Chapitre 14 - Des Affaires aux Enfers

Il y a très longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...

Donald : Euh... Sora, qu'est ce que tu fais ?

Sora : Quoi, tu connais pas Star Wars ?

Donald : Mais depuis quand on a un lecteur DVD sur le vaisseau Gummi ?

Sora : Hein ? Il était pas là depuis le départ ?

Dingo : Ah, j'entends que vous parlez du lecteur ! T'as pas été informé Donald, mais on l'a depuis un moment.

Donald : Comment ça se fait que j'aie jamais été mis au courant ?!

Sora : Mais c'est évident, non ? Si on te l'avait dit, tu l'aurais utilisé pour regarder des films chiants ! C'est pour ça que je m'en sers quand tu fais ta sieste.

Dingo : Et puis ce n'est pas très important, ça sert juste à diffuser notre propagande de Disney à travers toute la galaxie. Regarde, on a plein de films de nos studios, rangés là-bas.

Sora : Euh, juste comme ça… « Les Anus en Feu » c'est un Disney ou pas ? Non parce que c'était dans le lecteur quand j'ai voulu mettre « L'Empire Contre Attaque ».

Dingo : Qu... euh ! Oui ! Oui ! Enfin non, c'est... euh... un Disney... mais pas... hum... réalisé par Disney !

Donald : Disney produit des pornos gays, maintenant ?

Dingo : B... bien sûr ! C'est un marché en pleine expansion !

Sora : Ah bon... enfin à part ça, qu'est-ce que c'est, notre prochaine destination ?

Dingo : Ah, justement ! J'étais venu vous prévenir que le vaisseau bougeait tout seul !

Donald : Comment ça, tout seul ?!

Dingo : Le vaisseau est attiré ! Et il semblerait que ce soit par la Forteresse Oubliée ! Léon... enfin Simon, ou Bernard, je sais plus, doit avoir besoin de nous !

Sora : Et il peut pas nous passer un coup de fil, comme tout le monde ?

Donald : Comme tout le monde ? On reçoit pas beaucoup de coups de fil ici...

Sora : Oui, bon, j'y peux rien si j'ai pas d'amis ! Ou alors que les seuls que j'aie soient portés disparus ou flanqués sur une île paumée très mal desservie par Disney Telecom !

Donald : Je pensais plus au fait qu'on avait pas de réseau dans l'espace, mais vas-y, continue à nous déballer ta vie minable, ça me rassure sur la mienne.

Dingo : Arrêtez tous les deux ! Bon, on fait quoi alors ?

Donald : C'est simple, on va les ignorer. S'ils veulent qu'on les aide, c'est pas très poli de nous le demander en attirant le vaisseau à coup de technologie bizarre.

Sora : C'est sûr... Tu suggères quoi alors ?

Donald : Si on se rapproche trop d'eux, on sera encore plus attirés, le seul monde qui reste dans cette partie de la galaxie, il est à l'Est. Allons-y, et après on avisera.

Sora : T'oublies quelque chose, là. On peut rien faire s'ils nous entraînent vers eux !

Donald : Ben c'est simple, idiot : t'allumes les turbos ! Si l'attraction était si forte, ça se sentirait.

Dingo : Bon, d'après les coordonnées, le monde dont tu parlais juste avant est le Colisée de l'Olympe.

Sora : Raah, pourquoi on croise que des vieilles connaissances, dans cette galaxie pourrie ?

Donald : Va savoir... On y va alors ?
Dingo : Oui, allons-y !

Ils se rendirent sur la planète en question, sans considération pour Léon et ses amis dont ils ignorèrent les appels de détresse, et posèrent pied peu de temps plus tard sur la planète qu'ils avaient identifiée à raison comme le Colisée de l'Olympe. Pourtant, étrangement, les lieux ne leur étaient pas familiers...

Dingo : C'était pas comme ça avant ! Là, c'est tout sombre, tout rocheux, et y a une eau noirâtre qui coule à côté...

Sora : Eh beh ! On s'absente une petite année et le monde sombre dans les Ténèbres ! Comme quoi on est vraiment indispensables !

Donald : Mouais... Ah ? Regardez, y a une femme qui court et qui est poursuivie par des Sans-cœur...

? : A l'aaaide !

Dingo : Ils ont l'air... vicieux...

Sora : J'ai jamais assisté à un viol. Je suppose qu'y a une première à tout.

Donald : Elle a l'air « paniquée »... Plus pour longtemps d'ailleurs...

Dingo : Tu es dégoûtant, Donand !

? : Nooooon !

Sora : On se rapproche ?

Donald : Tu veux l'aider ? Si ça se trouve, ça fait juste partie d'un jeu sexuel malsain.

