L'armée d'Hyrule

Rin était absorbé dans de vieux souvenir. Il se remémorait sa vie avant d'avoir rencontré son professeur.

Le jeune aventurier avait habité dans le domaine des Zoras et avait été élevé par ces hommes-poissons. Apparemment, on l'avait trouvé dans un panier à l'entrée d'un commerce du royaume Zora. La vie avec ces créatures aquatiques avait été un défi pour le garçon, mais en profitant de sa témérité et sa force de caractère, il avait réussi à s'adapter à leur style de vie.

Rin et la princesse Ruto, fille de Kinguzora qui était roi du peuple Zora, avaient grandi ensemble et avaient développé une amitié particulière. Malgré les origines différentes du garçon hylien, la princesse l'avait approché et ils avaient immédiatement développé une camaraderie. Étonnement, le souverain du peuple aquatique n'avait aucune objection à ce que sa fille s'entretienne avec l'enfant du peuple des hommes. Rin et Ruto avait le même âge et le garçon avait un caractère exemplaire, alors le roi n'y avait pas vu d'inconvénient.

Le peuple Zora était moins strict que le peuple des hommes en ce qui concernaient les rangs et la hiérarchie, ce qui expliquait pourquoi Rin avait eu l'occasion de devenir ami avec la princesse.

De plus, toute une enfance à nager avec des Zoras avait conféré au garçon hylien une facilité à nager ainsi qu'une vitesse de nage incroyable.

Vers l'âge de neuf ans, Ruto et Rin étaient allés nager dans la fontaine Zora, milieu sacré ou résidait Jabu-Jabu, la divinité gardienne du peuple de l'eau. Jabu-Jabu était une baleine blanche immense qui veillait sur le les Zoras depuis l'aube des temps et la présence des deux enfants dans son sanctuaire ne semblait pas incommoder l'animal sacré.

Les deux amis faisaient une course afin de voir lequel pouvait traverser l'étendue d'eau en premier. Rin était rapide pour un humain, bien plus rapide que la majorité des adultes, mais il ne pouvait pas être plus rapide que les Zoras qui étaient des créatures aquatiques.

''J'ai gagné!'' La princesse se félicita tout en grimpant sur le rocher qu'ils avaient désigné comme point d'arrivé.

Rin arriva au point d'arrivé quelques instants plus tard. ''C'est normal, tu es une Zora...'' Rin bouda tout en se hissant sur le rocher. Le garçon avait raison, en tant qu'Hylien il n'avait aucune chance.

''Ne sois pas triste, si l'on faisait la course à pied c'est toi qui aurais gagné!'' Ruto le consola.

''Mais on ne fait jamais la course à pied...''

Rin releva les yeux pour voir son amie s'approcher de lui. Leurs visages étaient assez proches pour sentir le souffle de l'autre. Rin sentit une gêne grimper en lui, ses rouges tournèrent au rouge écarlate et il eut un mouvement de recul.

''Ne bouge pas, j'ai une surprise qui te fera sentir mieux.''

Le garçon hylien déglutit. La princesse Ruto se rapprocha davantage pour lui faire une bise sur la joue. Prit par surprise, le garçon tourna la tête et leurs lèvres se rencontrèrent.

La princesse du peuple Zora ne s'attendait pas à embrasser son ami et elle rougit à son tour avant de sursauter. La sensation des lèvres de Rin fit battre son cœur à la chamade et elle balbutia quelques mots en guise d'excuse.

''Je-je voulais seulement te faire la bise!'' Ruto lui dit tandis que ses pensées tourbillonnaient.

Rin baissa les yeux. Son visage était rouge tomate et quelques mots s'échappèrent de sa bouche. ''Ce n'est pas grave.''

Un peu plus loin, un garde royal avait aperçu ce petit geste romantique et ses yeux s'écarquillèrent.

''La princesse à embrasser le fils des hommes! Je dois immédiatement rapporter cela au roi!''

