J'ai mis énormément de temps à reprendre cette fiction, je m'excuse profondément, et j'espère que vous voudrez bien reprendre votre lecture. Cette histoire est loin d'être terminée, puisqu'elle courra sur les sept années de Victoire à Poudlard, au moins. A présent j'ai quelques chapitres d'avance, et je ne publierai que toutes les deux semaines, pour être certaine de ne pas vous faire faux bond encore, si jamais vous continuez...
.
Chapitre 14 : Vacances
Victoire n'était jamais entrée dans le bureau du Professeur Tempel. Et elle ne pensait pas y entrer avant un certain moment. Et surtout pas dans ces conditions. Elle ne regrettait pas ce qu'elle avait fait, pourtant. Loin de là, même. Après tout, Ashley l'avait bien mérité. Elle n'avait eu que ce qu'elle cherchait, à la pousser à bout. Et la petite fille espérait qu'elle aurait compris la leçon. Et qu'elle et ses copines ne viendraient plus l'embêter. Mais elle en doutait.
Elle passa le pas de la porte un petit peu effrayée quand même. Elle avait beau ne pas s'en vouloir, elle était tout de même étonnée d'avoir eu ce courage et cette folie. Elle s'épatait. En bien. Mais elle n'était pas certaine que le Professeur le voit du même œil. Il était passé de l'autre côté du bureau, en face d'elle, et s'était assis bien droit sur son fauteuil. Un air sérieux sur le visage. Elle sentait le sale quart d'heure venir.
Timothy et elle s'assirent. Elle en profita pour observer la pièce. Une fenêtre donnait sur le parc. Une bibliothèque se dressait à côté et si elle ne pouvait pas en distinguer les titres, elle était sûre que la plupart traitaient de défense contre les forces du mal. Ou de conseils d'auror. Elle avait entendu dire que c'était le métier du Professeur avant de venir à Poudlard. Et elle se demandait pourquoi il avait arrêté pour enseigner. Oncle Harry disait toujours que, s'il avait aimé les cours, il ne ferait jamais ça, qu'il aimait bien trop son métier.
Elle se tortilla sur sa chaise, attendant que l'entretien commence. Ses pieds touchaient à peine le tapis rouge foncé qui couvrait le sol. Mine de rien, elle n'était qu'une petite fille. On ne faisait pas de mal aux petites filles hein ? Elle ne pouvait pas savoir. Elle était trop jeune. N'est-ce pas ? Pourquoi avait-elle l'impression que ça ne fonctionnerait pas ? Elle aurait beau faire des grands yeux de niffleur apeuré, elle doutait que ça ait de l'effet.
Enfin, le préfet parla. Il expliqua la raison de leur venue dans son bureau. Tout ça pour une bête citrouille. Qui avait atterri bêtement sur le nez d'une fille encore plus bête. Et qui l'avait bêtement cassé. Juste une histoire bête. Et le jeune homme devait se retenir de ne pas rire pendant ses explications. Malheureusement, expliqua-t-il, il n'en savait pas plus sur les raisons de cette soudaine attaque à la cucurbitacée. Le Professeur Tempel le remercia. Dans tous les sens du terme d'ailleurs, puisqu'il ouvrit la porte d'un coup de baguette, à son intention.
Le jeune homme avait à peine eu le temps de s'assoir qu'il se levait déjà. Pourtant, il ne protesta pas. Il n'osa pas. Il fallait dire aussi que le Professeur n'avait pas desserré la mâchoire durant toute son intervention. Celui-ci resta muet le temps que le garçon s'en aille. Avant de poser ses yeux azur sur Victoire. Il avait posé son menton entre ses deux mains croisées, les coudes sur le bureau, et la fixa quelques secondes. Mal à l'aise, la blonde se tortilla un peu sur sa chaise, baissant le regard, ne sachant trop si elle devait parler.