Sora : C'est juste que si on prend la vidéo de plus près, on est sûrs qu'elle fera un carton sur internet !

? : Aaaaaah !

Donald : T'y connais rien, ce sont les vidéos de chats et de types qui se prennent des objets divers et variés dans les valseuses, qui font un carton sur le net.

? : Gnnn... Arrêtez !

Sora : Bon, tant pis pour la vidéo, allons plutôt l'aider.

Dingo : Il vous en a fallu du temps pour vous décider ! Et vous vous dites « héros » !

Donald : Et toi, pendant de ce temps, tu faisais quoi exactement ?

Dingo : Je guettais le bon moment pour vous interrompre en vous faisant un sermon comme quoi vous êtes des êtres abominables qui préférez rester là à ne rien faire pendant que devant vous se déroule un scène odieuse de…

Donald : D'accord, d'accord, merci pour le sermon, c'est super que t'aies pu le caser, on est contents pour toi.

Sora : Allez, faut lui porter secours, y a ma conscience qui est en train de me donner des petits coups de canne à l'arrière du crâne. Jiminy, arrête ! Ah, voilà, c'est mieux comme ça.

Dingo : C'est trop tard de toute façon, les Sans-cœur sont partis, l'air plutôt satisfait.

Donald : Dis donc, ils étaient précoces, ceux-là !

Sora : Ça va, mademoiselle ? Moi c'est Sora, lui Dingo et le poulet, là, c'est Donald!

? : Vous me demandez si je vais bien ?! Est-ce que j'ai l'air d'aller ? J'ai même pas pu prendre mon pied ! Je HAIS les Sans-cœur, ils s'y prennent comme des manches à balais ! Au fait, moi c'est Megara.

Dingo : En l'occurrence, « comme un manche à balais », c'est un compliment ou une insulte ? Parce que bon…

Donald : Dingo. Chut.

Dingo : D'accord.

Sora : Mais vous aviez plutôt l'air affolée, toute à l'heure, non ?

Megara : Évidemment que je l'étais ! Quand les clients ne paient pas, y a de quoi se mettre en rogne !

Donald : Des... clients ?

Megara : Exactement ! Depuis que ces Sans-cœur sont là, ils se croient tout permis et osent profiter d'honnêtes professionnelles telles que moi ! A croire que deux cent cinquante munnies de l'heure, c'est trop pour eux !

Dingo : Oh, alors vous êtes ce « genre » de femmes…

Donald : Mais qu'est-ce que vous faites dans cet endroit ? Je veux dire... c'est pas un lieu pour traîner !

Sora : « Prostituées », Donald, pas « traînées ». Sois respectueux, bon sang !

Megara : Pourquoi vous le dirais-je ? Et vous, qu'est ce que vous faites ici, d'abord ?

Sora : Euh... On s'est dit que vu que c'était le monde d'Hercule ici, on pouvait passer lui faire un petit coucou...

Megara : Ah ! Vous connaissez Super-Mâle ?

Sora : Super qui ?

Megara : « Mâle », c'est notre sponsor.

Donald : Votre spon… ? Attendez, vous louez carrément vos services à une entreprise ? C'est pas juste vous qui décidez, d'un claquement de doigt, de vendre votre corps ?

Megara : Dis donc, l'emplumé, t'as pas l'air de t'y connaître des masses en prostitution, hein ?

Sora : Ça, ça m'étonne au plus haut point !

Donald : Oh, ferme-là, toi.

Megara : Qui plus est, ici c'est différent des autres planètes. Ça a commencé il y a un an. Avec Super-Mâle, enfin... Hercule, qui attirait des milliers d'idiots bourrés pour assister à des combats violents, le boss s'est dit que les péquen... que les spectateurs auraient sûrement envie de tirer leur coup, après ces combats qui avaient l'air de les exciter.

Donald : Ouah, ça doit faire pas mal de clients, ça...

Megara : T'as même pas idée, le piaf ! En plus, avec leurs lubies bizarres, tout le monde s'y met à fond ici ! Même l'homme-chèvre là, Philoctruc, on a réussi à le convaincre de s'occuper des plus détraqués ! Y a pas à dire, le boss est bon pour trouver un filon !

Sora : Beurk...

Dingo : Même moi je le dis : « beurk » !

Donald : Attendez, vous parlez du boss depuis toute à l'heure... c'est quand même pas...

Megara : Ben si... Hadès ! Qui vous voulez que ce soit d'autre ? Il détient tout les marchés ici au Colisée de l'Olympe ! Mais il faut avouer qu'avec le proxénétisme, il s'est fait un paquet de blé ! Et j'y suis pas étrangère, c'est moi sa gagneuse, après tout !

Sora : Sa gagneuse ?

