Bonjour ! =)

C'est samedi et qui dit samedi dit nouveau chapitre. Promis cette fois, pas de cliffhanger qui vous empêchera de dormir ^^. Ce chapitre est essentiellement composé d'interactions Klaine ce qui, j'espère, vous plaira =). J'ai également prévu un bonus à cette fiction, que je vous expliquerai dans la note finale, qui ne concernera pas le Klaine mais Kurt et sa voix sarcastique.

Un énorme merci à tous ceux qui reviewent : camilleanderson, MaraudeuuseAlexanne, Mollymousine, OhBabyCupcakes, FanDeTaFic, Klaine29 & I'm a dinosaur, à ceux qui follow, favorisent ma fiction ou lisent tout simplement, ce qui est quelque part le plus important (et dont je retrouve parfois les avis sur Twitter d'ailleurs.)

Un immense merci à yhcorb, ma fabuleuse testeuse :)

Disclaimer : Rien ne m'appartient.

Enjoy !


Réponse aux reviews :

Mollymousine : Oui, c'est presque ça *.* Ah, j'y avais même pas pensé mais maintenant que tu le dis, ça pouvait effectivement être aussi lui ^^. Alors, Blaine ne fumera pas je pense, car je suis un peu une anti-tabac ^^. Mais je verrais, peut-être =). Alors c'est un rating M, surtout parce que comment ça je peux écrire toutes les insultes que je veux, et faire évoluer l'histoire à mon désir, sans avoir à changer le rating par la suite =). Encore merci pour ton soutien, j'espère que ce chapitre te plaira =).


Chapitre 14 - Little Talks

Some days I can't even trust myself.
It's killing me to see you this way.
'Cause though the truth may vary
This ship will carry our bodies safe to shore.

[Little Talks - Of Monsters And Men]


Un contact. Un simple contact. Blaine qui pose sa main sur la mienne. Simplement. Il n'essaye pas de prendre la mienne ou même de la serrer, non il se contente de poser sa paume. Logiquement, je pense, l'espace d'une seconde, qu'il voulait la placer sur l'accoudoir et qu'il n'avait pas vu que j'y avais déjà mis mon bras. Mais il ne la retire pas. Il commence même à tracer de légers cercles sur ma peau, m'électrisant au passage.

Ce que je pense être la raison de ce contact éclate alors dans mon esprit : il doit avoir l'habitude de prendre la main de Sebastian quand ils vont au cinéma, et, par habitude, a dû me confondre avec lui. Il va donc se rendre compte dans quelques secondes de sa méprise et enlever sa main. Je soupire mentalement : même si cela pourrait sembler blessant d'être pris pour quelqu'un d'autre, j'aurais bien aimé qu'il laisse sa main sur la mienne...

Tu m'autorises à te surnommer Seby maintenant ? Je ne relèverai pas cette odieuse idée.

Mais je le vois baisser les yeux, regarder nos mains, puis rester, immobile. Il relève la tête et regarde droit devant lui, le film, dont le générique de début vient de se terminer. Donc il sait mais il reste ... Qu'est-ce que cela peut bien signifier... ? Je ne comprends pas. Blaine ne peut pas vouloir me toucher comme ça, ça n'aurait aucun sens. Il apparaît clairement qu'il aime encore Sebastian et que je ne suis qu'une simple connaissance à ses yeux. Peut-être pas tant que ça finalement ?

Au diable le film ! Il faut que je comprenne ce qui se passe et que j'arrête de me torturer. Ça a beau être agréable, si cela ne m'est pas directement destiné, il faut que j'évite une gêne inutile à Blaine. Je décide donc de le regarder fixement en espérant qu'il voit mon regard interrogateur et qu'il dise quelque chose. Et s'il est captivé par le film tu comptes faire quoi ? Cligner des yeux en morse ?

Blaine se décide à alors ouvrir la bouche. Sans vraiment tourner la tête, en me regardant plus ou moins en biais, je vois ses lèvres s'ouvrir et murmurer mon prénom, pour m'inviter à me rapprocher sans doute. Obéissant à son souhait, j'approche ma tête de la sienne pour comprendre. Je remarque alors que nous sommes ridiculement près l'un de l'autre et je me remets à trembler. Damned, j'espère qu'il ne sent pas ça. Si tu veux mon avis... Justement, je ne le veux pas.

Il recommence alors à parler, plus fortement cette fois, mais en continuant de chuchoter pour ne pas déranger les autres spectateurs :

- Kurt.

