Comme toujours, vos commentaires sont lus et appréciés, et j'y réponds avec plaisir.

Cela étant dit, place au chapitre suivant!

Chapitre 14 : Où Ginny est bien dotée

Apparemment, Hermione ne savait pas comment entrer par magie dans un tableau. Mais un rapide passage à la bibliothèque remédia au problème. La brune les entraîna dans le rayon "dématérialisation", attrapa quelques livres, les scanna rapidement, puis après un cri victorieux, elle sortit en courant de la bibliothèque, sous le regard outré de Mme Pince. Retournée devant la peinture, la jeune femme secoua sa baguette et créa un portail transparent sur la toile. Pansy sembla hésiter, mais les deux Gryffondors plongèrent dedans tête la première...

La première chose que Ginny remarqua en entrant dans le tableau, c'est que le champ était humide et que ses baskets s'enfonçaient dans la boue. La seconde fut que derrière les paysans qui juraient en levant leurs fourches, trois chevaliers à l'air aussi aimable que Rogue à un mariage de Poufsouffles avançaient vers eux, montés sur de grands chevaux noirs aux naseaux fumants, épée brandie. Et la dernière chose fut que le sort qu'elle venait de formuler restait sans effet…

Génial, elle allait donc mourir dans une vieille peinture du quatrième étage, avant d'avoir pu faire l'amour avec Harry. C'était hors de question… Pensant à toutes les fois où elle avait embobiné sa mère, la jeune fille à la chevelure de flamme s'avança vers les trois cavaliers déchaînés, se fendit de son sourire le plus évaporé et fit une révérence gracieuse.

« Holà beaux chevaliers ! Je me présente, je suis la demoiselle de LaTourquiPenche, et voici mes, euh... »

Ginny hésita en désignant ses deux amies. Elles pataugeaient dans la boue avec l'élégance de Trolls et la regardaient avec des yeux ronds. Heureusement, Pansy se reprit rapidement et haussa le menton d'un air fier et aristocratique. Probablement habituée à jouer ce genre de comédie, elle tendit une main précieuse vers le premier chevalier, qui s'était arrêté mais gardait dans le doute son épée levée.

"Je suis l'amie de la demoiselle que voici. J'ai pour nom Hortense Du Beaulaurier. Et voici notre servante, la généreuse Guenièvre. Nous nous sommes perdues."

Le chevalier hésitait toujours, mais au moins il avait baissé son bras. Avec un regard suggestif qu'elle espérait limpide vers Hermione, Ginny ajouta :

"Et nous avons perdu de vue nos quatre gants en chemin. Guenièvre, si vous voulez bien vous donner la peine de les chercher, ils doivent être un peu plus loin."

Les chevaliers semblèrent soupçonneux (cette histoire de gants n'était peut-être pas sa meilleure trouvaille), mais Hermione comprit. Après une courbette maladroite, elle s'éloigna, marchant vers le point noir que formait au loin le chevalier du Catogan sur son âne.

"Hé, la gueuse, où tu vas ? tonna le chevalier en avant.

- Elle cherche nos gants! s'empressa de dire Ginny. Excusez là, elle est presque sourde !

- Pourriez vous nous indiquer le chemin vers le château de Dame Elaine ? Nous sommes attendues pour le soir, mais notre guide a disparu et nous voila démunies" fit Pansy.

La diversion marcha. Oubliant momentanément la brune qui s'éloignait, les chevaliers se mirent à réfléchir au chemin le plus sûr pour se rendre dans ce château obscur. Ils étaient occupés à se disputer pour savoir si leur devoir de courtoisie qui leur intimait de les y accompagner primait ou non sur leur devoir de garder l'île Noire lorsque un hennissement furieux leur fit tourner la tête. Monté sur son âne, le Chevalier du Catogan fonçait vers eux en criant « SUS A l'ENNEMIIII ! POUR LA PAUVRESSE ! ».

Les deux chevaliers les plus en arrière dégainèrent leurs armes et s'élancèrent à sa rencontre. Mais le dernier chevalier se tourna vers Pansy et Ginny et leur cria avec haine "Félonnes ! Vous nous avez trompé avec vos charmes ! Vous payerez !".