Megara Je suis la meilleure professionnelle de la galaxie ! Vous trouverez pas mieux ! A part peut-être sur un monde campagnard assez reculé, une sorte d'île, dont j'ai entendu pas mal de rumeurs, notamment sur une nymphomane habillée en jaune avec un nunchaku... Mais on a jamais pu prouver l'existence de cette légende urbaine, alors ça ne compte pas !

Sora : Une… nymphomane en jaune ?

Dingo : Mais tout ça n'explique pas ce que vous faisiez ici toute seule...

Megara : Bon, vu tout ce que je vous ai déjà révélé, je suppose que je peux vous dire ça aussi... Je suis là pour demander à Hadès de ralentir un peu la cadence. Je suis crevée moi ! J'en ai une trentaine par jour, c'est du boulot ! Et je compte même pas les saligauds qui essaient de me saloper mon boulot en venant me violer dès que j'ai le dos tourné !

Sora : Pourtant c'est la bonne position...

Donald : SORA ! C'était très déplacé !

Sora : Hé, t'as déjà dit pire que ça !

Dingo : Arrêtez de vous chamailler, vous deux...

Donald : Bref, et si on allait voir Hadès pour vous ?

Sora : Hein ?

Dingo : Mais... Donald ! Pourquoi ?

Donald : Deux cent cinquante munnies de l'heure, c'est clair que c'est trop. J'aimerais essayer de voir avec lui s'il peut baisser les prix.

Megara : Qu... quoi ?! Mais vous n'y pensez pas ! J'ai une bouche à nourrir moi ! La mienne, en l'occurrence !

Sora : Ouais enfin ne vous plaignez pas, vous la nourrissez pendant vos heures de boulot !

Dingo : Ça aussi, c'était déplacé...

Donald : Nourrie, logée, BLANCHIE, en fait...

Dingo : Donald ! Même toi, tu t'y mets ?

Donald : Bref, je suis décidé à aller voir Hadès. Après tout, depuis le temps que j'ai pas vu Daisy, hein…

Megara : Tss, si vous y tenez, entrez par cette porte et continuez tout droit.

Dingo : Bon, je suppose qu'on a rien d'autre à faire que de t'accompagner.

Sora : Ouais, en plus, si ça se trouve c'est là-bas qu'elle est, la serrure dans le ciel qu'on doit sceller !

Megara : La... serrure... dans le ciel ? Aux Enfers ? Mmh... Si ça peut vous intéresser, Hadès a aussi racheté un hôpital psychiatrique, hein... Enfin je dis ça, je dis rien...

Donald : Oui, ben continuez à rien dire, alors.

Sora : Allez les gars, en route !

Megara : Oh, au fait, attention aux rochers qui tomb... Oh, ils sont déjà partis... Tant pis pour eux...

Et en effet, nos héros s'empressèrent de s'engouffrer dans les méandres des Enfers, sans suivre les conseils avisés de la jeune femme mais ils firent très vite une rencontre pour le moins... inattendue.

? : AAAaaaaah ! On s'casse ! Tayaut ! J'me barre ! Vous aussi ! Allez, j'reste pas ici ! Sauve qui peuuuuut !

Dingo : Hein ?

Donald : Bavard, pour quelqu'un qui fuit... Il avait l'air un peu con, aussi.

Sora : C'est moi où il portait une robe de l'Organisation ?

Donald : En tout cas, ça me rassure de voir qu'ils ont aussi des types comme Sora, là-bas.

Sora : Pff... de quel côté on va ? Le chemin se sépare en deux...

Dingo : Mmh... Là-bas, non ?

Donald : En plus y a un coffre.

Sora : Ah ouais ! Ha ha ! Je me demande bien ce qu'il va conteni...

...Et un grand choc se fit entendre dans tout la caverne. La seconde d'après, un énorme rocher aplatissait le coffre.

Sora : Nooon ! Mon coooffre !

Donald : C'était pas TON coffre Sora... même si j'avoue que c'est un peu ballot.

Dingo: Bizarre, tout de même, ce rocher qui vient de tomber.

Donald : Y en a un autre là-bas, tu vas pouvoir te rattraper.

Sora : Ouaaais ! Coffre coffre cofffre !

Et il courut à toute vitesse vers l'autre trésor en levant les bras. Cependant, une fois encore, à peine avait-il approché ses petites mimines de la boîte verte qu'un rocher chu du plafond écrasa ce dernier en même temps que son butin.

Sora : Mais... mais c'est pas vrai !

Donald : Soit c'est un mécanisme de défense des trésors pas très malin, soit t'as une poisse phénoménale, ce qui serait une raison suffisante pour te virer du groupe.

Sora : Y en a un dernier là-bas !

Donald : Il ne m'écoute même pas...

