Les discussions semblaient joyeuses à toutes les tables, comme si les problèmes qui embrumaient les têtes depuis des mois avaient disparus le temps d'un dîner. Après tout, cela faisait des semaines, des mois mêmes que rien de grave ne s'était passé. A croire que le Seigneur des Ténèbres avait renoncé à se battre.
Les discussions étaient tellement festives en ce soir de janvier, qu'il fallut à l'ensemble de la salle quelques secondes pour se rendre compte qu'un bruit sourd résonnait dans le château. Un bruit sourd qui, au fur et à mesure, s'accompagna de tremblement. Le tremblement se ressentait au niveau du sol. Boum. Boum. Boum. Puis, de plus en plus fort, il fit trembler les murs. Boum. Boum. Boum. A cet instant, aucun autre bruit ne venait troubler la salle. Seulement ce bruit sourd et régulier. Puis, un bruit d'explosion. Toutes les vitres des fenêtres de la grande salle explosèrent dans un fracas terrifiant. Pourtant, on n'entendait aucun éclat de voix. Ni cris, ni pleurs. Pas même quelques chuchotements. Tout le monde semblait paralysé par la peur. Mais non, ce n'était pas tout à fait ça. Hermione, qui cherchait Drago des yeux, se rendit compte qu'il lui était impossible de tourner la tête. Mêmes certains professeurs qui s'étaient levés de table, baguette à la main, étaient immobiles. Leurs bouches étaient closes, leurs muscles se raidissaient. Seuls leurs yeux, affolés, pouvaient encore bouger. Ils étaient figés par la magie. Une magie noire que chacun pouvait sentir passer dans ses muscles, dans ses os. Une panique silencieuse flotta dans l'air. Puis, au bout de quelques secondes, une voix retentit. Au premier abord, on aurait pu croire que cette voix résonnait dans la grande salle. Avant que la plupart des gens comprennent que cette voix ne murmurait pas des choses incompréhensibles dehors, mais dans leurs têtes. Leurs corps étaient paralysés, et maintenant un murmure sifflait dans les esprits. Puis, au fur et à mesure, les murmures se firent plus audibles.
« Granger… Sang… Granger… Sang de Bourbe… Amenez… Granger… Mourir… »
Les mots, comme glissés à l'oreille de chacun, commençaient à former une phrase. Une phrase qui glaça le sang de la concernée.
« Amenez moi Granger, ou ce sont tous les sang de bourbes de ce château qui mourront. »
Puis la voix se tût. Le silence se fit encore plus pesant. Hermione se rendit compte, alors qu'elle pleurait, que petit à petit les gens se remettaient à se mouvoir. Les muscles engourdis, elle tenta de se lever quand un mouvement de panique parcourut la grande salle. Désormais, tout le monde criait, courrait dans tous les sens. La plupart tentaient de s'enfuir de la grande salle. Certains des plus jeunes avaient glissé sous les tables et pleuraient. Hermione elle, cherchait Drago mais ne le trouvait pas, parmi la foule.
A la seconde même où la voix de Voldemort avait retentit dans l'esprit de Drago, il sut qu'il avait fait une erreur. Il aurait dû s'enfuir avec Hermione. Et lorsque son corps lui permit de bouger de nouveau, son premier réflexe fut de se lever pour la rejoindre. Seulement, tout le monde tentait de se frayer un chemin vers la sortie et un élève le bouscula si fort qu'il trébucha. Sa tête tapa contre la table, avant de finalement heurter le sol.
Le temps pressait. Hermione était terrifiée. Elle savait que Voldemort venait pour elle. Il ne voulait pas quelqu'un d'autre. Il ne voulait pas tous les nés moldus. Il ne voulait qu'elle. La sang-de-bourbe. Et elle n'allait certainement pas sacrifier la vie de dizaines d'élèves pour se sauver elle. Elle allait se rendre.
Après avoir cherché Drago en vain, elle se fit à l'idée qu'il avait dû s'enfuir. C'était mieux qu'elle croie à cela. Elle ne voulait pas se freiner en le cherchant. La priorité était ailleurs. Mais alors qu'elle se décidait à abandonner sa recherche, elle sentit quelqu'un lui attraper le bras. Son cœur eu un raté, mais ce n'était pas lui.
- Ou est-ce que tu vas Hermione ! cria Ron pour couvrir les cris des autres élèves.
- Je dois le faire Ron ! Je dois me rendre !
