Bonsoir à tous chers lecteurs, j'espère que vous allez bien en ces temps pluvieux de Mai ! Comme la pluie m'inspire énormément je me suis pressée de prendre ma plume et de vous conter la suite de mon histoire, qui devient de plus en plus intense je dois bien l'avouer. J'essaye au mieux de pouvoir vous retranscrire ce que je ressens à travers mes personnages, plus particulièrement celui d'Elendil ! Je tiens à tous vous remercier pour les gentils mots de soutiens que vous m'envoyez ! Je ne peux qu'être contente et motivée pour vous procurer une suite digne de ce nom ! Aussi je continuerais à donner le meilleur de moi-même car ce n'est pas que pour moi que j'écris… C'est aussi pour vous ! Et j'en suis très fière ! Maintenant une réponse aux reviews comme à mon habitude !

- Réponse à Kevin,felynx,Charline B,Salom Eloha : Merci à vous tous pour tous vos encouragements ! Cela me va droit au cœur ! Merci à vous pour me suivre depuis le début des aventures d'Elendil et de Legolas ainsi que de la Communauté ! Cela me motive pour écrire davantage et à me surpasser ! Hannone le ! Je vous souhaite à tous une très bonne lecture !

- Réponse à Arakiell : Que de gentils mots que tu me dis la ! Vraiment cela me touche au plus profond de de moi ! J'espère une fois de plus te faire honneur au travers de ce chapitre qui je pense sera riche en émotions ! Merci encore de m'encourager comme tu le fais chaque fois ! Bonne Lecture !

- Réponse à Eilonna : La suite est arrivée plus rapidement que la dernière fois ! Je pense que tu l'auras remarqué ! Merci pour ce gentil commentaire ! Et comme tu l'as si justement dit : oui je prends plaisir à écrire ! Cela me permet de pouvoir m'évader dans un autre monde ! Et je dois dire que ce n'est pas plus mal ! Je te souhaite une bonne lecture !

- Réponse à Toutouille : Tout d'abord merci d'avoir pris le temps de lire ma fiction, je suis enchantée que tu sois venue commenter, cela me procure une joie sans limite. A propos du dernier chapitre, peut-être, peut-être pas ! Cependant tu as vu juste à propos de la vision que Frodon a vu dans le miroir ! Merci encore pour tes encouragements et je te souhaite avant tout une très bonne lecture !

Voici ensuite la tracklist!

The Lord of the Rings: The Return of the King CR - 06. Marshalling At Dunharrow (De « Dunahorrow se situait» à « Le Prince de Mirkwood »)

The Lord of the Rings: The Return Of The King CR - 07. Anduril - Flame Of The West (De « Le Prince de Mirkwood » à « Dès L'Aurore »)

Karliene - Over the Misty Mountain Cold (true instrumental/karaoke/wo vocal)(De « Dès L'Aurore »à « Aragorn, Legolas et Gimli »)

The Lord of the Rings: The Return of the King CR - 09. Dwimorberg - The Haunted Mountain (De «Aragorn, Legolas et Gimli» à «La Cité Blanche»)

Desolation of Smaug - Erebor Theme (De « La Cité Blanche » à «Au sein de la Montagne »)

The Lord of the Rings: The Return of the King CR - 11. The Paths Of The Dead (De « Au sein de la Montagne »à «Sur les champs de Pelennor »)

The Hobbit: The Desolation of Smaug Trailer Music 1 (HD)(De « Sur les champs de Pelennor »à « La guerre demeurait »)

The Lord of the Rings: The Return of the King CR - 12. The Siege Of Gondor (De « La guerre demeurait »à «A Mirkwood »)

The Hobbit 3 OST - 08 Bred For War (Full OST, HD)(De « A Mirkwood »à « Au sein du bâtiment »)

The Lord of the Rings: The Return of the King CR - 05. The Pyre Of Denethor (De « Au sein du bâtiment »à «Elle acquiesça »)

The Hobbit - Sound of Laketown (De « Elle acquiesça »à « Sur les fleuves de l'Anduin »)

The Lord of the Rings: The Return of the King CR - 10. Master Meridoc, Swordthain (De «Sur les fleuves de l'Anduin» jusqu'à la fin)

Je me suis énormément investie dans ce chapitre et j'espère que cela se verra durant celui-ci ! Je vous souhaite à tous une bonne lecture !

Baka Saru

UNE NOUVELLE LUEUR D'ESPOIR

Chapitre 14 : Andúril, flamme de l'Ouest

Dunahorrow se situait sur le versant nord des Montagnes Blanches mais plus précisément sur la Montagne appelée Dwimorberg, la Montagne Maudite. Dunahorrow était employé comme refuge par les hommes des Montagnes Blanches pendant le deuxième âge, fortifiée contre les attaques. Ce lieu donnait sur Harrowdale, la vallée du fleuve du Snowbourn. Afin d'atteindre le refuge, un escalier a été conçu. Ce chemin garni de statues connues sous le nom de Púkel-men (statues à l'origine découpées par les hommes des Montagnes Blanches, à l'image des Dúnedains). Les grandes pierres découpées ont marqué l'entrée du Dimholt, un amphithéâtre naturel, qui mène au Chemin des Morts. Alors que l'horizon rouge du soleil fuyait et allait blanchir au couchant, l'heure solennelle précédait la nuit d'hivers. Le dernier regard funèbre du soleil où luisait son dernier feu laissait place au calme d'une nuit sereine.

Les troupes du Roi Théoden se mobilisaient et se préparaient dans la hâte grandissante du combat à venir. Le Roi fit le décompte des armées qui venaient leur prêter main forte pour la bataille. Chevauchant leur monture auprès du monarque, ses officiers essayaient de circuler parmi les soldats en préparation. Le Roi demanda des comptes au dirigeant en chef des officiers.

- Combien ?

- Environ cinq cent hommes de l'Ouestfolde et trois cent de plus de la Fenmarche.

- Où sont les cavaliers de Snowbourn?

- Aucun n'est venu mon Seigneur.

Déçu par le peu d'hommes ayant répondus à l'appel du Gondor, Théoden se dirigea en contrepied de la Montagne et put découvrir un grand nombre de lances. Aragorn vint le rejoindre afin que le Roi ne doute pas de leur chance de victoire.

- Six mille lances. Moins de la moitié de ce que j'espérais.

- Six mille ne seront pas suffisante pour percer les lignes du Mordor.

- D'autres viendront.

- Chaque heure perdue accélère la défaite du Gondor. Nous avons jusqu'à l'aube. Après il nous faudra repartir.

Legolas arma les chevaux et eut soudain un mauvais pressentiment, semblable à un doute, le doute demeurant une méfiance. Ressentant une présence étrange, les chevaux s'affolèrent. Eomer, à qui la présence de l'ellon n'avait pas échappé, reconnu l'Etoile de l'Aube autour de son cou. Un sentiment inconnu s'empara de lui. Ce ressentie semblable à la rivalité, sœur de l'envie, rongeait le cœur de cet homme. Malgré tout, il comprit que le choix de l'elfe s'était porté sur cet ellon qu'elle connaissait depuis l'enfance. Le soldat Rohirrim se rendit à l'évidence qu'il n'était pas de taille à luter face à cet amour aussi puissant, qui depuis l'enfance, avait traversé bien des âges, bien qu'étant avoué dans ces temps de guerre. L'ellon parvint à calmer les montures.

- Les chevaux sont agités, les hommes silencieux.

Eomer récupéra les chevaux afin de les rassembler pour la chevauchée du lendemain.

