Merci mille fois pour vos retours et surtout d'être encore là après toutes ces années ou ces quelques semaines pour certains d'entre vous, ça me touche toujours autant de vous voir me suivre avec autant de fidélité.
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Merci à Mysty, Chipie et Akira-kyubi.
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Merci à Cha pour son œil avisé.
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Enjoy
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Chapitre XIV : " Cheyenne "
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7 heures…
Au bruit si typique du moteur de l'Impala, Bobby relève la tête et abandonne sa tasse de café près du percolateur. Il enfonce sa casquette, prêt à bientôt en découdre avec cette fichue tête de mule de Winchester qui lui sert d'employé.
Pas de son ressort, non mais quoi encore !
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Il jette un coup d'œil vers la porte du bureau de Charlie, grande ouverte. Elle a débarqué dix minutes plus tôt et, vu les cernes, ses traits tirés et son bâillement à s'en décrocher la mâchoire en arrivant, sa nuit a dû être courte.
Comme les deux dernières d'ailleurs, à la réflexion.
C'est décidé, quand cette histoire sera "officieusement" clôturée, il fermera vraiment l'agence quelques jours. Ils en avaient tous besoin. Dean le premier, semble-t-il.
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La porte s'ouvre justement sur les deux frères. L'aîné marque un temps d'arrêt, ne s'attendant très certainement pas à ce que Bobby soit déjà là.
" Surpris peut-être ? " lâche celui-ci en croisant les bras.
" Ne te mêle pas de ça ", d'une voix neutre en se dirigeant vers le bureau de Charlie.
" Que je ne mêle pas de ça ? " hurle Bobby en attrapant Dean par le bras et le retournant violemment. « Tu te fous de ma gueule, j'espère », en le repoussant. " Pour qui tu te prends, p'tit con ? ", hors de lui. " Tu crois quoi ? Que je vais te laisser faire l'imbécile sans réagir ? "
" C'est devenu une affaire personnelle Bobby… Personnelle, tu m'entends !", crie à son tour Dean.
" Oh mes excuses, Princesse " siffle-t-il. " Pardonnez-moi d'avoir pu imaginer un seul instant que nous étions plus que des partenaires, hein " postillonne Bobby, fou de rage.
" Bobby, c'est pas ce que je voulais dire ", se renfrogne soudain Dean, tête basse.
" Tu préfères le terme plus délicat de « Pas de mon ressort », c'est ça ? " poursuit-il.
" Non » se désole Dean en croisant le regard de son frère, pétrifié, qui se tient debout derrière Bobby.
" Idjit ", en martelant son index sur la poitrine de l'aîné. " Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre toi et ce Novak et ", en levant la main pour faire taire Dean avant qu'il ne réplique, " et je ne veux pas le savoir… Tu fais ce que tu veux de ton cul mais, en ce qui me concerne, le mien de cul me fait vachement mal, genre pris à sec, avec du gravier, si tu vois ce que je veux dire ? ", reprenant par là une des expressions favorites de Dean.
" Bobby ? » murmure ce dernier, estomaqué.
" Quoi, Bobby ?", en retirant sa main et repoussant sa casquette. " Écoute-moi bien, gamin… Je suis crevé… Je suis de très mauvais poil et, par-dessus tout, j'ai horreur qu'on me prenne pour un con… Parce que trois cadavres sur les bras et 50,000 dollars pour effacer l'ardoise, ça, tu vois, ça me reste en travers de la gorge… Alors on va le retrouver ton petit soldat et on va par la même occasion en profiter pour aller foutre un joyeux bordel dans toute leur merde… Histoire que ça pue ailleurs que sous mon nez ", hurlant la fin de sa phrase.
" C'est pas mon p'tit soldat " marmonne Dean en redressant le menton.
" LA FERME », en se dirigeant vers le bureau de Charlie.
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" La vache ! " finit par lâcher Sam en se passant la main dans les cheveux.
" Tu l'as dit » réplique Dean, abasourdi.
" Vous attendez quoi ? " les harangue Bobby.
" Je crois que je l'ai foutu en rogne " grimace Dean, mal à l'aise.
