Disclaimer: Si KHR m'appartenait, ce serait visible. Déjà, l'apprentissage entre Dino et Hibari aurait été sensiblement différent. Ou plutôt, certaines scènes auraient été ajoutées. Puis on saurait exactement ce qu'il s'est passé pendant que Mukuro le « battait » si vous voyez ce que je veux dire... je n'en doute pas.
Avertissement: Attention. Cette histoire traite de relations homosexuelles entre deux hommes. On parle de slash, de yaoi. Merci de ne pas juger cette histoire selon ce seul critère s'il ne vous convient pas. Enfin, ici ne lisez pas. Je ne pense pas avoir un scénario assez intéressant à côté pour contre-balancer. Encore milles merci à la sublime, grandiose, magnifique et je préfère m'arrêter ici, Tyu pour toutes ses relectures et corrections sans lesquelles je ne serai rien qu'un misérable
Chapitre 13
Ce matin-là, Tsuna avait décidé de faire un pas vers Mukuro. Il déambulait tranquillement, accompagné de Gokudera, chantonnant doucement. Rien ne parvenait à le mettre de mauvaise humeur, pas même les babillages incessants de Lambo qu'il avait croisé après que le garçon ait trébuché, provoquant la destruction d'une fenêtre et de la fontaine qui agrémentait la cour intérieure sur laquelle elle donnait. Heureux, il s'apprêtait à toquer à la porte quand un objet imposant sembla la rencontrer avec violence de l'autre côté. La main suspendue en l'air, il attendit un peu et secoua la tête. Les illusions commençaient déjà. Il s'apprêtait à toquer à nouveau quand un gémissement étouffé lui parvint à travers la cloison. Rougissant du bout du nez jusqu'à la pointe des orteils, Tsuna allait faire demi-tour dans un mouvement de cape dramatique pour retrouver sa contenance perdue, quand des coups frappés de façon répétitive lui parvinrent.
« Hibari! » suivit de trois nouveaux coups. La scène se répétait comme au ralenti alors que devant lui, Lambo s'acharnait sur la pauvre porte. Gokudera se saisit du garçon et lui musela la bouche, rougissant également alors que les bruits reprenaient plus fortement, plus rapidement aussi.
« Il est occupé Lambo! »
« A quoi ? », demanda le garçon, mordillant un de ses doigts.
« Il joue! Avec Mukuro! »
« Comme quand Kyoko et Haru jouent ? », questionna innocemment l'héritier des Bovinno. Sous la surprise, Gokudera le lâcha brusquement. Il se redressa pour voir que Tsuna, tout comme lui, était au sol. Mais le chef Vongola semblait bien plus blessé que lui, le visage complètement rouge et les pupilles dilatées.
« Juudaime! », s'écria Gokudera en se dirigeant vers Tsuna, cherchant à lui apporter son aide. Pendant ce temps, Lambo toquait à nouveau à la porte.
« Hibari! Je peux jouer avec vous ? », demanda le garçon ignorant que par sa faute le gardien du Ciel partait en apnée.
La porte s'entrouvrit, terriblement lentement. Les regards se perdaient dans cet écart infime entre la porte et l'encadrement qui ne laissait entrevoir rien d'autre que le mur attenant. Lambo résista de toutes ses forces à l'envie irrépressible qui le prenait de regarder ce qu'il se passait dans la pièce.
La voix rauque de Hibari s'éleva, déchirant le silence instauré, uniquement perturbé par une respiration lourde et des halètements. « Pars. », dit-il avant que la porte ne soit claquée.
Mukuro était à table depuis un bon moment. Tsuna touillait inlassablement son bol de céréales avec sa petite cuillère, plongé dans la contemplation admirative du chocolat se détachant des copeaux pour venir troubler la couleur du lait. Gokudera rajoutait du sucre dans son café depuis qu'ils avaient poussé la porte. Et Squalo semblait avoir avalé une fouine, sa voix éteinte.
