Auteur : Cullensgirl90
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Suspense/Hurt/Comfort
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Cullensgirl90. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
- Chapitre 14 -
-PoV Edward-
Carlisle ne pensait pas que la vision d'Alice deviendrait réelle, mais j'avais toujours de l'espoir. Bella semblait s'améliorer chaque jour.
Elle n'était pas vraiment bavarde. En fait, elle ne reparla pas pendant une semaine après Halloween. Quand elle parlait, elle ne disait jamais plus de trois mots. Parfois, elle en disait même moins. Elle ne parlait aussi que lorsque j'étais la seule personne présente dans la pièce. Elle répondrait aux questions de Carlisle et de Jasper en hochant ou en secouant la tête et en haussant les épaules mais elle ne leur répondait jamais verbalement. Cependant, lorsqu'elle savait que j'étais le seul à pouvoir l'entendre, elle répondait à mes questions à voix haute.
On la faisait marcher constamment mais elle refusait de se balader librement dans la maison. Elle ne sortait de son lit que lorsqu'on lui disait de le faire. On réalisa rapidement qu'elle pensait qu'elle n'avait pas le droit de quitter son lit sans autorisation. Bien sûr, on lui dit clairement que ce n'était pas le cas, mais ça ne sembla pas faire la moindre différence. On ne l'entendit jamais sortir de son lit d'elle-même. Elle ne me parlait jamais à moins que je ne lui pose une question. Carlisle commençait à se demander si elle n'avait pas trop été endommagée.
Est-ce que ces vampires sadiques qui l'avaient entraîné lui avaient arraché son humanité? L'avaient-ils vraiment forcé à croire qu'elle n'était qu'un animal qui n'avait pas de libre-arbitre?
J'avais vu de l'humanité en elle. J'avais vu de la peur, de la curiosité, et du calme. Au plus profond de moi, je savais que ce n'était qu'un acte. Bella savait qu'elle était un être humain, mais elle avait trop peur de nous le montrer. Elle avait peur qu'on la punisse si on la voyait agir comme une humaine. Cependant, quand elle pensait que personne ne la regardait, je voyais des aperçus de la fille qu'elle avait été.
Une après-midi, je l'avais fait descendre quand il n'y avait personne d'autre dans la maison. Elle était assise sur le canapé et regardait Vidéo Gag. J'étais assis devant l'ordinateur familial, à surfer sur internet, quand j'entendis le plus beau son au monde.
Le rire de Bella.
Je ne pus pas m'empêcher de sourire alors que je me tournai lentement vers elle. Elle ne réalisa pas que je la regardai. Toute son attention était fixée sur le chat qui attaquait l'innocent bébé. La vidéo était assez drôle. Cependant, ça n'attira pas mon attention plus d'une seconde.
Mon attention était fixée sur la magnifique jeune fille sur le canapé. Quand elle riait, tout son visage s'éclairait. Je voulais me mettre devant elle juste pour pouvoir son visage. Je ne pouvais pas voir ses yeux, mais j'étais sûr qu'ils brillaient.
Elle rit plusieurs fois ce jour-là. Chaque fois que j'entendais son magnifique rire, mon coeur me donnait l'impression de renaître. Je voulais m'asseoir à côté d'elle sur le canapé pour profiter de l'émission, mais je savais que ça lui ferait peur. Je ne voulais pas gâcher ce moment pour elle.
On était si prudent avec elle. Tout le monde marchait sur la pointe des pieds autour d'elle, presque comme si un faux-mouvement pouvait la rendre catatonique.
Personnellement, je pensai qu'elle avait besoin de normalité. Elle avait besoin de nous voir agir normalement. Si on la traitait comme un membre de la famille, alors elle finirait peut-être par se sentir comme telle. Je l'expliquai à tout le monde au cours d'une réunion de famille et ils furent tous d'accord avec moi.
"On devrait aussi essayer de lui présenter Esme, Alice et Rosalie," me dit Carlisle.