- La tension monte à l'ombre de la Montagne.

Une fine crevasse séparant la montagne, interpella Gimli. Legolas, connaissant les moindres secrets de la Terre du Milieu, put apporter au Nain quelques informations.

- Cette route-là, où conduit-elle ?

- C'est la route de Dimholt; la Porte sous la Montagne. Aucun de ceux qui s'y sont aventurés n'est revenu. Cette Montagne est maléfique.

Alors qu'Aragorn préparait son attirail pour la bataille, un vent glaciale flétrissa son corps tout entier, une voix, un murmure malsain venant de nulle parvint à son encontre. Fort heureusement pour lui, le Nain le tira de ses pensées.

- Aragorn ! Trouvons de la nourriture

A Minas Tirith, Legolas se tenait au pied de la falaise face aux champs de Pelennor ravagé par les abominations de la guerre. Le ciel demeurait gris et orageux comme si la désolation de Smaug allait de nouveau se rependre sur la Terre du Milieu. Mais cette fois-ci l'heure n'était pas aux dragons avides de trésors mais aux Orques voulant répandre la mort sans pitié.

- Comme j'aurais aimé le revoir... une dernière fois.

- Vous allez vous en sortir Elendil, ainsi cette armée verra de quoi vous êtes capable, le chant des cors retentira à travers la Cité Blanche et la foi des hommes ne faillira point.

Au son de ces voix familières, l'ellon se retourna et vit Pippin au chevet d'Elendil qui semblait être très mal en point. Legolas couru jusqu'à l'autel de marbre afin de venir en aide à son amie d'enfance, et la vit mourante. Il demeurait impuissant face à elle, ses faits et gestes furent comme contrôler par sa propre conscience. L'elfe était méconnaissable. Sa peau devenue aussi blanche que l'albâtre laissait paraître une épaisseur givrée descendante, ses lèvres étaient sèches telle la terre asséchée par les flots déserts. L'acajou de ses cheveux devint aussi terne que le cœur des feuilles d'automne glacé. L'émeraude de ses yeux devint sans vie, semblable à la forêt en pleure sur la lente agonie des solitudes d'Ionies. Son souffle irrégulier se fit de plus en plus rare. Malgré tout son visage demeurait doux et serein. L'ellon vit le collier de sa mère entre les mains froides de son aimée, sa lumière devenant presque éteinte. Ses yeux subissaient l'abomination du mal sur la femme qu'il aimait. La voir souffrir était encore plus insupportable de se voir souffrir lui-même. Il voulut l'enfermer dans ses bras, lui transmettre ce feu chaud, durable et doux de son âme renfermée. De ses yeux fatigués, Elendil les referma, la lumière s'éteignant en elle.

- Je dois me …reposer…

Soudain, l'Etoile de l'Aube se situant autour du cou de Legolas , tomba en direction du sol et vint s'écraser en un fragment de centaine de particules de Crystal sur le sol froid de marbre.

Il se réveilla soudainement, le cœur haletant, des gouttes de sueur dégoulinant de son front. Il s'empressa de vérifier si l'Etoile de l'Aube était toujours avec lui, et fut rassurer de la voir intact. Cependant il remarqua que seul le cœur du talisman brillait et qu'il était sur le point de s'éteindre. Legolas serra les points de colère ne voulant pas rester assis à attendre que son aimée se meurt sans qu'il ne puisse rien faire pour la sauver. Elle comptait autant pour lui que sa propre vie, cette vie qu'il considérait comme à la fois tout et rien, inestimable et insignifiante, infinie et pourtant éphémère. Elle était pour lui le souffle divin d'un ange qui vint le combler d'un sentiment étrange qu'il n'avait jamais connu : la joie mais aussi l'amour. Elle vint le soulager de ses douleurs qui le brulaient et noircissaient son cœur. Ce baiser qu'il lui avait donné hantait ses jours et ses nuits, il ne lui en restait plus qu'une cicatrice…Ses lèvres qui lui déposèrent un nectar merveilleux sous ces pluies diluviennes. Sa lumière… cette flamme qu'il comptait ne jamais laisser s'éteindre. L'ellon s'empressa de se lever et de trouver une monture assez rapide afin d'arriver au plus vite à Minas Tirith , quand soudain un garde vint l'interrompre dans ses préparatifs précipités.

- Mon Seigneur ? Le Roi Théoden vous fait quérir.

Le Prince de Mirkwood ne comprit pas ce que le Roi exigeait de lui à cette heure indue, aussi il suivit le garde sans émettre la moindre objection. Il arriva dans la tente du Roi et fut surprit d'y retrouver Aragorn qui a priori ne comprenait pas non plus pourquoi on l'avait fait venir à une heure tardive. Legolas regarda plus attentivement et put remarquer un étranger enveloppé d'un manteau à capuchon noir. Le Roi Théoden prit congé des deux guerriers avec cet étranger.

- Je vais vous laisser.

Aussitôt sortit, la personne encapuchonnée se leva et déclina son identité. Les deux hommes ne s'attendaient pas à une telle venue et s'empressèrent d'incliner la tête par signe de respect.

- Seigneur Elrond.

- Je viens de la part de deux personnes que j'adore. Elendil et Arwen sont mourantes. Elles ne survivront pas longtemps au mal qui se repend du Mordor.

Le Seigneur Elrond fut surpris de retrouver l'Etoile de l'Aube autour du cou de Legolas, mais il n'en fut pas moins fier de sa fille. Voyant que la lumière s'éteignait rapidement, il comprit qu'il devait faire vite.

- La lumière de l'Etoile de l'Aube et du Soir s'éteint. Leurs forces diminuent d'autant que grandit la force de Sauron. La vie d'Arwen et d'Elendil est désormais liée au destin de l'Anneau. L'ombre est sur nous. La fin est proche.

Le prince de Mirkwood s'empressa de répondre avec une conviction certaine.

- Ce ne sera pas notre fin mais celle de Sauron.

Le seigneur de Fondcombe put remarquer que le caractère de sa fille avait légèrement déteint sur le Prince de Mirkwood, habituellement calme, car le connaissant, jamais il n'aurait répondu d'une manière aussi convaincante et sûre de lui, avec des paroles remplies d'espoir.

- La guerre vous attend mais pas la victoire. Les armées de Sauron marchent sur Minas Tirith, ça vous le savez, mais en secret il envoie d'autres forces qui attaqueront par le fleuve. Une flotte de bateaux pirates venant tout droit du Sud. Ils seront dans la Cité dans deux jours. Vous n'êtes pas assez nombreux. Vous avez grand besoin d'hommes.

Aragorn sut que leur nombre demeurait toujours inférieur à l'armée des Orques.

- Il n'y en a pas.

- Il y a ceux qui demeurent dans la montagne.

- Des meurtriers…Des traîtres… Vous voulez les enrouleriez pour se battre ? Ils ne croient en rien et n'obéissent à personne.

- Ils obéiront au Roi du Gondor !

Le Seigneur Elfe sortit de sa cape une épée tranchante de fer souple, aussi affilée que pointue. Courant aux poings des Rois et taillant autrefois les hommes à leur gré, l'épée allait de nouveau trouver un porteur de ce nom.

- Andúril, la Flamme de l'Ouest forgée avec les fragments de Narsil. La lumière refleurira, à son retour les cloches de la Cité Blanche sonneront d'allégresse, mais tout ne sera que tristesse. L'Etoile de l'Aube peut encore être sauvée. Brandissez fièrement cette épée et l'espoir deviendra notre boussole vers des rives d'avenir.