- Hors de question ! Viens, on doit te cacher !
Mais Hermione ne l'entendait pas de cette oreille. Les larmes aux yeux, elle s'arracha de l'emprise de Ron, sortit sa baguette et la pointa sur lui.
- Je suis désolée, Ron. Confindus.
Malgré la panique, son sort marcha puisque Ron cligna des yeux avant de faire demi-tour sans faire d'histoire. Mais c'était sans compter le professeur McGonagall qu'elle voyait avancer à grands pas vers elle. Elle n'avait pas le temps, ni l'énergie et certainement pas l'envie de jeter un sort à son professeur préféré. Alors elle se détourna et se mit à courir.
Elle n'avait jamais couru aussi vite de sa vie. Elle avalait le sol de grandes enjambées, sautait les marches des escaliers deux par deux, poussait des portes. Lorsqu'elle arriva devant la salle commune des gryffondor, La Grosse Dame ne lui demanda même pas le mot de passe, et s'ouvrit sans faire de commentaire. Hermione lui adressa un faible signe de tête avant de s'engouffrer dans le mur. Elle se précipita jusque dans son dortoir et se jeta à genou devant sa table de chevet. Les mains tremblantes, elle ouvrit le tiroir et y sortit la chevalière. Elle l'approcha de son doigt mais des sanglots la secouèrent. Elle n'arrivait toujours pas à la mettre, alors qu'elle vivait les derniers moments de sa vie. Comme si son subconscient lui soufflait que la chevalière n'avait pas sa place sur sa main. Que c'était une injure. Alors, habilement malgré son état, elle fit apparaître une chaîne en argent avec sa baguette, y glissa la chevalière et attacha la chaîne à son cou. Enfin, elle glissa la chevalière sous son uniforme et rendit la chaînette invisible d'un dernier coup de baguette hésitant.
Après ça, elle se releva. Désormais, elle n'avait plus aucun doute quant à ce qu'elle devait faire. Elle se rendait. C'était la prochaine étape. Elle se jeta un sort de dissimulation et sorti de la salle commune des gryffondors.
Alors qu'elle était presque arrivée à sortie principale, elle entendit son nom, crié dans un couloir.
- Hermione! Hermione, s'il te plait!
Elle s'immobilisa contre le mur, tendue. Puis elle le vit. Drago apparu à l'autre bout du couloir. Il courrait, sa baguette à la main. Jamais Hermione ne l'avait vu dans cet état. Elle aurait presque juré qu'il pleurait. Elle ferma les yeux et se tut, attendant qu'il passe en priant pour qu'il ne la voie pas. Il ne l'avait pas abandonnée, finalement. Et son cœur battit plus fort à cette constatation. Mais elle ne pouvait pas le condamner, lui aussi. Ce qu'elle allait faire, elle devait le faire seule. Alors elle resta silencieuse malgré les sanglots qui la secouaient, et elle attendit qu'il s'éloigne. Quelques secondes plus tard, la peur au ventre, elle se dirigea vers la sortie.
Elle était désormais postée devant les grandes portes du château, à la merci de Voldemort. Elle ne s'avança pas plus, ne prononça pas un mot. Lorsqu'elle vit le Seigneur des Ténèbres s'avancer vers elle, elle ferma les yeux en priant pour que Drago n'arrive pas à ce moment. Je vais mourir, fut ce qui lui traversa l'esprit. Mais elle n'avait pas peur. Elle était seulement triste. Triste de ne pas avoir dit au revoir à ses parents. Triste de se dire qu'elle ne reverrait jamais Drago. Triste d'abandonner Harry et Ron, ses meilleurs amis. Triste de quitter ce monde sans avoir pu se battre comme elle aurait dû le faire. Une larme s'échappa et roula sur sa joue gauche. A ce moment-là, elle entendit le bruit significatif d'une porte qui explose. Et un cri. Ou plutôt, un hurlement.
- Hermione !
Une voix. Drago. Puis, plus rien.
Drago courrait depuis ce qui lui semblait un temps interminable. La plupart des élèves avaient été forcés à rester dans leurs salles communes grâce à des sortilèges lancés par les professeurs. Mais lui était plus malin que ça, et largement plus déterminé. Et malgré le fait que les professeurs soient à la recherche d'Hermione pour l'empêcher de faire quelque chose de regrettable, Drago ne put s'empêcher de ne pas avoir confiance. Il fallait qu'il la cherche lui-même. Et il la trouverait. Il courut pendant encore de longues minutes mais elle n'était nulle part.