Quand le souverain apprit que sa fille adorée avait un intérêt romantique pour un Hylien, la rage le submergea et il ordonna l'exécution du garçon.

Ruto supplia son père de changer d'avis, elle était prête à tout pour sauver la vie de son ami d'enfance. Face au chagrin de sa fille, le roi décida de changer la peine attribuée au garçon et il le bannit du domaine des Zoras. S'il revenait dans son territoire, Rin serait abattu sans hésitation.

Grandir au milieu d'une race qui n'était pas la sienne avait été dur pour le garçon. Se forger une identité positive en vivant avec une espèce différente était loin d'être une chose simple. Combien de fois c'était-on moquer de lui parce qu'il nageait lentement? Combien de fois l'avait-on appelé 'la merde blanche' à cause de sa couleur de peau qui était différente de la peau de poisson des Zoras? Combien de fois l'avait-on exclu à cause de ses origines? Ces choses étaient arrivées si souvent qu'il ne pouvait pas les compter.

Bannit et rejeté par ceux qui l'avaient vu grandir, ignorant sa véritable origine et ne sachant où aller, Rin avait sombré dans une période dépressive. Il avait réussi à survivre pendant quelque temps en volant des patates et des poulets aux fermiers de la ferme Lon Lon jusqu'à-ce qu'on le prenne la main dans le sac. Le peuple récupérait encore de la guerre civile et les gens étaient cupides. Ne pouvant pas se permettre de nourrir la bouche d'un enfant errant, un des adultes lui donna la raclé de sa vie.

L'estomac vide et le visage défiguré, Rin chercha désespérément un autre endroit où se nourrir. C'était ce jour-là qu'il tomba face à face avec Marcus. L'adulte s'approcha de lui naturellement, comme s'il s'attendait à le rencontrer au milieu de nulle part et il le prit sous son aile sans poser de question. Rin s'était toujours demandé pourquoi Marcus avait fait de lui son élève. Peut-être était-ce par pur altruisme. Avait-il des plans réservés pour lui? L'adolescent n'en avait pas la moindre idée.

Marcus avait toujours été bon envers lui, mais Rin n'arrivait pas à s'intégrer à la vie du peuple des hommes.

Abandonné par ses parents à la naissance et rejeté par son peuple adoptif à l'âge de neuf ans, Rin se sentait comme un passager qui s'était fait jeter en dehors de plusieurs bateaux. Jeune et fragile, il n'avait pas encore son propre navire et les caprices de l'océan étaient effroyables, voir mortels.

Le garçon avait vit comprit qu'aucun équipage n'était digne de confiance et qu'il ne pouvait compter que sur lui-même. Il devait monter à bord de certaines embarcations pour assurer sa survie, mais il resterait toujours méfiant. Il devait grandir vite et ne pouvait laisser sa confiance entre les mains à personne.

De plus, le style de vie du peuple Zora était largement différent du peuple Hyrulien et Rin avait dû réapprendre plusieurs manies qui lui semblaient universelles.

Devoir s'ajuster à un nouveau moule social juste après avoir été banni par son peuple adoptif l'avait fait sentir encore plus différent, exclus, et rejeté. Il n'était nulle part à sa place.

La bénédiction qui l'avait sauvé était ses deux fées. Arima et Selenia l'avaient accompagné depuis ses premiers souvenirs et elles étaient la seule constance dans sa vie. Il ne savait pas où il aurait terminé sans elles.

Quelques années plus tard, Marcus avait fait découvrir à Rin le métier de pilleur de donjons et le jeune homme y avait immédiatement trouvé son compte. C'était une activité solitaire et le fait qu'il n'ait besoin de coopérer avec personne lui convenait parfaitement. Ce métier était rempli d'adrénaline et le danger était un excellent moyen pour le rendre plus fort et indépendant. Grâce au pillage de donjons, le jeune homme pouvait commencer à construire son propre bateau, et ainsi, il n'aurait plus jamais à craindre d'être jeté par-dessus bord.