Aragorn saisissa la gaine de l'épée, le Prince de Mirkwood le regarda tout en espérant que ce que disait le Seigneur Elrond était vrai.

- Sauron n'aura pas oublié l'Epée d'Elendil. La lame qui fut brisée doit retourner à Minas Tirith.

Le Dunedain brandit haut et fier l'épée qui ôta l'Anneau de son maître, l'épée qui valut le nom de l'Etoile de l'Aube, un nom porteur d'un nouvel espoir. Soudain l'ellon sentit une vague chaleur revenir en lui et le talisman d'Elendil se mit à reluire de plus belle, puis à briller normalement. L'épée représentant l'espoir venait de ravir la flamme de l'Aube. Legolas savait que son amie d'enfance était sauvée mais qu'elle ne demeurait pas en sécurité, la guerre et le Mordor étant aux portes de la Cité Blanche. Elrond observa les deux hommes, le regard rempli de confiance et d'une certaine anxiété, le prince de Mirkwood reconnu immédiatement le caractère de la femme qu'il aimait en son père, forte et courageuse.

- L'Homme qui peut exercer le pouvoir de cette épée peu rassembler une armée plus meurtrière que celles qui ont foulé cette terre. Oubliez le rôdeur, devenez celui que vous deviez être. Prenez la route de Dimholt. Ónen i-Estel Edain. (Je donne l'espoir aux hommes)

Aragorn le fixa un sousçon de doute s'emparant de lui

- Ú-chebin Estel anim. (Moi, je n'en ai aucun)

Suite à cet entretien et fièrement armé, Aragorn se dirigea en direction de la crevasse séparant la Montagne. Ce retournement de situation échappa à Eowyn qui ne comprit pas le comportement du Dunedain. Remontée et remplie de colère, elle se dirigea vers l'homme afin de le convaincre de rester auprès de ces hommes qui avaient besoin d'un chef pour les guider.

- Pourquoi faites-vous cela ? La guerre s'étend à l'Est, vous ne pouvez partir à l'aube de la bataille. Vous ne pouvez pas abandonner les hommes.

- Eowyn...

- Nous avons besoin de vous ici.

- Pourquoi êtes-vous venu ?

- Vous l'ignorez donc ?

En détournant son visage vers la jeune femme, Aragorn put lire en elle comme dans un livre ouvert, dévoilant les moindres facettes de ses sentiments envers lui. Des larmes reflétant l'âme pure de la damoiselle du Rohan, s'écoulaient sur son visage. Un faible sourire se dessinait sur son visage montrant un soupçon d'espérance quant à la réponse qu'elle attendait du Dunedain.

- Ce n'est qu'une ombre et une pensée que vous aimez. Je ne puis vous offrir ce que vous recherchez. J'ai souhaité votre bonheur dès que je vous ai vu.

Les larmes envoyaient les messages du cœur meurtri de la jeune femme que celui-ci ne pouvait exprimer par les paroles. Elle s'éloigna dans un état de profond chagrin, rejoindre ses appartements.

Alors qu'Aragorn s'apprêtait à franchir le flan de la montagne, sa route fut barrée par le Nain intrépide qu'était Gimli. Un air d'optimisme se livrait de sa voix rauque.

- Où comptez-vous donc aller ?

- Non Pas cette fois. Cette fois vous restez, Gimli.

Legolas arriva à ses côtés, un regard empli de malice, amusé et non surprit par le comportement du Nain. Il se rendit compte également que même si ces êtres pouvaient avoir les pires manières qui soient, êtres arrogants et têtus, ils n'en demeuraient pas moins des compagnons fidèles.

- Ignorez-vous tout de l'opiniâtreté des Nains ?

- Il va falloir l'accepter. Nous venons avec vous, l'ami.

Les soldats du Rohan et des autres Cités voisines regardèrent les 3 guerriers s'enfoncer de plus en plus au sein de la Montagne. Cependant ils ne comprenaient guère ce retournement de situation.

- Que se passe-t-il ? Où va-t-il ? Je ne comprends pas. Il part la veille de la bataille.

- Seigneur Aragorn !

Le chef des officiers se rendit à l'évidence, mais fut malgré tout recadré par Théoden.

- Il s'en va parce qu'il n'y a plus d'espoir…

- Il part parce qu'il doit partir.

- Gamelin: Trop peu sont venus. Nous ne vaincrons pas les armées du Mordor.

- Non, en effet. Mais nous irons tous au combat quoi qu'il en soi.

Dès L'Aurore, un ciel de feu et doré affichait sa majesté sur la Cité Blanche. Elle embrumait les champs et montagnes endormis et ravivait la force retrouvée de se battre après le grand calme de la nuit. Elle ravivait la flamme de la victoire de vaincre et d'exister entrainant de penser à un espoir renouvelé. L'elfe demeurait allongé sur cet autel marbré, sans vie et poussiéreux. Une vague de chaleur s'embrasa au sein de son corps. Cette flamme qui était seigneur des neiges et des forêts, qui permettait à l'harmonie et à la l'Etoile de l'Aube de retrouver sa majesté. Il se propagea tout d'abord le long de ses cheveux, l'acajou retrouva ainsi ses belles couleurs rousses et cuivrée tel le métal encore chaud d'une épée forgée. La couleur blanche de sa peau revivait tel le passage d'un jeune poulain dans les larges plaines parementés de Simbelmynë. Ses lèvres reprirent leurs couleurs rouge sang, semblables à des cerises mûres, si savoureuses qu'on éprouverait le désir d'y goûter. L'émeraude givrée de ses yeux fermés s'éveillait telle la forêt sortant d'un de ses songes verts pâles, les nacrant des éclats de l'aurore. La feuille d'argent retrouva sa puissante lumière, avide qu'on la regarde. Elendil, l'elfe de lumière respirait de nouveau la vie. Chaque respiration était pour elle une bénédiction des Valars, l'Etoile de l'Aube renaissait de ses cendres tel le phé inspira profondément et serra le collier de son amour contre son cœur, elle sortit également de sa poche la rune que Thorin Ecu de Chêne lui avait offerte et murmura faiblement ce qui ressemblait à un « Merci ». Une perle de nacre, glissait et s'évanouissait autour de ses cils et roulèrent sur son visage, apaisant son cœur comme une humble goutte de rosée matinale. Elle savait qu'il veillait sur elle quelques soit l'endroit où il se trouvait. Il en était également valable pour Legolas. Cet ellon qu'elle dédaignait autrefois par son comportement austère et froid avait laissé place à un sentiment dont jamais elle ne se serait doutée ressentir pour cet être. Sans lui à ses côtés comme dans leur plus tendre enfance, son âme demeurait froid et poussière et ne l'avait jamais autant envié. Sa vie reposait entre ses mains et elle savait au plus profond d'elle qu'il la protégerait sans celle jusqu'à ce que les années de sa vie se soient écoulées se tenait à ses côtés des larmes de joie et de soulagement coulant sur son visage, il prit les mains de l'elfe et put se rendre compte qu'elles reprenaient une certaine chaleur, alors que peu de temps avant elles étaient aussi froides que la mort. Elendil trouvait se geste doux et attentionné et put se rendre compte que ce hobbit restait quelqu'un de profond. Elle tourna sa tête doucement sa tête en direction du semi homme, un sourire faible se dessinant sur ses lèvres.

- Les éclaireurs disent que Minas Tirith est encerclée. Le niveau inférieur est en flamme. Les légions ennemies arrivent de toutes parts. Ils ne tarderont pas à franchir les grandes portes. Le temps nous dessert.

