AUTEURS : Annie Augsont et L.Oceans
CATÉGORIE : Cross-over entre Harry Potter et Quatre Frères (Four Brothers, version anglaise et originale)
RATING : T pour le langage et les propos, quoique j'ai beaucoup hésité à le mettre M… mais bon, on est pas aussi strict que les américains. (je blague… juste un peu ;))
RÉSUMÉ : Lors de la mort de ses parents, Harry fut confié aux Dursley, qui eux, ne voulant rien savoir de Harry, l'ont envoyé dans un orphelinat à Détroit, pour s'assurer de ne plus jamais en entendre parler. Là-bas, Harry se fera ballotté de foyer d'accueil en foyer d'accueil, vivant avec la dure loi de la rue et de la vie. Cependant, une vieille dame nommée Evelyne, qui a pris en charge quatre autres garçons tout aussi dérangés que lui, lui offrira un foyer et une bonne éducation. Jusqu'à ce que…
DISCALMER :
Cette fic se passera après l'histoire du film Quatre Frères. Donc pour ceux qui n'ont pas vu le film, je vous conseille d'aller loué le film pour plus de cohérence et pour votre plaisir, car il est assez bon, selon nous. Par contre, on tentera d'expliquer certains détails, donc le récit sera quand même bien complet et clair pour ceux qui n'ont pas vu le film et ne veulent pas le voir. Autre détail, pour ceux qui ont vu le film. À la fin, oui Jack meurt (c'est triste parce qu'il était vraiment cute, mais bon, il avait des tendances homosexuels et aux USA, les gays sont pas des héros, on doit les buter, alors…) enfin bref, nous, on a décidé de le laisser vivant, juste un peu amoché c'est tout. Voilà!
P.S. LES DEUX PREMIERS CHAPITRES, PAR CONTRE, EUX SE PASSENT AVANT LE DÉBUT DU FILM QUATRE FRÈRES. UNE SORTE DE FLASH-BACK QUOI….
Que la fête commence!
CHAPITRE 12 : Angel et Sofia ou comment rendre Poudlard encore plus dingue
Tandis que Jack disparaissait, Draco resta figé, encore ébranlé par la discussion, ou plutôt le monologue de Jack. Puis, le blond partit dans l'autre direction, en se maudissant.
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- J'VAIS LES TUER!
Il en fallu peu pour que Jack ne reçoive un vieux grimoire poussiéreux en plein sur la tête. Heureusement qu'il a de bons réflexes.
Voyant que son petit frère n'allait pas se calmer de sitôt et qu'il avait plusieurs objets à porté de mains, Jack préféra battre en retraite derrière le divan, en se couvrant la tête avec un coussin rouge.
- Y'en a marre, s'exclama Bobby en sortant de sa chambre.
Il semblait venir de se réveiller et il semblait aussi de très mauvaise humeur. Le sommeil de Bobby était très important pour ce dernier, sinon il peut devenir très agressif et comme Harry l'était déjà, ça allait faire des étincelles. Jack craignait le pire.
- Weirdo, cria Bobby en s'avançant vers ce dernier. C'est toi qui beugle comme un débile et qui fait plus de bruit qu'Angel avec sa Vida Loca!
Mais Harry ne semblait pas dans son état normal. Jack l'avait deviné dès qu'il s'était fait réveiller… par Harry d'ailleurs. Le dernier Mercer avait le sommeil agité et il criait.
Jack, qui l'avait entendu de sa chambre (car Harry avait décidé de dormir dans la sienne cette nuit, pour se prouver qu'il n'avait plus besoin de Jack pour dormir et qu'il savait être indépendant) était allé le voir, croyant que c'était sa présence qui lui manquait, comme presque toutes les autres nuits.
Jack l'avait doucement réveillé, mais lorsque Harry avait ouvert brusquement les yeux et que son grand frère avait vu l'étrange lueur dans ceux-ci, il avait prit peur. Puis, Harry l'avait repoussé et s'était mis à crier des paroles sans queue ni tête.
- Bobby, tenta de l'avertir Jack d'où il était caché. Harry y'é pas dans son état normal!
- Quoi! J'entends rien!
- Harry n'est pas…
Mais c'était trop tard, parce que Harry c'était déjà jeté sur Bobby, en criant un cri de guerre à faire frémir n'importe qui.
- JE VAIS TE TUER SALE VERMINE IMPURE!
Bobby tentait tant bien que mal de repousser son petit frère, mais ce dernier le maintenait solidement et possédait une grande force qui n'était pas la sienne. Bobby le savait, au nombre de fois qu'il c'était battu contre son petit frère.
- Jack, appela Bobby qui venait de se faire plaquer au sol. Vas chercher de l'aide bon sang!
