Le grand retour du dimanche ! (ça ne change pas grand-chose à part que vous attendez plus longtemps XD) Bref ! En tout cas, on se rapproche de plus en plus de la moitié de cette fanfiction ! (oui, je sais combien de chapitres va durer cette histoire ;-) et on y est presque !)
Il n'empêche qu'à chaque fois que je regarde le nombre de personnes qui suivent ou favorisent Primo = Decimo ? (oui parce que c'est son vrai nom), je manque de lâcher mon téléphone. Je n'en reviens tout simplement pas ! C'est pour ça que je voulais dire un grand merci à Biscotine, Chibi y Hina, Enelica, HarukaN, Kalane, Kinitori Natsumi, , LOVEMANGAANDDRARRY, Lesmeal, Liske, MonLivreOuvert, Nagololol, Nympah-san, Oriona Blek, PetiteClover, Tsuki Banritt, Walarisse, Zeaphir, kedy ichyo, mirty love, misa2, night dark angel, tahury, tamarahc, Asunaforever3, Coton-de-Loup, Ishiro Shizuka, RedBloodAlice, SkySora-R27, Syt the Evil Angel, mahon5971, rosa2003felicity et zorchide ! Vous ne pouvez pas me faire plus plaisir !
Un grand merci aussi à Zeaphir et Tsuki Banritt pour leur review du chapitre précédent ! Et comme je ne le dirai jamais assez, merci à Zeaphir pour sa correction !
Et si je me taisais et que je laissais place au chapitre ? Mmh... bonne idée !
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
Disclaimer : KHR ne m'appartient pas ("cour toujours en se demandant quand est-ce que ce couloir va se finir")
Parler : pensées
"Parler" : japonais
"Parler" : italien
Parler : souvenir
Chapitre 13
Une anémone indigo
Un papillon s'envola sous les yeux bleus de la jeune femme, provoquant un sourire sur son visage d'une blancheur éclatante. Les ailes indigo de l'insecte battirent. Il s'en alla sans prendre en compte son observatrice. Cette dernière le suivit du regard jusqu'à ce qu'il ait disparu de sa vue. Avec un geste pour récupérer son bouquet de fleurs au sol, elle se releva.
Un air joyeux s'échappa d'entre ses lèvres entrouvertes. Les pans de sa longue robe d'un rose pâle claquaient contre ses jambes tandis qu'elle s'avançait à travers le champ.
Autour d'elle se dressaient des fleurs de toute beauté, en compagnie d'herbes folles jaillissant de la terre et allant dans tous les sens entre les pétales des roses, des pervenches, des hellébores, des œillets, des tournesols, des iris et des anémones. Un détail qui la rendit encore plus heureuse.
Soudain, ne regardant pas devant elle, les yeux rivés sur son bouquet composé principalement d'anémones, quelque chose lui rentra dedans. Ou plutôt quelqu'un dans lequel elle se cogna avec une certaine douceur.
Non surprise, son regard se détacha des plantes pour se diriger sur le visage qui la surplombait de quelques centimètres. Ses orbes brillant d'une couleur violette plus clair croisèrent ceux bleus électriques d'un jeune homme à peine plus âgé qu'elle. Les lèvres de l'inconnu s'étirèrent dans un sourire plutôt malicieux qui n'inquiéta pas la nouvelle venue. Elle se contenta simplement de rester là où elle était. Leurs corps l'un contre l'autre.
« Je me le demande toujours, comment tu peux sourire alors que toutes tes amies se battent contre les Vongola ? » lui demanda-t-il.
« Je passe du temps avec toi, Daemon. » lui fit-elle savoir. « Et dois-je te rappeler que tu es mon adversaire normalement dans cette guerre et que je dois te battre ?
– Mais tu ne le fais pas. »
Le dénommé Daemon n'en perdit pas pour autant son sourire et se contenta simplement de prendre l'une des mains de la jeune femme, le bouquet dans l'autre. Son visage se tenait maintenant près du sien, au point que leurs nez se touchaient presque. Pourtant, aucun des deux ne bougea de sa position, les yeux dans les yeux.