- Courage Pippin… Ce sera bientôt fini.

- Dame Elendil .. Vous êtes belle et courageuse. Vous avez tant de raisons de vivre, et de gens qui vous aiment. Je sais qu'il est trop tard pour reculer. Et je sais qu'il n'y a plus de raison d'espérer. Si j'étais un cavalier du Gondor, capable de hauts faits, mais ce n'est pas le cas... Je ne suis qu'un Hobbit. Et je ne peux pas sauver la Terre du Milieu. Je veux seulement aider mes amis. Frodon... Sam... Merry... J'espère plus que tous les revoir un jour.

Aragorn, Legolas et Gimli prirent la route de Dimholt ou demeurait le Chemin des Morts. Elle traversait une vallée de pics rocheux acérés haut et secs. Ce lieu était également entouré des grandes Montagnes Blanches. Après être sortie des montagnes septentrionales aux sommets couverts de glace, ils découvrir un paysage devenant de plus en plus sec et désolé. Les glaciers, ces épaisses couches de neige transformées en glace, enserraient la vallée abandonnée. Près d'un quart de la terre était enfoui sous leur masse incommensurable. L'immense champ aride de pierres et de roche acérés présentait une haute pression constante entrainant un froid plus sec, repoussant les chutes de neige aux confins des glaciers. Il n'y avait aucun nuage dans le ciel et pourtant l'ombre de l'hiver semblait déjà planer au-delà des terres arides. Gimli a qui ce sinistre paysage laissait de marbre, voulu connaître les origines de cette armée maudite.

- Quelle sorte d'armée s'attarderait dans un endroit pareil ?

Ayant vécu les nombreux âges de la Terre du Milieu, le Prince de Mirkwood lui conta cette aventure déplorable.

- Une armée maudite. Il y a fort longtemps les Hommes des Montagnes prêtèrent serment au dernier Roi du Gondor. Ils lui jurèrent allégeance, promettant de l'aider au combat. Mais quand l'heure fut venue, quand le Gondor eu besoin de leur aide, ils s'enfuirent... disparaissant dans les ténèbres de la montagne. Alors Isildur les maudit... souhaitant qu'ils n'aient aucun répit, jusqu'à l'accomplissement de leur serment. Qui les appellera du guerrier crépuscule ? Les gens oubliés. L'héritier de celui à qui ils jurèrent serment. Du Nord il viendra. La nécessité l'amènera. Il franchira la porte du Chemin des Morts.

Soudain un vent froid, impétueux et cruel, roi des âpres d'hivers, fit baisser la température et charriait les particules des roches pulvérisées qui avaient été broyées par le front du glacier. Gimli qui habituellement ne souciait guère de ce genre de changement, commençait à s'interroger quant à la tournure que prenaient les évènements.

- La chaleur de mon sang semble s'être dérobée.

Les trois guerriers débouchèrent sur une entrée à l'intérieur de la montagne, sordide faite de crâne humains et d'os qui avaient certainement traversé les nombreux âges de la Terre du Milieu. Une inscription faite dans une langue inconnue fut déchiffrée par l'ellon.

- La voie est close. Elle fut faite par ceux qui sont morts. Et les morts la garde. La voie est close.

Soudain sans crier garde, un soufflement de mort, de peur sortit de cette entrée, ce qui fit fuir les chevaux. Aragorn a qui les évènements commençaient sérieusement à l'énerver, rentra au sein de la montagne dans la grande conviction qu'il réussirait à rallier cette armée des Morts à sa cause.

- Je ne crains pas la mort !

Legolas le suivit sans prononcer un mot tandis que le Nain trouvait la situation pour le moins … ironique.

- Voilà bien une chose inouïe ! Un Elfe accepterait d'aller sous terre et un Nain ne l'oserait pas ! Je n'ai jamais entendu cela !

La Cité Blanche se trouvait au milieu d'un horizon obscurcit et de cieux qui se déchiraient, tel un lion qui rugit et qui gronde, le tonnerre frappa les champs de Pelennor. La vie soudaine semblait s'être arrêtée, l'intendant assis sur son trône regardait avec la plus grande insouciance, les énormes nuages en cohorte, zébrés d'éclairs métallisés. Elendil tenta de se lever avec l'aide de Pippin mais à défaut d'avoir récupéré ses forces, elle s'affaissa supporter par le hobbit. Sa vision fut portée sur ce monde sans vie. Ce monde dépourvu de promesse, des tristesses qui ne sont pas résolues, ces amitiés commençant à s'ébranler… La Cité de Minas Tirith tel une étoile blanche, se retrouvait renfermée dans une cage dans laquelle entre les barreaux elle ne pouvait s'enfuir.

Les mots prononcés par Pippin, Elendil les avait déjà entendu, dans un lointain souvenir… Bien trop loin... Bien trop enfoui…

- Autrefois…J'avais quelqu'un que je voulais protéger…Lorsque je l'ai perdu… j'ai compris pour la première fois à quel point j'étais inutile en ce monde…Faible... A quel point j'avais déjà du mal à m'occuper de moi-même. Alors je me suis dit...que j'aimerais vraiment avoir quelque chose que je n'ai pas besoin de protéger. Je me suis rendue compte à partir de la disparition de Mithrandir… que j'avais tort. Car en vérité nous sommes seuls responsables de notre destin et c'est à nous d'en déterminer notre direction. Mais surtout nous avons le devoir et la responsabilité de protéger tous ceux que l'on aime. Rien ne changera si nous mourrons, mais quelque chose changera si nous vivons. Le rouge du sang des hommes deviendra le rouge de l'Aube, la couleur de ce qui est encore vivant en ce monde… La couleur qui annoncera un nouveau matin d'espoir.

Pippin trembla suite aux paroles énoncées par l'elfe, il eût du mal à déglutir, peur de ce que lui réservait la guerre. Elendil mit sa main sur la joue du hobbit avec une extrême douceur, et lui adressa un sourire dans lequel on pouvait lire tout le courage de vouloir se battre contre les ténèbres.

- Même la plus petite personne peut changer le cours de l'avenir.

Les yeux du semi homme s'écarquillèrent suite à cette révélation. Il voulut répondre mais contre toute attente, il aperçut l'intendant suivit de quatre hommes portant une charge sur laquelle reposait un homme à première vue endormi.

- Je suis Intendant de la Maison d'Anarion. Ainsi ais-je marché, et ainsi vais-je m'endormir. Le Gondor est perdu. Il n'y a pas d'espoir pour les Hommes. Pourquoi ces imbéciles fuient-ils ? Mieux vaut mourir plus tôt que plus tard. Puisque mourir il le faudra. Nul tombe pour Denethor et Faramir. Nul long et lent sommeil de la mort embaumée. Nous brûlerons comme les rois païens de jadis. Qu'on apporte du bois et de l'huile.

Pippin reconnu immédiatement Faramir, et voulu aller prévenir l'intendant qui visiblement ne pouvait être facilement raisonné.

- C'est Faramir, il n'était pas mort quand vous avez franchis à deux les portes de la Cité! Ilo faut...Il faut...

- Allez y Pippin, Vous serez bien plus utile au jeune fils de l'intendant qu'à moi, tout ira pour le mieux. Je vais recouvrer mes forces et ainsi les ténèbres verront de quoi le monde des Hommes, des Elfes et des nains sont capables.

- Ainsi que nous les hobbits ! Nous n'avons pas dit notre dernier mot !

- Vous êtes vraiment des créatures étonnantes. Allez... et surtout … Ne vous retournez pas…Ne vous retournez pas.