Une vague d'adrénaline la prit. Ils n'allaient pas rester comme ça pendant cent sept ans non plus. Cette situation la gênait et il n'était pas question que ça dure. Elle vendrait chèrement sa peau. Il fallait pour ça qu'elle prenne les devants.
« Je suppose que je dois m'excuser pour ce que j'ai fait, n'est-ce pas, Professeur ? » risqua-t-elle.
« Cela dépend. » répondit-il calmement. « Est-ce que tu penses que tu as des excuses à présenter ? »
« Eh bien, je sais que je n'ai pas été très gentille avec Ashley, que je n'aurais pas dû faire ça, mais… »
« Mais ? » dit-il en haussant un sourcil.
Elle n'avait pas le choix. Si elle voulait se faire comprendre, il fallait qu'elle prenne le strangulot par les cornes. Et avouer au moins une partie de l'histoire.
« Mais je n'ai pas envie de m'excuser. Parce qu'elle non plus n'a pas été gentille avec moi. »
« Elle ne vous a pas cassé le nez. » objecta-t-il. « Si ? »
Sa question fut suspendue en l'air. La jeune fille se sentit prise au piège. Que dire ? Qu'elle avait cassé bien plus qu'un nez ? Ou ne rien dire et se débrouiller seule. Elle avait tendance à penser qu'elle pouvait régler ses affaires seule. Surtout que sinon, on allait la prendre pour chouette mouillée. Elle était une Gryffondor, elle pouvait régler ça seule. D'un autre côté, ça n'avait pas tellement fonctionné jusque-là. Et là, elle avait signé une guerre, avec cette attaque. Elle ne pourrait plus cacher ça très longtemps. Elle ouvrit et referma la bouche plusieurs fois.
« Vous voulez dire quelque chose, Mademoiselle ? »
« Eh bien, Professeur, en fait, je, j'ai déjà été attaquée. » avoua-t-elle.
« Par Mademoiselle Driver précisément ? »
« Elle et ses amies oui. Elles m'ont attaquée plusieurs fois dans le couloir. Vous savez, vous… vous avez vu. »
« Oui, en effet. Je me demandais surtout quand vous alliez m'en parler. »
« Comment ça ? » demanda la petite fille, ébahie.
« Mademoiselle Weasley-Delacour, pensez-vous vraiment que je ne fasse pas attention aux élèves de ma maison ? J'attendais simplement que vous m'en parliez. Bien sûr, je serais intervenu si ça avait dégénéré. Mais n'ayant appris ceci qu'après votre première dispute, disons, sauvage, je n'ai pas eu à intervenir ensuite. Enfin, presque pas. Je suppose que vous n'en avez même pas parlé à vos amis ? »
« Comment vous le savez ? »
« Je vous l'ai dit, Mademoiselle, je fais attention à mes élèves. Et vous n'êtes pas du genre à le leur avoir dit. Vous devriez. Ne pas être seule vous aiderait à vous dépêtrer de cette situation. Je suppose également que vous souhaiteriez que je n'intervienne pas ? »
La petite fille acquiesça timidement. S'il intervenait, on allait croire qu'elle était allée se plaindre. Et elle serait fichue. Et fichée.
« Bien. Voici ce que je vous propose. Vous vous doutez que je ne peux pas rester sans agir. Ni sans punir votre acte, tout aussi justifié qu'il puisse être. Je retire dix points à Gryffondor, et vous aurez un devoir à me rendre à la rentrée. Je vais vous en donner le sujet dans un instant. Quant à cette affaire, parlez-en à vos amis. Ils seront auprès de vous et je pense que ça suffira à dissuader Mademoiselle Driver et ses amies de s'en prendre à vous. Dans le cas contraire, je me verrais obligé de prendre des mesures, vous le comprenez j'en suis sûr. Est-ce que cela vous va ? »
Victoire hocha la tête. Le professeur Tempel était vraiment gentil. Elle aurait pu écoper d'une peine bien pire. Elle était contente qu'il soit son directeur de maison. Il était compréhensif. Et contrairement à ce qu'elle croyait, il connaissait bien ses élèves. Il l'avait tout de suite percée à jour. C'était peut-être une influence de son ancien métier. Pourtant, Tante Ginny disait toujours en riant qu'Oncle Harry avait beau être un auror, il était toujours aussi nul pour deviner ses sentiments. Peut-être que le professeur était une exception.
