Salut, salut.

Chers lecteurs du monde entier, merci à tous pour vos suivis et favoris, ça me fait très plaisirs. Un grand merci aussi pour vos commentaires, ça fait toujours

plaisir aux auteurs alors n'hésitez pas à donner votre avis.

Ah ça Msg ! C'est sûr que Mélie était moins mignonne. Mais la pauvre avait de bonnes raisons.

Et nous voilà au chapitre 13, bonne lecture.


Chapitre 13

- Mais merde ! Mélie qu'est-ce qu'il te prend... S'exclama Kanon si surpris qu'il en avait oublié la présence d'Hadès.

- Il me prend que je n'en peux plus ! Il me prend que j'en ai plus que marre de vos conneries ! Se mît à hurler la déesse les larmes aux yeux et le cosmos plus sombre que celui de ses pères dans leurs mauvais jours.

Elle menaça en pointant du doigt Valentine que le chevalier avait machinalement enlacé d'un geste protecteur et réconfortant.

- Tout ça c'est de votre faute ! Parce que vous être trop débiles pour vous expliquer de façon civilisée ! ...Débiles et égoïste ! Vous vous fichez complètement du mal que faites à votre entourage ! A vos enfants...

- Mais... Commença le Gémeaux qui voulu faire remarquer qu'elle n'était pas vraiment leur fille.

- Oh toi la ferme ! Tu ne vaut pas mieux que les deux autres crétins... En tout cas Valentine de la Harpie, ta promesse n'est plus une requête. C'est un ordre ! Et tu as intérêt à le retrouver et à m'obéir ou sinon...

Le spectre qui, médusé, avait conservé la main sur sa joue rouge, sortit soudain de sa torpeur. Il lança un regard noir à son amant qui retira son bras aussi rapidement que s'il s'était brûlé. Valentine libéré, jeta froidement à la déesse.

- Tu n'as pas à me donner d'ordre. Je n'obéis qu'au Seigneur Hadès...

- Et Rhadamanthe, fit remarquer Minos avec un sourire sardonique. Surtout quand il réclame ton cul...

Focalisé sur le Chypriote, le Griffon ne vit pas arriver le coup de poing de Kanon. Aidé de son cosmos, il se releva prestement, immobilisa le chevalier avec sa Cosmic Marionation et poursuivit.

- Après tout rien d'étonnant, le maître et l'esclave se ressemble tellement... Je me souviens qu'il accourait comme un petit chien tout frétillant de la queue dès que Milétos le sifflait.

Le regard emplit d'une colère froide, Valentine avançait lentement vers Minos en spéculant.

- Je me trompe ou tu es en train de nous traiter, Rhadamanthe et moi, de catin ?

Le sourire du juge s'élargit. Il répondit posément.

- Je croyais que tu n'en étais pas une ?

Les deux hommes s'affrontèrent un moment du regard, sous ceux surpris et courroucés de Kanon prisonnier du juge et Mélinoé retenu par Hadès.

- Une pute et un lâche ! Lança le Griffon à la Harpie qui avait finalement tourné les talons et s'éloignait avec mépris.

Minos, qui avait relâché le Gémeaux, dû l'immobiliser de nouveau pour l'empêcher de défendre l'honneur de son amant. Mélinoé en larmes l'invectiva.

- Tu n'es qu'une ordure Minos ! Comment peux-tu dire des choses pareilles !

Avant de s'enfuir en courant, elle ajouta à l'intention de son père dont elle s'était dégagée.

- Et toi comment peux-tu le laisser dire des choses pareilles ! Je vous détestais tous !

Le regard perdu d'Hadès allait de la direction prise par sa fille à celle de son spectre, pour finalement chercher secours dans les yeux radoucis de son amant.

- Vas-y je gère, fit Minos avec tendresse.

Le dieu partit alors à la poursuite de sa fille. Kanon toujours entravé, s'exclama avec fureur.

- Je m'étais trompé sur toi ! Tu es un monstre Minos du griffon... Une sale petite ordure... Un connard de la pire espèce !

- Tu comptes passer la journée à m'insulter ? Demanda le Norvégien avec un sourire amusé. Ou ne préférais-tu pas plutôt aller voir celui pour qui tu m'as attaqué au risque de déclencher une guerre ?

Le chevalier figé, fixait le juge avec stupéfaction. Ce dernier le libéra en ajouta avant de prendre la direction de Caïna.