« Encore un peu de thé Kyoya ? », demanda-t-il à son voisin, ne perdant pas une miette de la réaction de Belphegor qui se planta une fourchette dans la main pour contenir son rire. Et pendant ce temps, Hibari acquiesçait, inconscient de la situation. Les cernes creusaient son visage, bien moins discrètes que Xanxus en voiture. Il y était pour quelque chose mais n'éprouvait aucune culpabilité. Il avait passé tellement de temps à dormir les années précédentes qu'il s'ennuyait souvent la nuit. Voir Hibari énervé était extrêmement distrayant. Mais quand, en plus de ça, il était fatigué et sortait d'un sommeil entrecoupé de réveils agressifs, c'était jouissif. Il avait peut-être un peu exagéré en le réveillant dix minutes avant que son réveil ne sonne, l'empêchant ainsi d'avoir le temps de bien revenir, mais il ne regrettait rien. Il se massa pensivement le bras. Il ne pensait pas que le gardien réagirait aussi vite s'il lui soufflait dans l'oreille. Particulièrement à trois heures du matin. La présence du Dixième et de son bras droit derrière la porte ce matin était un bonus inattendu. Maintenant, il savait que son fiancé possédait un côté innocent. Amusé, il replaça une des mèches d'Hibari derrière son oreille. Le garçon n'esquissa aucun geste.
Hibari se retourna une énième fois, sortant de sa torpeur sous les vibrations de la maison. Il était couché sur le canapé, attendant patiemment que Xanxus finisse de jouer avec Tsuna. Squalo devait admirer l'affrontement avec l'ensemble des Varia commentant les actions à ses côtés, prêt à se couper les cheveux une bonne fois pour toutes. La naïveté de l'épéiste n'avait pas de limite. De son côté, il se demandait quand ils comprendraient enfin qu'à force de s'amuser ainsi dans le manoir, ils allaient finir par le détruire. Ce serait bête, ils semblaient très attachés à la demeure et passaient leur temps à imaginer la décoration qu'ils y apporteraient. S'ils continuaient d'en menacer l'intégrité, ça ne serait plus des travaux d'intérieur,mais la complète reconstruction qu'il faudrait faire. Lui n'aurait jamais ce genre d'attitude irresponsable et légère à l'encontre de Namimori.
Alors qu'il achevait cette pensée, l'hymne de sa ville s'éleva dans le salon, l'écran de son téléphone s'illuminant. Il le saisit, consultant le message en fredonnant la suite du chant. Il le referma rapidement et se retourna en position fœtale, enfonçant son visage dans le tissu le recouvrant. Les secousses se poursuivaient, lui arrachant un soupir agacé. Il replaça sa veste sur ses épaules et referma soigneusement l'appartement. Il n'y avait aucune raison que le chef des Varia s'amuse sans lui et s'amuse à troubler sa sieste.
Mukuro soupira en constatant que la porte était fermée. Hibari ne fermait jamais l'appartement, qui aurait été assez fou pour s'en approcher ? Et alors il comprit. Se laissant glisser au sol, il soupira, « Les Varia... », avant de cogner sa tête contre la porte. Dans son dos, un échos s'éleva.
« Hibari, Hibari! », répétait une voix ténue.
Le garçon ne devait pas être réveillé pour avoir laissé son compagnon enfermé. Et lui qui espérait pouvoir s'amuser avec le gardien, quelqu'un allait sûrement faire exploser sa colère avant qu'il ne le croise. Il aurait tellement aimé voir son visage quand il lui aurait proposé de sortir manger une glace!
Son énervement était à son comble. Non seulement le combat avait dû être intéressant, cet idiot de Sawada combattant avec une quantité de force raisonnable, mais sa présence était en plus réclamée pour étudier les plans envoyéspar cet imbécile de Yamamoto. Le baseballeur ne pouvait pas se contenter comme tout le monde de foncer dans le tas et mourir sans le déranger, il fallait en plus qu'il se retrouve enfermé pour un maximum de trois heures avec les herbivores du coin à élaborer des stratégies sous peine d'être envoyé à son tour en Égypte faire cette stupide mission pendant que l'imbécile rentrerait chez lui. Rageur, il frappa brutalement Tsuna qui valsa à travers la pièce, surpris par l'intensité du coup. Il sortit sur le sifflement admiratif de Belphegor qui pariait avec ses congénères sur la distance parcourue par le Dixième Vongola.
Pendant ce temps, Gokudera le regardait, bouche grande ouverte, trop choqué pour réagir convenablement. Et il valait mieux pour lui, il ne se sentait pas d'humeur à agiter une balle devant le chien du Boss. En revanche, un puissant coup de pied dans le plexus solaire du clébard...
« Hi... Hiba... Hiba... », chouinait l'Hi-Bird de l'autre côté de la porte.