En tout cas, elle était bien heureuse d'être tombée dessus. Avoir des ennuis dès le début de l'année, ça n'était pas drôle. Elle n'avait même pas eu le temps de s'habituer à sa vie à Poudlard qu'une bande de scroutts mal léchées lui était tombée sur le poil. Elle se disait parfois qu'elle n'avait vraiment pas de chance.
Elle émergea de ses pensées quand le professeur se remit à parler pour lui donner l'intitulé de son devoir. Les propriétés des billywigs. C'était le sujet de leur cours précédent. Et elle aurait toute les vacances pour rédiger ce devoir. Ça irait, elle arriverait à faire les trente centimètres qu'il lui demandait sur le sujet. Elle rangea le carnet sur lequel elle avait noté ce que le professeur lui avait dit, remis la plume qu'il lui avait prêtée à sa place et s'en alla.
Finalement, ça ne s'était pas passé comme elle l'avait prévu mais ça ne s'était pas si mal déroulé. Elle qui s'était préparée à batailler ferme ou à avoir une grosse punition n'avait eu que de la compréhension. Et ça faisait du bien, parfois. Elle se dirigea vers son dortoir. Les filles devaient déjà être rentrées. Et puis de toute façon, elle n'avait plus très envie de retourner là-bas, pas encore. Et elle avait des explications à fournir.
La réaction de ses amis ne se fit pas attendre. Et la jeune fille en eut presque les larmes aux yeux. On a parfois du mal à se rendre compte que ses amis tiennent autant à soi. Elle avait cru que se battre seule était le moyen le plus sûr de prouver qui elle était, de prouver qu'elle savait se débrouiller et qu'elle n'avait besoin de personne, que l'indépendance ne lui faisait pas peur, mais elle avait tort. Ce qui faisait sa force, c'était ses amis. C'était d'eux qu'elle puisait son énergie à se battre. C'était grâce à eux qu'elle se sentait si bien au château. Grâce à eux qu'elle était de bonne humeur. C'était eux qui la soutenaient.
Ils ne lui reprochèrent rien. A part le fait qu'elle le leur ait caché, bien sûr, ils avaient eu du mal à en comprendre la raison mais ils avaient fini par l'admettre. Et ils la soutenaient. Et ils n'en voulaient pas non plus à Duncan de n'avoir rien dit. Même si le jeune homme se reprochait un peu la punition de Victoire, considérant que s'il avait fait quelque chose, elle n'aurait sans doute pas craqué. Il lui proposa même de faire son devoir à sa place. Scott lui rappela timidement qu'il n'était pas très bon en DFCM.
Elle eut ainsi la paix pendant toute la semaine et demie suivante. Ses amis restaient toujours près d'elle et quand elle croisa Ashley dans un couloir, celle-ci lui renvoya un regard mauvais, sans s'attarder cependant. Il fallait dire que les garçons prenaient leur travail de gardes du corps très au sérieux. Duncan et Marc avaient beau compter pour des demi-portions, ils bombaient le torse quand même, affichant un air menaçant à chaque fois qu'une deuxième année passait, qu'elle soit dans le groupe qui avait attaqué Victoire ou pas. La seule grande taille de Scott lui permettait d'avoir une certaine prestance. Enfin, il restait un grand échalas de onze ans mais ça avait le mérite d'intimider un peu. Et puis l'intention en elle-même touchait beaucoup la petite fille.
