Disclaimer : les personnages sont de JK Rowling, l'histoire de enlightennedkitty.

Chapitre quatorze

Noël à Poudlard était tout aussi merveilleux que dans les souvenirs d'Hermione. Hagrid avait apporté un sapin monumental, et les Professeurs McGonagall et Flitwick l'avaient magnifiquement décoré. Des nœuds et des guirlandes couvraient quasiment chaque centimètre d'espace libre du château, et de petites chorales d'angelots flottaient dans les couloirs, prêtes à chanter des chants de Noël à quiconque s'arrêtait pour les écouter.

La semaine avant les vacances de Noël, les élèves se montrèrent de plus en plus agités, sachant qu'ils seraient bientôt libres de leur temps. Les septième année furent les pires, et elle retira à elle seule au moins deux cent points aux quatre Maisons.

Hermione avait décidé de prévoir des contrôles en deux parties pour chacune de ses classes : un écrit, et une épreuve pratique. Chaque élève se retrouverait face à une série de problèmes, créatures ou sorts, qu'il avait étudiés pendant le trimestre.

Quand sa dernière classe fut finie, et que les Poufsouffles de cinquième année sortirent de sa classe en piaillant, elle remercia les dieux, et se demanda si elle avait été si pénible quand elle était élève. Il faudrait qu'elle se souvienne de poser la question à Minerva. Elle descendit dans les cachots, voir la Mortalis Fallax. C'était devenu une habitude quotidienne.

Chaque jour, dès que sa dernière classe était terminée, Hermione rejoignait Severus dans son laboratoire. Même s'il n'y avait rien à faire en particulier ce jour là, elle lisait des textes sur les potions qu'elle avait empruntés à la bibliothèque, ou se creusait la tête pour trouver de nouvelles idées. Parfois elle était seule, mais la plupart du temps, Severus était là également, en train de lire ou de préparer des ingrédients. Ils n'avaient pas fait de progrès significatif depuis un mois qu'elle l'assistait, mais elle avait bon espoir que ça ne saurait tarder.

Après ce temps qu'ils avaient passé à travailler ensemble, Severus et Hermione avait développé une sorte d'amitié. Elle n'était pas tout à fait sûre que ce soit de l'amitié, mais ils étaient plus que de simples collègues désormais. Son attitude envers elle se faisait plus polie, ce qui ne l'empêchait pas de lui crier dessus à la moindre erreur, ou si elle posait une question dont elle aurait dû connaître la réponse. Après la première semaine, elle avait appris à tout simplement l'ignorer quand il était de mauvaise humeur, ce qui était devenu de moins en moins fréquent. Récemment, il avait même commencer à tolérer qu'elle se moque gentiment de lui.

Severus était en train de lire dans son fauteuil habituel près du feu quand elle entra sans frapper. Il ne leva pas les yeux.

« J'ai besoin d'un chaudron de Véritasérum pour mes septième année, pour le trimestre prochain, » annonça Hermione en guise de bonjour.

« Et ? » Il la regarda sévèrement par dessus son livre et fronça les sourcils. « Vous êtes parfaitement capable de le préparer vous même. »

« Je le sais bien, mais je n'ai pas les ingrédients. Comme c'est pour mes cours, j'espérais que vous me laisseriez me servir dans vos réserves. »

Son froncement de sourcils s'accentua, mais il céda finalement en disant, « Très bien. Puisque vous travaillez avec moi, j'imagine que je peux vous laisser accéder à la Réserve. »

Posant son livre, il se leva et avança vers la porte devant laquelle elle se tenait. Hermione sur ses talons, il sortit dans le couloir pour rejoindre sa salle de classe, et avança vers le cabinet dans un coin où il gardait la majorité de ses ingrédients. Après avoir baissé les barrières de sécurité, il se retourna vers elle.

« Est-ce que vous avez noté ? Ou est-ce qu'il faut que je vous l'écrive ? »

Elle lui adressa un sourire moqueur. « Non, une fois suffira. »

« Tout ce que je vous demande, c'est de faire une liste de ce que vous utilisez. Je préfère garder un inventaire précis. » Il désigna une pile de papiers punaisés à la porte qui apparemment était la liste du contenu de la réserve. « Les ingrédients les plus… précieux sont sous clef dans mon bureau ; vous pourrez me les demander si vous en avez besoin. »

« Vous ne me faites pas assez confiance pour me laisser me servir toute seule, c'est ça ? »

« Je n'accorde cette confiance à personne. »

« Pas même à Albus ? »

« Dire qu'Albus est inepte en potions est encore très en dessous de la vérité. Une fois, alors que je me remettais des effets secondaires d'une visite à Voldemort, il m'a remplacé en classe. Je me demande encore pourquoi le château n'a pas explosé. » Hermione rit, s'imaginant Albus devant un chaudron, essayant vainement d'empêcher sa longue barbe de tomber dans la potion qu'il essayait maladroitement de concocter. « Je peux vous assurer que ce n'était pas drôle. »

« Bien sûr que non, » répondit-elle avec un sourire malicieux. « Le grand Severus Snape ne rit jamais de rien. »

Severus lui lança un regard mauvais, mais le cœur n'y était pas. Il la regarda remettre machinalement en place derrière son oreille une mèche folle alors qu'elle sélectionnait soigneusement les ingrédients dont elle aurait besoin pour sa potion.