Plus tard dans la journée…

Le village de Toal était vide... On pouvait entendre le sifflement du vent qui ébruitait le feuillage des arbres. Les portes des maisons étaient fermées à clé et plusieurs fenêtres étaient barricadées avec des planches de bois. Certains villageois avaient même quitté le refuge de leur demeure pour se cacher à l'entrée des bois.

Rin était planqué sur le toit d'une maison de Toal. Son arc était à son dos et son carquois équipé à sa ceinture. Marcus, son maître d'armes était à ses côtés.

''Tes actions sont impulsives, tu n'aurais pas dû provoquer Ganondorf.'' Son professeur l'avertit.

''Tu connais déjà mon plan, j'ai prévu chaque détail et je vais réussir. D'ailleurs, je dois acquérir l'épée Maîtresse le plus rapidement possible.'' Le jeune aventurier répliqua avec un brin d'énervement.

Marcus dévisagea son élève pendant plusieurs secondes avant de soupirer. ''Impossible de te faire changer d'avis... J'aurais préféré finir ton entraînement martial avant que tu ne te lances dans une quête aussi dangereuse.''

''Je suis déjà assez fort!'' L'adolescent aux cheveux blonds s'écria. ''Je ne te l'ai pas dit, mais j'ai parcouru un donjon récemment. Dans la dernière pièce, j'ai découvert un Maître Stalfos et je l'ai vaincu!''

Les yeux de Marcus s'écarquillèrent d'étonnement. ''C'est un exploit impressionnant... Je n'avais pas réalisé que tu progressais si rapidement.''. L'homme d'âge mûr prit un moment pour réévaluer son élève. ''Mais c'est insuffisant.'' Il dit d'un air sérieux.

''Quoi! Je-''.

''La puissance d'un Maître Stalfos est comparable à un nouveau-né en face de Ganondorf!'' Marcus le coupa sèchement. ''Je n'arrives pas à la cheville du roi Gerudo et tu n'arrives même pas à me vaincre à l'entraînement, alors comment crois-tu pouvoir faire face un ennemi de cette taille?!''

''Hum!'' Le jeune homme serra les lèvres. ''Je ne compte pas l'affronter. Si tout se déroule comme je veux, j'aurai l'épée Maîtresse sans avoir à lui faire face. ''

''Ganondorf s'attend à ce que tu tentes de t'emparer de la lame céleste. Je doute que les événements se déroule selon ta volonté...''.

Rin en avait assez d'entendre les commentaires rabat-joie de son instructeur et il détourna le regard. Un silence perplexe s'installa entre les deux individus. Quelques minutes passèrent et Rin s'attarda sur l'origine mystérieuse de Marcus.

''Marcus, qui es-tu en vérité? Je n'ai jamais vu d'humain aussi fort que toi... Ta force dois égaler le héros des légendes.''.

''J'ai combattu le mal à mon époque...'' Marcus lui répondit en levant les yeux vers le ciel. Un moment de nostalgie traversa son regard et il sembla se perdre dans ses souvenirs. ''Je suis revenu pour tout changer.''

''Ton époque? Tout changer?'' L'adolescent se gratta pensivement le front. Quelle était la signification de ces mots?

Marcus ne parlait jamais de son passé. Si une chose n'avait pas changé depuis le jour où cet homme l'avait pris sous son aile, c'était bien son caractère mystérieux.

Quelques kilomètres plus loin, une troupe militaire de trente soldats marchait vers le village. Les soldats d'Hyrule étaient munis d'une armure de cuir recouverte d'une tunique de maille simple. Ils portaient un heaume de fer robuste mais lourd qui était destiné aux combattants de sang commun. Une lance était placée dans leur dos et un glaive siégeait à leur ceinture.