Le corps de Ginny, rodé au Quidditch, agit avant qu'elle ne comprenne ce qu'il se passait. Elle se jeta de dos sur Pansy et la poussa sur le côté, les bras tendus devant elle pour se protéger de l'épée que le chevalier avait lancé dans leur direction, comme un javelot. Et lorsqu'elle atterrit dans le champ, écrasant la Serpentarde interdite dans la boue, elle tenait la lame entre ses paumes, la pointe affûtée à quelques millimètres à peine de son nez.

Le chevalier jura puis lança son cheval vers les deux jeunes filles à terre. Ginny vit les pattes noires s'approcher mais Pansy la fit rouler sur le côté et les sabots ne piétinèrent que la terre. Sauf que lors de cette roulade salvatrice dans la boue, l'épée de Ginny avait glissé de ses mains. Et lorsque cavalier et destrier lui firent à nouveau face, elle était sans défense…

Heureusement, le chevalier du Catogan s'interposa entre la Gryffondor et le chevalier sombre, petit et ridicule sur son âne flasque, mais ô combien salutaire.

"Allez les gueuses, fuyez ! Votre chevalier Servant assure vos arrières boueux !"

La main d'Hermione, surgie de nulle part, cueillit la rousse et la remit fermement sur ses pieds. Elle lui plaqua l'épée du chevalier dans les mains avant de l'entraîner en toute hâte vers le lac.

"J'ai cru qu'on arriverait trop tard ! Glapit la brune, hystérique.

- Moi aussi ! Admit Ginny. Mais on est là, on est vivantes, et on trouvera cette fichue tapisserie ! Et on a bien intérêt à gagner la guerre grâce à elle !

- Tu sais où tu vas Hermione ? Parce que j'ai l'impression qu'on va droit vers les ennuis là, grogna Pansy, essoufflée.

- Je parie qu'il y a une barque cachée là !"

La sorcière pointait du doigt un bord du lac bordé de fourrées. Un quatrième chevalier courait vers cette même direction, une hache au poing.

"Tu paries ? Ou tu es sure ? s'alarma Pansy.

- Il faudra être rapide ! Fit Hermione, paniquée.

- Je suis pas Gryffondor moi ! J'ai pas signé pour une mort stupidement héroïque !" Cria Pansy.

Les trois amies arrivèrent devant les fourrées une minute avant leur poursuiveur. Hermione avait eu raison, les branches dissimulaient bien une petite barque en bois miteuse. Mais Ginny n'eut pas le temps de se demander si elle était en état de flotter. Déjà le chevalier arrivait, et elles n'avaient pas encore terminé de mettre la barque à l'eau, malgré les efforts désespérés d'Hermione.

Ginny brandit l'épée et se posta entre ses amies et le nouveau venu.

"Dépêchez vous, je vais le retenir !"

Ignorant les protestations d'Hermione, la jeune femme se prépara à accueillir son assaillant. Elle ne comptait pas gagner, juste survivre suffisamment longtemps pour permettre à ses amies de s'échapper. Plus agile et non encombrée d'une armure, elle pourrait sûrement rejoindre la barque en nageant… Si elle arrivait à s'enfuir à temps…

Elle sauta en arrière pour éviter le premier coup de hache, mais sentit le fer frôler son menton. Elle tenta de calmer les battements effrénés de son cœur en pensant au Quidditch. Ce n'était qu'un drôle de Cognard à éviter, et ça elle savait faire. Elle plongea en avant pour éviter d'être décapitée, puis remontant avec vivacité, elle asséna un coup du plat de son épée sur le heaume du chevalier. Un moment sonné, son adversaire vacilla. Quand il la chargea à nouveau, elle n'eut aucun mal à dévier le coup avec son épée…

Ginny sourit. Il y avait quelque chose de jouissif à combattre ainsi. Surtout que depuis qu'Harry l'avait sauvée en terrassant le Basilic avec l'arme de Godric, lors de sa première année à Poudlard, l'épée incarnait pour elle la quintessence de la bravoure...

"GINNY ! MAINTENANT TU ARRÊTES DE FAIRE TA GRYFFONDOR SUICIDAIRE ET TU RAMÈNES TON CUL SUR LA BARQUE !"

La voix puissante de Pansy ramena la rousse à la réalité. Elle s'élança vers l'eau vaseuse, fit quelques brasses rapides puis se laissa hisser par Hermione sur la barque.