Les enfants allaient de temps en temps aider à la préparation du couloir, quand ils n'avaient ni devoirs ni cours. Cependant, ils devenaient de moins en moins utiles. En effet, le gros œuvre ayant été fait dans les premiers jours, ce qui occupait à présent les Gryffondors n'étaient pas trop de leur niveau.
Une quatrième année avait essayé d'apprendre à Leonore le sortilège d'attraction mais ça s'était soldé par un échec. La jeune fille avait à peine réussi à faire frémir la banderole qu'elle devait prendre. Elle en était sortie un peu frustrée, mais après tout, ils n'en étaient encore qu'à l'apprentissage du sortilège de lévitation. Ils avaient encore beaucoup à apprendre.
Ils avaient donc fait la petite main autant qu'ils le pouvaient. Le couloir commençait à prendre forme. Les citrouilles flottaient déjà, même s'ils ne les avaient pas encore actionnées. Certains grands avaient aussi ajouté des bruits qui faisaient peur, et qui avaient donné la chair de poule aux filles. Il y avait bien sûr les grandes banderoles de Gryffondor et apparemment, d'autres choses étaient prévues pour les vacances. Leonore, Mary et Scott restaient, ils pourraient voir ce qui serait fait. On les avait déjà embauchés pour faire des tours de garde. Il ne s'agissait pas que d'autres élèves viennent saccager tout ce travail.
Ils n'avaient pas réussi à apercevoir les décorations des autres car quand elle n'était pas affairée à son couloir, chaque maison masquait son travail par un sort de camouflage. Mais ça ne faisait rien. Ils étaient tous persuadés de gagner. Et de toute façon, ils y avaient mis tout leur cœur, et la maison commençait à être vraiment soudée grâce à ça.
Vint le vendredi soir et la préparation au départ pour les vacances. Toute la journée, Lyra et Victoire avaient cherché leurs affaires dans le dortoir, redoutant d'oublier quelque chose. Elles avaient ainsi retrouvé un manuel de métamorphoses, derrière la tête de lit de Lyra, que Mary était persuadée d'avoir égaré et qu'elle avait racheté. Elle l'avait donc en double, à présent. Victoire avait passé aussi plusieurs minutes à chercher ses chaussettes rayées bleues et blanches.
Ça n'avait peut-être aucune importance mais c'était ses chaussettes préférées et ça faisait bien une semaine qu'elle ne les avait pas vues, alors pas question de partir sans les avoir retrouvées. Leonore, qui n'avait rien à faire, l'avait aidée et elles en avaient retrouvé une dans une manche de chemisier, elle avait dû échapper à la vigilance des elfes de maison. L'autre était dans la malle de Lyra, on ne savait trop comment. En tout cas, elle avait enfin ses chaussettes.
Enfin, fermer les valises ne fut pas une mince affaire. C'était incroyable comme on trouvait toujours plus de choses à emporter au retour qu'à l'aller. Pourtant, elles n'avaient rien acheté, n'ayant pas encore le droit d'aller à Pré-Au-Lard. Mais il y avait leurs cours, qui prenaient beaucoup d'espace, et puis Victoire avait aussi deux livres que Teddy avait achetés à son intention. Elle lui avait confié de l'argent de ses parents à cet effet et il était allé les chercher pendant une sortie.
La petite fille dut même s'assoir sur sa malle pour que Mary la ferme à sa place. Ce qui faisait rire tout le groupe bien sûr. Et encore, la sienne contenait beaucoup de livres, elle serait lourde à porter. Celle de Lyra contenait plus de vêtements, et elle s'en moqua encore plus. Heureusement, elles auraient l'aide des garçons pour les transporter. Duncan rentrait chez lui, ainsi que Marc, Teddy et ses amis également. Dans leur groupe, personne ne restait à Poudlard.
Le lendemain, ceux qui restaient les accompagnèrent jusqu'à la grande porte qui marquait l'entrée du château, avant de les regarder partir en calèches.
« Elles avancent toutes seuls, les calèches ? » demanda Lyra, curieuse, la tête penchée par la fenêtre.