- Je suis certain qu'il est dans la dernière pièce tout en haut de l'aile nord de la Giuddeca. C'est là que Rhadamanthe allait bouder lorsqu'il était petit. Ensuite reviens me voir pour que je t'explique ce qui vient de se passer...

Il termina en saluant d'un signe de main avant de disparaître en riant.

- Et si mes arguments ne te plaisent pas, tu pourras tout à loisir de me casser la gueule.

Tout en gravissant les marches, Kanon fulminait toujours contre Minos, ainsi qu'en longeant le sombre couloir du dernier étage. Il colla l'oreille contre la porte du fond. D'après le Griffon, c'était là qu'il trouverait l'amour de sa vie. Pas un son... Au moins, Valentine n'était pas furieux au point de tout casser. Il tourna lentement la poignée et poussa, le cœur battant. Mis à part, l'empreinte de la porte, le sol était couvert de poussière. Plutôt surprenant dans un palais divin, cependant ce n'était rien à côté de ce qu'il vit en regardant dans la pièce. Éclairée, par des fenêtres étroites, de vieux meubles, certains cassés, y étaient éparpillés. Le chevalier se fraya un passage parmi un bric-à-brac des vêtements et de jouets. Il avait tout d'abord pensé qu'il avait appartenu à Mélinoé, jusqu'à ce qu'il bute sur un cerbère en bois où le nom d'Aiakós était gravé. Ainsi, la Giuddeca avait un grenier, et c'était là que venait bouder Rhadamanthe lorsqu'il était enfant...

Une autre pensée le troubla. Les juges avaient été enfant aux enfers ? On lui avait pourtant dit qu'à chaque guerre, ils réincarnait parmi les humains. Dubitatif, il explora les lieux du regard. L'endroit ressemblait à un grenier on ne peut plus classique... Si on exceptait les armes en bois, les automates et sculptures d'animaux mythiques, ainsi que les vêtements et meubles précieux. Kanon sourit en voyant que certains avaient été agencés de façon à former des forteresses enfantines. Cela lui faisait bizarre d'imaginer les spectres ou peut-être seulement les juges jouant ici comme n'importe quels enfants sur terre. Il en éprouva un pincement de jalousie... Non pas tous les enfants... Les futurs chevaliers d'or n'avait pas cette chance. Il ne pût s'empêcher de fouiller dans sa mémoire. En vain, il n'avait jamais jouer... Ou du moins, il l'ignorait, ne se souvenant pas de sa vie avant apprentis. Et l'on disait Hadès maléfique, songea-t-il alors qu'il lui semblait de plus en plus évident que le dieu avait aménagé cet endroit pour eux.

Kanon repéra Valentine assis sur un matelas éventré, adossé à une commode bancale. Il jouait avec une bague en or incrusté de pierreries.

- Val, souffla le Gémeaux en approchant doucement.

- Va-t-en ! Cria la Harpie avec un mouvement ample de la main qui tenait la dague. Laisse-moi tranquille.

Kanon fit en bond en arrière en s'exclamant.

- Eh ! D'accord j'ai merdé ! Mais pas la peine de me tuer pour ça !

- C'est bon, soupira Valentine en jetant la dague. ce n'est qu'un jouet.

- Eh bien ! Papa Dès a les moyens ! plaisanta le Grec en la ramassant pour l'examiner.

La lame était finement ciselée d'élégantes arabesques, les pierres dans le manche était de la meilleure qualité. La dague parfaitement équilibré aurait pu être une arme redoutable si le bout n'avait été arrondi et les côtés non tranchants.

- Elle lui appartenait, indiqua le spectre d'un hochement de tête méprisant.

En effet, en la retournant, Kanon y vit graver le nom de Rhadamanthys. Il sourit et taquina au risque de se prendre un bon direct.

- Donc, tu fais la gueule à mort à Rhadamanthe et tu viens bouder là où il boudait, en jouant avec l'un de jouets.

Valentine releva la tête pour répliquer avec véhémence. Mais le sourire espiègle de son amant additionné à la véracité de l'affirmation le désarmèrent.

- C'est même pire que tu ne le penses, soupira-t-il ramenant les jambes contre lui. C'est sur ce matelas qu'il m'a... Enfin... À cette époque...

Sentant son besoin de parler, Kanon s'assit à côté de lui. Cependant cette fois, il ne commit pas l'erreur de l'enlacer.

- C'est mon sang, fit le spectre la main sur une tâche séchée depuis très longtemps que le chevalier n'avait pas remarqué avant. J'étais son serviteur depuis mon plus jeune âge, tout comme Rune et Kagaho pour Minos et Eaque. Il arrivait que nous partagions leur jeux... Et... Je... Enfin, ils expérimentaient avec nous... Sur nous...