- Mais…
- Vas-y espèce de lopette, cria son grand frère en tentant toujours d'éloigné Harry qui semblait dément.
Sans plus attendre, Jack se précipita hors de l'appartement et s'élança dans le corridor en cherchant un professeur ou n'importe qui. Mais à l'heure qu'il était, tous semblaient dormir. Sauf…
Au tournant du corridor, il tomba sur la vieille folle coincée.
- Monsieur Mercer, s'exclama-t-elle en voyant Jack dans son pyjama (constitué d'un boxer bleu marine et d'un t-shirt gris délavé). Que faites-vous dans cette tenue à une heure pareille?
- C'est Harry, s'écria-t-il en reprenant son souffle. Il ne va pas bien, il veut tuer Bobby!
- Juste ciel, s'exclama-t-elle. Je vais aller prévenir le professeur Dumbuldore. Pendant ce temps, vous, essayer d'aller raisonner Harry, déclara Minervia en se dirigeant rapidement dans la direction opposée à ce que reprit Jack.
Une fois de retour à son appartement, Jack retrouva Bobby et Harry dans la même position, excepté que là, Bobby tentait de repousser une dague que Harry avait dans les mains et dont la lame était dirigée vers le cœur de Bobby.
- Bordel, Harry, reprends-toi, soufflait Bobby qui forçait de toutes ses forces.
- Bobby, s'écria Jack en sautant sur Harry sans hésiter.
Mais ce fut une tentative idiote de la part du rocker, puisque maintenant, c'était lui qui se retrouvait dans l'ancienne position de Bobby.
- Stupide moldu, ton geste fut vain, car c'est toi qui périra, siffla Harry d'une voix qui n'était pas la sienne.
- Harry, c'est moi! C'est Jack! Jackie-boy! Cracker-Jack!
Pendant que Jack essayait de raisonner son petit frère, Bobby fila en cinquième vitesse dans sa chambre, retourna brusquement le matelas et prit son gun qui se trouvait là. Puis, il retourna rapidement rejoindre ses deux petits frères et se positionna derrière Harry.
- Désolé Weirdo, s'excusa Bobby. Mais c'est une nécessité.
Puis, sans laisser le temps à Harry de se retourner, Bobby prit la crosse de son arme et l'abattit sur la tête de son petit frère. Ce dernier, assommé, s'effondra sous le coup. Jack grimaça de douleur et repoussa vivement Harry.
- Ça va Jackie, demanda Bobby en lui tendant sa main pour se relever.
- Pas trop mal… Si ce n'est que de…
Sentant une douleur à son côté gauche, il regarda et vit une coupure assez profonde. La dague, sur le sol, près de Harry, était pleine de sang. Par mesure de sécurité, Bobby frappa l'arme blanche, qui glissa jusqu'à la porte de leur appartement, où apparurent enfin Dumbuldore et Minervia.
- Seigneur, jura cette dernière.
- Que s'est-il passé, demanda Albus en s'approchant de Harry.
- Y'é devenu dingue, expliqua Jack en se tenant le flanc gauche. Il nous a attaqué!
- Vous êtes blessé, s'inquiéta le vieil homme en voyant le sang qui tâchait les mains et le t-shirt de Jack.
- En tombant, la lame a dû m'accrocher…
- Que lui avez-vous fait, demanda Minervia en voyant l'état de Harry.
Bobby cacha son arme dans son dos. Quelque chose lui disait que si ces timbrés apprenaient qu'il avait une arme, ça ne serait pas très joyeux pour lui.
- Je lui en ai collé une, mentit Bobby. C'était ça où Jack y passait.
- Je suppose que c'était ce qu'il fallait faire, déclara tristement Dumbuldore. Nous allons le conduire à l'infirmerie… Ainsi que vous aussi. Mme Pomfresh soignera cette coupure en quelques secondes.
Jack approuva d'un signe de tête. Albus sortit sa baguette et marmonna un sort qui fit apparaître un brancard et, toujours avec sa baguette, il dirigea Harry hors de l'appartement, suivit de Minervia et de Jack.
- Tu viens Bobby, demanda Jack avant de sortir de la pièce.
- J'vais me changer et te chercher de quoi t'habiller, fit-il savoir. Je sais que t'aime que les p'tits jeunes regardent ton corps, mais on va leur éviter le traumatisme, rigola Bobby avec un clin d'œil taquin.
- Ouais, et toi pense à ranger ton p'tit ami, répliqua Jack avec amusement. Sinon, j'connais des vieux qui t'en feront baver.
- Qu'ils essayent, déclara-t-il en faisant tourner son arme comme dans les westerns.