Resté sur la berge, le chevalier hurla de rage.

Pansy regarda Ginny avec un mélange d'admiration et de désapprobation. Hermione regarda elle le chevalier qui levait son épée vers les cieux en les maudissant et elle murmura d'une toute petite voix :

"Comment on va rentrer ?"


La traversée du lac fut beaucoup plus tranquille que celle des champs. Hermione qui avait souvent fait du canoë avec ses parents dirigeait leur barque de fortune vers l'île, ramant avec Pansy.

Ginny, étendue entre ses amies, récupérait de son combat. L'eau s'infiltrait dans le fond de la barque, mouillant ses habits déjà pleins de boue, mais Hermione avait décrété qu'elles pourraient se contenter d'évacuer l'eau avant leur retour, et Ginny, épuisée, s'était empressée d'acquiescer.

Profitant de cette accalmie, Ginny essaya de demander mine de rien des nouvelles de Drago à Pansy, glissant au passage qu'elle était disposée à offrir son aide s'il fallait et qu'elle connaissait un bon psychomage. La Serpentarde cessa brutalement de ramer et la fixa intensément. Mais elle finit par secouer la tête et grommeler quelque chose comme "Pas la peine". Ginny surprit une expression mêlant choc, compréhension et tristesse sur le visage de Hermione, mais la brune ne dit rien. Pansy se remit à ramer et Hermione continua à diriger la barque, comme si de rien n'était.

En somme, mis à part cet instant de malaise, tout se passait bien... en tout cas jusqu'à ce qu'elles approchent de la fine plage qui bordait l'île noire.

Hermione fit remarquer d'une petite voix qu'il y avait des remous puissants dans l'eau, non loin de leur barque, et Pansy se pencha sur l'eau, l'air inquiet. Ginny balaya les doutes de la Gryffondor d'une blague franchement mauvaise sur les flatulences, bien décidée à remonter le moral de ses amies. La tentacule qui sortit soudain de l'eau et s'enroula autour de son buste ruina ses efforts en quelques secondes.

Alors qu'elle s'élevait dans les airs en hurlant, soulevée par la puissante tentacule, la jeune femme voulut frapper de son épée son agresseur, mais l'arme était restée dans la barque. Les cris de ses amies parvenaient difficilement à ses oreilles, noyées dans le sifflement du vent. Elle eut juste le temps d'apercevoir Hermione approcher la barque d'elle d'un coup de rame, puis elle fut plongée avec force sous l'eau.

Le choc manqua lui faire perdre le souffle, mais elle s'efforça de garder son oxygène et de ne pas respirer. Sous l'eau, elle découvrit le corps énorme du monstre qui la tenait. Il était assez semblable au Calmar du lac de Poudlard, mais en nettement moins sympathique. Et puis elle n'était plus très sure que le vieux Calmar qui chatouillait les élèves de l'école avait d'aussi grandes dents...

A nouveau la tentacule la propulsa vers la surface. Hoquetant, les yeux brûlants à cause du sel, Ginny vit une tache brune (Hermione?) taper une autre tentacule avec l'épée de Gryffondor en hurlant son nom. A côté d'elle, la forme qui devait être Pansy était étrangement calme, immobile. Avant de se faire ramener sous l'eau, Ginny crut néanmoins la voir se pencher vers la surface du lac…

La tentacule ramena la rousse vers la gueule du monstre, balayant ses interrogations. Mourir dévorée par un Calmar, au fin fond d'une peinture de Poudlard, quelle fin atroce et stérile. Elle pensa à ses parents, à ses frères et à Harry, et elle pressa de toutes ses forces contre la poigne du monstre pour se dégager de son emprise. Elle ne pouvait pas mourir ainsi. La bouche se rapprochait pourtant, énorme, meurtrière…

Et soudain tout s'arrêta. Au bord de l'asphyxie, Ginny devina plus qu'elle ne vit une forme nager vers la gueule ouverte du monstre, la dépasser puis aller toucher sa peau gluante, entre les yeux globuleux. Le temps sembla suspendu, puis les yeux et la bouche se refermèrent …

Et la pression autour de Ginny disparut…

Mue par un élan de survie, la rousse tendit son corps vers la surface. Arrivée à l'air libre, elle inspira une grande goulée d'air puis cracha dans l'eau, toussant et pleurant des larmes de sel. Une main tiède l'agrippa et la hissa vers le haut. Elle retrouva avec soulagement le bois humide de la barque trouée.