L'armée du royaume était vaste et comptait quatre bataillons d'infanteries de mille deux cents soldats chacun, quatre compagnies de cavalerie de cent hommes ainsi que plusieurs pelotons ou troupes de trente à cinquante guerriers appartenant à des nobles moins importants. Le peloton ou la troupe était la plus petite unité militaire du royaume et elle était utilisée dans une multitude de tâches. Extermination de démons, capture de bandits, patrouille des frontières, expéditions diverses et parfois des missions secrètes.

Les compagnies étaient composées de cent à deux cents soldats et servaient à résoudre des conflits plus importants. Une compagnie d'infanterie pouvait combattre une infestation de monstres ou un essaim de gobelins, contenir une rébellion de force moyenne et dans certaines occasions faire une parade militaire.

Les bataillons étaient composés d'environ mille guerriers. En temps normal, uniquement le roi et quelques-uns des nobles les plus puissants possédait un tel arsenal. Cette unité était symbole de pouvoir et attribuait une grande influence à celui qui commandait une telle armée. Cependant, les bataillons étaient rarement utiles en temps de paix.

L'armée d'Hyrule pouvait s'assembler pour créer un régiment totalisant plus de six mille hommes.

Le régiment était la plus grande formation d'unité pour l'armée du royaume et elle pouvait se diviser en cinq ou six bataillons.

Les forces du royaume étaient principalement séparées entre trois nobles. Le premier était le baron et général-lieutenant Aldmond Reimul, il possédait les quatre compagnies de cavaliers d'Hyrule ainsi que plusieurs pelotons d'infanterie. Même s'il n'avait pas un grand nombre d'effectifs, la mobilité et l'efficacité de sa cavalerie étaient impressionnantes. Aldmond était un vétéran d'un âge respectable qui maintenait l'ordre avec une main ferme. Son expérience sur le champ de bataille faisait de lui un adversaire redoutable et la dure réalité de la vie de soldat avait laissé ses marques sur sa personnalité. Malgré tout, ses sujets le respectaient et lui était fidèle.

Le deuxième était le seigneur et général de corps d'armée Erie Étilatot. Il possédait un bataillon d'infanterie ainsi que quelques pelotons d'unités spéciales qui étaient redoutées pour leur impitoyable efficacité. À l'exception de la famille royale, il était le noble qui possédait facilement le plus d'influence à Hyrule. Son nom était connu dans tous les comtés comme étant un seigneur avare et arrogant. Il avait hérité de son titre à l'âge de quatorze ans quand son père était décédé et le pouvoir l'avait corrompu dès son jeune âge. Ses nombreux abus étaient connus de son entourage et personne n'osait le défier ouvertement.

Le troisième était le seigneur Gerudo Ganondorf. Le roi avait perdu la raison, et comme il était sa main droite, l'homme du désert avait pris possession de l'armée royale qui totalisait deux bataillons. Même s'il avait en main presque le tiers des soldats du domaine, Le Gerudo ne pouvait pas faire face à une alliance des nobles facilement.

Le reste des soldats d'Hyrule étaient dispersés entre les nobles moins influents et l'on pouvait compter un peu plus de deux mille combattants à leur disposition.

Atriur était l'un de ces nobles. Il était le lieutenant de la troupe dont la mission était d'éliminer les rebelles à Toal. Ganondorf lui avait assigné cette tâche personnellement. Plusieurs de ces confrères ne supportaient pas le seigneur noir et il faisait aussi partie de ceux qui ne soutenaient pas ses actions. Malgré tout, il allait compléter sa mission pour s'éviter des ennuis. Il n'était pas un noble important et la totalité de ses soldats atteignait difficilement la centaine.

Sans compter que Gaston, son sergent le plus redoutable était à ses côtés. Cet homme n'avait aucun intérêt en dehors des arts martiaux et du combat. Sa personnalité était difficile à gérer, mais ses prouesses sur le champ de bataille faisaient de lui un des guerriers les plus redoutables d'Hyrule.

