Chapitre XIV : Retour à la maison
Il nous faut maintenant retourner jusqu'au Costa Rica, et plus précisément jusqu'au village-refuge des Wesen. Cette étape ne devrait pas être trop difficile étant donné que le Lowen est toujours profondément endormi dans le coffre. Nous roulons donc tranquillement, savourant notre réussite et nous félicitant de notre efficacité. Les Avanakïs qui nous accompagnent sont beaucoup plus détendus et ouverts à la discussion qu'à l'aller et ils se révèlent très curieux de notre monde.
Après la quinzaine d'heures qui séparent le Panama du Costa Rica, nous arrivons à proximité de la forêt des Avanakïs. Nous sortons de la voiture et emmenons le Lowen avec nous. Nous avançons doucement, attendant d'être accueillis par les Dryas, petites sentinelles volantes des Avanakïs.
— Ils vont me manquer ces Avanakïs et ces Wesen, dit soudain Max.
— C'est vrai que leur communauté à l'air tellement agréable à vivre ! enchérit Thomas
— Et puis ils n'ont pas besoin de cacher leur vraie nature, ajoute Julien. Si on vivait ici on pourrait rester sous notre forme animale en permanence !
— Écoutez, leur dis-je, on peut pas rester vivre ici pour le moment. Mais rien ne nous empêche de revenir ici de temps à autre en vacance. Où même dans le futur certains d'entre vous pourrez vous installer ici pour de bon.
— D'accord chef, finit Max avec un sourire.
— Ah voilà les Dryas, suivons les !
Il nous faut encore quelques minutes de marches pour arriver au village des Avanakï : nous sommes bien ralenti à cause du Lowen endormit que nous transportons...
Lorsque nous arrivons à l'entrée du village, une foule nous y attend. A sa tête, le chef du village.
« Bon retour permis nous, chers Loups ! Nous attendions votre arrivé avec impatience ! »
— Merci ! Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons capturé le Lowen ! dis-je en pointant du doigt notre prisonnier. Je vous conseille d'appeler les Wesen au plus vite pour qu'ils s'occupent de lui.
« A ce propos, j'ai peur que les Wesen ne soient pas aussi prévenant que nous ou vous à l'encontre de ce trafiquant... Je crains qu'il ne soit le bouc-émissaire de leur colère... »
— Oh... vous savez, c'est pas ça qui va m'empêcher de dormir ! Tant que je ne suis pas le bourreau... Et puis comme vous l'avez dit, c'est un trafiquant, de marchandises illégales, d'humains, de Wesen, le commanditaire d'assassinat, etc. Il est temps qu'il en paie le prix. Et je laisse le soin aux Wesen de le juger.
« Bon, ainsi soit-il. Je vais faire venir des Wesen pour l'emmener. »
Il fait signe à deux Avanakïs qui se dépêchent de quitter le village. Quelques minutes plus tard ils arrivent avec Dairen et Louka, les Wesen avec qui nous avions parlé la dernière fois.
— Bonjour ! On a un cadeau pour vous ! leur dis-je avec un sourire.
— Merci bien, nous saurons en prendre soin. Voudriez-vous venir passer un peu de temps dans notre village avant de partir ? Demande Dairen.
— Non malheureusement nous devons rentrer au pays... Mais nous reviendrons, soyez-en sûr ! Certains viendront peut-être même vivre parmi vous.
— Alors nous vous souhaitons bon retour de tout coeur, dit Louka. Encore merci pour votre aide.
Obligés de rentrer, nous devons tourner les talons et marchons en silence sur le chemin du retour. Ces vacances au Costa Rica ont été tout sauf reposantes mais elles ont été tellement enrichissante ! Je sens que le lien de meute entre nous est plus fort que jamais. Eux aussi doivent le sentir. Il me tarde de retrouver ma famille ainsi que le reste de la meute. Jaden était déjà presque rétabli quand nous sommes partis, j'imagine qu'il doit être en parfaite santé maintenant.
15h plus tard, nous sommes accueillis par nos familles à l'aéroport. Nous rentrons chez nous, faisions récit de nos vacances paradisiaques au Costa Rica (en oubliant d'aborder tout élément surnaturel bien sûr...) et le rythme de vie normal revient peu à peu.
Je dois maintenant me préparer à une toute autre épreuve : l'année de Terminale au lycée !
Fin.