C'est dans un ultime élan que le jeune hobbit se dirigea en direction de l'intendant afin de sauver le jeune Capitaine du Gondor. Elendil se redressa péniblement, dans sa main se tenait toujours la rune offerte par Thorin et la serra de plus en fort. Elle regarda les hommes de la Cité Blanche défendre au mieux le seul bien qui leur restait avec tout le courage dont ils pouvaient faire preuve.

- La nuit n'aura plus de prise sur nous, au grand jamais ne craignent les ombres passagères, l'espoir brillera comme cette image qui nous emmènera loin de toutes chimères. Même si le doute nous envahis, et que la victoire nous fuit, c'est qu'à notre insu nous sommes prêt du but. Ainsi nos âmes inondées par cette lueur et nos cœurs débordant d'infinie gratitude, s'absorberont en une céleste communion. Je n'abandonnerais pas cette terre… Non… C'en ai assez… Plus personne ne mourra. J'en fais le serment.

Au sein de la Montagne, les trois guerriers progressaient dans l'attente de pouvoir rencontrer le chef de cette armée, qui autrefois avait connu ces heures de gloire. La lumière de l'Etoile de l'Aube les illuminait suffisamment. Avançant d'une allure lente afin de ne pas laisser place à la précipitation, ils débouchèrent sur un lieu où le seul maitre était la mort. L'endroit où les saisons ne passaient pas, où les massacres ne se prenaient jamais fins… Un endroit où les fosses demeuraient refermées, toutes ces âmes demeuraient tourmentées et bercées de lumière froide. Une armée d'hommes ici jadis, s'en était allée. Soudainement, une voix aussi froide qu'intimidante retentit au sein de la Montagne.

- Qui pénètre dans ma demeure ?

Aragorn comprit qu'il fallait le ton directement afin de prouver à cette armée de Morts afin qu'elle puisse reconnaître en lui une confiance aveugle.

- Une personne à qui vous devez allégeance.

- Les morts ne tolèrent pas que les vivants passent.

- Vous me tolèrerez moi !

Un fantôme représentant un squelette vêtu de son ancienne armure vint se présenter face au trois guerriers. Un ancien Roi déchu, échappé du passé, dans ses yeux scintillaient une flamme troublante, une larme, un sanglot émanait de cet esprit vagabond, solitaire. Par quels champs oubliés et déjà voilés d'ombre avaient-ils terminés dans cet endroit isolé ? C'est dans ce vallon sombre, que le Roi des Morts les égarait après lui.

- La voie est close. Elle fut faite par ceux qui sont morts. Et les morts la garde. La voie est close. Maintenant vous allez mourir.

- Je vous somme d'accomplir votre serment.

- Il n'y a que le Roi du Gondor qui puisse me l'ordonner !

Dans une hâte qui était la sienne, Aragorn dégaina son épée sans plus tarder et la plaça sous la gorge de son hôte. Suite à ce mouvement le talisman autour du cou de Legolas scintilla plus fortement.

- La lame et l'espoir ont été brisés !

- Elles ont été reforgées.

Il relâcha son étreinte et demeura calme, laissant planer courtement le silence.

- Battez-vous pour moi et regagnez votre honneur. Que dites-vous ?

Un long silence de mort régna de plus belle dans la Montagne.

- Que dites-vous ?

Le Nain bien qu'étant sur ses gardes, ne fut pas étonné de la réaction des Morts.

- Vous perdez votre temps, Aragorn ! Ils n'ont pas eu d'honneur dans la vie, ils n'en auront pas plus dans la mort.

- Je suis l'héritier d'Isildur. Battez-vous pour moi ! Et je considèrerais votre serment comme accompli ! Que dites-vous ? Vous avez ma parole ! Battez-vous et je vous libèrerais du monde des morts-vivants ! QUE DITES-VOUS ?

Les fantômes disparurent à la fut sans donner la moindre réponse. Le centre de la Montagne commençait à se désintégrer, des amas de pierre tombant raides comme la pluie sur le sol aride. Gimli s'empara de sa hache, furieux du manque de discipline et d'honneur de cette armée.

- Restez là traîtres !

- Sortons ! Vite !

Sur les champs de Pelennor les Orques munit d'un bélier tentaient de faire une trouée dans la Cité Blanche.

- Entrer dans la cité. Tuer tout sur votre passage.

Gandalf encourageait ses troupes tout en se battant à la fois avec son bâton et son épée.

- Combattez ! Combattez jusqu'au dernier! Battez-vous pour vos vies !

Pippin fut renvoyer par les gardes entourant le Seigneur Denethor et son fils proclamé comme mort. De part sa petite taille, il n'était pas facile pour lui de se défendre. Il cherchait donc vainement le Magicien afin qu'il puisse l'aider dans cette tâche et fut soulager de pouvoir le trouver au milieu de la foule de guerriers qui tentait de protéger leur bien le plus précieux qu'était la Cité.

- Gandalf ! Gandalf ! Denethor a perdu l'esprit. Il va brûler vif Faramir !

- Grimpez, allez !

Alors qu'ils se rendirent au septième niveau, le ciel devint aussi noir que les abysses, laissant place au Roi Sorcier d'Angmar chevauchant sa monture ailée, prêt à en finir avec le Magicien. Celui-ci incanta des paroles elfique qui firent reluire son bâton dans le but de le déstabiliser.

- Retournez à l'abîme. Tombez dans le néant qui vous attend vous et votre Maître.

Ayant combattu longuement le Magicien avait usé de son pouvoir et ne demeurait pas assez puissant face à cet être emplit de noirceur. En peu de temps le Roi Sorcier envoya une onde de magie noire qui réduisit à néant le pilier du Magicien, source de sa magie. Pippin tomba de Gris Poil pour s'écraser sur le sol de marbre.

- Ne reconnais-tu pas la mort quand tu la vois, vieil homme ? Mon heure est venue !

- Gandalf !

- Tu as échoué. Le monde des Hommes va s'effondrer.

Soudain une lumière aveuglante s'empara du ciel et déstabilisa le cavalier Noir .Une étincelle, une part de la grande flamme. De toute les lumières du monde celle-ci demeurait la plus grande, et elle était en vie. Même enchainée par les ténèbres elle restait toujours présente. Depuis trop longtemps le monde des hommes se terrait dans les ombres. Comment le monde pouvait-il accueillir la lumière, s'il n'y avait personne pour allumer un peu de joie. Comment pouvait-il accueillir la paix, s'il n'y avait personne pour oser un pas. Désormais le soleil vibrait sous les heures de pluie de la Terre du Milieu, où sous les nuages sans pareils, éclataient les cieux en combat.

Elendil se tenait face au Roi Sorcier, ses dagues étincelantes d'une nouvelle lueur d'espoir. Son regard paraissait à la fois serein, mêlant concentration et l'envie d'en finir avec les ténèbres grandissantes. Sa voix remplie de courage et d'audace s'éleva dans les airs.

- Vous n'avez aucun pouvoir ici, serviteur de l'Unique ! Je vous tuerais démon !

- Le temps des elfes est condamné! Cela commencera avec toi femme elfe ! Avec ou sans armée, il faut te rendre à l'évidence, tu es condamné !

- Je ne suis pas de cet avis ! Retournez d'où vous venez ! Retournez au Néant !

Une aura blanche étincelante envahis alors les dagues de l'elfe, une vague déferlante albâtre s'abattit sur le Roi Sorcier. Celui-ci poussa un cri effroyable de douleur, et s'enfui au dos de sa monture afin d'aider l'armée d'Orques ne se tenant aux portes de la Cité Blanche.