" Non vraiment, tu crois ? " se moque Sam en roulant des yeux. " Amène-toi, abruti ", en lui tapant sur l'épaule en passant.
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Charlie les attend, contenant difficilement son envie de sourire.
" Te gêne surtout pas » grommelle Dean, dépité. « Au point où j'en suis »
" Petit soldat, hein ? " répète-t-elle. " Je le savais… Je vous ai direct shippé tous les deux », ne pouvant cacher sa joie tout en tapotant sur son clavier.
" Tu n'auras bientôt plus rien à shipper si on ne le retrouve pas avant eux " balance froidement Dean.
Tous se tournent vers lui, surpris parce ce que sous-entend sa phrase.
" Pour Spreight, t'as réussi à trouver quelque chose ? " enchaîne-t-il, feignant de les ignorer.
" Oui, et d'après ce que j'ai pu rassembler sur lui, le mec est clean… Et il est effectivement ami avec Novak et ce depuis le collège, dixit des photos d'époque, un peu pourries d'ailleurs » se sent-elle obligée de préciser. " Il a fait quelques boulots dans le civil, rien de bien extraordinaire, avant de finir par opter pour l'uniforme, il y a de ça onze ans "
" Okay… Garde quand même un œil sur lui, tu veux " lui demande Dean d'une voix lasse.
" C'était bien dans mes intentions »
" Et pour les rois mages ? " ose Sam.
" J'ai peut-être quelque chose ", en souriant, son « peut-être » ayant une tonalité de " très certainement ».
" On t'écoute »
" Déjà, les rois mages : Melchior, Gaspard et Balthazar… J'ai pensé aussi à Matthieu, vu que c'est le seul apôtre qui les mentionne dans les évangiles… J'ai ensuite lancé mon petit bébé chéri de programme de recherche en croisant ces données avec celles de l'armée… Mais j'ai dû revoir ma copie : trop d'inconnues, trop de possibilités… C'était ingérable et puis surtout on n'avait pas le temps ", tout en continuant à pianoter " J'ai donc recentré mes recherches sur les données qui nous étaient connues, c'est-à-dire : Skean, Novak, Crowley, Barnes et Panowski "
" Bien joué » fait Sam en se plaçant derrière elle.
" Et bingo », en retournant l'écran face à Dean. " Je te présente l'ex-lieutenant Balthazar Roché »
" L'ex ? » répète Sam.
" Il a démissionné et s'est reconverti depuis dans un secteur bien plus… lucratif »
" C'est-à-dire ? "
" Le mercenariat ", en s'enfonçant dans sa chaise.
" Quel est son lien avec Skean ? »
" Officiellement aucun, mais avec Novak par contre… ", en se redressant pour s'appuyer sur le haut de son écran.
Elle voit les lèvres de Dean se pincer et sa mâchoire se crisper.
" Roché a été sous ses ordres pendant deux ans avant d'être promu et muté dans une autre unité… Il est parti ensuite un an en Irak et, à son retour, il a remis sa démission sans aucune autre explication… Depuis il était connu pour offrir ses services moyennant finance, même si dernièrement il s'est montré plutôt discret, pour ne pas dire carrément invisible ".
" Ça ne nous aide pas vraiment à y voir plus clair » bougonne Bobby.
" On s'en fout d'y voir plus clair… Ce mec » fulmine Dean, en pointant l'écran et fixant Bobby. " Skean l'a désigné comme étant l'assassin de Crowley et Cass est parti à sa recherche, seul… Sans oublier qu'il faut rajouter à toute cette équation un taré en liberté qui s'amuse à tirer à vue, et ces putains d'emplumés qui ne laisseront personne écorner leur image de braves petits soldats de plomb de merde » s'énerve-t-il en repensant au "potentiel" déserteur qu'est devenu Novak.
" Tu as une adresse ? " demande Sam alors que Bobby pose une main sur le dos de l'aîné pour tenter de le calmer.
" Il possède une propriété près de Cheyenne… Je te transfère les données sur ton téléphone »
" Merci Charlie », en s'écartant. " Tâche de savoir s'il y est présent… Dean ? " l'interpelle-t-il.
" Je suis prêt ", en se redressant. " Allons-y », en se frottant le visage.