Bien que je savais que c'était très important, je ne voulais pas prendre le risque de gâcher les progrès qu'on avait fait avec elle. Et si Bella paniquait en les voyant? Et si elle refusait de me parler après que j'ai laissé les femmes entrer dans sa chambre?
La vérité c'était qu'on ne pourrait pas offrir une vie normale à Bella tant qu'on ne l'aurait pas exposée à d'autres femmes. Même si Carlisle, Jasper, Emmett et moi étions parfaitement capables de prendre soin d'elle, elle avait besoin de compagnie féminine. Elle avait besoin que de filles comme Alice et Rosalie viennent lui tresser les cheveux et parler de trucs de filles.
On ne savait pas comment faire, mais heureusement, l'opportunité se présenta d'elle-même. A la mi-Novembre, je commençai à réaliser que Bella agissait différemment. Elle avait commencé à gigoter dans son lit et à se masser le bas du dos. Elle avait aussi des sautes d'humeur. Un jour, je l'avais entendu pleurer à l'étage et je m'étais précipité pour voir ce qui n'allait pas. Elle ne me dit jamais ce qui s'était passé. Honnêtement, je pense qu'elle ne le savait pas elle-même. Elle commençait aussi à être frustrée. Bien que ses chevilles soient devenues fortes, elles n'étaient pas toujours complètement stables. Parfois elle trébuchait, ou elle tombait. Normalement, quand elle tombait, elle n'en faisait pas toute une histoire. Elle tombait, on se précipitait vers elle pour s'assurer qu'elle allait bien, puis on l'aidait à se remettre debout. Elle ne montrait jamais aucune émotion.
Cependant, cette fois-là, elle tomba dans la salle de bain et commença à pleurer. Une autre fois, elle tomba dans sa chambra et grogna. Son visage était devenu un masque de pure frustration et colère. J'avais été si surpris de voir cette expression sur son visage que je n'avais pas pu m'empêcher d'éclater de rire. Elle était adorable lorsqu'elle était frustrée. Quand elle m'avait entendu rire, elle m'avait lancé un regard noir avant de se remettre debout.
Étant un mâle, je n'avais pas reconnu les signes indiquant ce que son corps traversait. Durant tous les mois où on s'était occupé de Bella, on avait pas eu à s'inquiéter une seule fois de ses menstruations. En fait, aucun de nous n'y avait vraiment penser. On était trop occupé à la sortir de sa catatonie.
Un jour, une étrange odeur m'assaillit lorsque j'entrai dans sa chambre. Bien sûr, l'odeur me rendit méfiant, mais je n'y pensai pas plus que ça. Pendant un instant, je crus que Bella s'était coupée en se rasant la nuit d'avant et qu'elle n'avait pas soigné sa blessure. Mais, l'odeur se fit plus forte lorsque je m'approchai de son lit.
Normalement, quand j'entrai dans sa chambre le matin, Bella était encore allongée dans son lit. Cependant, ce jour-là, elle était assise et elle avait l'air mal à l'aise. A la seconde même où son regard se posa sur moi, ses joues devinrent rouges et elle détourna la tête.
Elle avait l'air embarrassée et honteuse.
"Bella, est-ce que ça va?" lui demandai-je prudemment.
Elle hocha la tête mais ne croisa toujours pas mon regard.
"Okay...bon, je me suis dit que t'aimerais peut-être prendre ton petit-déjeûner. Est-ce que tu veux descendre manger?"
Elle secoua la tête tout en continuant à fixer le mur.
"Okay. Je vais te monter ton petit-déjeûner alors. Pourquoi ne t'habillerais-tu pas? Je reviens vite."
A la seconde même où je sortis de la chambre, j'entendis le lit grincer et l'odeur devint plus forte. J'envisageai de retourner dans la chambre pour voir ce qui n'allait pas, mais je craignis de l'effrayer.
Je pris mon temps pour préparer son petit-déjeûner parce que je savais qu'il lui fallait du temps pour s'habiller et se préparer. Cependant, vingt minutes plus tard, je commençai à m'inquiéter. J'attendais toujours de l'entendre sortir de la salle de bain avant de lui minter son petit-déjeûner, mais je ne l'entendis pas ressortir.