« Je ne comprends pas comment Neiva peut vouloir à ce point faire la guerre aux Vongola… » marmonna-t-elle en se décalant légèrement de son compagnon, mais ne le lâchant pas.
« Tu es inquiète, Elena ? » voulut savoir le gardien de la brume de cette famille.
L'anémone secoua la tête avec un petit soupir. Ses orbes redevenus bleus se posèrent sur la rose au milieu de sa composition florale. Une lueur triste y brilla lorsqu'elle se rappela la première fois qu'elle avait rencontré son ciel. Et elle ne pouvait même pas se battre pour l'honneur des Fiore. Heureusement pour elle, son homologue se trouvait dans la même situation…
Comme pour répondre à sa tristesse, une main se posa sur sa joue, lui faisant relever les yeux sur Daemon. Elle vit un petit sourire sur ses lèvres qui ramena vite le sien sur son visage. Seulement, en moins lumineux qu'avant.
« Oui. Neiva veut se battre contre Giotto à tout prix, et tout le monde est dans le même état. Mais je n'ai pas envie de t'affronter… Daemon… »
Avant de pouvoir finir sa phrase, deux bras l'entourèrent. Surprise dans un premier temps, elle se cala contre son amant, la tête enfouie dans sa poitrine. Elle sentit qu'il lui caressait la tête, la faisant se serrer plus contre lui.
« Moi non plus, Elena… Moi non plus… »
Le bip sonore d'une machine la ramena à la réalité. Soit près de quatre cents ans après cette scène. Une époque si douce, pleine de joie et pourtant si cruelle. Et remplie de rencontres… Mais… ils lui manquaient tous maintenant… Tous… Ses amis… ses compagnons… sa famille… Où ? Où étaient… étaient-ils dans ce monde ?
À cette pensée, la jeune femme ne put s'empêcher de lâcher une larme de son œil valide. En seize ans d'existence, personne… pas la moindre personne qu'elle connaissait de son vivant en tant qu'Elena, gardienne de l'anneau de la brume Fiore. Une anémone…
Les minutes, les heures, les jours, les années avaient passé sans pouvoir trouver l'un d'entre eux. Mais… mais elle savait au plus profond d'elle qu'ils se trouvaient quelque part. Où ? La question restait entière encore maintenant, alors que sa vie ne tenait qu'à un fils. Les machines à ses côtés le lui rappelaient que trop bien. Un simple accident l'avait amenée dans cet état. Un simple accident de la route… pour qu'une majorité de ses organes internes ne fonctionnassent plus et la perte de son œil droit.
Dans le noir le plus complet, ne pouvant soulever sa paupière du fait des nombreux sédatifs administrés pour réduire la douleur, elle profita des souvenirs que lui procuraient sa mémoire passée.
Et au seuil de la mort, le seul qui lui revenait à l'esprit fut la discussion qu'elle avait eu avec l'homme qu'elle aimait en plein durant une guerre qui devait les opposer. Où les deux familles s'étaient livrées des combats intenses.
Cela la ramena à sa condition actuelle et… elle avait besoin d'eux… D'eux… sa famille… ses amis… ses compagnons… Elle… elle ne voulait pas mourir sans les avoir revus une dernière fois… surtout… surtout lui…
« Êtes-vous le père ? » demanda une voix inconnue.
La jeune femme devina rapidement qu'il s'agissait d'une infirmière en entendant les bruits de pas. Sa question lui fit prendre conscience de son environnement. Bien que mal en point, elle arrivait toujours à comprendre ce qui se passait dans le couloir. Et elle se douta que son « père », l'homme qui s'était marié avec sa mère il y a quelques années, se trouvait lui aussi à l'extérieur.