- Ton heure viendra, femme elfe.

Bien qu'épuisée par la dépense de son énergie, l'elfe alla porter secours à Gandalf et Pippin.

- Mithrandir, Pippin ! Vous n'avez rien ?

Le Magicien fut tout à la fois surpris et aussi soulagé de voir son élève de jadis en vie, mais une lueur d'incompréhension se lisait sur son visage. Une seule éventualité pourrait expliquer sa présence auprès d'eux. Gandalf voulu en avoir le cœur net, essoufflé, il tenta de placer ses mots.

- Comment ?

- Et bien… Je ne sais pas à vrai dire… je me laissais aller dans la lumière quand soudain, mon esprit s'est retrouvé au milieu de trois jeunes enfants…

- Des enfants ?

- Oui…Ils se dirigeaient vers ce qui me semblait être un Roi elfe à la stature noble et respectueuse…Mithrandir mes dires vont peut-être vous paraître incongrues mais…J'ai cru sentir la présence du Prince Legolas… lorsque je trépassais de l'autre côté…

- Sa présence dites-vous …

- oui… Je ne savais plus où j'étais et soudain comme si le feu me réchauffais j'ai senti sa présence. Je ne savais plus d'où naissait ma colère. Il a parlé en me disant qu'il y avait encore de l'espoir…Qu'il serait apporté par mon aide et que l'avenir refleurirait… A cet instant ses torts avaient disparus. Il me souriait de l'intérieur en me prenant dans ses bras et tous mes pleurs se sont perdus. Si j'avais été six pieds sous terre, je n'aurai pas voulu de soleil. Si j'avais été six pieds sous terre, je n'aurai connu ni la solitude, ni la liberté. Il m'a sorti de ces ténèbres si sombres, il m'a offert un monde bien plus lumineux que le soleil… Son image s'est effacée et puis soudain je sentis la vie revenir en moi, l'air devenant de nouveau mon allié.

Gandalf ne répondit point à ce que venait de confesser l'elfe, et il comprit alors ce que cela signifiait.

- Mithrandir ?

- C'est l'épée.

- Vous voulez dire… l'épée qui a ôté l'Anneau du Seigneur des Ténèbres ?

- Oui… Elendil, elle est la seule chose qui puisse encore vous sauver… Votre lumière s'éteint, le seul élément qui permet à cette flamme de ne pas mourir est l'épée d'Isildur, l'épée portant votre nom.

- Mais comment ? Tout cela est si confus…

- L'épée appartenait autrefois au Roi Elendil, fils d'Amandil, Prince d'Andunil. Il était un des chefs des Fidèles à Númenor au temps du Roi Ar-Pharazôn le Doré. Avec les siens, il refusa de trahir les Valars et ne suivit pas le Roi dans sa folle expédition pour défier les Seigneurs de l'Ouest. Elendil et Gil-galad autrefois le Haut Roi des Elfes, vinrent en personne; et nul n'osait défier Narsil, l'épée d'Elendil et Aeglos, la lance de Gil-galad. Ils pénétrèrent ensuite au Mordor et firent le siège de Barad-dûr. Suite à cette nouvelle, Sauron descendit affronter les deux rois. Gil-galad et Elendil périrent de sa main, mais Sauron fut finalement vaincu par Isildur et son esprit fut emporté par les vents. C'est grâce à cette épée qu'il fut vaincu…La lumière, cette force, résidant en cet objet funeste s'en était allée et réfugiée dans un autre hôte. Elle ne se manifesterait que le jour où le courage et la volonté de vouloir la paix naitraient de nouveau. Cependant cette lueur ne pouvait retourner dans son ancien réceptacle ou du moins partiellement. Cette… bénédiction portait aussi un risque. L'Anneau de lumière : Nenya, est relié à l'Unique… Aussitôt cette énergie dévoilée, la bague en profitait pour l'absorber et celle-ci allait tout droit régénérer Sauron. Autrefois Dame Galadriel fut choisi, en voulant protéger la Lothlorien des forces des ténèbres. Mais un jour … Elle eut une vision montrant qu'une femme dans les années à venir prendrait sa place…Une femme elfe répondant au nom de ce que signifiait « l'amie des étoiles », une femme que le bien et le mal essaieraient de s'approprier. Lors de votre venu au monde, l'aube ne fut pas tamisée d'un seul nuage, pas même d'un léger voile. Nous méditions, assis sous la voute d'azur quand soudain une lueur précédant à celle de la lumière des étoiles se manifesta, l'astre majestueux dans le ciel s'éleva, dominant l'univers tel un Roi tout puissant…Depuis ce jour nous avions compris…

- Que je serais le futur réceptacle de cette lumière…

- Oui, c'est ainsi qu'on vous attribua le nom d'Elendil... « l'ami des étoile » , l'ancien Roi qui permit à l'espoir de perdurer.

- L'Etoile de l'Aube… Mais comment…Comment ais je activé cette lumière ?

En posant cette question, l'elfe remarqua par elle-même qu'elle connaissait cette réponse.

- Elle s'est manifestée lorsque vous vous êtes interférez entre l'armée d'Orques dirigée par Azog et l'armée des Elfes et des Nains. Votre courage à vouloir protéger ceux que vous aimiez et à vouloir instaurer la paix, vous a fourni la force suffisante pour libérer cette nouvelle énergie, bien plus puissante que celle de Dame Galadriel du fait de votre jeune âge. C'est aussi à partir de ce moment que l'anneau autour de votre doigt est arrivé. Votre maniement de la magie à permis à la bague de l'absorber et de la transférer au Seigneur des Ténèbres. C'est pour cela que vous vous sentiez épuisé après son utilisation. Seulement cette fois, fut presque la fois de trop.

Elendil ne savait que dire devant autant de paroles inavouées… Elle n'avait jamais osé en savoir plus sur ces origines… Sur ce destin qui la suivait… Mais son père, ou Mithrandir auraient-ils été francs avec elle ? Rien n'était moins sure…

- Mithrandir… Que se passerait-il si… L'épée venait à être brisée une nouvelle fois ?

Ce fut un regard désemparé et de tristesse qui se lisait sur le visage de Gandalf…Malgré tout il n'avait pas terminé son explication.

- Bien qu'ayant perdu sa lumière, l'épée pouvait malgré tout récupérer un peu de son ancienne force si celle-ci était maintenu par un descendant de Numenor…

Elle comprit immédiatement : - Aragorn…

- Votre anneau étant lié à l'Unique, vos forces diminuent grandement, vous mourriez très peu de temps après sa destruction... Cette épée est votre seule chance Elendil… Bien qu'Aragorn soit le porteur de cette épée, cela ne demeurera pas assez si elle venait à être détruite…

- L'elfe regarda le néant. Son cœur battant presque faiblement… Sa vie ne tenait plus qu'à cette bague dont il fallait qu'elle se débarrasse… Et à cette épée. Elle avait une confiance aveugle en Aragorn , elle savait qu'il la manierait avec grand soin.

- Je suis désolé ma Dame. J'aurais dû être franc avec vous dès le départ…

Il leva les yeux en direction de l'elfe et fut surpris de voir en elle, un visage emplie de sérénité.

- Quelle que soit la blessure que l'on a reçue, il existe toujours dans l'univers quelqu'un capable de soulager nos souffrances et de panser nos plaies. Vous avez fait votre devoir Mithrandir, dans les moments de doutes comme ceux de joie vous étiez là pour me remettre dans le droit chemin. Et je ne pourrais jamais vous remercier assez pour cela.