"Bella, est-ce que ça va?" l'appellai-je.
Quand elle ne répondit pas, je montai enquêter. Je pouvais toujours sentir le sang sur son lit. Je m'avançai donc prudemment pour voir ce qui n'allait pas et je vis une flaque de sang au centre du lit.
Ma première pensée fut qu'elle avait un problème.
"Carlisle!" réussis-je à m'étrangler.
Il entendit mon cri étranglé et se précipita à l'étage. "Qu'est-ce qui ne va pas, Ed-" Il s'interrompit lorsqu'il sentit le sang. "Elle a ses menstruations."
Si j'avais pu rougir, tout mon visage serait devenu rouge.
"Est-ce qu'on euh...a quoi que ce soit pour elle?"
"Non, mais je peux envoyer Esme en acheter." Il se dirigea vers la porte de la salle de bain. "Bella, comment te sens-tu?"
Quand il ne reçut aucune réponse, il poussa prudemment la porte de la salle de bain et jeta un coup d'oeil à l'intérieur. Dans son esprit, je vis Bella assise sur les toilettes. Son visage était rouge d'embarras.
"Est-ce que tu as mal?" lui demanda-t-il.
Elle le fixa pendant un moment avant de hocher lentement la tête.
"Très bien. Je vais aller te chercher un Advil. On n'a ni tampons ni serviettes hygiéniques, donc je vais devoir demander à ma femme d'aller en acheter. Qu'est-ce que tu préfères?"
Elle le fixa très longuement avant de réussir à murmure..."serviettes."
"Très bien. Je suis désolé qu'on ne soit pas préparés à ça. On va laver tes draps."
Elle hocha la tête, puis il ferma la porte pour lui donner un peu d'intimité.
"Je n'arrive pas à croire que j'ai oublié ça," chuchota-t-il en se dirigeant vers son lit. "Comment quelque chose d'aussi important a-t-il pu m'échapper?"
"Comment ça se fait qu'elle n'a jamais...tu sais...avant?"
Je n'arrivais pas à croire que j'étais embarrassé par ça. C'est juste que...je n'avais jamais eu à parler de ça. Jamais. C'était un concept qui m'était complètement étranger.
"Je suppose que c'est dûe au stress et à la malnutrition. Maintenant qu'elle se sent moins stressée, et qu'elle se nourrit convenablement, son corps peut reprendre ses fonctions naturelles. Elle est très embarassée, Edward. Je ne serais pas surpris qu'elle soit aussi un peu effrayée. Elle pense probablement qu'on lui en veut parce qu'elle a saigné."
'Je me demande si elle prenait la pilule avant? Il faudra que je lui en parle plus tard.'
Carlisle m'aida à changer les draps. Pendant ce temps, Esme courus en ville pour acheter le nécessaire. Elle revint avec plusieurs sacs de trucs féminins.
"Peut-être qu'il vaut mieux que je sois celle qui lui donne tout ça," dit-elle prudemment. Elle me regarda. "Qu'est-ce que tu en penses, Edward?"
Je ne savais pas vraiment si c'était une bonne idée, mais je ne me sentais pas assez à l'aise pour parler de tout ça à Bella. Peut-être qu'elle se sentirait plus à l'aise avec Esme qu'avec un mâle. Peut-être que c'était la meilleure occasion de la remettre en contact avec d'autres femelles.
Je hochai la tête et Esme monta les escaliers. Je la suivis au cas où quelque chose arriverait.
"Bella, chérie, je t'ai amené quelques petites choses," dit Esme.
Je pus entendre le rythme cardiaque de Bella s'accélerer dans la salle de bain. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour pouvoir jeter un coup d'oeil dans son esprit...
Quand Esme ne reçut aucune réponse, elle ouvrit lentement la porte et entra dans la salle de bain. Je décidai de rester sur le pas de la porte pour lui offrir un peu de réconfort.
Bella fixait Esme avec de grands yeux effrayés. Elle n'était plus assise sur les toilettes mais roulée en boule sur une serviette. Son corps commença à trembler lorsque Esme s'approcha d'elle.