''Gaston!'' Atriur s'écria en lui faisant signe de s'approcher.

L'homme qui était proche de la fin de la vingtaine accéléra le pas jusqu'à-ce qu'il arrive au côté de son seigneur. L'espadon attaché à son dos mesurait plus de huit pieds et faisait un bruit métallique avec chacun de ses pas.

''Une épée à deux mains régulière n'était pas suffisante pour ce maniaque, il lui fallait absolument la plus grande lame du royaume.''. Atriur soupira intérieurement.

L'espadon ne faisait pas que faire partie de la catégorie des épées à deux mains, c'était la plus grande de tous les types d'épées longues. Les espadons pouvaient mesurer jusqu'à deux mètres cinquante centimètres, et ce, en incluant la lame et la poignée. Malgré l'admiration que plusieurs portaient aux combattants assez braves pour s'armer de ses gigantesques épées, peu de guerriers avaient la témérité et la force pour manier correctement un espadon et encore moins en avait le courage, car ces derniers étaient les premiers à être envoyer dans des positions dangereuses sur les champs de bataille. Par exemple, ceux qui maniaient ce type d'épée étaient constamment utilisés pour protéger les flancs d'une troupe en cas d'attaque surprise par la cavalerie ennemie. Pour compenser les risques élevés de ce poste, les porteurs de ces armes avaient une paie double ou même triple. Quoique l'argent intéressait Gaston, c'était l'aventure et le combat qui l'avait motivé à devenir soldat.

''Qu'y a-t-il?'' Gaston demanda à son supérieur.

''Nous ne tarderons pas à arriver au village, avertit les soldats de préparer leurs équipements.'' Lui indiqua Atriur.

''Comme vous voulez.'' Le sergent répondit avec une voix monotone.

''Sergent, est-ce que quelque chose vous trouble?'' Le lieutenant Atriur discerna.

''Ganondorf est un imposteur qui veut s'approprier le trône et obéir à ses ordres ne me réjouit point. D'ailleurs, attaquer des villageois sans défense est une réelle humiliation et est mauvais pour le moral de nos soldats.'' Gaston ne cacha nullement son mécontentement.

''Je suis du même avis, mais tu ferais bien de surveiller tes paroles quand nous reviendrons au château. Je pourrais avoir des problèmes si un de mes hommes racontait de tels propos à l'intérieur de la citadelle.'', l'avertit Atriur.

''Bien sûr, mon seigneur.''. Gaston termina sa phrase en s'inclinant légèrement avant d'aller remplir sa tâche.

Même s'il comptait sur Gaston et ses hommes pour le protéger, Atriur était muni d'une armure complète de plate qui le recouvrait de la tête aux pieds. Sous cette couche de métal, il portait une cotte de mailles et une armure de cuir. Les aristocrates assuraient ainsi leur protection. Ces armures blindées résistaient aux flèches comme aux épées. À l'exception des arbalètes lourdes, il n'y avait pas grand-chose qui pouvait transpercer une armure blindée. Pour un simple soldat, attaquer un homme munit d'une armure lourde était comparable au suicide et c'est la raison pour laquelle qu'Atriur pensait maîtriser les villageois rapidement. Le point négatif de porter une telle combinaison était la chaleur atroce qui restait emprisonnée dans l'équipement, surtout en plein soleil...

La troupe arriva à l'entrée du village après quelque temps.

Les préparations de sa troupe étaient terminées et les défenses du village allaient rapidement tomber. Tous villageois qui allaient résister seraient exécuter sans hésitation. Ensuite, il réunirait tous les survivants pour les questionner et trouver qui était à l'origine de cette rébellion, puis il ferait incarcérer tous les traîtres dans les cachots d'Hyrule. Atriur n'avait aucun doute que son plan allait se dérouler tel que prévue.