Suite à ces paroles le Magicien se leva prêt à tout pour remporter cette guerre.

- Le seul moyen que vous ayez pour me remercier est de faire en sorte de gagner cette guerre. Cette vision que vous avez eu de ces enfants nous montre que l'espoir n'est pas perdu ! Il nous faut sauver Faramir ! Peregrin Touque ! Accompagnez Dame Elendil et aller lui prêter main forte pour cette tache ! Moi, je continuerais à renforcer les défenses du mur ! Nous devons gagner cette guerre !

Pippin a qui le courage impressionnait d'avantage le Magicien tenait à l'aider dans sa tâche ardue de défendre la Cité.

- Vous nous avez demandé de nous battre.

- Ce n'est pas une place pour un hobbit ! Allez, remontez vite. Dépêchez-vous !

Elendil et Pippin se regardèrent et sans prononcer un mot et comprirent ce qu'ils devaient faire. Elendil appela son fidèle étalon, celui-ci parvint à la retrouver. Ils se dirigèrent à toute allure vers la Haute Cour.

La guerre demeurait un fléau immense, instrument de la volonté des êtres de la Terre du Milieu comme des pions que l'on pouvait avancer. Au sein des enceinte de la Cité les enfants de la guerre, ont vu la colère et la dévastation, étouffés leur chants de victoire. Ils avaient appris à se taire et à serrer les poings quand les voix mensongères dictaient leur destin. Par des jours sans mystère, la Cité Blanche ouvrait les yeux, sur un monde en feu. Le long des remparts meurtris, l'armée Gondorienne retenait avec difficulté l'armée ennemie aux portes de la Cité. Le chef des Orques voyait grandement le courage qui maintenait la vie des soldats, s'ébranler à petit feu. Grâce à leur force surhumaine, les trolls dirigeaient les grands forts armées de pierre et de bombardiers enflammées.

- Tenez vos positions.

Gandalf dirigeait l'armée d'une main de fer.

- Repoussez-les ! Ne sombrez pas dans la peur ! Restez à vos postes ! Battez-vous ! Pas sur les tours ! Visez les Trolls ! Tuez les Trolls ! Abattez-les !

Voyant les Gondoriens repousser ses troupes, le chef des Orques sentit un flamme de colère l'envahir , accroissant sa haine profonde des hommes.

- Qu'est-ce que vous faites ? Bandes de vermines !

- La porte ne cède pas. Elle est trop solide.

- Vas à ton poste et détruisez cette porte !

- Mais rien n'y fait chef !

- Chef des Orques: Gronde va s'en occuper. Apportez-moi la tête de loup

Aragorn, Legolas et Gimli sortirent seins et sauf de la Montagne avec un goût amer au sein de la gorge. Suite à la réponse négative donnée par les Morts, tous soupçon d'espoir se dissipaient. Le fleuve de l'Anduin acceptait en ses flots les navires des pirates d'Umbar. Les trois hommes scrutaient l'horizo, les vents marins et de fumés soufflant sur leur visage. Les rivages furent secoués par les tempêtes dévastatrices des haches et épées de guerre des pirates. Les flammes se répandaient telle la peste le long du fleuve. Aragorn scruta l'Etoile du Soir de sa bien-aimée ainsi que l'Etoile de l'Aube. Le talisman d'Elendil avait retrouvé un peu de sa lumière mais le Dunedain savait que cela ne serait qu'éphémère si cette guerre ne se terminait pas. La lumière d'Arwen était presque éteinte et il sqavait que tout n'était qu'une question de temps. En voyant, cette désolation s'installer, son esprit vagabondait dans le vide, livrant ces pensées à d'éventuels sacrifices. Voyant la mine abattu de l'homme, l'ellon l'accouda dans le but de le relever et de se battre jusqu'au bout. Soudain tout trois sentirent une présence à la fois froide et de mauvaise augure. Le Roi des Morts sortit de la Montagne et se tint face à eux. Le silence régnait dans l'attente d'une parole.

- On se battra !

Tout d'un coup l'armée des Morts surgit de la Montagne et se dirigea vers les navires pirates afin de mettre un terme à cette folie destructrice, leur honneur étant entré en jeu.

A Mirkwood, les nuages d'orages dominaient le ciel de leur puissance dévastatrice, les gemmes ornant le palais du Roi Thranduil, possédaient une lumière faiblissant chaque jour. Le Roi avait remarqué ce changement qui ne le laissa pas indifférent. De sa carrure noble et majestueuse, il serra sa main sur le pommeau de son épée. Il ne referait pas la même erreur qu'autrefois, son entêtement ayant provoquée bien des dommages par le passé.

- D'aucun imaginerais qu'il s'agit d'une noble quête. Une quête pour reconquérir un royaume, ou tuer un dragon. La lumière de l'Etoile de l'Aube faiblit, la guerre est proclamée à l'Est. Laisserons nous ces peuples se battre seuls ?

- Mon Roi ?

- Préparez mon armure et nos troupes.

Au sein du bâtiment réservé personnellement à l'Intendant, le seigneur Denethor ne put se résigner à vivre sa misérable vie sans ses deux fils. Il se tenait au-dessus de Faramir, totalement inconscient que son fils était toujours en vie.

- La demeure de son esprit s'écroule. Il brûle... Il brûle déjà !

Des gardes montaient la garde devant la bâtisse. Arrivant en toute hâte sur Eressëa, Elendil sortit ses deux dagues et se dirigea vers les soldats Gondoriens.

- Je m'occupe d'eux Pippin ! Allez sauver Faramir !

Le jeune hobbit se faufila entre les deux hommes pendant que l'elfe menait un combat rudement mené. Elle fit en sorte de ne pas toucher les points vitaux car elle savait au fond d'elle que les soldats ne faisaient que remplir leur devoir vis-à-vis de leur niveau hiérarchique. Elle croisa ses deux dagues afin de récupérer une des épées et de la balancer loin de la zone de combat. Suite à cela elle décocha un violent coup de pied en pleine tête du soldat jusqu'à l'assommer contre son compagnon. Le hobbit courrait aussi vite qu'il le pouvait afin d'empêcher l'intendant de réaliser une erreur irrémédiable.

- Il n'est pas mort ! Il... il n'est pas mort ! Non ! Non ! Non ! Il n'est pas mort !

Le Seigneur Denethor lança un regard de profonde colère et de dégoût vis-à-vis du semi homme qu'il considérait comme un être abject.

- Adieu Peregrin fils de Paladin. Je vous libère de mon service. Allez maintenant et mourrez de la façon qui vous paraîtra la meilleure. Versez de l'huile sur le bois ! Mettez le feu à nos chairs !

Voyant Pippin impuissant, Elendil se dépêcha de monter sur son étalon et de se diriger vers l'Intendant devenu totalement fou par les méfaits de la guerre.

- Cessez cette folie !

- Vous pouvez triompher sur un champ de bataille pendant une journée, mais contre le pouvoir qui s'est élevé à l'Est, il n'y a nulle victoire !

Eressëa reversa Denethor au sol. Pippin quant à lui monta sur l'autel en bois brûlant afin d'en dégager le jeune Capitaine du Gondor. Celui-ci parvint à le sauver d'une mort certaine.

- Non ! Vous ne me prendrez pas mon fils !

Il mit ses mains autour du cou de l'elfe, qui manqua de suffoquer si l'homme serrait davantage son étreinte. Dans un ultime élan, elle le balança sur l'autel en bois. Noyé dans sa folie, il regarda son fils. Faramir entrouvrit légèrement les yeux, la mine fatiguée mais il était en vie. Le visage de Denethor s'adoucissait et son cœur devint léger.

