Bonznour mes petits lecteurs ^^

Voilà enfin le lemon !

Il s'agit là de l'avant dernier chapitre de cette fiction. Et oui... C'est pourquoi votre avis est vraiment très important.

Si vous n'aimez pas les lemon bah... Ne lisez que la fin.

Correction : Merci à Super Moira-chan !

Merci à Nono pour sa review qui m'a fait très plaisir, ça faisait un petit moment que je n'en avais pas eu :) Et oui, les personnages sont un peu OOC par moment.

Je vous laisse à votre lecture ^^


-Tu es sûr ?

-Oui, Daiki, je t'ai dit que j'étais prêt, donc je suis prêt ! Pas la peine de me le demander toutes les cinq minutes !

-Pardon, c'était juste...

Ses paroles furent interrompues par des lèvres se posant sur les siennes. Aomine serra le rouge contre lui et se laissa tomber sur le lit, de sorte qu'Akashi se retrouva sous lui. Le plus petit guidait totalement le baiser tout en déboutonnant sa chemise. Aomine le laissa se déshabiller et savoura même ce moment. Il caressa le torse exposé du rouge et pinça les tétons roses qui ressortaient sur sa peau laiteuse. Ces petits morceaux de chair étaient tellement tentants ! Et il était tellement facile de procurer du plaisir à Akashi en les titillant. D'ailleurs, le rouge ne se gênait pas pour le faire remarquer en gémissant sensuellement. C'était la première fois qu'Aomine avait l'autorisation de lui faire ce genre de choses – d'ordinaire, le rouge n'aimait pas qu'il le touche en dessous du cou. Ce n'était qu'au bout de trois mois de relation qu'il l'avait autorisé à le toucher un peu plus, jusqu'à ce qu'ils en arrivent là, allongés sur le lit, tous les deux torse nu, Aomine écartant les jambes squelettiques d'Akashi. Le bleu fit lentement descendre le pantalon du plus petit jusqu'à dénuder complètement ses jambes. Puis il embrassa son torse et descendit vers son nombril qu'il lécha, faisant gémir encore plus le roux.

-D... Daiki...!

-Hum... Qu'y a-t-il, mon chat ?

"Chat" ? Akashi ne put lutter contre la couleur rouge qui envahit aussitôt ses joues. "Absolument adorable", pensa Aomine en le voyant. Il remonta lentement sur son torse et alla embrasser les lèvres du rouge, d'où sortaient de petits bruits sexy. Le bleu releva soudain la tête, son regard rivé dans celui d'Akashi comme s'il cherchait à deviner ses pensées.

-Tu es toujours prêt ?

Le rouge faillit lui mettre un poing dans le ventre, mais se ravisa quand l'autre garçon lui attrapa la main et embrassa tendrement sa paume. Cela coupa court aux protestations du plus petit. Aomine lâcha sa main et attrapa a petite bouteille qu'il avait sortie en prévision de leurs ébats. Il l'ouvrit et versa un peu de son contenu sur ses doigts. Il rechercha ensuite l'autorisation de continuer dans le regard du rouge.

Le moment était venu : ils allaient bientôt ne faire qu'un, ils seraient bientôt unis. Le bleu entra lentement l'un de ses doigts dans l'antre du rouge, qui gémit et agrippa la chevelure courte de son petit ami. Ce n'était pas douloureux, juste désagréable. À partir de maintenant, ils ne pourraient plus s'arrêter.

-Ça va aller, Sei ?

-O...Oui... Continue !

Il obéit et enfonça un deuxième doigt. La douleur ne dura qu'un instant, puis le plaisir vint, plus fort à chaque mouvement du bleu. Akashi gémit toujours plus – cela fit sourire Aomine. Il était rare de le voir si expressif. Après cela, le rouge ne sentit presque pas le troisième doigt. Plus les doigts de son amant s'enfonçaient en lui, mieux il les sentait, puisqu'ils se rapprochaient du bas de son ventre et donc de la zone où il était encore sensible. Puis, quand le bleu considéra qu'il était prêt, il retira ses doigts du rouge. Un petit cri de surprise retentit dans la chambre.

-Je t'ai fait mal ? demanda soucieusement Aomine.

-Non, juste... J'ai été surpris...