Valentine mal à l'aise, marqua une pause. Ce souvenir, il l'avait comme tant d'autres, chéri autrefois. A présent qu'il n'était plus aveuglé par son amour pour le juge, il voyait clair et se dégoûtait. Qu'allait penser Kanon de lui ? Mais maintenant qu'il était lancé, il ne pouvait plus reculer, aussi devait-il choisir ses mots avec soin pour qu'il comprenne... Et surtout... Ne pas le choqué par cette abomination.

- Nous étions, ce que l'on appelle aujourd'hui des adolescents... Reprit-il avec prudence, faisant ainsi craindre le pire à son amant. Nous n'étions somme toute que des gosses qui se prenait pour des hommes. Et je l'aimais... Oh oui... Par Hadès, je l'aimais à en crever. J'acceptais tout de lui... Me pliais à la moindre de ses volontés... Alors quand entraîné par un jeu de lutte il a voulu... Enfin, tu vois...

Le Gémeaux hocha la tête, il devinait parfaitement ce que Rhadamanthe songea à expérimenter, comme le disait pudiquement son amour. Cependant, il garda le silence, l'encourageant à poursuivre, d'un sourire chaleureux tout en se demandant à quand remontaient les événements.

- Au début, tout allait bien. Pour son plus grand plaisir, je réagissais au quart de tour à chaque contact. Nous nous découvrions, nous étions gênés, maladroits et si curieux.

Valentine se blottit contre Kanon qui n'attendait que ce signal pour le serrer dans ses bras.

- Je voulais plus que tout lui plaire. Ma docilité l'enhardi à aller plus loin. Je ne savais pas où il voulait en venir jusqu'à ce que la douleur me foudroie. Mon sang, plus que mon hurlement le choqua. Il paniqua et me fit encore plus mal en se retirant. Tout mon corps n'était plus que douleur, je sanglotais frénétiquement acculé à cette même commode tandis que le grand Rhadamanthe me suppliait terrorisé de ne rien dire à Hadès. Je n'eu pas à le faire. À travers mes larmes, je vis notre Seigneur Hadès furieux le saisir, le gifler violemment et le jeter sur le côté pour m'envelopper de sa cape et me coucher dans ses appartements. Il m'avait pris dans ses bras avec une infinie douceur, me soulageant de son cosmos, mais le ton sur lequel il ordonna au juge... Ou plutôt futur juge sanglotant, de le suivre était d'une dureté que je ne lui avait jamais connu. Comment ai-je pu être aussi stupide durant tous ces siècles.

Valentine posa sa tête sur l'épaule de Kanon tandis que celui-ci lui murmurait.

- Tu étais amoureux et puis c'était de vos âges, vous découvririez certains besoins... Moi je n'avais que mon frère à cet époque, soupira-t-il. Il m'était interdit de voir qui que ce soit, alors... Je ne te raconte même pas la rouste que j'ai pris de notre maître quand il nous surpris en train de nous caresser. Je ne m'en suis pas relevé pendant plusieurs jours. J'ai cru même que j'aille mourir.

Le spectre le dévisagea surpris...

- Non ! Saint Saga t'as laissé le tripoter ?

- Le tripoter, le sucer... Sourit le Gémeaux nettement moins subtile que la Harpie, mais lui aussi me...

- Oui ! Bon ça va, le coupa le Chypriote l'air dégouté. Je n'ai pas besoin de détails.

- peut-être même qu'on serait allez jusqu'au bout, si...

- Kanon ! Gronda Valentine. J'ai dit pas de détails, merci ! Et ton frère ?

- Bof, c'était moi le démon qui le dépravait, c'était moi que l'autre malade exorcisait à coup de raclés et de privations. Saga s'en prenait bien quelques unes pour avoir succomber à la tentation du mal, mais... Et la dague ? Demanda-t-il soudain pour éluder un sujet qui le faisait souffrir encore aujourd'hui.

- Compensation. Il me l'a donné le lendemain en me demandant de lui pardonner... Et moi comme un con, j'ai accepté.