« Non, nous ne sommes pas liés par le sang. »
Après tout, son premier père avait préféré l'abandonner à une mère tyrannique qui n'hésitait pas à la frapper au moindre problème. Et dire qu'Elena pensait avoir déjà tout subi à son époque. Il semblait que cela ait recommencé.
« Chéri ! Nagi a eu un accident de voiture ! »
Tiens ? En parlant du loup…
« À cause de ça, j'ai dû écourter la réunion. »
La réincarnation se retint de lâcher son intention de tuer avec son corps dans cet état. De plus, elle ne voulait pas alerter tous les mafieux ou personnes sensibles aux alentours. Ses désormais parents la dégoûtaient. Toujours à penser au travail au lieu de l'enfant qui se trouvait devant eux. Quelle bande d'hypocrites !
« Elle a essayé de sauver un chat. Il semble que son œil droit et des organes ont été endommagés. » apprit la mère de Nagi à son mari.
« Hé, le docteur a dit que si des personnes de la famille dont le groupe sanguin est compatible font don de leurs organes, elle a une chance d'être sauvée…
– Tu te moques de moi ! » s'exclama-t-elle d'un ton écœuré. « Charcuter mon corps pour cette gamine ?! Autant que je me souvienne, elle n'a jamais eu d'amis. Nous ne savons même pas à quoi elle pense et même toi, tu as du mal à t'entendre avec elle non ? Il n'y a pas que moi. Tout le monde s'en moque qu'elle vive ou non. »
Si Elena se moquait de ce que pouvait bien penser ses parents à son sujet, l'entendre de la bouche de celle qui lui avait donné la vie quatre siècles après sa mort lui fit l'effet de poignards plantés dans le corps. Et elle savait très bien ce que la sensation faisait, puisqu'elle en manipulait.
Enfin, elle ne put s'empêcher de trembler légèrement face à tant de haine à son égard. Même si elle le savait depuis le début… Personne dans son entourage ne l'aimait… Et surtout pas sa mère, à écouter ses propos.
« Hé, Nagi pourrait t'entendre. » répliqua l'homme.
« Elle est en soins intensifs. Maintenant elle ne peut pas m'entendre. »
Oh que si… pensa l'anémone en sentant une larme s'écouler sur son visage. Je ne veux pas… je ne veux pas…
« Ah. » Un téléphone sonna. « J'ai un appel professionnel. Je retourne travailler. Fais ce que tu veux. » conclut-il tandis que des bruits de pas résonnèrent dans le couloir, suivis de peu par des talons.
Non ! hurla la jeune femme dans son esprit. Pourquoi ?! Pourquoi… pourquoi… pourquoi… Je veux seulement vivre…
Une autre larme perla le long de sa joue tandis qu'elle se forçait à ouvrir son œil restant. Les lumières de la salle l'aveuglèrent pendant qu'elle tentait de rester éveillée. Et aucune ombre ne venait les recouvrir, provoquant un sanglot étouffé de sa part. Comme avant… Avant de rencontrer Neiva… personne ne semblait se soucier de son sort…
Je ne veux pas mourir ! Je veux tous vous revoir ! … Neiva… sniff… Neiva… mon ciel… et surtout… surtout toi ! … Daemon ! cria-t-elle dans sa tête avant que le noir n'ait rempli son champ de vision.
« … »
…
« Elena ? »
Aussitôt, à l'entente de cette voix plus que familière, son œil se rouvrit. Comme tout à l'heure, la lumière l'éblouit. Seulement, il y avait quelque chose de différent. Quelque chose de plus… naturel… de plus illusoire…
Sans vraiment comprendre, devant elle se trouvait un ciel aussi azuré que d'habitude. Dans son champ de vision, la brume remarqua le haut du feuillage des arbres. Quelques nuages brisaient la continuité du bleu. Une vision si paradisiaque comparé à sa chambre d'hôpital.