Dingo : Oh ! Aucun rocher n'est tombé dessus !

Sora : Ouaah ! Une Potion ! Jamais ça ne m'a paru si précieux !

Mais c'était sans compter le petit caillou qui tomba l'instant d'après, brisant le jus de fruits Tropic… enfin la potion que Sora tenait, dégueulassant ses mains par la même occasion.

Sora : Raaaah !

Dingo : Le supplice de Tantale revisité.

Donald : Je crois que c'est plus la peine de chercher des trésors, hein...

Dingo : De toutes façons, pour qu'ils n'hésitent pas à les détruire comme ça, ils doivent pas être si précieux, ces butins.

Donald : Tu m'étonnes... Une simple potion...

Sora : Mouais... Bon, la sortie est là-bas, on dirait au moins que les coffres nous ont menés sur le bon chemin.

Pendant ce temps, à quelques centaines de mètres de là, plus profondément dans la grotte, une discussion battait son plein entre deux personnages hauts en couleur.

Pat : Qu'est ce qu'il faisait là, le gars de l'Organisation, Dèdès ?

Hadès : Aucune idée, et est-ce que tu vas enfin arrêter de m'appeler comme ça, bordel ?!

Pat : Rooh... Au fait, tu vas faire quoi pour Hercule ?

Hadès : Qu'est ce que j'en sais moi ? J'ai une tête à savoir quoi faire pour Hercule ?

Pat : T'as une tête à vouloir torturer Hercule en lui arrachant un à un tous les poils du torse et à les lui faire manger avec du céleri. Mais c'est pas de ça dont je voulais parler. Je veux dire... Tu veux en faire un Sans-cœur, nan ?

Hadès : Je veux qu'il meure, autrement il pourrait demander une augmentation de salaire. Qu'il soit un Sans-cœur, je m'en tamponne le...

Pat : Oui bon, j'ai compris... T'as déjà essayé de le tuer, alors ?

Hadès : J'ai envoyé pléthores d'assassins pour le réduire au silence, et à chaque fois ils revenaient défigurés, ces incapables !

Pat : Il les tabassait si fort que ça ?

Hadès : Mais non, il ratait leur lifting, CRÉTIN !

Pat : Ah, c'est de l'ironie ça, non ?

Hadès : Bien joué, Sherlock Holmes !

Pat : Pourquoi t'en envoies pas un qui peut pas être défiguré ?

Hadès : Qu'est ce que tu racontes encore comme...

Pat : Attends ! Laisse-moi finir... Ce que je dis, c'est que tu pourrais envoyer un assassin de ton armée des morts, déjà défiguré, comme ça quand il reviendra tout tabassé, ça te mettra peut-être moins en colère !

Hadès : Espèce d'ahuri, j'ai jamais entendu une idée aussi débile ! Néanmoins... l'idée d'en prendre un mort est pas mauvaise... Il sera encore plus cruel qu'un vivant !

Pat : Ah, tu vois que j'ai de bonnes idées !

Hadès : Oui, le problème avec toi, c'est qu'il faut les dénicher au milieu de tes plans minables !

Quant à nos protagonistes qui progressaient toujours un peu plus vers l'antre du Seigneur des Enfers...

Dingo : Mmmh... C'est encore plus glauque ici...

Sora : Ouah ! C'est clair ! On a pas intérêt à tomber, y a un précipice d'une couleur bizarre !

Donald : Avançons : on n'arrivera à rien en restant là.

Sora : Regardez cette grande porte ! Elle en jette !

Dingo : Regarde plutôt devant toi Sora, tu dévies...

Sora : Aaaaah ! En effet !

Sur ce chemin étroit, les ennemis apparaissaient ponctuellement, mais rien de bien difficile pour nos héros, dorénavant prompts à en découdre. Ils parvinrent enfin jusqu'à la grande porte dont parlait Sora et se décidèrent à la franchir, tandis que de l'autre côté de celle-ci, les deux antagonistes conversaient toujours.

Pat : C'est quoi ce puits tout vert ?

Hadès : L'accès au donjon le plus profond des Enfers.

Pat : Ça m'explique pas pourquoi c'est tout vert.

Hadès : Tu veux que je te jette dedans, c'est ça ?! Tu pourras prendre un crayon, un calepin, et te forger ta propre étude scientifique.

Pat : Non, non... Vas-y, invoque ton bonhomme...

Hadès lança deux boules de feu dans son puits, et l'instant d'après en jaillit un homme vêtu de haillons rouges, la quarantaine, le bras cassé et tenant une grosse épée de l'autre main. C'était Auron.

Auron : 'Z'auriez pas une p'tite pièce ?

Hadès : Mouahahaha ! Tu es à moi, et je t'ordonne de tuer Hercule ! Bute-le, et tu verras ta condition de vie légèrement améliorée dans ta prison des Ténèbres !