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- M. Mercer… Votre mère, Evelyne Mercer, s'est fait tuer hier soir…
- ……
- Nous avons déjà contacté votre frère et nous l'avons mis au courant… Il dit qu'il va arriver d'ici 20 minutes… Nous allons rester avec vous jusqu'à son arrivé.
- ……..
- Nous allons aussi devoir vous poser quelques questions…
- Mais vous n'êtes pas obligé d'y répondre, si vous préférez attendre la venue de votre grand frère.
- Quel est votre nom?
- Harry Mercer…
- Quel âge avez-vous?
- 17 ans…
- Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois avant le décès de celle-ci?
- ……….
- M. Mercer? Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois?
- Joe, laisse-le tranquille, sa mère vient de se faire tuer!
- J'fais mon boulot moi!
- Harry! Harry bon sang, j'suis venu aussi vite que j'ai pu! Est-ce que ça va?
- Jerry…
- Quoi Harry?
- Elle est morte… Ma est morte…
Harry se réveilla en sursaut, essoufflé, comme s'il avait couru un marathon. Sa tête lui faisait mal et ses jambes étaient lourdes comme deux blocs de bétons. Il grinça les dents, ferma les yeux et se frotta les tempes.
- Harry?
Le concerné se retourna et découvrit Jack et Bobby qui le regardaient avec insistance.
- Quoi, demanda sèchement Harry.
- C'est bon, il est revenu parmi nous, s'exclama joyeusement Bobby en donnant une tape amicale dans le dos de son petit frère.
- C'est quoi cette histoire de retour, s'énerva un peu le dernier Mercer.
- T'as failli nous tuer tous les deux, expliqua Jack en montrant la petite cicatrice blanche que le traitement de l'infirmière avait laissée. Mais tu m'as juste blessé un peu, alors y'a pas de quoi fouetter un chat.
- J'ai mal à la tête, dit simplement Harry en se frottant là où Bobby l'avait assommé.
- C'est ce qu'on dit, y'a pas de quoi fouetter un chat. T'avais perdu la carte, tu m'as sauté dessus, t'as fait apparaître une dague, Jack t'as sauté dessus, t'as manqué de le tuer et j't'ai assommé, raconta rapidement Bobby.
- Assommé avec quoi, merde!
- Sans importance…
- Bobby, menaça dangereusement Harry.
- La crosse de mon gun, marmonna-t-il juste assez fort pour que son petit frère l'entende.
- Bordel, s'exclama Harry en se recouchant sur son lit. T'aurais pas pu y aller moins fort!
- Hé, petit, j'te ferais remarquer que tu nous menaçais avec une putain d'arme et que tu semblais assez fou pour l'utiliser!
- J'me souviens de rien, marmonna Harry.
Bobby et Jack hochèrent la tête d'un même mouvement.
- Ouais, le vieux timbré dit que c'est un effet secondaire de ta possession, expliqua Bobby en s'accoudant contre le lit aux draps blancs.
- Possession? Ça veut dire que je voulais dans les airs en faisant tourner ma tête et que je vomissais partout, demanda Harry en faisait référence au vieux film Exorcisme.
- Ça aurait été marrant, mais non, rassura Jack.
- Et vous avez pas eu recours à un prêtre?
- Comme si on t'aurait laissé seul, attaché sur un lit, avec un prêtre, rigola Bobby en donna un petit coup sur l'épaule de Harry. Avec ta belle Gueule d'Ange.
Harry ria et se frotta les yeux en se redressant.
- Et est-ce que vous sachez autre chose sur… sur ça, demanda Harry.
- Ben le Directo a dit que c'était ton pote Voldy qui t'a fait ça, raconta l'aîné. À cause de ta cicatrice je crois… Tsé, une sorte de lien.
- Assez puissant comme lien, puisque tu étais son patin. Tu répétais ses mouvements et ses désirs, continua Jack.
- Et pourquoi ce Voldy voudrait vous tuer, demanda Harry qui n'y comprenait rien.
- Ben l'vieux dit que c'est parce qu'il déteste les moldus, Jack pense que c'est pour te blesser et moi je pense que c'est parce qu'il sait à qui il a à faire, sourit-il en se bombant le torse.
Harry fut pris d'un fou rire incontrôlable et donna un coup de poing amical dans le ventre de son grand frère pour faire dégonfler son torse. Puis, l'infirmière entra en trombe dans la pièce et les fixa d'un air sévère.
- Messieurs, ceci est une salle de repos et si vous n'êtes pas sortit d'ici 30 secondes, je le ferais moi-même, menaça-t-il.
- Et avec la taille qu'elle a, je crois qu'elle serait capable, chuchota Jack à Harry avant de partir en lui adressant un clin d'œil.