Instinctivement, elle fronça les sourcils avant d'écarquiller les yeux de surprise. Hein… ? Elle pouvait sentir… une légère différence. Aucune douleur ne résonnait dans son corps. Elle se sentait même plus que bien, à la place.
« Elena ? »
Ses orbes s'illuminèrent en indigo tandis qu'elle se relevait lentement vers l'inconnu. Dès qu'ils rencontrèrent ceux du jeune homme à ses côtés, des larmes se mirent à perler le long de son visage. Ses longs cheveux blonds retombèrent dans son dos.
Elle n'en revenait pas… pourtant… le seul contact de la main de l'étranger sur sa joue suffit à la rassurer et fit redoubler ses pleurs.
Un pic se tenait devant elle, son sourire habituel sur les lèvres et les yeux brillants.
« Daemon… » sanglota-t-elle lorsqu'il la prit dans ses bras.
« Neiva ? » demanda une voix connue de la bande de filles.
L'interpellée sursauta avant de se tourner vivement vers la nouvelle venue. Ses yeux s'écarquillèrent sous la surprise. Sa bouche s'ouvrit, pourtant sa voix se bloqua au fond de sa gorge, alors que le reste de ses gardiennes n'en revenait pas non plus.
Devant elles se tenait une jeune femme du même âge que la majorité des leurs. Ses cheveux autrefois blonds et longs étaient devenus violets et étaient maintenus par une pince, se dressant en forme d'ananas. Une coupe si particulière qui rappela à toutes une certaine personne connue des Vongola et des Fiore. Son unique orbe s'illumina en indigo, un cache-œil avec un crâne recouvrant le droit.
Actuellement, elle avait adopté pour vêtements un uniforme scolaire de Kokuyo Land, reconnu par Hana, Aki et Haru. De longues bottes sombres, une jupe et une veste lui arrivant au nombril de couleur vert foncé.
Néanmoins, Kyoko ne releva ni sa tenue, ni son globe oculaire manquant ou sa coupe ananas, les larmes aveuglant sa vision. Surtout que la nouvelle venue lui envoya un petit sourire, les traces de larmes sur sa joue.
« E… »
Sa meilleure amie… Sa première amie… Celle qui lui avait fait découvrir en partie le monde de la mafia… ses dangers… Celle qui l'encouragea… la guida… la conseilla… qui l'aida dans les recherches de ses gardiennes/amies… Celle qu'elle considérait comme sa sœur… Celle qui fut le moins encline à livrer bataille contre les Vongola… qui refusa de se battre… qui pourtant… fut à la base de l'amitié entre les deux familles… qui… qui… perdit la vie… peu avant la déclaration de guerre… sous les yeux de son amant… La deuxième fleur à faner derrière l'iris… Laissant derrière elle… des familles ravagées…
Qui se tenait devant elle après toutes ces années d'absence… et en vie…
« Salut Neiva, comment ça va ? » demanda la brume en laissant perler quelques larmes.
En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, cette dernière se retrouva entourée de deux bras. Elena, ou désormais Chrome, la serra contre elle en sentant les soubresauts qui prirent sa patronne. Avec un léger sourire, elle lui caressa le dos pour la réconforter, comme une enfant. Elle ne prit pas en compte les sanglots qu'elle tentait de retenir, profitant au maximum de la présence de la rose dont les mains s'accrochaient désespérément à la tenue de la nouvelle venue.
« Tu… tu… tu es enfin… là… » réussit à articuler Neiva entre deux sanglots.
« Je suis de retour, mon ciel. »
Puis, sans s'en rendre compte, toutes ses amies l'entourèrent rapidement pour lui faire un énorme câlin. La sensation de ne plus se trouver seule sur son lit d'hôpital ou dans la vie de tous les jours avec toute sa vraie famille autour d'elle, fit craquer la jeune femme qui pleura à chaudes larmes contre son boss. Sans pouvoir s'arrêter.