S'il voulait être réellement honnête avec lui-même, ce qu'il avait horreur de faire, il devait reconnaître qu'il s'était mis à apprécier sa compagnie, même s'il n'était pas prêt à l'admettre devant quiconque. Elle avait toujours tendance à être une je-sais-tout, mais ça ne l'ennuyait plus tant que ça, parce qu'elle savait réellement de quoi elle parlait. Il continuait d'être impressionné par le fait qu'elle se soit tenue au courant de ce qui se faisait en potions, et en sortilèges aussi, malgré tout le temps qu'elle avait dévoué à son métier d'Auror.

Contrairement à une grande majorité d'hommes, Severus n'était pas captivé par la beauté ou par l'apparence, même s'il ne pouvait nier avoir couché avec plus d'une femme seulement à cause de sa beauté. Cependant, si elles étaient moins nombreuses, il avait aussi couché avec certaines femmes parce qu'il respectait leur esprit, une qualité qu'il plaçait bien plus haut que la beauté.

Alors qu'il se tenait là à regarder Hermione, il réalisa que s'il la respectait pour son esprit, il la trouvait également très belle. Elle leva les yeux vers lui et lui adressa un sourire timide avant de revenir à ce qu'elle faisait. Son estomac se retourna, et il crut bien qu'il allait être malade.

« J'ai quelque chose à faire. Vous fermerez quand vous aurez fini. »

Quittant brusquement la salle de classe, il commença à arpenter les couloirs, lançant des regards noirs au moindre élève qui osait croiser son regard, son esprit agité uniquement de pensées d'Hermione. Il marcha sans but pendant peut-être une heure, avant de se retrouver à la porte du bureau de Minerva McGonagall. Il pouvait la voir, assise à son bureau, qui corrigeait des copies. Il commença à s'éloigner, hésita, puis revint sur ses pas et frappa à la porte.

« Oui, » répondit-elle tranquillement, et une fois de plus Severus hésita. Quand personne n'entra, Minerva leva les yeux, et les traits sévères de son visage s'adoucirent quand elle sourit. « Severus ? Entre, voyons. »

Il entra dans la pièce et s'assit sur le bord d'une chaise, en face du bureau. Elle le regarda, attentive, jusqu'à ce qu'il se relève en disant, « Vous êtes occupée. Je vous parlerai plus tard. »

Il était à mi-chemin de la porte quand Minerva fit le tour de son bureau et vint lui poser une main sur l'épaule. Il se retourna, et sentit son masque d'indifférence se craqueler quand il lut l'inquiétude qui se lisait dans son regard.

« Severus, je t'en prie. Tu es venu pour quelque chose, » lui dit-elle doucement. « Tu ne viens me demander mon aide que quand tu en as vraiment besoin. Alors je t'en prie, laisse-moi t'aider. »

Il la laissa l'entraîner vers le fond de la pièce, et lui indiquer l'un des fauteuils devant la flambée de la cheminée. Elle ferma ensuite la porte et fit apparaître une théière fumante, ainsi que deux tasses et leurs soucoupes.

« Merci, » murmura t'il quand elle lui tendit une tasse de thé.

S'installant dans l'autre fauteuil avec sa propre tasse, elle demanda. « Comment vas-tu, Severus ? Il y a un moment que tu n'es pas venu. »

« Vous pourriez également venir me voir, vous savez ? » grommela t'il, sans oser la regarder dans les yeux. Elle sirota son thé en silence, le regardant par dessus ses lunettes carrées. Il soupira. « Je ne sais pas ce qui m'arrive, Minerva. Je me sens perdu, comme si je n'étais plus moi-même. »

Il la regarda dans les yeux, et elle eut l'impression de recevoir un coup tant son regard était chargé d'émotion. Elle ne l'avait jamais vu comme ça auparavant. Elle reposa sa tasse, lui prit la sienne, puis lui saisit les deux mains. Il ne l'écarta pas, comme il l'aurait fait en temps normal. Au lieu de ça, il serra doucement ses mains, comme s'il était content de ce contact humain.