Mukuro avait dû s'assoupir. Les sourcils froncés, il se demanda pourquoi il dormait si mal. Un instant, il envisagea que ce soit le meurtre commis quelques jours plus tôt qui le rende ainsi, avant de rapidement chasser cette idée. Il avait déjà beaucoup tué, et des personnes bien moins coupables. Ça ne l'avait jamais empêché de recommencer. Le plus accablant dans tout ça était qu'il soit incapable d'ouvrir une porte. Il la forcerait bien, mais son compagnon avait un sens du territoire assez étendu et risquait de refuser de dormir dans une pièce ayant une ouverture sur le couloir, même si la dite-ouverture était masquée par une illusion. Surtout si une illusion venait troubler les lieux.
« Ushishi! Alors comme ça on a besoin d'aide le miséreux ? »
Gokudera retint la colère première qui lui vient. Ça n'était pas le moment de s'emporter, ils avaient déjà un homme instable dans la base. En plus de celui vers lequel il se tournait. Et Xanxus. Quoique Squalo était également pas mal dans son genre. Ils étaient cernés par des malades. Et la dernière chose qu'il devait faire était de devenir comme eux.
« Pas d'aide. Je veux un affrontement. »
La bouche ouverte sur un « o » de surprise, le prince se ressaisit, un rictus déformant ses traits. Il se mit à rire, son corps comme désarticulé secoué de brusques contractions. « Tu portes MA bague et tu veux que je t'aide ? », s'écria-t-il avant de repartir dans une nouvelle crise. « Tu es faible. Si faible que ça me donne envie de pleurer. C'est à se demander pourquoi tu es le bras droit. Tu n'es pas fort. Tu n'es pas puissant. Tu n'as rien d'effrayant. T'es juste un gamin vaguement intelligent. Et pourtant, on peut se passer de toi quand on planche sur les stratégies. Alors pourquoi je t'aiderai ? T'es un cas désespéré. »
Les poings serrés, Gokudera accusa le coup. Tout ce qu'il pensait, tout ce qui le torturait depuis tellement longtemps... il était donc si lisible que ça ? Mais il s'était préparé à cette avalanche de coups. Un sourire aux lèvres, il prépara soigneusement ses mots. Il n'était pas allé dans le futur pour rien. Il avait énormément appris là-bas, y comprit une chose qui lui servirait contre Belphegor. Car le Prince avait une terrible faiblesse qui lui ouvrirait toutes les portes. « Professeur Belphegor, s'il vous plait! Je suis prêt à suivre votre enseignement! », dit-il à genoux face à l'homme dont l'égocentrisme n'avait d'égal que la stupidité de Yamamoto. Son front frôlant le sol, il souriait.
De son côté, le Prince se frottait compulsivement le visage, son visage oscillant entre la plus complète satisfaction et une rage sans nom. Finalement, il se mit à hurler, son cri s'achevant sur un gémissement de plaisir. « Très bien. Mais dorénavant, tu porteras ça! », s'exclama-t-il en sortant un chapeau en forme de poulpe.
Le gardien de la Brume retirait, imperturbable, les feuilles qui s'étaient accrochées à ses cheveux et vêtements. Il entra dans le salon et poursuivit très naturellement son dépouillage, malgré la présence d'ouvriers qui remplaçaient les lampes murales et recouvraient la brèche qui ouvrait l'appartement sur celui d'à côté. D'une pensée, il supprima l'illusion qu'il avait installée pour remplacer la fenêtre de la chambre. Maintenant qu'il les avait à portée de main, il n'allait pas la maintenir et gaspiller son énergie, principalement pas en ce moment.
« Quand vous aurez fini, vous pourrez vous occuper de la vitre de la chambre ? »
Tsuna se prit la tête dans les mains. Fermant les yeux le plus fort possible, il essaya de revenir dans la conversation, faisant abstraction de la tension régnant dans la salle de réunion. C'était épuisant. Reborn et Hibari s'affrontaient. Entre l'Arcobaleno qui ponctuait ses phrases par son nom, légitimant chacune de ses affirmations, et le gardien qui semblait ne s'adresser à personne en particulier mais les agressait tous deux du regard, la menace présente, il allait finir fou. Là où les bonds intempestifs dans le futur, les attaques à son encontre et son amour lancinant pour Kyoko avaient échoué, les deux bruns le rendaient cinglé avec une facilité déconcertante. Reprenant la carte en main, il préférait la présence rassurante du papier à celle des ordinateurs dont il ne connaissait toujours pas la majorité des capacités, il observa avec attention les tracés, sans plus prêter attention au bruit ambiant.