A bout de souffle, exténué, il se sentit faiblir et du se rattraper à un mur. Il jeta un coup d'œil sur sa main, posée sur la pierre froide du mur, et il se concentra sur sa chevalière. En fermant les yeux, il pensa à Hermione. Il pensa au fait qu'il avait attendu trop longtemps avant d'être sincère envers elle. Sincère envers lui-même, aussi, à propos de ce qu'il ressentait. Il songea qu'il était sûrement trop tard. Et alors qu'il s'apprêtait à abandonner ses recherches, il eut un flash. Ou plutôt un ressenti. C'était comme si tout son corps semblait le pousser vers quelque chose, comme s'il était poussé par une force invisible. Il se laissa porter jusqu'aux grandes portes et tenta de les ouvrir, mais elles étaient fermées magiquement. Alors dans un dernier effort, il lança un sort d'explosion, se jeta à l'extérieur et c'est là qu'il l'aperçut. Hermione, dos à lui, faisant face à Voldemort et quelques mangemorts. Il hurla son nom, en espérant pouvoir détourner l'attention du Seigneur des Ténèbres, ou quoi que ce soit qui pourrait lui sauver la vie.
Une seconde plus tard, horrifié, il vit Hermione se figer et tomber à terre sous la baguette de Voldemort. Et avant même qu'il n'ait eu le temps de s'approcher du corps pour vérifier qu'elle respirait toujours, Voldemort transplana, et la gryffondor disparut avec lui. Alors Drago tomba à genoux et pria pour que finalement, Hermione soit morte. Parce que si ce n'était pas le cas, il ne pouvait imaginer ce qu'elle allait vivre désormais.
LA GAZETTE DU SORCIER
ENLÈVEMENT D'HERMIONE GRANGER A POUDLARD DANS LA SOIRÉE DU 11 JANVIER 1998
Il s'agirait d'une attaque des forces du mal, qui aurait eu lieu hier dans la soirée à l'école de sorcellerie Poudlard. Alors que l'ensemble des élèves et des professeurs se trouvaient dans la grande salle du château, le Seigneur des Ténèbres et quelques fidèles auraient réussi à passer l'enceinte de l'école. Alors qu'on pourrait penser devoir pleurer la perte de dizaines d'élèves, il semblerait que personne n'ai été blessé. Cependant, une fois le choc passé, la disparition d'une élève, Hermione Granger, a été signalée au bureau des aurors. Nous serions en droit de nous demander comme une telle attaque a pu avoir lieu et pourquoi est-ce que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom s'en prendrait à une amie d'Harry Potter plutôt qu'à M. Potter lui-même ?
Après une enquête approfondi de nos équipes, il semblerait que ce soir-là, le professeur et directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, ainsi que son petit protégé Harry Potter, n'ai pas été présents. Ils auraient pourtant été aperçus très tôt ce matin à l'entrée de l'école.
A l'heure actuelle, nous n'avons aucune nouvelle d'Hermione Granger. Devons-nous nous attendre à une nouvelle attaque des forces du mal ? Dumbledore va-t-il enfin décider de fermer les portes de son école ? Beaucoup de questions qui restent pour l'instant sans réponses.
Rita Skeeter
Voilà ! Ce chapitre est court, peut-être un peu brutal et sûrement pas très finement écrit et j'en suis désolée.
Je dois être honnête avec vous, j'ai beaucoup hésité à arrêter la fic ici. Puis je me suis dit qu'il serait bien de savoir ce qui arrive à Drago après ça. Donc, je vous annonce qu'il y aura bien une suite. Je n'ai pas encore décidé si ça serait la suite de "Ce n'est pas de l'amour Granger" ou si je commencerais une partie 2 avec un nouveau nom, mais l'histoire n'est pas terminée ;)
Par contre, je ne suis pas sûre de pouvoir publier rapidement, je vais sûrement mettre quelques semaines à pondre quelque chose parce que même si j'ai plein d'idées, le temps et l'inspiration me manquent un peu en ce moment.
En tout cas, je ferais au maximum pour ne pas vous faire attendre trop longtemps.
Je vous remercie pour toutes vos reviews depuis le début de cette fic. Vous m'apportez beaucoup de soutien à travers vos messages, et c'est magique pour moi, vraiment. Merci si vous avez lu jusqu'ici, merci d'être là à chaque nouveau chapitre.
A bientôt,
LKWSM