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Harry passa seulement une journée à l'infirmerie… En faite, il passa juste quelques heures, après avoir rendu la pauvre infirmière complètement folle. C'est elle qui l'a mise dehors et il ne manqua finalement que l'avant-midi de sa journée de classe. Une fois dans la Grande Salle pour le dîner, Harry remarqua que personne ne faisait attention à lui. Son état psychotique de ce matin n'avait pas dû être ébruité et c'était tant mieux ainsi… Et pour son absence, il avait lui fait croire qu'il avait foxé. Rien de plus simple. Décidément, Harry se sentait de très bonne humeur, assez, même, pour discuter avec Ron.
- Alors, qu'est-ce que tu as fais de ton week-end, demanda Harry en se servant un peu de jambon.
- Samedi j'ai étudié pour les examens de décembre et dimanche j'ai eu entraînement de Quidditch, raconta Ron en mettant plein de Ketchup sur ses saucisses. Je vais te dire, le Quidditch avec le temps qu'on a eu, c'est vraiment pas commode. Mais que veux-tu, notre capitaine est débile.
- Wooh, un instant Ron, l'arrêta Harry. Recule un peu en arrière et explique moi ce qu'est le quitiche, parce que c'est genre un mot inconnu pour moi, lui demanda-t-il.
- Ouais, je comprends, sourit Ron. Le Quidditch, c'est un sport qui se passe sur des balais et qui consiste à lancer un gros ballon rouge dans un des trois anneaux.
- C'est juste ça, s'étonna Harry la bouche pleine.
- Disons que c'est le résumé le plus basique que tu ne pourras jamais avoir, expliqua Ron en souriant. Y'a des congnards, qui sont des ballons qui essayent de te faire tomber, des gens pour les bloquer, un gardien pour les anneaux, un vif d'or, que si tu attrapes, la partie se finit avec des points en plus…
- Ouais, ouais… finalement, j'ai en rester au hockey, marmonna Harry.
- Tu ne sais pas ce que tu manques.
- Toi non plus.
Il y eut un silence.
- Alors… comment ça s'est passé avec Malfoy, demanda finalement Ron d'une voix étrange.
- J'sais pas, j'y suis pas allé.
- Ah, soupira Ron de bonheur. Je savais que tu avais du bon sens.
- J'avais surtout une retenue ouais, corrigea Harry. Mais bon, d'après Jack, j'ai bien fait de pas y aller…
- Comment ça?
- J'en sais rien, il n'a pas voulu m'en dire plus. Ah les grands frères… Des vraies tâches.
- À qui le dis-tu, soupira Ron en roulant des yeux.
Harry observa soudainement son compagnon de gauche sous un oeil nouveau.
- Tu ne m'avais pas dit que tu avais des grands frères.
- Ouais, répondit Ron en jouant dans son assiette avec sa fourchette. J'en ai 5…
- Wow, siffla Harry.
- Ou plutôt, j'en avais 5…
Malaise. Harry avait une drôle de boule dans l'estomac.
- Hum… désolé Ronny… J'voulais pas…
- Non, non… ça va… J'veux dire, faut que j'assume… Ce qui est fait est fait, répliqua-t-il avec amertume.
- Tu veux en parler, demanda Harry s'étonnant lui-même de ses paroles.
- Euh…
Visiblement, Ron était tout aussi étonné que Harry.
- J'aimerai, mais pas ici… Y'a trop de monde.
- Pas de problèmes, amène-toi, déclara Harry en l'entraînant hors de la Grande Salle
Les deux jeunes hommes déambulèrent dans les corridors jusqu'à ce qu'ils trouvent un coin tranquille.
- Allez maintenant, le pressa Harry qui avait retrouvé son « tact » habituelle. Shoot.
- Ben comme je te l'ai dit, ma petite sœur, Ginny, est morte, lors de ma deuxième année.
- Ouais, à cause du père de Malfoy, se rappela Harry.
- Ouais… C'est ce connard qui a mis le journal intime de Tu-Sais-Qui et qui a ensorcelé ma soeur. Ça a fini par la tuer et ça a tué plusieurs élèves… On n'a pas pu l'arrêter, parce qu'on a jamais su où était la chambre des secrets. Le serpent a tué près de 11 élèves… et un prof.
- Ça devait être tout un serpent venimeux, lâcha Harry.
- C'est le serpent de Tu-Sais-Qui
- En plus d'être extrêmement venimeux, il est énorme!
- Ça va, ça va, j'ai vu le topo. Continue.
- Comme Tu-Sais-Qui est revenu grâce au journal et… et à la mort de Ginny, les meurtres et désastres n'ont pas cessé de se poursuivre. Des attaques de mangemorts, des tortures, des Doloris… Mon frère Percy a été le deuxième de ma famille a avoir succombé…
- Comment ça?