"Doucement," dis-je à voix basse.
Esme s'accroupit lentement devant Bella.
"Bella, je m'appelle Esme. Je suis la mère d'Edward."
Bella me regarda avec confusion avant de reporter son attention sur Esme.
"Je t'ai apporté des serviettes hygiéniques pour que tu te mettes un peu plus à l'aise."
Bella se ratatina sur elle-même lorsque Esme tendit la main pour attraper le sac. Elle se détendit très légèrement lorsque Esme en sortit une boîte d'un vert brillant. Je détournai le regard pour leur donner un peu d'intimité.
"Tu t'es déjà servi de ça, n'est-ce pas?"
Pendant une fraction de secondes, on put voir la vraie Bella. Si je n'avais pas été un vampire, j'aurais loupé l'expression de frustration et d'énervement qui apparut sur son visage. Elle avait l'air de se sentir insultée. Bien sûr, à la seconde même où elle réalisa ce qu'impliquait cette expression, elle remit son masque en place et hocha simplement la tête.
Au moins elle communiquait avec une autre femelle.
"Okay, on va te laisser t'habiller alors," lui dit Esme. Elle laissa le sac dans la pièce et se leva pour partir. Bella la suivit du regard avec méfiance alors qu'elle traversait la salle de bain et sortait. Puis, ses yeux chocolat se posèrent sur moi.
"Je euh...va y aller."
Je refermai rapidement la porte pour lui donner un peu d'intimité.
"Comment ça s'est passé?" nous demanda Carlisle lorsqu'on redescendit.
"Oh Carlisle! Elle avait tellement peur!" pleura Carlisle. Elle pressa son visage contre le torse de son mari. "Pourquoi a-t-elle aussi peur de moi?"
"Elle n'a peur de toi, à proprement parler, Esme," lui dit Carlisle en lui caressant les cheveux. "Je pense qu'elle a peur des femelles en général."
"La personne qui l'a entraîné devait être une femelle," dit Jasper. "Elle n'a probablement jamais connu une gentille femelle vampire."
"Mais les mâles ont été tout aussi horrible avec elle."
"Ouais, mais réfléchis un peu, quand elle arrivé ici, qui a été la première personne à lui montrer de la gentillesse? Edward. Peut-être qu'un mâle a été gentil avec elle durant sa captivité. On en sera jamais sûr jusqu'à ce qu'elle nous le dise elle-même."
'Si jamais elle nous le dit," ajouta-t-il mentalement.
"Elle a répondu à Esme," leur dis-je. "Elle avait peur d'elle, mais quand elle a vu que j'étais dans la pièce, elle s'est un peu calmé."
"Donc il va falloir qu'on l'habitue à être en présence des filles progressivement. Et il faudra aussi qu'on laisse un mâle dans la pièce avec elles," dit Jasper. "On peut essayer de partir pendant quelques secondes."
Carlisle leva la main. "Avançons pas à pas. Bella est bien assez mortifiée comme ça. Elle sera embarrassée par l'accident de ce matin." Il me regarda. "Edward, il va falloir que tu lui dises qu'on ne lui en veut pas d'avoir sali ses draps. J'ai l'impression qu'elle s'attend à ce qu'on soit en colère."
"Je lui dirais."
On devint tous silencieux lorsqu'on entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir et se refermer. Carlisle me fit un signe de tête alors que Bella retournait dans sa chambre. Je pris une profonde inspiration avant de monter les escaliers.
Je toquai à la porte de sa chambre. "Bella, puis-je entrer?" demandai-je.
Lorsqu'elle ne me répondit pas, je poussai la porte et m'assurai qu'elle était habillée. Elle portait un des shorts que je lui avais demandé et un t-shirt. Même avec des vêtements d'hommes, elle était magnifique.
"Comment tu te sens?" lui demandai-je.
Elle hocha nerveusement la tête avant de s'appuyer contre son lit.
"Est-ce que tu as pris ton cachet?"