- Faramir...

Dans un brasier ardent, les flammes commencèrent à l'envahir. Ses flammes telles des couteaux de l'âge égorgé, mesurant ainsi la fin de son règne, et l'essentiel qui lui restait. C'est en courant vers l'immense fossé que l'Intendant du Gondor mit fin à ses jours. Elendil le regarda courir, enflammé, un cri de désespoir sortant du fond de sa gorge.

- Ainsi disparait Denethor, fils d'Ecthelion.

Elle courut en direction de Faramir et de Pippin. Elle s'agenouilla face au jeune Capitaine du Gondor, visiblement encore très faible de leur combat face à l'armée de Orques.

- Je suis désolé…tellement désolé…

- Vous avez agis par fierté Faramir…Par amour pour votre père. C'est un geste noble et juste.

- La Cité…La Cité est-elle perdue ?

- Vos hommes la défendent encore… Faramir vous devez m'aider, les Orques sont devant les portes, il est impossible de rejoindre les Champs de Pelennor.

- Quoi ?

- Si nous n'agissons pas, la Cité Blanche sera perdue… Vous devez m'aider…

La douleur que ressentait Faramir, Elendil ne le comprenait que trop bien. Sa maison, ce lieu où il avait grandi, tous se dématérialisait sous ses yeux.

- Il y a un passage à l'arrière de la Cité, seuls mon frère et moi le connaissions, il est possible de rejoindre les Champs de Pelennor par là… Il se trouve au cinquième niveau… Le passage mène au fin fond de la Montagne, la sortie vous mènera directement sur les champs de bataille… Ce passage est aussi praticable à cheval…

Elendil mit sa main sur son frond, un sourire tendre se dessinant sur son visage.

- Merci …

- Dame Elendil ?

- Oui... Qu'y a-t-il ?

- Je vous en prie sauv…

A bout de fatigue, le jeune Captiaine du Gondor sombra dans ses songes les plus profonds. Alors que des gardes arrivaient en masse en direction de l'elfe et du semi homme, Pippin les rassura.

- Il a besoin de soin au plus vite !

- Bien !

Les soldats se saisissèrent de Faramir et le conduirent où les premiers soins lui serraient procurés.

- Guidez les Dame Elendil, j'irais rejoindre Gandalf et combattre !

- Mais…

- Je suis un Touque de pure souche ! J'irais au combat quoi qu'il en soit ! Allez-y ! Le temps nous est compté.

Elle acquiesça et sortit suivit des soldats.

- Armez vos chevaux et vos hommes, nous nous rendrons au cinquième niveau.

- Et si les Orques pénètrent à l'intérieur de la Cité ?

Elendil regarda dans la direction du Mordor , elle put entendre la voix du Seigneur des ténèbres dans son esprit.

- Ton heure est compté, femme elfe. Tu périras sans voir le jour se lever. Ce n'est qu'une question de temps. Use une fois de plus ton pouvoir et se sera l'échec !

Elle se retourna face au soldat, un regard de brasier dans les yeux, le torse haut.

- Qu'ils essayent donc pour voir.

Une fois les troupes de soldats Gondoriens rassemblées, elle les guida en direction du cinquième niveau. L'air nauséabond des cadavres envahissaient les poumons de l'elfe, les regards de femmes et des enfants demeuraient tels des feuilles mortes et gelées. Tous ces grands cœurs restés immobiles et mourants lentement, sur une aile d'ange. Chevauchant Eressëa suivit des Gondoriens sur leur monture, l'elfe sortit la rune de Thorin, un léger pincement au cœur s'emparant d'elle. Elle chuchota afin de garder pour elle, ses souvenirs toujours présents.

- Où que tu sois Thorin… Veille sur nous…

Elle le rangea et porta sa main au collier de son aimé. Une chaleur émanait de lui, la sentant se répartir au plus profond de son cœur. C'était une source vive, un volcan en fureur, et son flot tout puissant n'était que pure allégresse lui rappelant chaque rire enfantins et chaque torrent de larme. Elle voulait retrouver ces yeux cristallins dans lesquels elle pouvait percevoir le reflet de l'amour qui l'animait, ces moments d'enfances non racontés. Marchée à ses côtés sous les arbres automnaux de la forêt de Mirkwood. S'émerveillée face aux couleurs séduisantes de l'automne. Se tenir prêt de lui jusqu'à ce que les années de sa vie se soient écoulées totalement sous l'air vive d'une brise de printemps.

- Ná Elbereth veria le, ná elenath dín síla erin rád o chuil lín.( Puisse Elbereth te protéger, puissent ses étoiles briller sur le chemin de ta vie.)

Elle sentit soudain une douleur à la poitrine.

- Le temps des elfes est révolu. L'armée Blanche court à sa perte !

Elendil manqua de s'évanouir, mais un soldat Gondorien la rattrapa par le bras de justesse.

- Ma Dame vous…

Elendil le regarda avec des yeux faibles mais lui coupa la parole avant de s'engager dans une conversation qui n'avait pas lieu d'être. Des gouttes de sueur coulant sur sa peau blanche. Et son souffle haletant.

- Nous irons nous battre quoi qu'il nous en coûte…

- Bi…Bien ma Dame.

Le Seigneur des ténèbres guettait les moindres déplacements de la Terre du Milieu. Elle savait qu'elle devait vivre afin de permettre à cette bonne terre de survivre. Il y avait du bon en ce monde et il fallait que tous se batte pour maintenir la paix.

Sur les fleuves de l'Anduin , les navires accostaient près de la Cité d'Osgiliath. Une partie de l'Armée d'Orque se tenait à cet endroit afin de recevoir leur renforts et de rejoindre dans les plus brefs délais le champ de bataille.

- En retard comme d'habitude ! Pourriture de pirates ! Vos lames ont fort à faire ici. Allez, rats des mers ! Quittez vos navires !

Un Dunedain, un Nain et un Elfe sortirent d'un des navires, prêt à en découdre. Sur le ton de l'ironie Gimli provoqua Legolas dans un duel de tuerie d'orques !

- Il y en a bien assez pour tous les deux. Que le meilleur des Nains gagne !

L'Armée des Morts se tenait à leurs côtés entrant dans un ultime assaut, afin de rétablir ce monde oublié de paix. La Guerre pour la défense de la Cité Blanche n'était pas terminée.

A Dunahorrow, l'armée du Rohan s'apprêtait à chevaucher en direction de la Cité Blanche. Merry qui était considéré comme un être n'ayant pas sa place sur un champ de bataille fut laissé de côté. C'est recouvert de honte qu'il retourna en direction du campement jusqu'à ce qu'un guerrier, chevauchant sa monture, le soulève de terre et l'entraîne dans sa chevauché.

- Chevauchez avec moi !

Merry reconnut immédiatement cette odeur de menthe et ces longs cheveux blonds dépassant le heaume du guerrier.

- Dame Eowyn !

Ce chapitre est enfin terminé ! Que de péripéties ! Je suis vraiment fière de moi sur ce coups-là ! Ecrire me permet de me libérer dans des mondes, dans des histoires qui me sont propres. Vous le faire partager me procure une immense joie ! Comme vous avez pu le comprendre, le prochain chapitre sera axé principalement sur la guerre, avec des retrouvailles ? Peut-être ! En attendant j'espère que ce chapitre vous a plu et je vous dis à très bientôt pour la suite de cette péripétie en Terre du Milieu !

Baka Saru