Cela provoqua chez le reste de ses gardiennes un petit sourire avec un renforcement de leurs présences. Maintenant, elle n'était plus seule… Après toutes ses années, la dernière fleur, l'anémone cachée dans le brouillard, rejoignait enfin sa famille.
Et la première génération Fiore… était désormais au complet…
D'un coup, un flash lumineux les entoura, seulement visible par toute personne sachant maîtriser un minimum ses flammes. Non surprise par le soudain changement, Kyoko s'écarta légèrement de Chrome, qui se contenta d'essuyer les traces de ses pleurs avant de fixer, comme Haru, Hana, Aki, I-Pin et Miu, leur ciel. Toutes se doutaient de ce qui allait se passer.
Les yeux de Neiva s'ouvrirent pour fixer ses amies d'une teinte orangée avec un grand sourire sur son visage tandis que ses longs cheveux roux retombaient dans son dos en cascade et qu'à son doigt brillait majestueusement l'anneau ciel Fiore. Ses longues bottes noires remontaient jusqu'à ses genoux où brûlaient sur les côtés des flammes.
Celestia et Sakura échangèrent un regard dont les couleurs venaient de changer pour un rouge rubis et un bleu saphir. La première, dont les cheveux étaient retenus par un ruban pourpre, ajusta la sécurité de son pistolet. Ceux de la seconde, aussi raides que la paille et sombres qu'une nuit sans étoiles, se mariaient à la perfection avec son teint pendant qu'elle rangeait son sabre dans son fourreau.
La seule religieuse de la famille et la deuxième brune, Amy, fit craquer les os de ses mains, prête à livrer bataille contre ceux que lui désigneraient sa patronne et tous ceux qui lui poseraient problème, ses orbes s'enflammant de jaune.
L'autre asiatique, mais cette fois de Chine, eut un rire en faisant tourner sa lance. Les cheveux noirs de Mei se trouvaient retenus en chignon par des baguettes pendant que ses yeux verts se posaient sur ses grandes sœurs.
Les deux blondes des Fiore sortirent leurs armes pour se faire face, prêtes à se battre comme leurs homologues Vongola. Elena attrapa deux de ses six couteaux attachés à la cuisse alors que ses orbes étincelaient d'indigo, et ceux de Lola, de violets. Pour sa part, elle tenait des shurikens sortis de nulle part.
Voyant que toutes venaient de reprendre leur apparence d'il y a quatre cents ans, le sourire de leur patronne devint plus grand. À cela, ses amies cessèrent leurs activités pour se tenir devant elle.
« Celestia, gardienne de l'anneau de la tempête Fiore. » commença le bras droit en faisant claquer sa gâchette.
« Sakura, gardienne de l'anneau de la pluie Fiore. » continua la japonaise, une de ses dagues tenues à deux doigts.
« Amy, gardienne de l'anneau du soleil Fiore. » ajouta la sœur en resserrant les bandages sur ses mains.
« Mei, gardienne de l'anneau de la foudre Fiore. » sourit la plus jeune, sa lance derrière elle.
« Lola, gardienne de l'anneau des nuages Fiore. » fit la tueuse à gages en rangeant ses shurikens.
« Elena, gardienne de l'anneau de la brume Fiore. » termina la dernière arrivée avec un mouvement de poignet qui remit l'un de ses couteaux à son emplacement.
« Je suis Neiva di Fiore, la Fiore Primo. » se présenta la créatrice de la famille en libérant une grande quantité de ses flammes.
Alors que Tsuna esquivait une énième balle de la part de son tuteur, il s'arrêta soudainement tout en continuant d'éviter les projectifs avec juste moins d'effet et plus calme. Reborn fronça les sourcils tandis que son élève relevait ses yeux devenus orange. Il regarda plus attentivement en s'arrêtant dans son entraînement.
Il se passait quelque chose. Et cela se confirma avec le sourire qui se dessina sur le visage de Giotto qui ressentait les flammes des Fiore. Surtout que, comparé à toute à l'heure, une présence s'était rajoutée. Une certaine anémone.