Le bleu acquiesça. S'il y avait bien une chose qu'il ne voulait pas, c'était faire du mal au rouge, bien qu'il se doute qu'il ne ressentait pas grand chose dans cette zone de son corps. Aomine retira son boxer, agrippa les cuisses d'Akashi pour les relever et les écarter, puis se positionna pour le pénétrer. Il voyait la poitrine du rouge se soulever de plus en plus vite. Akashi appréhendait beaucoup ce moment – celui où ils allaient s'unir.

Au début, il ne sentit rien, Aomine étant trop bas en lui. Puis, au fur et à mesure, il le sentit en lui, chaud et dur. C'était encore mieux que ce qu'il avait pu penser imaginer. Il fit signe au bleu qu'il pouvait bouger. À cet instant, à partir duquel il le sentit vraiment, un plaisir incontrôlable s'empara de lui, enivrant, augmentant de plus en plus avec les va-et-vient du bleu en lui. Il ne sentait pas les mains du bleu sur ses cuisses, mais il le sentait en lui, il le sentait bouger en lui. Des larmes de joie et de plaisir roulèrent sur ses joues. Il pouvait nager comme tout le monde, et maintenant, il pouvait faire l'amour comme tout le monde.

C'était comme une danse, une danse immortelle qu'avaient fait les premiers hommes et qu'ils faisaient à leur tour. La plus belle danse pour certains, une danse tabou pour d'autres – et pour eux, l'ivresse de la jeunesse, la preuve de leur amour, la suite de leur histoire.

Mais un tel moment doit toujours avoir une fin, et les deux garçons atteignirent leur limite à peu près en même temps. Le bleu se retira, puis s'allongea sur le dos et mit le corps fatigué de son petit ami sur lui. Il serra dans ses bras le rouge qui commençait à sombrer de fatigue. Sa chevelure caressait son cou et le haut de son torse, son souffle chatouillait sa peau bronzée.

En quelques minutes, les deux s'endormirent, l'un sur l'autre, leur souffle calme se mélangeant.

Pendant la nuit, Akashi se laissa une nouvelle fois entraîner au fond de son esprit, dans le monde qu'il avait créé. Il se retrouva allongé sur le sol, retenu par des chaînes, l'autre lui assis sur son ventre, une jambe de chaque côté de son corps, faisant pression sur sa poitrine pour rendre sa respiration difficile. Le rouge voulut hurler, mais il réalisa qu'il ne pouvait pas – sa gorge ne voulait produire aucun son. L'autre se mit à sourire, et sortit de sa poche une paire de ciseaux. Les lames tranchantes s'enfoncèrent dans son torse. La bouche du rouge s'ouvrit en un cri muet, mais la douleur aiguë ne se dissipa pas. Elle déchirait son être de l'intérieur. Les lames découpèrent toute la chair de sa poitrine, puis le souffle d'Akashi se coupa quand il sentit les mains de l'autre presser ses poumons désormais visibles. Il se débattit désespérément en sentant les mains de l'autre lui effleurer le cœur. Une vive douleur suivit, et il réalisa que l'autre venait de lui retirer l'organe vital. Il le tenait fièrement dans sa main alors qu'il battait encore, toujours relié au corps.

Akashi se réveilla à ce moment-là, le front en sueur et hurlant de peur. Il réveilla aussi le bleu qui sursauta et mit de longues secondes à chercher ce qu'il se passait, mais comprit vite en croisant le visage effrayé en face de lui.

-Putain, Akashi ! jura-t-il en le serrant dans ses bras. Le plus petit semblait dans un état de panique totale. Il tremblait violemment, il pleurait, il avait beaucoup de mal à respirer, il hurlait de temps à autre, il murmurait des paroles sans sens… C'était définitivement une vraie crise de panique.

Elle dura de longues et insupportables minutes. Aomine caressait la chevelure du rouge, il embrassait son front, il lui murmurait des paroles rassurantes à l'oreille, mais cela ne marcha pas durant un long moment – son état empira même. Puis, soudain, il se calma. Au bout de quelques secondes, il dormait de nouveau, le visage paisible. Aomine n'avait presque rien compris à ce qu'il venait de se passer, il savait juste que Seijuro l'avait réveillé, mais ensuite, c'était un peu flou pour lui. Même si cela s'était passé quelques minutes plus tôt à peine, il n'arrivait pas à recoller ses souvenirs et à comprendre.