Auron : Non.

Hadès : Qu... QUOI ?! Mais tu auras un sol et des murs solides au lieu d'être immatériels ! Que veux-tu d'autre ?!

Auron : Un lit. Et un soda. Et une p'tite pièce aussi, 'z'avez pas une p'tite pièce ?

Hadès : ET PUIS QUOI ENCORE ?! Nan mais ÇA VA PAS ?! Je te propose une prison solide et toi, tu OSES REFUSER ?! PIRE ! TU OSES ME DEMANDER DE L'ARGENT ?!

Pat : Hé Hadès, toi et nous on doit pas avoir la même vision du confort...

Auron : O.K, juste un soda et une pièce alors.

Hadès : DANS TES RÊVES !

Auron : Peuh !

Auron brandit sa grosse lame et fondit sur Hadès qui para le coup de ses mains. C'est à ce moment précis que nos héros firent irruption dans la salle. Pat, lui, avait déjà mis les voiles suite au regard noir que lui avait jeté Hadès au sujet de sa notion de confort, mais je ne l'ai pas précisé, parce que ce n'est qu'un détail, et parce que Pat, on s'en tape, accessoirement.

Sora : Hé ! Ce mec se bat contre Hadès !

Dingo : On arrive au mauvais moment, on dirait...

Donald : Attendons qu'ils aient fini.

Hadès : VOUS !

Donald : Oui, nous.

Dingo : Ne vous inquiétez pas, on peut attendre.

Hadès : VOUS ÊTES VENUS ME METTRE DES BATONS DANS LES ROUES ?!

Donald : Ben... non...

Sora : On a pas de bâton, de toutes façons...

Dingo : On est venu vous demander de baisser le prix de vos travailleuses... et de vos travailleurs aussi en fait, si vous en avez... enfin moi ça me tenterait bien...

Donald : Et ralentir la cadence, pour vos filles, parce qu'elles en ont plein le… enfin, elles ont du mal à tenir, quoi.

Hadès : MAIS... MAIS... VOUS... VOUS... PRENEZ POUR QUI ?!

Et sur ces mots, il éclata dans une colère noire, ou plutôt rouge. En effet il avait changé de couleur, virant en un éclair de l'azur au rubis.

Dingo : Il a l'air... énervé...

Donald : Il avait déjà pas l'air particulièrement calme avant, d'ailleurs...

Sora : Ouais, enfin là il a vraiment l'air fâché tout rouge, quand même...

Hadès : RAAAAAAAAAH GROUUUUHH MPFFIOUU !

Donald : En effet.

Auron : Restez pas là.

Sora : Pourquoi ?

Auron : Il veut pas donner de sous.

Donald : On s'en fout, on est pas venus mendier !

Sora : Ben, un peu quand même...

Dingo : 'Faut quand même avouer qu'il a l'air vachement radin !

Auron : J'ai vu son portefeuille. Avec une attaque bien placée, je pourrai... Argh !

Sora : Ouah, il s'est fait toucher à l'épaule !

Donald : Dis donc, c'est moi ou ce gars là veut se battre jusqu'à la mort pour récupérer un portefeuille ?

Auron : Allez Hadès, je prendrai juste dix munnies, ensuite j'te rends ton portefeuille !

Hadès: GNNNN GNNNNAAAARRRGHHH !

Sora : Ça sent le roussi !

Dingo : Tu m'étonnes, il crame tout là, Hadès...

Sora : C'est pas ce que... bon, pas grave... On devrait y aller, nan ? Hé, l'inconnu ! Tu nous suis ?

Auron : Pas question ! Je veux ma pièce !

Sora : Allez, ramène-toi, on en a plein !

Donald : Sora, qu'est ce que tu fous ?!

Sora : Ben quoi ? T'as vu ce type ? Il charcuterait sa propre mère pour un munnie ! En négociant un peu, on devrait l'envoyer se faire l'Organisation pour six ou sept sous !

Donald : Ça se tient... Bon, emmenons-le avec nous, on verra bien. Sora, file-lui une pièce.

Sora : Quoi ? Mais c'est toi qui as notre portefeuille commun !

Donald : Tu rigoles ? On va pas le payer avec le budget du groupe ! File-lui tes thunes à toi, c'est ton idée !

Sora : Hé, machin ! Voilà ta pièce, allez viens on se casse !

Auron : O.K.

Hadès : GRAAAAANIAAAAAAH ! NE PARRRTEEEZ PAAAAS !

Donald : 'Y va falloir être plus convaincant que ça ! Allez, on s'arrache !

Ils coururent vers la sortie, en prenant bien soin de refermer la porte derrière eux mais horreur ! Ils ne se rendirent compte que quelques secondes plus tard qu'Hadès les avait suivi par téléportation.