« Et si on passait par là ? », demanda-t-il, entraînant un long silence de la part des deux fortes têtes.
Les deux hommes le regardèrent, le fusillant du regard et se turent.
Mukuro restait immobile, l'index tendu en l'air et un calme sourire flottant aux lèvres. Face à lui, l'Hi-Bird tournoyait, hésitant à venir s'y poser. Comme conscient de l'acte de haute trahison qu'il avait commis dans le passé, l'oiseau résistait piteusement à l'invitation proposée par l'ancien supérieur de Bird. Ses ailes s'agitant furieusement, il entonna l'hymne de Namimori pour se donner du courage. C'est une patte malgré tout hésitante qui vint se poser sur le doigt de l'illusionniste. Ce dernier rit, caressant le petit animal délicatement. L'oiseau tentait de dire son prénom, sa voix chantante buttant sur les syllabes. Un bruit de porte fit se redresser le couple nouvellement formé. Tels deux amants surpris pendant l'acte charnel par l'époux cocufié, ils regardaient le gardien du Nuage, le visage fermé, sa flamme de colère brillant tout autour de lui sans qu'il n'ait rien fait pour l'activer. Il vint leur faire face, saisissant un dossier sur la table.
Hi-Bird s'envola vers son propriétaire, piaillant son nom à répétition, avant de s'écraser contre la porte de l'appartement que Hibari avait brutalement fermée derrière lui.
« Oya oya... je ne dois quand même pas être jaloux d'un oiseau ? », s'interrogea Mukuro pendant que l'Hi-Bird cognait à répétition son bec contre la porte, répétant le nom de son maître.
« Et donc on pourrait peut-être tenter de faire sortir le colis par ici, qu'en pensez-vous ? », demanda Tsuna à l'adresse des deux bruns qui étaient toujours plongés dans leur mutisme.
Giannini lui vint en aide, tapotant activement sur son clavier pour calculer les probabilités que son idée réussisse en ajoutant des facteurs et beaucoup d'autres choses qu'il ne comprenait pas. « Oui, il y a de grandes chances de réussite. » Un reniflement méprisant lui fit un instant perdre le cours de sa pensée. « Donc, ça serait bien maintenant de parler du matériel. Je crois. Pour le matériel, il en aura besoin rapidement, non ? », poursuivit le mécanicien.
Tsuna regardait alternativement les poings de son gardien qui se serraient et se desserraient de plus en plus rapidement et les pieds qui s'agitaient de l'Arcobaleno. Ce dernier avait ouvert la bouche, sûrement une réplique mordante sur le bout de la langue. C'était à son tour de soupirer, de lassitude. Tout ça parce qu'enfin il commençait à s'affirmer. Il aurait mieux fait de retourner au Japon, rentrer chez lui, et déléguer le plus possible comme il avait d'abord pensé faire. Mais Monsieur Reborn n'avait pas apprécié. « Oui, rapidement. Une idée de comment lui faire parvenir dans les plus brefs délais à moindre coût ? »
Hibari rentra dans l'appartement brutalement. Il arracha Mukuro de sa lecture, tirant le jeune homme assis par le col de sa chemise pour le mettre sur ses jambes. Il pressa ses lèvres contre les siennes, fronçant les sourcils en sentant le goût de la menthe se propager en lui. Sa bouche s'entrouvrit, venant frôler sa partenaire. Son souffle chaud venait provoquer le visage du gardien de la Brume pendant que ses mains lui griffaient les flancs à travers son t-shirt. Sa rage s'apaisa, ses doigts se décrispant et se contentant de caresser les abdominaux de son fiancé. Déjà, ses bras revenaient se placer le long de son corps et il s'éloignait, pensant déjà à la longue douche qui terminerait de le calmer. Il allait ouvrir la porte de sa chambre quand celui qui occupait actuellement cette dernière saisit son bras libre pour le tirer contre lui.