« J'ai l'impression de tomber en morceaux. Comme si tout ce que j'avais toujours cru être avant n'avait plus d'importance. » Il se tut, mais elle ne dit rien, et il en fut content. Finalement, il continua, « je crois que ça a commencé après mon retour de Russie. »

« Tu subissais une pression phénoménale, avec tes visites à Tu-Sais-Qui. Nous le savions tous, nous savions qu'elles devenaient pires. Quand tu es revenu de Russie, tu étais un homme libre. Tu n'as plus à porter ce fardeau, Severus. »

« Mais et si c'était la seule chose qui me faisait tenir, qui me permettait de savoir qui j'étais ? » demanda t'il, le regard implorant.

« Quoi ? Le fait d'être un Mangemort ? » s'indigna Minerva. « Tu vaux mieux que ça. »

« Et si ce n'était pas le cas ? » Il écarta ses mains et tourna les yeux vers le feu. « Je me suis confié à Hermione Granger, il y a un mois. Je lui ai raconté le moment où je suis devenu un Mangemort. »

« Et comment est-ce qu'elle l'a pris ? »

Sa poitrine se serra, au souvenir de la façon dont elle l'avait réconforté. « Pas comme je m'y serais attendu. Elle m'a écouté, et puis… elle m'a tendu la main, Minerva, et je crois… »

Il croisa son regard, et elle l'encouragea doucement, « Qu'est-ce que tu crois ? »

Pendant un long moment, il resta silencieux. Il ne se croyait pas capable de le dire à voix haute, quand finalement il reprit, « Je crois… peut-être que je l'aime. »

Même si elle était un peu choquée par cet aveu, depuis le temps, Minerva avait rencontré des situations plus étranges encore, et elle ne laissa rien paraître sur son visage. « Je vois, » dit-elle, après un moment. Elle se leva et se dirigea vers l'armoire, derrière son bureau, d'où elle sortit une grande bouteille de scotch quasiment vide. « J'espère que je ne suis pas la seule à avoir besoin d'un verre ? »

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Hermione n'avait pas revu Severus depuis tout à l'heure. Il n'était pas là au dîner, Minerva non plus d'ailleurs, mais elle n'y vit rien de curieux. On ne demandait pas aux professeurs d'être présents pour les repas, à moins qu'il n'y ait une fête ou quelque chose comme ça.

Elle retourna au laboratoire, espérant qu'il serait là. Elle avait découvert une chose intéressante dans un vieux livre sur la stabilisation des potions, qui pourrait peut-être leur permettre d'augmenter la quantité de Belladone qu'ils utilisaient. La Belladone était l'ingrédient qui leur permettait de déclencher la 'fausse mort' de leur potion, mais elle se dégradait rapidement. Jusque là, le sang de dragon les avait aidés, mais pas autant qu'ils en avaient besoin.

Elle s'assit dans son fauteuil et prit le vieux livre de potions. Elle relut le passage plusieurs fois, puis laissa son esprit triturer le problème. Ça semblait se tenir, mais elle voulait en parler à Severus avant de se lancer dans des expériences. Elle commença à prendre des notes dans un journal pour ne pas risquer d'oublier ses idées.

Presque une heure plus tard, elle reposa son bloc et sa plume, et se dirigea vers le chaudron où son Véritasérum d'un bleu électrique bouillonnait. Tout semblait être en ordre, et elle le remua doucement.

Severus réapparut, ouvrant brutalement la porte qui claqua contre le mur. Elle leva vers lui un regard interrogateur, mais ne sut interpréter ses yeux sombres, un talent qu'elle n'avait pas encore acquis.

« Il y a quelque chose dont je voulais vous parler, » dit-elle quand il s'avança vers la Mortalis Fallax, qui était sur la table derrière la sienne, mais il s'arrêta en passant.

« Vous la remuez trop, » reprocha t'il en lui attrapant le poignet. « Elle va épaissir et vous ne pourrez plus ajouter les plumes de Jobarbille au bon moment. »

Elle se retourna vers lui, mais il ne lui lâcha pas le poignet. Il se tenait près d'elle, assez près pour qu'elle sente ses robes toucher celles qu'elle portait. Elle leva les yeux vers lui, mais une fois de plus, elle ne sut lire son visage. Elle eut l'impression que son haleine sentait l'alcool, mais elle repoussa aussitôt cette idée ridicule. Soudain, il lui lâcha le bras et se détourna, pour s'intéresser à l'autre potion. Elle fronça un peu les sourcils en le suivant du regard dans la pièce.

« Est-ce que tout va bien ? » demanda t'elle, mais il ne répondit pas. « Je voudrais que vous jetiez un œil à ça. »

Elle ramassa le livre sur son fauteuil devant la cheminée et le lui apporta. Il se retourna pour la regarder alors qu'elle lui tendait le livre ouvert. Ses yeux sombres captivèrent ceux d'Hermione et les retinrent un moment, jusqu'à ce qu'il baisse les yeux sur le livre. Elle détourna le regard, des papillons dans l'estomac.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Severus d'une voix dure, en repoussant le livre vers elle.

