Le sanctuaire sous marin

Hadès Alors convaincu ?

PoséidonOui, pas mal. Mais ce n'est pas la même. Tu es sûr d'elle ? Si tout ceci n'était qu'une mise en scène du parti adverse.

HadèsSi elle est une taupe ?

Poséidonexact, qui te dit qu'elle est avec nous.

Hadès Rien, mais elle connaît la situation, elle a le pouvoir de lire le futur et j'ai l'impression que l'issue de la nouvelle guerre lui tien à cœur.

PoséidonTu te fais vieux ! Si un joli sourire te suffit pour lui faire confiance.

HadèsPeut être. Sa fraîcheur m'a touché.

PoséidonDonc tu sais que se n'est pas elle, mais comme elle est mignonne tu t'en balances.

HadèsOui.

PoséidonTu part où ?

HadèsLa chercher.

Les dieux aînés partirent pour le domaine sacré, le souverain des enfers souleva la légère jeune fille dans ses bras. Il avait du mal à voir une menace dans ce petit bout de femme. Elle semblait si fragile, une fleur de son époque. Elle ne ressemblait en rien en son prédécesseur, elle n'avait pas son coté femme romaine, effacé, soumise ? Elle lui avait prouvé que bien que novice inexpérimenté elle méritait sa place.

PoséidonTu l'emmènes chez toi ? Pauvre petite se réveillé en enfer.

Hadès Ca manque un peu d'éclairage mais c'est correct.

Poséidon Viens boire un verre en bas c'est moins lugubre.

Elle était épuisé, de vagues perceptions lui parvenaient, par delà son évanouissement.

La mer encore, au dessus, par tout. Poséidon. Hadès. Son esprit se referma, confiant. Les rayons de lumière alimentaient énergie pour elle. Bientôt elle pourrait se lever.

Elle se força à bouger, refusant de rester alité plus long temps. Avec obstination elle obligea son enveloppe de chair à se mouvoir. Elle se promenait au hasard ne connaissant pas les lieux.

Lorsque Kanon lui tomba dessus, d'habitude elle l'appréciait beaucoup avec son coté provocateur, voir gamin. Subitement elle perdit l'équilibre et se retrouva bizarrement contre lui.

KanonQue fais tu là, t'es pas sensé te reposé ?

CassyNon, je suis en pleine forme.

KanonMenteuse !

KanonKanon pose moi tout de suite

Sans cérémonial il l'avait soulevait pour la ramener dans la chambre.

KanonA non pour une fois que les rôles sont inversés.

Bip, bip,

KanonA non ! Tu ne te lèves pas !

CassyMon téléphone sonne Kanon.

KanonEt alors ? Ils rappelleront.

CassyKanon, si c'est important.

KanonOk j'y vais, tien le voici.

CassyAllo, Cédric.

Le sucre, mur de droite, après le grand placard, le premier meuble en haut étagère du bas à droite. Le café pareil étagère du dessus, tu te souviens où sont les tasses et les cuillères ?

C'est ma faute, j'ai refait les rangements.

Oui rappelle moi de t'envoyer un mail rétroactif de 12 mois.

Bien sûr c'est moi qui le fais ton café, et je le sucre aussi.

A plus.

KanonJe t'avais dit que c'était pas important, et si ton copain sait pas se débrouiller tant pis pour lui.

CassyC'est mon petit frère.

KanonSaga lui ne s'est jamais occupé de moi comme toi.

CassyC'est ton jumeau pas ta grande sœur.

KanonC'est quoi ce vacarme ?

CassyJe dirais Masque de mort, Aphro, Camus et Milo, des fois que je me sois faite enlevée.

KanonC'est vrai ça commement t'es arrivé là ? Julian a seulement dit qu'une parente à lui se reposait.

T'es parente avec Julian ?

Ils étaient vraiment adorables, malgré la mauvaise humeur qui la gagnait elle les avait patiemment écouté. Que d'inquiétude pour si peu. Avec diplomatie elle avait réussit à se défaire de trois d'entre eux, cependant Camus avait refusé catégoriquement de la laisser. De guerre lasse elle s'était résolue à le garder à son chevet. Qu'est ce qu'ils avaient tous à la croire mourante. Décidément Platon était assommant pensa t'elle, urgence absolu changer les lectures de Camus.

Elle dormait depuis plusieurs minutes, il pouvait enfin la contempler à son aise. L'aimait il ?

Insensiblement il s'était approché, ses lèvres à quelques centimètres des siennes, quand le bruit de la porte le fit sursauter.

Hadès Je dérange ?

CamusNon, je dois partir.

Hadès poussa un long soupir.

Hadès Et bien fillette tu traînes les cœurs après toi.

Sa main caressait paternellement son front, Elle paraissait douce, pourtant son cœur et son esprit lui restaient fermés même dans son sommeil. Il avait senti l'espace d'une seconde son aura, alors, si lasse qu'elle soit elle continuait de veiller aux prières qui lui étaient adressé. Il sourit.

Tu travailles trop petite.

Il se souvenait de leur première entrevue, elle lui avait fait confiance, à lui. Le seigneur des ténèbres.

On avance lentement mais sûrement, courage les réponses arriveront bientôt.

Merci de m'avoir lu