Inconscients de l'Arcobaleno, cinq autres personnes en ville dirigèrent leur regard en direction du parc, avec un sourire. Hayato, Takeshi, Ryohei, Lambo et Kyoya. Leurs orbes brillant de leur couleur respective. Rouge, bleu, jaune, vert et violet.
« Enfin… réunis… » murmura Giotto, assez bas pour que son professeur ne l'entendît pas. « Il ne manque plus que toi… Daemon… »
Au manoir Vongola,
Un frisson parcourut le dos de Nono. Ses gardiens lui envoyèrent un regard rempli d'interrogation quand il s'arrêta en plein dans sa phrase et que ses yeux s'illuminèrent en orange. Il les porta par la fenêtre derrière lui, fixant le bleu au-dessus de lui.
Un nouveau ciel… Qui est-ce ? pensa-t-il, légèrement inquiet, même si une forme de chaleur venait de cette nouvelle présence.
Un peu plus loin,
La main d'un jeune homme serra soudainement son verre au moment où l'étrange sensation le traversa avec une sorte de familiarité. Une lueur orange foncé flamboya le temps de quelques secondes. Un grognement s'échappa d'entre ses lèvres avant de se remettre à faire tourner son vin.
Te voilà enfin… Neiva…
Au manoir des Cavalone,
Dino releva aussi ses yeux de ses papiers lors de l'apparition des flammes ciel. Cependant, il ne put se poser plus de questions lorsqu'il se rappela les méthodes de torture de son ancien tuteur pour le forcer à faire à sa paperasse et y retourna aussi vite qu'il les avait quittés.
Au manoir Gesso (futur Millefiore),
Un adolescent aux cheveux blancs s'arrêta de manger ses friandises. Ses paupières s'écartèrent faiblement, ses orbes posés sur l'anneau Mare du ciel. Un étrange sourire se dessina, relevé par son gardien des tempêtes tandis que son patron reprenait l'une de ses fameuses sucreries.
« Hé ben dis donc, je ne pensais pas qu'un autre ciel pourrait débarquer. On va bien s'amuser, bientôt… »
Quelques kilomètres plus loin,
Une jeune fille sursauta violemment, faisant se retourner vivement son garde du corps. Ne se souciant pas de son inquiétude, elle se rendit au plus vite près d'une fenêtre avant de fixer le ciel bleu. La tétine accrochée à son cou s'anima d'orange d'un coup, comme pour répondre au pouvoir qui se déversait sur le monde, ressenti uniquement par les plus puissants.
« Que se passe-t-il ? » demanda-t-elle d'une petite voix tremblante, impressionnée par la puissance qui lui parvenait. « Qui est-ce qui possède des flammes du ciel ? Et pourquoi… sont-elles si semblables à une rose ? »
Toujours en Italie, mais au Nord,
Un jeune homme, qui semblait avoir le même âge que les réincarnations, se stoppa dans sa marche. Sa petite sœur se tourna vers lui, voyant que son frère n'avançait plus, une étrange couleur brillant dans ses yeux en forme de boussole, dirigés dans une direction inconnue.
« Enfin… je me disais bien que je n'étais pas le seul… Neiva… » sourit-il, une larme perlant sur sa joue.
Au manoir des Fiore,
L'actuelle Fiore Nono eut un petit sourire tandis que la sensation lui parvenait. En réaction, l'anneau du ciel laissa échapper une flamme de même nature. La vieille femme sourit doucement tout en caressant l'objet légué de génération en génération à chaque patronne de la famille.
« J'ai choisi un bon successeur… Kyoko… » chuchota-t-elle.
Le soir venu, Tsuna n'eut jamais autant envie de dormir. D'une part avec l'entraînement d'enfer que Reborn lui a fait subir dès la fin des cours et de l'autre à cause de la réunion de toutes les Fiore. À cette pensée, ses lèvres s'étirèrent dans un petit sourire. Il se doutait de la joie ressentie par sa femme au moment où elle avait retrouvé toutes ses amies. Dont sa meilleure amie et la première gardienne de la génération. Sa brume.