Le baiser reprit, plus impatient qu'il ne l'avait été. Cette fois-ci, ce furent les mains de son partenaire qui s'aventurèrent sur son corps, prenant la liberté de retirer la veste qui couvrait ses épaules. Elle fut repoussée d'un négligent coup de pied, sa cravate venant à son tour rencontrer le sol. Hibari se laissait faire, appréciant les réactions qu'entraînaient le contact des mains de Mukuro sur son corps. Il frémit quand son cou devint le centre d'attention d'une paire de lèvres brûlantes qui aspirait sa peau au rythme du passage de son sang. Autre la main qui lui griffait les omoplates, la seconde venait défaire sa ceinture et ouvrir son pantalon. Elle profita de l'espace ainsi acquis pour se glisser par-dessus le caleçon dans le dos du gardien du Nuage, son index frôlant le sommet de sa fente et y appliquant un lent mouvement de haut en bas. Hibari avança ses hanches comme pour s'éloigner de ce contact, son sexe rencontrant celui érigé de l'illusionniste. Loin de s'offusquer face à cette affirmation de plaisir, il sentit sa propre excitation durcir. Attentif, il enregistrait chaque nouvelle information qu'il recevait de son corps.
Le gardien de la Brume amorça un coup de rein qu'il interrompit, cherchant à se retenir. Il retira sa main droite du bas du dos de son fiancé. Ce dernier saisit brusquement sa bouche, effectuant un pas en avant pour les rapprocher et gênant ainsi les gestes de Mukuro qui cherchait à défaire son pantalon. Il soupira de soulagement autant que de plaisir quand la tension sur son érection diminua au moment même où les dents de Hibari tiraillaient sa lèvre inférieure. Son bras gauche glissa le long du dos délicieusement arqué, se plaçant aucreux des hanches de son fiancé. Alors que Hibari allait le dégager, il sentit l'autre main presser son érection à travers le tissu de son sous-vêtement. Il éprouvait une sensation désagréable et pourtant, il se rapprochait de son partenaire. Il ne voulait pas repousser la main, il espérait juste qu'elle fasse autre chose.
Quand les doigts vinrent tirailler l'élastique de son sous-vêtement, il soupira un instant de soulagement. Le tissu moite était désagréable contre sa peau. Le bien-être ne dura pas, une main froide saisissant son sexe. Les battements de son cœur s'accélérèrent brutalement alors que sa respiration s'arrêtait. Le doux baiser qu'il reçu sous le toucher sonnait comme une excuse. Déjà, les doigts se réchauffaient à son contact. Son index vint délicatement presser le haut de son gland, recevant le liquide séminal sur sa pulpe. Il plaça sa paume le long du sexe, ses doigts se glissant autour afin de le tenir. Retenant sa force, il entama un premier va-et-vient qui fut, d'après le déglutissement qu'il perçu, très bien accueilli. La semence s'écoulant facilitait le mouvement.
Malgré la main qui caressait son érection et toutes les sensations positives que cela entraînait, Hibari s'efforçait de rester debout, rejetant, les sourcils froncés, la main qui le stabilisait. La sienne se plaça à plat sur la poitrine de son partenaire, le maintenant à distance.
Mukuro ne s'en préoccupait pas, forçant le bras tendu à se plier pour se rapprocher. Lentement, il avança assez pour que leurs fronts se frôlent. Il recevait le souffle saccadé sur ses lèvres. Son second bras vint se poser sur les épaules de son fiancé, ses doigts saisissant la nuque pour la redresser. L'érection dans sa main vibrait, lubrifiée par le liquide qui en jaillissait sporadiquement. Ses doigts dégagèrent le gland de son fourreau de chair, frôlant la fente qui l'ornait. Sa bouche effleurait le visage lui faisant face, savourant l'expression de surprise qui l'ornait. Les yeux brumeux se perdaient dans le vide, cillant rapidement pour chercher à se rétablir. La langue d'Hibari pointa, desserrant les dents de ses lèvres rougies par la pression. Sa main accéléra le mouvement, provoquant des gémissements assourdis chez le gardien. Ce dernier posa son bras sur son épaule, se soutenant enfin. Son corps ne se détendit pas pour autant, la tension se concentrant dans le bas de son corps. Mukuro s'appuya plus fortement contre lui, le bloquant bien contre le mur, les deux poings d'Hibari se refermant sur sa chemise. Il saisit une de ses cuisses, levant sa jambe. Le japonais accompagna le mouvement, se rapprochant par la même occasion de lui. Enfin, leurs sexes se touchèrent. Mukuro releva la jambe de son fiancé qui s'était malgré elle abaissée, s'installant un peu plus dans l'espace ainsi créé. Sa main griffa le dessous de la cuisse qu'elle touchait, ses doigts s'enfonçant trop fort dans la peau sensible. Son érection palpitante se pressa durement contre celle de son partenaire. Ce contact faillit lui faire perdre le contrôle. Mukuro se ressaisit, écartant d'un mouvement de tête son désir de pénétrer le corps lui faisant face, d'écarter les chairs et de se glisser dans le fourreau étroit qu'elles formeraient. Les dents de Hibari se refermant sur sa nuque le firent sortir de sa torpeur, bien que l'excitant. A cet instant, il voulait vraiment le soumettre.