- Il se trouvait simplement au mauvais endroit, au mauvais moment… Puis, y'a eu Charlie, qui lui s'est fait tué parce qu'il avait refusé d'aider Tu-Sais-Qui à dresser des dragons pour attaquer les gens et les bâtisses. Et mon père est présentement à l'hôpital… Il s'est fait mordre par un loup-garou et on ne sait pas s'il va s'en sortir…
Harry resta muet et fixa le vide. Ronny ne l'avait pas eut facile et il comprenait très bien ce que c'était que de perdre quelqu'un et de presque le perdre…
- Ma mère est morte l'année dernière, lâcha Harry. J'ai été le premier à la savoir et c'est des crisses de putain de flics qui me l'ont dit… Et t'imagines que c'était pas en douceur que je l'ai su. Y'était 5h du matin, ça a cogné, j'ai répondu et les flics étaient là. J'croyais que c'était à cause de Bobby qui avait encore fait une connerie et qu'ils voulaient des renseignements, comme d'habitude, quoi… Mais non, ils sont entrés et ils m'ont dit sec de même :
- M. Mercer… Votre mère, Evelyne Mercer, s'est fait tué hier soir…
- Je voulais les tuer… leur arracher les yeux et leur faire bouffer leur intestin. Je voulais taper sur tout ce qui bougeait, griffer, pleurer, mais j'avais juste cette bouffée de chaleur incontrôlable qui me montait à la tête et qui me donnait le vertige. J'étais dans une sorte d'inconscience, conscient…
- Pareil pour moi… Surtout pour Ginny… C'était ma petite sœur… Elle ne le méritait pas et je me sens tellement coupable de ne pas l'avoir vu avant qu'elle n'allait pas bien… J'suis un imbécile…
- On passe tous par là, déclara Harry. Maudit que j'voudrais avoir une clope…
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Jack s'ennuyait ferme. Les journées étaient longues et toujours entendre Bobby râler était devenu insupportable. Et comme Harry avait encore une retenu ce soir, il allait encore devoir le supporter. Jack l'aimait bien, mais y'a toujours des limites…
Soupirant, le rocker décida d'aller s'enfermer dans sa chambre, en espérant avoir la paix. Pour faire passer le temps, il décida de ranger ses bagages.
- Pourquoi ne pas y avoir pensé avant, se dit-il en ouvrant le premier sac.
- Parce que seul ta guitare importait, lui rappela une autre voix dans sa tête.
Le contenu de déballa sur son lit et il trilla ses vêtements, pour les placer dans les tiroirs. S'il le faisait assez lentement, il pourrait au moins perdre une bonne heure. C'était déjà une heure de moins à entendre Bobby se plaindre qu'à pas de télé, de hockey et de bière.
En prenant un de ses jeans pour le plier (tant qu'à vouloir perdre son temps, autant le faire jusqu'au bout), Jack remarqua quelque chose de dur dans la poche arrière de ce dernier. Il eut un élan d'espoir qui se réalisa. En retirant l'objet, il découvrit avec joie un paquet de cigarette oublié. Se retenant pour ne pas crier de joie, Jack l'ouvrit et remarqua qu'il n'en restait plus qu'une.
Décidant de faire son égoïste, il la garda pour lui et décida d'aller la fumer sur-le-champ. Il en avait vraiment, mais vraiment besoin. Il alla chercher son briquet dans la chambre de Harry (qui est toujours le premier endroit à aller vérifier lorsqu'on cherche quelque chose) et prit son briquet parmi les autres trucs piqués de son p'tit frère.
Puis, tranquillement, évitant de faire trop de bruit pour ne pas déranger Bobby qui faisait la sieste sur le divan, Jack sortit de l'appartement. Il regarda sa montre.
22h
Il savait que techniquement, il n'avait pas le droit d'être dehors à cette heure, mais quand on a un besoin pressant, on doit y aller non?
Y allant au hasard, suivant son instinct, Jack finit pas se retrouver au sommet d'un tour, bien tranquille.
- Parfait, pensa-t-il.
- Un peut frisquet pour ce qui est du bas de la ceinture, continua la voix taquine qui se trouvait dans la tête de Jack.
- J't'emmerde, au moins j'ai une clope.
Mais il est vrai que la fin du mois de novembre entraînait nécessairement une vague de froid. Mais en bon fumeur qu'il était, Jack s'y était habitué. Allumant son briquet, il alluma sa cigarette et inspira avec délectation cette dernière comme si c'était le meilleur goût au monde.
- J'en avais bien besoin, se dit-il à haute voix en expirant.
- Tiens, tiens, un lion loin de son troupeau, le nargua une voix que Jack reconnu.