Sa brume… Cela rappela inlassablement au jeune homme que la sienne ne se trouvait toujours pas avec eux après toutes ces années de recherche. Le seul gardien absent. Où était-il ?
En dehors de ce manque qui commençait à se faire ressentir et de l'entraînement d'un certain bébé, il venait de passer une journée assez riche en émotions. Déjà, l'arrivée de Miu/Lola, le nuage des Fiore, réjouissant les deux familles. Même si le plus heureux de tous, et bien qu'il ne l'avouerait jamais et que personne ne lui en ferait la remarque au risque de se faire mordre à mort, était Kyoya. Suivie en fin d'après-midi par la dernière gardienne manquante des fleurs. Elena. Autrement dit, un très bon jour pour les réincarnations.
Et au moins, avec la puissance ressentie lors de la réunion des filles, tous les plus puissants mafieux, ceux possédant les flammes du ciel, savaient l'arrivée – même s'il s'agissait plutôt du retour – de la plus puissante patronne des Fiore, dont la force égalait celle du Vongola Primo.
Et quoi qu'il fût joyeux, il releva, comme Lambo à ses côtés, le regard suspicieux de Reborn. Il se doutait qu'il avait vu ses yeux devenir orange. Au pire, il pourrait toujours faire passer cela pour une réaction de ses pouvoirs. Chose qui se révélait à demi faux. Sa volonté jouait aussi.
Néanmoins, avec la présence d'une brume maintenant, les premières générations pourraient se rassembler en secret sous le nez de l'Arcobaleno et sans éveiller sa suspicion. Ils avaient désormais accès au monde des illusions dès qu'ils s'endormaient. Le meilleur endroit pour pouvoir parler sans être entendu par des oreilles indiscrètes.
Aussitôt son repas avalé, s'être changé et préparé, il s'effondra sur son lit. Les exercices de son tuteur l'avaient achevé. Et dès que sa tête toucha son oreiller, il sombra dans un profond sommeil. Au point qu'il ne sentit pas Lambo et I-Pin le rejoindre quelques minutes plus tard tandis que le maudit les observait, ses orbes cachés par son fédora.
Pendant ce temps, les yeux bleus de Giotto s'ouvrirent sur le feuillage d'un arbre. Fronçant légèrement les sourcils, il se releva lentement. Il sentit sous lui les racines d'une plante ayant une certaine taille, pouvant couvrir de son ombre le corps entier du patron.
Contrairement à la dernière fois où il avait fait face à ce lieu, l'un des endroits les plus précieux pour lui, aucune ruine encore fumante ne s'étendait sous son regard. À la place se dressait un manoir dans toute sa splendeur.
De nombreux végétaux l'entouraient et même en son centre, la verdure poussait. Primo se rappela, à cette vue, de chaque salle, où chaque fenêtre donnait, à quoi servait chaque bâtiment qui composait le quartier général de la palourde.
Le plus haut et le plus long pour la volerie, tant il y avait des oiseaux pour livrer le courrier plus ou moins important. Celui juste en dessous, au rez-de-chaussée, avec le toit pointu, se trouvait être la petite église construite pour Knuckle, et Amy se rajouta lorsque les Fiore rejoignirent les Vongola. Celui auquel l'église se rattachait, il s'agissait de leur salle à manger où tous se réunissaient pour les repas, surmonté par la salle de réception et encore au-dessus, quelques chambres pour les domestiques. Il y en avait encore tant. Le dojo, les chambres, les terrains d'entraînement, les cuisines, les salles de stockages, le salon… tant où résidaient des souvenirs si joyeux, avec les plus tristes qu'il ait connus.