Hadès : BEUAAAAWAAAH ! JE... VOUS... VOUS TUEEEEER !

Donald : Dis donc, il en perd son français !

Sora : On dit pas « perdre son latin », normalement ?

Dingo : Tant qu'on chipote, autant dire qu'il en perd son grec, c'est plus dans le contexte mythologique.

Auron : Vous aviez pas parlé de fuir, juste avant ?

Sora : Ah oui, tiens ! ON SE CASSE !

De nouveau, nos amis s'enfuirent, plus vite encore que tantôt, abattant sur le chemin les Sans-cœur que l'ignoble dieu des Enfers invoquait. Ils réussirent finalement de quitter la salle au précipice, et traversèrent une nouvelle fois le dédale aux coffres autodestructeurs avant de gagner la grande porte qui donnait sur l'entrée des Enfers.

Sora : C'est là ! Plus qu'un dernier effort !

Donald : Hé, pas si vite ! On l'a semé, et moi j'suis essoufflé !

Sora : Ouais, mais on sait jamais...

Auron : Stop, j'avancerai pas plus loin. Ou alors donnez-moi une autre pièce.

Donald : Tu crois que c'est le moment, toi ?

Sora : Ouais, on te la passera après !

Auron : Non. Maintenant. Vous auriez pas une p'tite pièce ?

Sora : Bordel, c'est une vraie machine ce type ! Il marche aux sous !

Dingo : Vous croyez qu'il faut la mettre dans une fente ?

Donald : Si c'est le cas, on te laisse t'en occuper.

Sora : Mais non, ça va aller ! Allez, tiens, voilà un munnie ! On se bouge !

Auron : O.K.

Mais Cerbère, le chien à trois têtes au service d'Hadès ne put trouver un meilleur moment que celui-ci pour emmerder le monde en surgissant au milieu de la route, qu'il barrait de son immense corps. Auron se jeta sur lui, libérant une petite ouverture sur le côté, par laquelle les trois autres s'empressèrent de s'engouffrer, mais Sora s'arrêta net au milieu de sa course.

Sora : Non, attendez…

Donald : Tant pis pour lui, Sora ! Allez, ramène-toi !

Sora : C'est pas de ça que je parle, je lui ai filé une pièce de dix munnies sans faire exprès !

Donald : Quoi ? Mais on s'en fout ! Ça fait même pas le cinquième d'une potion !

Sora : Mais t'imagines ce qu'on pourrait lui faire faire pour dix munnies ?! Faut que j'y retourne !

Dingo : Bonne chance ! Soyez sages, hin hin !

Donald : Borde, Dingo ! Ils sont occupés à se friter un monstre énorme ! Qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent de ce coquin ?!

Dingo : Oh, j'en sais rien moi ! M'agresse pas ! J'y peux rien, moi, si parfois sans prévenir j'imagine les gens nus et couverts d'huile !

Sora : T'es prêt, Auron ?

Auron : Oui.

Sora : Attaque la tête de gauche, moi je prends la tête de droite ! Go ! Yaaah !

Auron : La droite c'est dans l'autre sens.

Sora : Ah oui, tiens. Yaaaaaah !

Auron : Huh ! Prends ça ! Mmh... Coriace.

Sora : Ça a les dents longues, surtout !

À force de persévérance, ils parvinrent néanmoins, en joignant leurs efforts mutuels, à trancher l'une des têtes, celle du milieu en l'occurrence.

Sora : Ouais ! Enfin c'est loin d'être fini... Y en a encore deux autres...

Auron : Pas sûr.

Sora : Hein ?

Auron : On l'a eu.

Et en effet, Cerbère gisait, en dépit de ses deux têtes intactes, dans une mare de sang.

Sora : Qu'est-ce qu...

Auron : Hémorragie.

Sora : Quoi ?! Mais c'est quoi l'intérêt d'avoir trois têtes s'il claque en en perdant qu'une seule ?!

Auron : Aucun.

Sora : Je reste sur ma faim... On se déchaîne sur son cadavre ?

Auron : Non.

Sora : Ah...

Auron : Pas de temps à perdre, allons-y.

Sora : Au fait, c'est quoi ton nom ? Moi c'est Sora !

Auron : Auron.

Sora : Et tu fais quoi dans la vie ?

Auron : Rien.

Sora : Et euh... dans la mort ?

Auron : Je suis prisonnier d'Hadès. J'étais son garde du corps, mais un jour j'ai demandé une augmentation de deux munnies.

Sora : Ouch !

Auron : Quatre munnies par mois, c'était trop demandé. Alors il m'a tué et m'a maudit pour que je ne sois jamais en paix.