Elle hocha à nouveau la tête. On resta silencieux pendant un moment alors que je réfléchissai au meilleur moyen de lui dire qu'on était pas en colère après elle. Pour être honnête, j'étais plus embarrassé qu'autre chose. Je ne savais pas comment gérer ça et je ne voulais pas mettre Bella mal à l'aise.
Cependant, elle avait dû interpréter mon silence comme de la colère parce qu'elle tomba soudainement à mes pieds et me regarda avec de grands yeux.
"Je suis désolée!" gémit-elle. "Je suis désolée d'avoir sali les draps! Je ne le ferais plus!"
J'étais trop choqué pour parler. Avant même que je ne puisse réagir, elle pressa son visage contre mes chaussures. Je pouvais sentir son corps trembler contre mes orteils. Elle sanglotait bruyamment.
"S'il vous plaît, ne me punissez pas," me supplia-t-elle. "Je serais une gentille fille, je le jure."
En bas, les pensées de ma famille exprimaient un profond désarroi. Esme dût quitter la pièce parce qu'elle ne pouvait pas supporter d'entendre ça. Les pensées des autres étaient soit tristes, soit enragées. Ils n'arrivaient pas à croire que quelqu'un ait pu faire naître une telle peur dans une innocente humaine comme Bella.
Je pris une profonde inspiration avant de reculer doucement mes pieds et de m'accroupir devant elle. "Bella," dis-je doucement. Je lui relevai doucement le visage pour la forcer à me regarder.
Elle baissa immédiatement les yeux.
"Non, regarde-moi," lui ordonnai-je gentiment. Elle trouva finalement le courage de me regarder dans les yeux. Sa lèvre inférieure tremblait alors qu'elle se forçait à maintenir le contact.
"Bella, tu n'as rien fait de mal," lui dis-je. "Personne n'est en colère après toi pour avoir sali tes draps. Ce genre de chose arrive tout le temps. Je suis sûr que ça t'est déjà arrivé auparavant, non?"
Ses joues rougirent lorsqu'elle hocha la tête.
"Est-ce que ta mère s'est mis en colère après toi lorsque c'est arrivé?"
Elle secoua la tête.
"Bella, on tient à toi. On n'est pas comme les autres vampires que tu as connu. On veut que tu ailles mieux. On ne te punirait pas pour ça. En fait, on ne te punira jamais."
Elle me regarda avec confusion.
"On est pas cruels, Bella. On ne te fera jamais de mal. Tu n'auras jamais à craindre de souffrir ici," lui promis-je.
Elle continua à me regarder comme si elle ne croyait pas le moindre mot qui sortait de ma bouche.
"Est-ce que tu veux qu'on te punisse?"
Elle secoua rapidement la tête.
"Alors on ne le fera pas. Maintenant, pourquoi n'irais-tu pas t'allonger un peu pour te reposer," lui dis-je en me levant. Je la relevai en même temps. Ses jambes étaient légèrement tremblantes. "Est-ce que tu es fatiguée? Aimerais-tu faire une sieste?"
Elle hocha la tête. "Oui, s'il te plaît," chuchota-t-elle.
J'éteignis les lumières et retournai vers le lit pour m'assurer qu'elle était bien au chaud. Je la bordai pour lui donner l'impression qu'elle était dans un cocon de sécurité.
"Est-ce que c'est mieux?" lui demandai-je.
Elle hocha la tête.
"Okay, repose-toi, amour. Tu ne veux pas louper Vidéo Gag cette après-midi."
Mon coeur mort manqua de faire un salto dans ma poitrine lorsqu'un sourire étira ses lèvres. Ses yeux craintifs s'adoucirent légèrement lorsqu'elle se détendit.
"Te voilà," lui dis-je doucement, en faisant lentement courir mon doigt sur sa joue.
Elle ferma les yeux et se détendit dans ses draps propres. Bientôt, son souffle s'apaisa et son coeur ralentit. Je me penchai pour l'embrasser doucement sur le front.
"Bonne nuit, amour. Fais de beaux rêves."
[Mode Saw-v2 ON]
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[Mode Saw-v2 OFF]