Lentement, avec un sourire, le rocker se retourna, prenant appui sur le rebord de pierre de la tour. Devant lui, se trouvait le beau blondinet qu'il avait vu vendredi. Hum, avec les cheveux un peu négligés, la chemise blanche et le pantalon noir qui moulait juste assez pour imaginer, le sourire de Jack devint quelque peu… pervers.
- Hum, miam miam!
- Ta gueule perverse, pensa Jack.
- Hé, j'suis dans ta tête, donc pervers toi-même.
- J'ai dit ta gueule, s'auto insulta Jack sans cesser de sourire et de fixer le blond.
- Je croyais t'avoir dit que tu ne pouvais te trouver hors de ton dortoir à cette heure, continua Draco en essayant d'ignorer le regard de Jack et de paraître assuré. Je sens que les lions vont perdre encore des points.
Jack sourit et prit une inspiration de sa cigarette avant de s'approcher de Draco. Ce dernier eut un mouvement de recule, mais sa course se fit contre un mur, qui semblait être apparu de nulle part. Jack le rejoint et lui bloqua toutes échappatoires avec ses bras, en plaçant ses mains de chaque côté du blond. Le visage de Jack n'était qu'à un mètre de celui de Draco. Toujours en souriant, Jack expira sa fumée dans le visage de Draco, qui s'étouffa.
- Combien de fois je vais devoir te le dire, chaton, que je ne suis pas un lion, susurra-t-il en fixant les yeux bleus de son opposé. Je suis plutôt une panthère.
Draco l'observa, mal à l'aise. Pensa que c'était parce qu'il ne comprenait pas sa dernière remarque, Jack poursuivit.
- La panthère est agile, silencieuse, gracieuse et elle te prend toujours pas derrière.
Draco se retint de ne pas rougir à la dernière remarque à double-sens de Jack, mais c'était perdu, car ses joues blanches prirent une légère couleur rosée, juste assez visible pour que Jack le remarque.
Le Mercer eut un mini sourire de victoire, tandis que Draco fulminait. Il détestait la position dans laquelle il se trouvait. Ce n'était pas lui qui devait jouer la vierge effarouchée!
Se ressaisissant, Draco empoigna de pull de Jack et le retourna brusquement, le plaquant contre le mur de pierre.
- Wow, on est vite en affaire blondie, fit remarquer Jack en prenant une autre inspiration de sa cigarette.
- Ne m'appelle pas blondie, menaça Draco qui se sentait insulté.
- Alors tu préfères vraiment chaton?
Draco le poussa rageusement contre le mur, assommant un peu Jack.
- Ne m'appelle pas du tout!
- Écoute beau blond, le sado-masochisme, c'est tentant, mais j'pense pas que c'est la meilleure façon de nous introduire.
- Pédale, injuria Draco. J'suis pas comme toi!
Jack ne sembla pas être blessé par la remarque, ce qui déstabilisa Draco. Jack était habitué des remarques de ce genre et il avait appris à les ignorer. Avec le temps, on se forge une carapace. Mais avec le temps, on a aussi une sorte de radar et Jack pouvait parier que ce petit frustré de la vie avait un petit quelque chose qui pourrait faire de lui sa prochaine victime à coup sûr… Bon oké, une victime consentent, ça va de soi. Jack n'était pas un violeur.
Profitant d'un moment de faiblesse du jeune blond, Jack agrippa aussi le pull de Draco et posa ses lèvres sur le blond. Hé oui, Jack est vite en affaire, mais il voulait savoir si vraiment son radar était juste, sinon, il chercherait ailleurs. Il n'allait quand même pas passer des mois à se questionner. La manière directe est toujours la plus efficace!
Draco resta figé pendant quelques instants. Il ne s'attendait pas à ce que Jack l'embrasse. Il ne s'attendait pas à ne pas réagir et à se faire de nouveau plaquer contre le mur, avec le corps du frère de Harry contre le sien. Sa tête tournait et il ne savait pas ce qu'il devait faire. Ou plutôt, oui il le savait, mais ses bras refusaient de bouger.
Jack, lui, voyant que le petit blond ne résistait pas ou ne le repoussait pas, continua son baiser, qu'il approfondit en passant une main derrière la nuque de son futur (il espérait) amant et son autre main sur sa hanche.
Finalement, Draco eut assez de force pour détourner la tête et mettre fin au baiser. Jack ne bougea pas, faisant courir son souffle chaud sur l'oreille droite du blond, qui lui reprenait ses esprits et qui tentait de ralentir les battements de son cœur, de peur que le Mercer ne les entendent et ne se fasse des idées. Ou peut être était-ce parce que Draco avait peur qu'il découvre quelque chose d'autre…
- J'peux savoir ton nom, murmura Jack.
Draco frémit en sentant les lèvres de Jack frôler son oreille. Le rocker enregistra l'information comme quoi le blond était sensible au niveau des oreilles.