Le visage à quelques millimètres d'elle, Hermione l'inspecta d'un air paniqué avant de l'entraîner dans un câlin maladroit. C'est seulement là que Ginny remarqua l'absence de Pansy.

"Où est Pan...

- Je suis là, hé, ex donzelle en détresse !"

La Serpentarde, trempée mais heureuse, un sourire fier accroché sur son visage pointu, était assise en amazone sur la tête du monstre. Très digne, la petite aux cheveux noirs descendit de cette tête atroce et grimpa sur la tentacule que tendait vers elle la bête puis se laissa porter jusqu'à la plage. Arrivée sur le sable blanc, elle salua d'une révérence le monstre et tapota affectueusement le bout de sa tentacule. La tentacule s'agita joyeusement en réponse, puis disparut sous l'eau.

Pansy s'assit en tailleur et attendit en sifflotant que les deux Gryffondor estomaquées aient ramené leur barque miteuse sur la plage. Puis quand elles l'eurent rejointe, elle leur adressa un grand sourire moqueur.

"Admirez la différence entre les rouge et or et les vert et argent. Quand les uns ne pensent qu'à taper sans comprendre, faisant preuve d'une brutalité vaine, les autres savent négocier de manière victorieuse, avec douceur et humanité."

Ginny rigola et se promit de ne plus jamais négliger les cours d'Hagrid…


"Pourquoi ce Troll est déjà assommé ?" demanda Pansy, méfiante.

Hermione fronça les sourcils, ouvrit la bouche puis se ravisa. Ginny la regarda avec inquiétude. Elle était exténuée, trempée, pleine de vase et de boue, et elle avait mal aux articulations (l'ami de Pansy n'y était pas allé de main-euh tentacule- morte!). Alors certes, elle était bien contente que le Troll, au milieu de l'île, était plongé dans le coma, mais elle sentait bien que ce n'était pas bon signe...

Mais ce n'était pas le plus urgent. L'île abritait une grotte noire fermée par une immense porte noire. Il était évident que la tapisserie était à l'intérieur, mais la porte restait obstinément close, résistant aux coups d'épée de Ginny et aux jurons de Pansy.

Et puis Pansy remarqua que des lettres d'or discrètes recouvraient la poignée. Elle les lut à haute voix :

"Minutez 9 minutes avec ces deux sabliers et la porte s'ouvrira."

Aussitôt, une sorte de compteur magique qui indiquait « 13 » en lettres dorées apparut au milieu de la porte et deux sabliers immenses en cristal se matérialisèrent devant la Serpentarde, avec les chiffres « 4 » et « 7 » gravés dessus.

"Hermione, là c'est ton job." fit Pansy en reculant.

Ginny était bien d'accord. Elle s'assit dans un coin et laissa son esprit divaguer.

La brune échevelée se mit à marmonner, yeux et lèvres plissés. Le compteur venait de passer à « 10 » lorsque son regard s'éclaira et qu'elle se tapa le front d'un air victorieux. Elle courut aussitôt à côté du sablier qui affichait le chiffre « 4 » puis se tourna vers elle.

"Ginny, baisse l'autre sablier en même temps que moi, ok ?"

La rousse s'avança vers son aînée.

Elle la regarda retourner une nouvelle fois son tablier lorsqu'il eut écoulé tout son sable, puis, conformément aux ordres d'Hermione, elle tourna à son tour le sien lorsqu'il fut vide. Ginny n'essayait même pas de comprendre ce qu'elle faisait, elle exécutait juste. Elle faisait entièrement confiance à Hermione. Elle dut encore retourner son sablier, presque vide, lorsque celui d'Hermione se fut vidé...

Une fois le dernier grain de sable tombé, la brunette balbutia un "C'est fait" hésitant vers la porte. Et comme prévu, celle-ci s'ouvrit majestueusement.

Hermione entra d'un pas vif dans l'ouverture et Pansy la suivit prudemment. Ginny récupéra l'épée et pénétra à son tour dans la grotte…

… Pour découvrir qu'elles n'étaient pas les premières arrivées.