" Avant, j'ai besoin que tu me promettes de me faire confiance "
Dean fronce les sourcils, dubitatif. Ne comprenant pas où son frère veut en venir.
" Tu es trop impliqué dans cette histoire… Te connaissant, tu vas encore foncer droit dans le tas et réfléchir après, sauf qu'ici, l'après, ça pourra être aussi la fin »
" Qu'est-ce que tu essayes de me dire, Sam ? ", sur la défensive.
" Que dorénavant, tu lui obéiras » claque la voix de Bobby.
" Je te demande pardon ? ", d'une voix sourde.
" Pour une fois, tu laisses ton frère prendre les commandes… C'est ça ou tu restes ici, je te menotte à ma bagnole et je prends ta place »
" C'est Cass, bordel ! », en haussant le ton.
" Justement ", en croisant les bras. " À toi de voir ».
" Okay », en se pinçant l'arête du nez.
" Je veux une promesse claire et nette, et si j'apprends que tu as foiré, je ferai en sorte que ton permis de chasseur de prime soit suspendu pour une durée indéterminée " le menace Bobby.
" Tu ferais pas ça ? "
" Chaque seconde qui passe est une seconde de perdue, gamin », éludant la question.
" Allez vous faire foutre ", en faisant mine de partir.
" Tu peux pas y arriver tout seul » lance Bobby. " Et tu le sais pertinemment "
" Faites chier », en frappant son poing sur la table.
" Dean » fait la voix posée de Sam. " Je pensais que tu me faisais confiance ? "
Il entend son aîné expiré bruyamment.
" Okay ", en sortant. " Vous avez gagné » abdique-t-il.
" Bonne chance » marmonne Bobby.
" On en aura bien besoin » répond Sam en suivant son frère.
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Novak a loué une Dodge citadine, posant cash l'argent sur le comptoir sous le regard méfiant de l'employé. Il lui a expliqué qu'il revient d'Afghanistan, qu'il a vidé son compte en banque et part retrouver sa femme et sa fille à Cheyenne. L'homme finit par céder après lui avoir fait promettre de déposer la voiture dans leur filiale locale. Ce que Novak accepte, bien évidemment. Il récupère sa carte de crédit qui lui sert de garantie, mais ne lui sera pas débitée. Nulle trace de son passage ici, hormis sa location qui, elle, est enregistrée. Il se doute bien qu'on finira par retrouver sa piste, la voiture possédant un traceur. Mais là, il a juste besoin de quelques heures.
Il est parti sur un coup de tête, à cause d'une promesse susurrée à l'oreille d'un condamné. Mais il est aussi parti parce que rien n'est net dans cette histoire et qu'il veut des réponses.
Il sait qui a tué Crowley, mais le sergent Skean n'a pas eu le temps de lui expliquer le pourquoi.
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Balty, soupire-t-il alors qu'il prend l'embranchement qui mène sur la I-29.
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Novak s'arrête sur une aire de repos. Il fait le plein, mange un hamburger et s'avale un café. Puis ferme les yeux pendant une heure, ça lui suffit, le soldat qu'il est a appris à ne dormir que d'un œil et à profiter de chaque moment de répit pour récupérer.
Il reprend la route, elle est déserte. Il allume la radio pour briser la monotonie du moteur qui ronronne et l'endort et repense à Balthazar.
À l'homme avec ses yeux rieurs, son humour grinçant, sa désinvolture et cette manie de prendre tout avec dérision.
Au soldat, implacable, obstiné, loyal, courageux, parfois même téméraire mais aussi détrousseur de cadavres et trafiquant à ses heures.
Novak l'avait souvent mis en garde. Il ne pourrait pas toujours fermer les yeux. Mais c'était plus fort que lui, Balthazar adorait parader et se mettre en avant. Briller. L'argent vite gagné, c'était les tournées, les femmes et le prestige dû aux billets verts.
Quelques mois de plus au Pakistan, quelques actes de bravoure, et il avait pu fêter sa promotion avec force et paillettes.
Même Novak qui s'était toujours bien entendu avec lui s'en méfiait, lui reprochant de jouer sur trop de tableaux à la fois.