Sora : Mais pourquoi tu demandes toujours des munnies ? Ça te sert vraiment, l'argent, dans la mort ? Y a des distributeurs de café et tout, aux Enfers ?

Auron : Dans ma prison, j'essaie de me faire un oreiller en pièces de monnaie. C'est mieux que rien.

Sora : Ah... c'est sûr...

Donald : Hé, machin ! Et... Sora !

Auron : Auron.

Dingo : Vous allez bien ?

Sora : Ouais, ouais... Bon, montons voir Megara. Et pis y a Hercule à qui il faut passer faire un petit coucou.

Dingo : C'est par où, la sortie ?

Donald : Là, c'est le chemin en escalier qui sort.

Sora : Hé, Aur... Hein ? Ben où est-ce qu'il est passé ?

Donald : J'en sais rien, allez viens !

Sora : J'ai même pas eu le temps de lui redemander mes dix munnies...

Donald : On s'en fout, Sora ! Grouille-toi !

Là-dessus, ils montèrent les escaliers qui les éloignaient des Enfers tandis qu'Hadès, de son côté, discutait avec Pat qui venait de revenir, constatant avec joie que le Seigneur des Morts s'était apparemment calmé. Enfin, plus ou moins...

Hadès : Ce môme... J'aimais pas sa tête...

Pat : Celui avec sa clé ?

Hadès : Évidemment ! De qui d'autre tu crois que je parle ?!

Pat : Sa clé est spéciale ! J'ai entendu dire qu'elle ouvrait des serrures !

Hadès : Qu'est ce que tu veux qu'elle ouvre d'autre, crétin ?! Des salades de fruits ?!

Pat : Non, non... Je veux dire... elle ouvre TOUTES les serrures !

Hadès : Mmh... Ça peut être intéressant... J'ai peut-être quelque chose à lui faire ouvrir...

Pat : Ah ?

Hadès : J'avais lancé une arène de combat clandestin, il y a quelques années. Une sorte de tournoi underground. Mais Zeus est arrivé après trois combats et a dit que c'était contre les lois de l'Olympe alors il l'a fermé... En réalité, il avait parié sur les mauvais combattants et voulait récupérer ses soixante six munnies. Il a donc clos l'arène... Depuis ce jour, je rêve de voir ce vieux barbu déchu, et de récupérer l'argent qui m'appartient de droit !

Pat : Tu veux ouvrir le tournoi pour que le gamin y participe et se fasse tuer ?

Hadès : CRÉTIN, je veux qu'il ouvre, simplement ! Et accessoirement, que TOI, tu la FERMES ! C'est le meilleur moyen de gagner plusieurs autres millions !

Pat : Ah ben oui, pas bête, ça !

Hadès : Nous avons juste besoin de ma gagneuse, Megara...

De l'autre côté, Sora, Donald et Dingo purent enfin jouir de retrouver la lumière divine du Colisée.

Sora : Que de souvenirs...

Dingo : Aaaah... Le bon temps...

Donald : On était restés à peine quelques heures ici, je vous rappelle...

Sora : Et quelles heures c'étaient !

Dingo : Oui, tu avais vomi sur un guerrier blond qui te faisait valser à chaque attaque, et tu en avais ensuite profité pour l'attaquer.

Donald : Ensuite tu t'es fait gober par Cerbère et tu lui as cramé, puis gelé le cœur.

Sora : Hé, on dirait que vous vous en souvenez mieux que moi !

Dingo : Regardez, voilà Hercule !

Sora : Hééé ! Hercuuule !

Donald : Salut, Herc' !

Dingo : Coucou, bel Apollon !

Hercule : Hein ? Vous êtes qui ? Ah et pis, Apollon c'est un cousin éloigné, vous voulez que j'aille le chercher ?

Sora : C'est nous ! Tu ne nous reconnais pas ?!

Hercule : Pas vraiment.

Donald : Euh dites, on l'avait rencontré à notre dernière visite ?

Dingo : Bien sûr ! Comment oublier cet homme, cet Adonis ?!

Hercule : C'est « Hercule », je te dis !

Sora : Ah, attends ! Je crois qu'il était dans les vapes pendant le combat contre Cerbère de la dernière fois. Il a dû nous voir que quelques minutes avant ça, c'est tout.

Hercule : Vous venez pour un autographe ?

Sora : Ben non, on est passés te dire bonjour, on pensait que tu nous reconnaîtrais...

Hercule : Ah, bon ben salut alors. J'ai beaucoup à faire, vous avez besoin de rien d'autre ?

Donald : Si, si. On a voulu parler à Hadès pour qu'il baisse ses prix, enfin c'est Sora qui voulait, tu comprends...

Sora : Quoi ?! Même pas vrai !