- Non.
- Allez, supplia gentiment Jack en accotant son front contre le côté de la tête de Draco. J'aimerai savoir qui j'ai embrassé.
Le mot sonna comme une gifle pour Draco. Il avait embrassé un mec… Le frère de Potter, UN MEC!
S'il ne se suicidait pas, ça allait être son père qui le tuerait s'il l'apprenait.
- Dit-le, ordonna Jack d'une voix grave et sensuelle. Sinon je ne te laisse pas partir et je te torture.
Draco ne répondit pas.
- Et tu devrais craindre mes tortures, continua Jack en lécha l'oreille de Draco.
Le serpentard frémit, ce qui fit rire Jack. Draco commença à se débattre et Jack le relâcha un peu.
- Je veux juste ton nom et après je te laisse partir… À moins que tu aimes là où tu te trouve.
Draco se retourna vers Jack et le fixa intensément.
- Draco Lucius Malfoy, dit-il sèchement.
- Et bien, Draco Lucius Malfoy, ce fut un plaisir. Au bonheur de nous revoir, déclara Jack en s'écartant.
- Dans tes rêves, siffla Draco en s'écartant brusquement.
- J'y compte bien.
Draco s'arrêta, mais ne se retourna pas. Serrant les poings par frustration, le blond sortit de la pièce, enragé, ne le rendant que plus mignon aux yeux de Jack.
- Ouais, celui-là, il faut vraiment que je me le fasse.
- Ta gueule perverse.
- Oh, arrête, tu en meurt d'envie.
- Ouais, mais j'ai déjà assez de Bobby pour m'énerver, alors si ma propre tête commence à faire pareil, j'pense que je vais virer fou!
- C'est déjà fait, mais bon…
- …Hé, où j'ai fourré ma clope moi?
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Ce matin-ci, Harry ne se réveilla pas possédé par X démon. Mise à part la forte douleur qu'il avait à son dos, à ses mains et à ses épaules à cause du récurage. Et Harry avait aussi un gros mal de tête, mais ça c'était à cause de la brunette, qui n'avait pas arrêter de lui casser les pieds, comme d'hab.
Juste parce qu'il avait embrassé un peu (beaucoup) sensuellement une rousse dans le corridor, elle avait pété les plombs et à la retenue, elle n'avait pas arrêté de se la ramener avec la blonde qu'Harry s'était « occupé » cet après-midi.
- Ah, les femmes…
La seule joie de Harry était de constater qu'il avait réussit à dormir seul, sans avoir à rejoindre Jack… Qui d'ailleurs n'était pas dans l'appartement lorsqu'il était rentré de sa retenue. Le dernier Mercer pensa que le rocker avait dû faire une p'tite promenade.
En enfilant son uniforme retouché par ses soins et celui de ses frères, Harry appliqua aussi un peu de gel, avant d'enfiler ses verres de contacts réguliers. Aujourd'hui, il avait trop mal à la tête pour être encore le centre de l'attention.
Cette « attention », justement, lui plaisait assez, dans la mesure que ça en était juste pathétique. Dès que Harry faisait quelque chose d'un peu trop marginal, tous les élèves et les profs étaient en émoi et agissaient comme si Migg Jagger était dans l'école. Y'avait juste le vieux directo qui était pas trop pire, mais encore là, ces attitudes de freaks-peace-and-love lui faisaient froid dans le dos.
Enfin bref, Harry cligna frénétiquement des yeux, pour s'accommoder à ses verres de contacts et regarda son horaire. Il avait Sortilèges comme premier cours.
- Génial, se dit-il. Des heures de plaisirs à dire n'importe quoi avec un nain barbu.
Même si Harry était incapable de faire une potion ou de dire correctement un sort, au moins, à la fin de toute cette histoire, il pourrait au moins se vanter d'avoir vu plus de choses fuckées que n'importe qui à Détroit… Et même n'importe qui au monde… bon, le monde normal, mais on s'en fout.
Un semi-géant, un nain avec une barbe de la mort, des animaux fucking weirds, des chandelles qui volent, des tableaux qui parlent, des arbres qui bougent et tout le reste dont Harry ne se souvenait plus pour l'instant. De quoi combler une vie.
Soudain, la voix de Bobby le tira de ses pensées.
- Hé, p'tit mec blanc, ça fait un bail!
- Notre sauveur, crièrent en même temps Bobby et Jack. Est-ce que t'as ce qu'il nous faut!
- Qué passa! On est juste bon à faire les pigeons!
- Libre à toi de faire le ménage aussi, lui fit savoir Bobby.
- Oh Bobby, espèce d'idiot!