Peu avant qu'il ne remette sa démission, Roché avait croisé Novak et Spreight au bar des officiers. Il leur avait fait part de sa décision de quitter l'armée en arborant un sourire suffisant.
" L'armée ne vaut que pour ce qu'elle peut rapporter. Et elle m'a rapporté beaucoup… Seulement j'ai noté que la guerre le pouvait encore plus, donc… " avait-il conclu avec un clin d'œil complice avant de vider d'un trait son verre de bourbon.
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Novak avait appris que Balthazar avait troqué l'uniforme pour un costume plus à sa taille : celui de mercenaire. Jusqu'à ce qu'il finisse un jour par disparaître des radars. Novak ne s'en était jamais inquiété. Ils étaient frères d'arme. Pas amis.
L'armée, contrairement à Roché, n'avait apporté à Novak que des désillusions, du sang et des cauchemars devenus quasi son quotidien, mais elle lui avait aussi offert une famille, une vraie, au-delà du nom qu'il portait. Une famille qu'il voulait protéger.
Mais est-ce que tout cela en valait vraiment la peine ? Pouvait-il être autre chose qu'un soldat assujetti ?
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Un appel de phare qui se reflète dans le rétroviseur le surprend et manque lui faire quitter la route. Une moto le dépasse en klaxonnant.
Il cligne des yeux et note qu'il roule à du 50 km/h… Perdu dans ses pensées, il en a oublié où il était et ce qu'il faisait.
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Il augmente le son de la radio et ouvre la fenêtre. Le vent froid et piquant le réveille. Au loin, il aperçoit les Rocheuses.
Dans moins de 3 heures, il atteindra Cheyenne. Il sort son téléphone, fouille son répertoire et s'arrête sur un prénom.
Il étouffe un rire dépité. La vie peut être une vraie salope quand elle s'y met, se dit-il, amer.
Il pourrait l'appeler et tout lui dire, mais ça serait les mettre en danger, lui et son frère. À quoi bon prendre un tel risque !
Novak n'a été pour Dean que le coup d'un soir. Même si pour Novak, Dean fut, lui, l'histoire d'une nuit.
Il pince les lèvres, sourit avec tristesse devant ce constat avant de ranger son téléphone en jetant un regard vide sur son holster.
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Le soleil se lève…
Il décide de s'arrêter pour prendre un café dans un petit déli à l'entrée de la ville.
La propriété de Balthazar se trouve à moins de 15 km au Nord, avec vue sur les montagnes qui déchirent l'horizon.
Novak se demande s'il foulera à nouveau un jour le sable d'Afghanistan. S'ils tiendront leur promesse.
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L'Impala rebondit sur le bitume à chaque changement de dénivelée. Dean flirte avec les limitations de vitesse. Il ne les dépasse jamais, il refuse de jouer avec sa chance. Pas cette fois.
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Sam a pris le volant durant les premières heures, Dean a somnolé sans vraiment réussir à s'endormir. Ils se sont arrêtés pour déjeuner et le cadet a cédé sa place de conducteur à son aîné.
Dean a fait une promesse à son frère et à Bobby, il s'y tient. Ça lui en coûte, mais la vérité est à ce prix-là…
Pour savoir ce qui se trame, ce qu'on leur cache…
Pour connaître la raison qui les a poussés à engager des chasseurs de prime, alors que Dean est à présent certain que l'armée aurait pu suivre les mêmes indices qu'eux. Est-ce qu'ils ont fait cela pour se protéger de possibles retombées ou pour des raisons bien plus funestes ?
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Mais surtout et avant tout, Dean veut comprendre pourquoi cet homme sorti de nulle part a réussi à foutre un tel bordel dans sa vie, et ça en moins d'une semaine.
Sam ne croyait pas si bien dire avec son : " Un de ces quatre... ».
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Le téléphone de celui-ci est posé sur le tableau de bord, mode GPS, il lui indique qu'ils en ont encore pour 3 heures de route. Dean se retient de ne pas appuyer sur le champignon pour rattraper l'avance que Novak doit déjà avoir pris sur eux.