En face d'Hermione et de Pansy, se tenaient Mc Gonagall et Rogue, et entre eux, déployée sur une longue table en pierre, il y avait la tapisserie.

"Mais qu'est ce que vous fichez là ? s'écria la directrice des Gryffondor.

- Euh, on était allé chercher la tapisserie ?" risqua Hermione d'une voix tremblante.

L'écossaise sembla excédée par cette réponse.

"Miss Granger, vous êtes censée être quelqu'un de raisonné, pas entraîner d'autres élèves dans vos aventures habituelles ! Et par Merlin, Miss Weasley, pourquoi avez vous une épée dans les mains ?

- C'était pour combattre les chevaliers et le monstre du lac, mais ça n'a pas trop marché pour lui" répondit la rousse.

Ginny se dit que ses paroles auraient pu avoir été prononcées par Ron ou les jumeaux, et elle se sentit soudain très bête. Visiblement, Mc Gonagall pensa la même chose, car elle eut l'air fatigué et marmonna "Heureusement que c'est la dernière".

"J'imagine que vous avez foncé tête baissée dans le tableau, fit Rogue de sa voix trainante. Sans planifier votre expédition, et sans prendre vos précautions pour garder votre magie.

- C'est possible de garder sa magie ? Balbutia Hermione.

- Bien sûr, sotte. J'ai toujours dit que l'impulsivité des Gryffondors était stupide et dangereuse… Quant à vous... »

Le professeur se tourna vers Pansy, les traits contractés, et il continua entre ses dents.

"Miss Parkinson, en tant que Serpentarde, vous êtes censée avoir un peu plus de jugeote que ces deux la et savoir calculer vos chances de réussir ! Pas vous précipiter dans le danger comme une écervelée de Gryffondor!"

Ginny se retint de protester. Ce n'était pas le moment de défendre sa maison.

"Etes vous complètement stupide ou suicidaire? reprit Rogue en un sifflement glacial. Vous auriez pu mourir ! Je suis très déçu. »

Le silence accueillit ces mots. Jamais Ginny n'avait vu Rogue aussi furieux. Sa respiration était saccadée et ses yeux noirs de rage. Pansy, si forte d'habitude, baissa la tête, et Ginny crut voir ses yeux briller.

"Euh, comment vous avez su que la tapisserie était là ? Demanda Hermione, dans une tentative évidente de détourner le sujet.

- J'ai interrogé les portraits des anciens directeurs de l'école" expliqua Mc Gonagall.

Pendant ce temps, Rogue enroulait la tapisserie avec de grands gestes énervés, s'efforçant de ne pas regarder Pansy. Il la rangea dans sa manche et Ginny se demanda quand ils pourraient la voir.

"J'ai apprivoisé le Calmar Géant qui vit dans le lac."

Le maître des potions posa un regard interloqué sur Pansy. Elle avait parlé d'une voix hésitante, mais fière.

"Pardon ?

- Il avait emprisonné Ginny et essayait de la noyer pour la manger. Alors je lui ai parlé, et je l'ai apprivoisé."

Un instant, les traits de Rogue oscillèrent entre étonnement, colère et fierté. Le regard craintif que leva son élève vers lui eut finalement raison de ses hésitations, et à la surprise générale, il l'entraîna dans un câlin maladroit. Puis, se rendant compte de ce qu'il venait de faire, le professeur tenta de justifier ce geste d'affection en récupérant une algue sur l'épaule de Pansy et en marmonnant d'un air peu convaincu "Mmmh, c'est bien ce que je pensais, un ingrédient très intéressant.". Pansy se fendit d'un sourire pour une fois dénué d'ironie, et le maître des potions, encore plus gêné, s'empressa de sortir de la grotte. Ginny se surprit à penser que Rogue était presque mignon.

C'était un chapitre très rocambolesque!

J'espère que vous vous serez autant amusé.e.s en le lisant que moi en l'écrivant.

C'était pas trop prévu, mais finalement je vois bien Ginny manier une épée, et Pansy copiner avec des monmonstres. Pauvre Mc Gonagall, elle est pas aidée! Et Rogue a de plus en plus de mal à réprimer ses pulsions paternelles!

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