Les mots du spectre se bousculait dans l'esprit de Kanon, serviteur, docile, expérimenter sur eux... Décidément chaque fois qu'il voulait accorder une chance au juge, il découvrait une nouvelle facette du salaud qu'il était. Le chevalier secoua la tête. Arrête ! Se réprimanda-t-il mentalement. Il était jeune, il ne l'a pas vraiment forcé. Lui-même avait failli coucher avec son propre frère et qui sait si le résultat n'aurait pas été aussi lamentable. Il baissa les yeux sur son amant qui là, dans ses bras, lui semblait à nouveau si fragile. Le Gémeaux sentit une fois de plus, la rage l'envahir. Lui avait-il seulement demandé comment il allait ? Non ! Cet ordure ne s'était inquiété que de la punition qui l'allait recevoir. Il sourit en songeant à la réaction d'Hadès. Valentine n'avait beau être qu'un serviteur, c'était de lui que le dieu avait pris soin.

- Tu as besoin de quelque chose ? Murmura-t-il à la Harpie lové contre lui.

- Que tu me laisse seul.

Kanon fronça les sourcils, déçu par cette réponse.

- Tu es sûr ?

- Oui, mon amour. J'ai besoin de réfléchir et je n'y arriverais pas si tu restes près de moi, souffla Valentine d'une voix suave et sans équivoque quant à ses envies du moment.

- Ah ! Je vois ! Dans ce cas, je te laisse mon ange.

En sortant, il shoota dans la dague. Le chevalier la ramassa et se mît en route vers le tribunal où devait se trouver Minos à cette heure. Il lui avait promis une explication et après ce qu'il venait d'entendre, il y avait tout intérêt à en avoir une bonne.

Minos releva la tête de ses dossiers lorsque la dague atterrit sur son bureau.

- Ah tiens ! Il y a longtemps que je l'avais vu celle-là ! Sourit le Griffon. Tu te souviens Eaque ?

- Oh que oui, rit franchement le Garuda. Rhadamanthe y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Même Hadès n'avait pas le droit d'y toucher. Et puis un jour... Pouf ! Plus de dague !

- Bien sûr ! S'énerva Kanon sans prêter la moindre attention à l'âme tremblante qui s'essayait de se faire oublier. Il en a fait cadeau à Valentine après l'avoir violé !

- Ah, fit simplement le Norvégien. Il ajouta en se levant avec s'assentiment silencieux de son demi-frère. Pas ici, suis-moi.

- Je finis avec celui-là et je te prépare un steak pour ton futur œil au beurre noir, railla le Népalais avec un signe du menton vers le défunt.

- Plutôt pour tes fesses, répliqua-t-il très sérieusement en désignant de même le Balrog excédé.

Eaque tourna la tête et vit le procureur qui tentait difficilement de masquer son agacement. Il lui lança en minaudant.

- Oh oui Rune ! Fouette-moi.

La dernière chose que Kanon entendit lorsque la porte des archives se referma, fut le claquement du fouet et le hurlement du condamné qui avait eu le malheur de rire.

- Rhadamanthe n'a pas violé Valentine. Moi j'aurais pu si tu veux tout savoir, après tout ce n'était qu'un serviteur... Mais Rhad, jamais...

- Mouais ! Votre genre à Eaque et toi mais pas à saint Rhadamanthe. Et t'appelles comment ce que ce salopard lui à fait ?

Le juge serra le poing pour se contenir. Après tout le chevalier avait des raisons d'être furieux. Mais il voulait malgré tout des explications. À sa place, il l'aurait d'abord massacrer.

- Une belle connerie dont Eaque et moi, avons une part de responsabilité, soupira-t-il. Et non, ce n'est pas non plus le genre d'Eaque... Mais que cela reste entre nous ou il me fera payer de l'avoir trahi.

- Je ne suis pas d'humeur à plaisanter, alors accouche !

- Très bien ! Alors avant tout chose, il faut que tu comprennes et garde en tête ce qu'implique être un spectre, un demi-dieu ou un dieu immortel.

- Oh mais oui ! Comme c'est affreux d'être immortel ! Ironisa le Gémeaux.

Minos secoua la tête d'un air navré et reprit.

- Les spectres ne sont pas à proprement parlés immortels, mais comme une fois éveillés, ils se souviennent de leurs vies antérieures, cela revient presque au même.

- Et alors, ça je le savais déjà ! Et ça ne plaide pas en faveur de ton connard de frère !

- Écoute Kanon ! S'exclama le juge sur un ton glacial qui n'avait rien à envier à Camus. Je comprend que tu sois énervé. C'est parfaitement légitime. Tu veux une explication, soit ! Mais tu vas fermer ta grande gueule et m'écouter ou sinon on y sera encore au prochain millénaire !

À suivre...