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Kubrick a demandé au taxi de le déposer sur le bord de la route. Le chauffeur l'a regardé s'extirper de la voiture en tirant son sac qu'il a refusé de mettre dans le coffre, le serrant précieusement contre lui comme un trésor unique. L'homme ne cherche même plus à cerner ses clients, surtout quand ils ont des regards de chien fou comme celui-là. Il est presque soulagé de le voir disparaître dans son rétroviseur en reprenant la route vers Cheyenne.
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Kubrick jette son sac sur son épaule et sort son téléphone qui lui indique les différents sentiers qu'il doit emprunter pour rejoindre sa cible. Il suit les ordres de Walker, bien déterminé à lui faire honneur après tout ce que son sergent a risqué pour lui.
Ce même sergent dont la voiture est garée au pied d'une colline, à l'abri des regards… A 500 mètres de la propriété de Roché.
Walker sort de son coffre un SG04 auquel il fixe un silencieux avant de retirer de sa poche une paire de lunettes de soleil. Il a repéré l'endroit idéal et sourit tout en la glissant sur son nez.
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Il faut moins de 5 minutes à Walker pour atteindre sa position. Il se couche et pose le canon de son fusil sur un tronc d'arbre desséché. Il pointe la maison, sourit avant de détourner son arme vers une autre colline qui elle fait face à l'allée centrale de la propriété.
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Le soleil de ce début de journée est doux et la chaleur agréable malgré la saison. Moins d'une heure plus tard, Walker voit Kubrick s'installer et cale la crosse de son fusil contre son épaule.
Manque le dernier invité pour que la fête soit au complet…
Ce dernier ne tarde pas à arriver à son tour.
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La Dodge bleu ciel soulève un épais nuage de poussière en entrant sur la propriété de Balthazar Roché. Malgré l'hiver qui pointe le bout de son nez, le sol demeure sec et sableux.
La voiture est accueillie par les aboiements de deux molosses à la race incertaine. Un homme armé de type hispanique se met à hurler en espagnol. Les deux chiens viennent aussitôt s'asseoir à ses pieds.
Novak sort du véhicule, hésite un instant avant de claquer la portière, et se dirige vers l'entrée.
" Le patron vous attend » fait l'homme avec un fort accent. " Il est dans son bureau… Prenez à droite après le salon ", en écartant le rideau de bambou.
Novak hésite une seconde fois. Il sait qu'il ne peut plus reculer. Cet homme, ses chiens et toute cette propriété viennent de refermer leurs grilles sur lui.
" Las armas " fait l'homme en tendant une main ouverte et lui indiquant d'un mouvement du menton son holster.
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Novak sent l'haleine des deux molosses sur ses cuisses. Il n'a pas d'autre choix que d'obtempérer.
" Gracia " le remercie le garde en glissant l'arme dans la gueule du chien à sa droite.
Une tape sur la tête de l'animal et il autorise Novak à entrer.
" Trop aimable » balance celui-ci en franchissant le seuil.
Il entend l'homme rire dans son dos avant qu'il ne s'adresse à ses chiens.
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Le salon est grand, lumineux et, étonnamment, décoré avec goût. Novak jette un coup d'œil rapide sur la pièce et note la statue en pierre qui trône sur la table basse.
Souvenir d'un pays de sable ravagé par les pillages.
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Il tourne à droite comme indiqué par le garde tout en fouillant sa poche et se retrouve face un petit couloir aux murs couleur pastel, et là, adossé au chambranle d'une porte qu'il suppose être celle de son bureau, se tient Balthazar, T-shirt au col évasé plissé par un holster d'épaule de cuir noir, pantalon en lin et chaussures en cuir. Verre de whisky dans une main, cigare dans l'autre.
Le parfait dandy sûr de son charme et de son fait.
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" Pourquoi es-tu là, Castiel ? " lance-t-il entre curiosité et amusement.
" Pour avoir des réponses " réplique-t-il, impassible.
" Je suppose que je te dois bien ça ", en se redressant après quelques secondes. " Vu que tu ne ressortiras pas d'ici vivant ».
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Fin chapitre XIV
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En espérant que ce chapitre vous aura plu, on se retrouve dimanche prochain pour la suite si le cœur vous en dit.
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Love you.