Harry entendit quelqu'un foutre un raclé à Bobby. Le dernier Mercer sourit. Il savait très bien qui venait d'arriver. Souriant, il sortit de sa chambre et vit Angel, à la porte, avec Sofia.
- Hé, Weirdo, l'appela Angel en l'apercevant.
- Angel, vieux frère, accouru Harry en lui sautant dans les bras.
- Wow, j't'ai vraiment manqué, rigola son grand frère.
- Et si tu as des cigarettes, je pourrais t'embrasser, fit-il savoir en relâchant Angel.
- Ça n'y pense même pas, fit savoir Sofia en embrassant Angel.
- Mais pour vous rassurer, j'ai votre stock, assura l'arrivé après avoir quitté les lèvres de sa douce.
Un cri de joie retentit dans l'appartement. C'était presque si les trois ne faisaient pas une danse de la joie.
- Ouain… Alors ce que vous disiez dans votre lettre était vrai. C'est si merdique que ça, demanda Angel.
- T'as pas idée, approuva Bobby en fouillant dans les sacs. Un enfer, pas de bière, pas de télé, pas de radio, pas de hockey, pas le droit de fumer et même pas de femmes qui soient entre 18 ans et 30 ans. Bref, rien de baisable… sauf ta Vida Loca.
- N'y pense même pas Bobby, fit savoir Angel en rigolant et en enlaçant sa belle par la taille.
- Y'en a un qui a de la chance, souffla l'aîné. Tiens, tiens, on voit comment vous compter passer le temps, remarqua Bobby en sortant une petite combinaison sexy.
Enragée, Sofia l'arracha des mains de Bobby, prit son sac et fila dans un des chambres.
- C'est que c'est la mienne, fit savoir Jack.
Mais trop tard, la porte claqua.
- Pi toi Angel, demanda Harry. La vente, c'était comment?
- Pas si mal…
- Combien, voulu savoir Bobby.
- Zéro. On a pas vendu. Personne ne voulait l'acheter, on a une trop bonne réputation.
Les trois autre Mercer soupirèrent de soulagement. Personne n'avait voulu vendre la maison de Ma, mais comme ils devaient tous partir, ils n'avaient pas eu d'autre choix. Mais maintenant…
- Alors qu'est-ce qui arrive, demanda Jack.
- On a placardé et on l'a laissé là. De toute manière, personne ne va oser entrer dans notre baraque. Et après y'a un drôle de mec qui est venu et qui nous a aussi donné le truc que vous avez eu pour venir ici. C'est vraiment pas cool.
- On sait, on essaye d'oublier, marmonna Bobby. Ah, enfin!
Il venait de trouver une bière.
- Mais elle est chaude, le prévint Angel.
Mais cela n'empêcha pas Bobby de la déboucher et de la boire.
- J'm'en fiche, dit-il entre deux gorgée. J'en ai trop besoin.
- Demande à Weirdo de te la refroidir avec ses pouvoirs, rigola Angel en prenant place sur un divan avec les autres.
- Si j'pouvais le faire, j'en ferai apparaître, déclara Harry.
- Alors les cours, ça donne quoi?
- Des filles, sourit Harry.
- Et des retenues, ajouta Jack avec un air moqueur.
- Donc c'est pas concluant, en déduit Angel, amusé.
- Dans le mile. Mais j'sème la zizanie et je perturbe l'autorité, bref, je fais exactement ce que je voulais faire.
- Alors continue, l'encouragea son grand frère. Ils disent toujours de faire ce qu'on veut faire plus tard.
- Je pourrais être un pionnier, décida Harry en buvant une gorgée de la bière de Bobby. Je serais le premier perturbateur de l'ordre, du calme et de la civilité payé. Ça, ça serait un job cool.
- Continue de rêver, lui fit savoir Bobby. Et arrête de boire ma bière, dit-il en la lui reprennent. Non, mais, ça a cours bientôt et Mônsieur se soul!
- Ah, laisse-le, c'est parce que j'suis là. Il peut bien manqué un cours.
- T'as raison, approuva Bobby. Allez Gueule d'Ange, va te chercher une bière, t'es dispensé pour obligation familiale.
- Oh, quel dommage, dit Harry en ayant l'air triste. Je suis obligé?
- Arrête ton cirque et lève-toi, ordonna Jack. Pi amène-moi aussi une bière.
- Moi i too, dit Angel.
Souriant, Harry se leva et prit trois autres bières. Ça lui faisait tellement du bien qu'Angel soit là. Poudlard n'a qu'à bien se tenir, les Mercer commencent à se rassembler.
- Oh, pendant que j'y pense, se souvint Angel. Jerry vous dit bonjour et il dit qu'il va essayer de venir avec ses p'tites d'ici trois semaines.
Harry eut un sourire sadique. Plus que trois semaines.