Ils s'étaient installés tous ensemble, la petite fille, Victoire, Harper qu'ils avaient retrouvée en chemin, Marc et Duncan, dans le même véhicule. Teddy et ses amis avaient pris un autre véhicule.
« Ah oui, c'est vrai que tu es née-moldue, donc tu ne peux pas savoir. » dit Duncan.
« Savoir quoi ? »
« En fait, elles sont tirées par des sombrals. Ce sont des sortes de chevaux squelettiques et ailés. »
« Mais pourquoi on ne les voit pas ? »
« Moi je les vois. » répondit calmement Marc.
« Ah bon ? » dit Victoire en se tournant vers lui.
« Oui, ma tante est morte quand j'avais six ans. Elle était très malade et quand on est allés la voir à Sainte Mangouste, elle… enfin, voilà. »
« Je suis désolée. Je ne savais pas. »
« Moi aussi. Et… en quoi ça a un lien avec le fait de voir les sombrals ? » demanda la brune, ne comprenant toujours pas.
« On ne peut les voir que quand on a vu une personne mourir sous ses yeux. » répondit rapidement Harper, d'une voix douce.
« Ah… »
« Comme tu dis. » fit Victoire, avec un petit sourire forcé.
Un petit moment passa sans qu'aucun ne dise quoi que ce soit, aussi plongés dans leurs pensées qu'ils l'étaient. Puis les conversations reprirent, plus naturelles. Ils parlèrent de leurs futures vacances, des devoirs qu'ils avaient à faire, de tout ce qu'ils raconteraient à leurs parents, de la façon dont ceux qui avaient des frères et sœurs plus jeunes les nargueraient, de leurs amis qui étaient restés au château et dont ils espéraient que les vacances seraient bonnes. Les sujets de discussion ne manquaient pas.
La journée de train fila aussi vite que le Poudlard Express fendait les forêts et les plaines. Ils avaient pris un compartiment pour eux seuls, et en étaient très contents. Bientôt, le sol fut jonché de papiers de sucreries qu'ils avaient achetées à la sorcière qui faisait les wagons avec son chariot. Comment résister quand on n'avait pas l'occasion d'en manger chez soi ou d'en acheter à Honeyduckes ? Eux n'y arrivaient pas en tout cas. Et ce fut une orgie.
Enfin, ils arrivèrent. Et tous ne purent s'empêcher de pousser un petit soupir de soulagement. Une journée sans marcher et sans bouger, même en s'amusant, c'était un peu long quand même. A présent, les vacances commençaient vraiment. Et ils se précipitèrent chacun vers leurs parents qu'ils n'avaient pas vus depuis si longtemps. Après tout, c'était la première fois qu'ils partaient loin d'eux. Les hiboux, c'était bien mais ça ne remplaçaient pas les câlins. Et ils étaient encore des enfants.
Victoire eut le temps d'apercevoir Lyra se penchant pour faire un bisou à sa petite sœur. Elle aussi devait être contente de retrouver sa famille, ça avait dû lui faire un sacré choc quand même.
La blonde n'eut pas le temps de se poser plus de questions qu'elle reçut un boulet de canon entre les jambes. Un boulet de canon avec des cheveux blonds. Et un éléphant qui pendouillait dans une des mains. Et de grands yeux bleus qui la regardaient fixement, la tête posée contre ses jambes et les mains l'enserrant.
« Victoire ! Tu m'as manqué. » dit-il avec une petite voix.
« Toi aussi tu m'as manqué, petit frère, toi aussi. » dit-elle en lui ébouriffant la tête.
Elle vit du coin de l'œil ses parents et sa sœur qui arrivaient. Teddy venait d'ailleurs de la rejoindre, avec Tante Ginny qui était venu le chercher, laissant apparemment ses enfants à quelqu'un pour l'occasion. Les vacances, c'était quand même bien. Et là, elle se sentait vraiment chez elle.