Sa main libre vint enserrer leurs deux érections, entamant une caresse trop rapide, trop affolée. La sueur faisait coller sa chemise et ses cheveux le gênaient. Glissant son visage sur l'épaule de son fiancé, il lui glissa ses gémissements au creux de l'oreille. Il le sentit se tendre contre lui, l'arrêter avant même qu'il n'esquisse un geste. La tête relevée, la respiration de Hibari commençait à s'apaiser. Sa main vint se poser sur la sienne, ralentissant le mouvement jusqu'à le stopper.
Ils avalaient de grandes goulées d'air, reprenant leurs souffles l'un contre l'autre. Leurs érections ne disparurent pas pour autant.
Mukuro rit en se faisant repousser, leurs corps se séparant. Hibari remit en place ses vêtements et sortit, retenant un gémissement sous le frottement de son boxer sur son sexe.
« Tu sais, il y a une suite normalement. », dit Mukuro en le suivant dans la salle de bain.
« Je ne perdrai pas. », répondit Hibari.
« Ç'aurait été un égalité. », ajouta l'illusionniste en soupirant.
Hibari se retourna, surpris que son compagnon referme la porte derrière lui.
Souriant, le gardien de la Brume dit, « Il faudra utiliser la force pour me faire sortir. Tu veux vraiment lancer un nouveau combat maintenant ? Et dans cet état ? »
Après un reniflement hautain, Hibari rentra dans la baignoire et referma les vitres opaques. Malgré tout, il apercevait la silhouette que dessinait le corps de Mukuro. Et si lui le percevait, l'autre devait également pouvoir le voir. Il jeta ses vêtements par-dessus la paroi et alluma l'eau chaude. Il augmenta le débit, ignorant les sons qu'il percevait ou croyait entendre de l'autre côté de la vitre. La buée se répandit, floutant les contours du corps qui peu de temps auparavant se pressait contre le sien et était proche de lui faire perdre le contrôle, beaucoup trop proche.
Note de fin de l'auteur: Je ne sais pas ce qu'il s'est passé... ça devait être une petite et mignonne masturbation et ça a dérivé, pris plus de temps que prévu, je ne comprends pas.
Je tenais à remercier Howan, seule et unique personne présente sur ce chapitre si j'en crois les reviews. Donc voilà la suite rien que pour toi, seule et unique lectrice. Merci beaucoup.
Merci également à Sun-N4, en souhaitant que l'histoire ne commence pas à t'ennuyer et que tu reviendras.
Lectrices, lecteurs, je me dois de m'excuser le plus platement possible. J'avoue avoir été assez occupée dernièrement mais ceci ne pardonne pas mon oubli. Me revoici donc avec la Bande-Annonce!
Dans le prochain chapitre, que nous nommerons "Tripotage aux conséquences irréversibles", soit "TACI", vous retrouverez
La salle de bain (dans le rôle de la salle de bain) ! "L'eau chaude coulait, la buée se condensant sur les vitres en fines gouttelettes, comme la dernière fois."
Tsuna (dans son propre rôle et celui de Bambi le Koala) ! "Bonjour Hibari, tu vas bien ?"
Ryohei (dans le rôle de l'illuminé) ! "Tu vas bien, je le sens!"
I-pin (dans le rôle du C4) ! "Je..."
Lambo (dans le rôle du steak haché) ! "S'il te plait ?"
Et FayVerte (dans le rôle de l'auteur qui a perdu ses feuilles volantes) ! "Bêta-lectrice de compet ? Je ne retrouve plus la 16ème copie double!"
Et enfin, et surtout, DU SEXE (ou toujours pas) ! "... ses bras croisés enserrant les chaînes."