Donald : … mais impossible de lui faire entendre raison sur le plan de l'argent... pas que j'en ai grand chose à faire, hein, ha ha ha, mais bon...

Hercule : Mmh... J'ai rien compris à ce que vous vouliez faire, mais… si vous tenez à aller aux Enfers pour l'affronter, vous pourriez avoir besoin de la Pierre de l'Olympe.

Sora : C'est quoi ?

Hercule : Aux Enfers, vos forces s'amenuisent de minute en minute, cette pierre vous permettra de combattre sans crainte.

Sora : Mais... on s'en fout de combattre, on veut juste convaincre Hadès de baisser ses prix !

Hercule : Mais vous parlez de quels prix, au juste ?

Dingo : Ben, tu sais... de certains services...

Hercule : J'suis pas sûr de bien comprendre...

Sora : Euh, tu sais pas que Megara est une péripatéticienne ?

Hercule : Bien sûr ! Moi aussi, j'aime beaucoup Aristote !

Donald : Pas ce genre de péripatéticienne...

Megara : Ah, vous voilà !

Sora : Dites, Megara ! Hercule est pas au courant que tu vous vous prostituez ?

Hercule : Qu... quoi ?!

Megara : Bon, ben maintenant si. C'est un peu une sorte de sponsor involontaire, en fait.

Hercule : Vous... profitez de moi...

Megara : Je voulais te prévenir, mais Hadès disait qu'il était hors de question, que t'essaierais d'obtenir des royalties, des droits à l'image quoi. Tu n'imagines même pas ce que tu lui coûterais !

Donald : Ouah, vraiment radin, ce Hadès...

Hercule : Raah... Bon, je vais chercher cette pierre, il est temps qu'on parle un peu avec ce foutu dieu, et vous viendrez avec moi ! Pendant ce temps, allez voir Phil, peut-être que lui va vous reconnaître...

Ce dernier était occupé à trier des vases pour l'entraînement de son champion. Lorsque Sora et ses amis arrivèrent, il ne prit pas même la peine de se retourner et engagea aussitôt la conversation.

Phil : Hé, Herc'. Tu pourrais m'amener la vaseline qui est au bureau ? J'ai les deux habitués qui arrivent après et j'ai peur de plus en avoir assez... Bon dieu, pourquoi j'ai accepté ce foutu contrat ? J'suis dedans jusqu'au cou… enfin non, en principe ça ce sera avec le détraqué du jeudi, ça…

Sora : Hé, Phil ! C'est nous !

Phil : Hein ? Mmh... A qui ai-je l'honneur ?

Donald : Bon… visiblement, lui non plus ne nous reconnaît pas...

Phil : Si, si, vous me dites vaguement quelque chose... Bon, tant pis, ça va me revenir... Vous voulez quoi ?

Sora : Ben, on pensait s'entraîner.

Donald : Ah ? C'est nouveau ça...

Sora : Boah, puisqu'on est là, autant en profiter, non ?

Phil : Mouais... Bon, brisez-moi vingt vases en moins de soixante secondes, en récoltant les orbes jaunes qui en sortent, et vous serez dignes d'être entraînés.

Sora : Trop facile !

Et le jeune héros en herbe se lança dans l'épreuve à cœur joie, brisant un par un ses cibles. Mais un détail lui sembla étrange, une fois le test fini.

Sora : Euh, t'avais pas dit qu'il fallait récolter des orbes jaunes ? Là c'est plutôt un liquide violet qui coule quand j'explose ces trucs...

Phil : C'est normal crétin, les vases que tu devais briser étaient dehors, dans l'arène. Là, ce que tu viens d'exploser, c'étaient des AMPHORES, plus particulièrement MA réserve de vin !

Sora : Oups !

Phil : Raaah ! L'entraînement est suspendu ! Je ne veux plus vous revoir !

Hercule : Hé ! euh... « Sora », c'est ça ?

Sora : Ah ! Ouais, ouais, c'est bien ça ! Alors, quoi de neuf ?

Hercule : La pierre a été volée juste à l'instant par un gars en manteau noir, accompagné de créatures blanches !

Sora : Quoi ?! Un membre de l'Organisation ?!

Hercule : Ouais, il arrêtait même pas de parler en fuyant.

Donald : Sûrement celui de tout à l'heure...

Mais leur conversation fut interrompue par l'apparition soudaine d'un dieu au visage plus que familier.

Hadès : Bien le bonjour, cher sponsor... j'aimerai avoir une petite... CONVERSATION, avec toi.


Fin du Chapitre


Et souvenez-vous qu'une review qui n'est pas postée sur cette parodie bien précise est une review qui passera les trois prochains siècles à se détériorer dans la nature. Sauvez la planète : faites le bon choix.