« Est-ce que vous avez seulement lu ? C'est un stabilisant pour la Belladone ! »

« Alors pourquoi est-ce que vous n'avez pas encore commencé à le préparer ? Est-ce que vous êtes incapable de faire une expérience toute seule ? »

« Pour que vous me criiez dessus parce que j'ai essayé quelque chose sans votre approbation ? Je ne peux pas gagner avec vous, n'est-ce pas ? »

Sentant l'exaspération dans sa voix, il laissa sa potion pour se retourner vers elle, son visage et sa voix se faisant plus doux. « Vous n'êtes plus une élève, Hermione. Vous savez ce que vous faites, et vous n'avez pas besoin de ma permission pour commencer quoi que ce soit. »

Sa respiration se bloqua dans sa poitrine en entendant Severus murmurer son prénom, et une fois de plus elle se perdit dans son regard. Elle ressentit une envie soudaine, inexplicable, de s'approcher et de l'embrasser. Elle se demanda d'où ça pouvait venir, puisqu'elle n'avait jamais pensé à lui autrement que comme à Snape. Mais cette idée n'était pas aussi repoussante qu'Hermione l'aurait voulu. Elle se racla soudain la gorge.

« Je vais devoir commencer un nouveau chaudron de Mortalis, alors, puisque cette modification intervient au moment où on ajoute la Belladone, » lui dit-elle en approchant de la troisième table, sur laquelle se trouvaient divers ingrédients et instruments.

« J'avais déjà commencé à préparer certains ingrédient pour notre prochaine tentative, vous pouvez les utiliser. »

Elle le remercia et commença à préparer sa potion. Severus s'assit près du feu et commença à corriger des copies de ses première année, levant de temps en temps discrètement les yeux vers elle, ou la fixant parfois. Sa discussion avec Minerva cet après-midi l'avait aidé à mettre un peu d'ordre dans ses idées. Malheureusement, elle n'avait pu lui apporter de conseil plus utile que 'dans ton intérêt, ne fais pas de mal à Hermione, ou alors attends-toi au pire'.

Il ne savait toujours pas avec certitude s'il l'aimait vraiment, la partie la plus analytique de son cerveau s'indignait rien que d'y penser, mais à chaque fois qu'il levait les yeux et que leurs regards se croisaient, son cœur accélérait dans sa poitrine. Après quelques heures passées à essayer vainement de corriger ses copies et à regarder en douce Hermione qui travaillait sur ses trois chaudrons, il se lassa et reposa ses papiers.

« Qu'est-ce que ça donne ? » demanda t'il tranquillement en approchant du chaudron de Véritasérum.

« Le Véritasérum est un peu épais, vous aviez raison. Mais je n'ai pas eu de problème pour ajouter les plumes, » commença t'elle, en se dirigeant vers la potion stabilisante qui se tenait près du nouveau chaudron de Mortalis Fallax. « Je suis quasiment prête à ajouter la Belladone et son stabilisant. Combien de temps faut-il encore à l'autre Mortalis ? »

Severus lança un regard au chaudron qui bouillonnait à l'autre bout de la table. « Elle sera prête à être testée demain après-midi. »

« Je viendrai après le déjeuner, alors. Est-ce que vous pouvez me donner un coup de main ? » demanda Hermione en se remettant à remuer sa Mortalis. « Il faut que je remue constamment pendant l'ajout du stabilisant, je voudrais que vous le versiez. »

Il acquiesça et vint la rejoindre, soulevant le petit chaudron.

« Doucement, » lui indiqua t'elle quand il commença à verser.

« Continuez à remuer, » répliqua t'il en voyant son sourire. Il continua à ajouter la concoction, jusqu'à ce qu'elle soit convaincue qu'il n'en reste plus, puis il alla mettre le chaudron sale dans un évier, pour qu'on puisse le nettoyer plus tard.

« Merci. Je ne sais pas comment vous vous débrouillez, tout seul. »

« C'est de la magie, Miss Granger, » dit-il avec l'ombre d'un sourire. Hermione ne put s'empêcher de lui rendre ce sourire en finissant de remuer sa Mortalis Fallax.

« Je crois que j'en ai fini, alors je vais aller me coucher, » dit-elle en ramassant son livre et ses notes, avant d'avancer vers la porte.

Avant qu'elle n'y arrive, Severus demanda, « Est-ce que vous passerez voir votre potion demain matin ? »

« Non, elle a également besoin de chauffer pendant au moins douze heures. Je viendrai après le déjeuner pour tester celle qui sera finie. » Elle s'arrêta un instant à la porte pour le regarder et ajouter, « Bonne nuit. »

Il hocha la tête et la regarda se glisser dans le couloir, fermant doucement la porte derrière elle, puis il murmura, « Bonne nuit. »