Pourtant, la seule pièce qui l'intéressait à cet instant précis fut son bureau. Là où il avait passé le plus d'heures de sa vie à signer la montagne de papiers que lui ramenait sa tempête. Plus de la moitié était causée par ses gardiens un peu trop explosifs. Il se demandait vraiment de qui ils tenaient cela. (NDA : ne jamais mettre Giotto en colère. Simple conseil d'ami.) (NDC : Je confirme. Très mauvaise idée.)
Un sourire se dessina au souvenir des nombreuses punitions qu'il leur infligeait lorsqu'il n'en pouvait plus, et il rit doucement. Primo s'éloigna, tout en passant une main dans ses cheveux blonds qui se dressaient sur sa tête, légèrement plus longs, de l'arbre rempli de moments si importants pour lui, s'engageant dans l'allée menant à une immense double porte.
Une fois passées, et avec elles le hall des plus somptueux avec son tapis brodé par des maîtres, quelques statues récupérées d'un Rome antique, des tableaux de toutes sortes et deux énormes escaliers, qu'il emprunta pour se rendre où il savait que ses amis se trouveraient. Après tout, ils en avaient passé des heures, là-bas.
Sans un regard à la tapisserie rouge sombre au mur accompagnée de fleurs et de palourdes comme cousus avec de l'or dessus, les quelques meubles, les portes ou les fenêtres donnant sur le jardin, le Vongola s'arrêta devant la cinquième. Sa main avec sa bague ciel Vongola posée sur la poignée, il se stoppa dans son geste. Une présence se faisait ressentir à l'intérieur. Autant elle avait quelque chose d'inquiétant, autant elle rassura le jeune homme. Et non inquiet, il ouvrit la porte… pour faire face à une personne qu'il ne pensait pas revoir à cet instant.
« Nufufufu ! » ricana une voix connue du patron. « Tu en as mis du temps. Je ne pensais pas que tu arriverais aussi tard et que tu oserais me faire attendre, mon cher Giotto.
– Daemon… » fit Primo en un souffle.
Et si on disait que tout le monde se réunissait dans le prochain ? ;-) Mais en tout cas, il n'y a plus qu'à attendre la semaine prochaine pour le savoir ! (j'adore vous faire patienter ! Shishishi !)
Sinon, à tous ceux qui ont remarqué, oui, le dialogue entre le père et la mère de Chrome est exactement le même que celui du manga (c'était long de recopié chaque réplique...)
Mais vu que j'étais pressé la semaine dernière (et pour simple commentaire, la convention était super ! Par contre, mon train s'est arrêté trois fois sur les rails ! Résultats des courses : j'ai loupé mes deux autres correspondances... et dû les prendre avec une heure de décalée... j'adore les trains...), je vais maintenant vous préciser quelques points historiques tant que j'y suis ! (ça peut toujours servir !)
Théâtre Bolchoï : la troupe a été fonder en 1776 mais le lieu en lui-même n'est construit qu'en 1825 (pour remplacer le théâtre Petrovsky ravagé par un incendie en 1805). Il s'agit d'une scène prestigieuse de Moscou et sûrement du monde entier. Pièces de théâtre, opéras et ballets y sont représentés.
Le ballet : est un genre dramatique. Originaire de la Renaissance italienne, il se développe à la cour d'Italie avant de s'exporter en France, puis en Russie. Avec Louis XIV, le ballet connait un développement important. Le titre suprême accordé aux meilleurs danseurs de l'Opéra de Paris depuis 1938 est danseuse (danseur) étoile. Dans les compagnies étrangères, le terme est soliste principal.
Comme qui dirait, on en apprend tous les jours ^-^' Même si dans ce chapitre, je ne vois pas vraiment ce que je peux expliquer... mmh... aucune idée !
Sur ces belles paroles, je vais vous laisser ! N'hésitez pas à favoriser, suivre ou même me laissez une review ! (j'adore lire vos réactions !) Alors à la semaine prochaine mes chers petits bonbons !
Sylosse