Dans la nuit, Akashi le réveilla encore une ou deux fois, toujours agité par ses cauchemars. Aomine ne pouvait que se demander si cela prendrait fin un jour, si Akashi allait redevenir celui qu'il était avant. Mais d'après ce que lui avait raconté Kuroko, ce n'était pas pour maintenant. Akashi dormait encore beaucoup en cours, et il prenait plus d'antidépresseurs qu'avant. Mais tout ne venait pas de son handicap, d'après les informations qu'avait recueillies Momoi pour les deux bleus de Teiko : Akashi n'avait pas une bonne relation avec son père et cela s'était aggravé avec l'accident. Désormais, c'était à peine si son père le remarquait. Il ne lui avait pas adressé la parole depuis 4 mois, c'est-à-dire depuis le jour où Seijuro avait fait son overdose. Sans doute que ce facteur jouait aussi sur l'état d'Akashi.

Aomine regarda le visage désormais paisible du rouge, à peine éclairé par le soleil qui passait par la fenêtre. Le basané n'avait pas réussi à se rendormir après la première crise d'Akashi. Il avait veillé sur lui tout le reste de la nuit, caressant ses cheveux rouges, touchant sa peau laiteuse, jouant en faisant des cercles autour des quelques grains de beauté qu'il avait sur les bras, s'amusant à frôler ses tétons.

Il regarda le petit suçon qu'il avait fait dans le cou d'Akashi dans le feu du moment. Il espérait qu'il ne s'en rendrait pas compte...

De toute façon, il n'allait pas lui en vouloir pour une preuve d'amour, si ?

Il se demandait si Akashi avait réussi à ressentir du plaisir malgré sa condition. D'après les sons mélodieux qu'il avait entendus, il n'en doutait pas trop. Il espérait que ce moment charnel avait fait du bien à son moral. Peut-être que savoir qu'il était à ses côtés l'avait rassuré.

Ce serait bien si tout pouvait s'arranger par une petite partie de jambes en l'air, mais Aomine doutait que le problème du rouge soit si simple à régler. Seul Sei pouvait véritablement y faire face, seul lui savait ce qu'il se passait dans sa tête.

Akashi remua la tête, ses cheveux chatouillant le torse d'Aomine qui frissonna. Un regard rouge sonda le sien – il était encore un peu embrumé par le sommeil, mais il y avait déjà un petit éclat à l'intérieur.

-Salut, mon chat. Bien dormi ? chuchota le bleu.

-Ça aurait pu être mieux.

-Tu n'as mal nulle part ?

-Non. J'ai encore des frissons d'hier soir, murmura-t-il en souriant et en luttant pour ne pas se rendormir.

-Ah oui ? demanda le basané d'une voix innocente tout en caressant le bas du dos d'Akashi, faisant naître des frissons qui remontèrent le long de sa colonne vertébrale.

-Oui, répondit le rouge d'une voix qui se voulait suave, mais qui était plutôt empreinte de sommeil.

Leurs lèvres étaient proches, prêtes à se jeter sur celles de l'autre. Akashi utilisa ses mains posées sur les épaules du plus grand pour se hisser vers son visage, à quelques millimètres du sien maintenant.

Alors qu'ils s'apprêtaient à échanger un baiser qui risquait d'être particulièrement fougueux et intense, Aomine frôla par inadvertance une zone sensible du rouge. Ce dernier cria presque de surprise.

-Oh, mais serais-tu chatouilleux ? demanda le bleu.

Il recommença et Akashi se tortilla sur son torse pour éviter les grandes mains qui le torturaient. Il gémit, ses poils se hérissant et des frissons le parcourant de partout.

-A-Arrête ! C'est de la triche ! se plaignit le plus petit en tentant d'éviter les chatouilles.

Aomine se retourna et Akashi se retrouva sous lui, toujours en train de se tordre. Ils s'amusaient vraiment, et un sourire sincère, heureux, illuminait le visage du rouge.

Puis, au moment où Aomine s'y attendait le moins, les gémissements de son petit ami se changèrent en un petit rire aigu qui emplit la chambre.

À combien de temps remontait le dernier rire d'Akashi ? C'était si lointain qu'Aomine avait cru qu'il ne l'entendrait plus jamais.

Ce n'était qu'un pas de plus sur tous ceux qu'ils avaient déjà parcourus ensemble. Il y avait encore de l'espoir : la fin du tunnel semblait proche.


Alors ? Alors ?

Qu'avez-vous pensez de ce chapitre ?

Dîtes-moi ! ^^