- Oui. Je t'écoute. Juste je regarde le film mais je t'écoute.

Il enlève alors sa main, mais ne l'éloigne pas et se contente de la poser à coté de la mienne. Nos pouces s'effleurent. C'est une sorte de torture car j'aimerais lui hurler de la remettre, mais je ne peux pas. Je décide alors de continuer à l'écouter pour comprendre, enfin, ce qui se passe. Toutefois, j'essaye de suivre ce qui se passe sur l'écran, pour ne pas me perdre dans l'histoire dès le début, donc mon regard fait une alternance Blaine/écran toutes les trente secondes, en quelque sorte.

- Je, je... Mon attitude doit te paraître surprenante. Laisse-moi t'expliquer rapidement avant qu'on ne comprenne plus rien au film. Comment dire... Je suis quelqu'un de tactile : j'aime sentir la présence des gens en les touchant. Plus spécialement quand je suis fatigué ou triste. Je sais que ça doit te paraître bizarre, et tu vas croire que je suis cinglé mais là, j'ai vraiment besoin de sentir la présence de quelqu'un. C'est mon anniversaire, je suis fatigué, mon ex m'a hurlé dessus... Et je sais que Quinn déteste qu'on la touche pendant qu'elle est concentrée sur quelque chose donc... Je veux pas me plaindre, j'ai beaucoup de chance d'avoir des amis comme vous, mais si ça te dérange pas, j'aurais aimé un peu de chaleur humaine pour me réconforter, enfin voilà, je suis stupide, faut pas faire gaffe...

Ah. Voilà l'explication. Effectivement, il n'y avait pas de quoi s'emballer. Enfin, il veut quand même te prendre pendant genre plus d'une heure. Quelque soit la raison, je trouve ça positif moi. Et il a dit quasiment dit que tu étais son ami. Peut-être. Tu sais très bien que je ne veux pas espérer. Pour ne pas souffrir par la suite.

Je le regarde alors vraiment, et voit qu'il me fixe avec un regard suppliant de chiot triste qui ferait pleurer le plus insensible des [insérer ici une profession qui est réputée pour demander d'être sans-coeur] du monde. Franchement même si j'en avais envie, comment je pourrais résister à ça ? En te bandant les yeux, en te bouchant les oreilles ? Quoique du coup, t'aurais du mal à suivre le film. Effectivement.

Toutefois, comme je ne dis rien, il se méprend sur ma réaction et s'embrouille dans son discours :

- Désolé, je sais pas ce qui m'a pris, je comprends tout à fait que tu veuilles pas, c'était stup...

- Blaine. T'as pas à t'excuser, je comprends. Alors ramène ta main, et prend toute la chaleur que tu veux. T'as eu une dure journée et tout est normal ok ? Y a pas de souci, je suis là pour ça. Ça me pose aucun problème et je n'y vois aucune ambiguïté. Si ça peut t'aider à te sentir mieux, j'en suis heureux.

Il me sourit alors, semblant sincèrement soulagé. Enfin, je crois, vu qu'il fait sombre je ne peux être sûr de rien. Heureusement qu'il n'y a personne devant nous qui aurait pu entendre ça...

- Merci. Merci pour tout Kurt.

Je retourne alors ma main pour la mettre paume vers le haut. Timidement, il entrelace ses doigts entre les miens. C'est agréable. Tellement bon que ça devrait être interdit. Même si je sais qu'il aurait fait ça avec n'importe qui, à part Quinn. Il faut que je relativise. Et que j'arrête de trembler aussi !

- De rien. Maintenant, c'est pas que tu me déranges, pas du tout, j'aime bien discuter avec toi, mais si ça te pose pas de problèmes, j'aimerais suivre le film, vu qu'il a l'air plutôt marrant.

- Naturellement ! Je me tais, je me couds la bouche.

Je ne peux m'empêcher de sourire. Ce type est définitivement adorable. Je ne peux pas alors résister à l'envie de le taquiner :

- Blaine ?

- Mmpfm ? répond-t-il sans parler, tenant sa promesse d'une manière qui menace de me faire exploser de rire.

- C'est mon truc normalement de tenir des discours sans aucun sens dans lesquels je me perds moi-même. Fais gaffe, je vais te demander des droits d'auteurs !

- Et je paierais avec joie pour me perdre à nouveau. Tu trouves pas que ce zombi a l'air perturbé ? Il a dû avoir une enfance difficile, non ?

- Passer de Skins aux zombies, ça doit être une expérience difficile...

J'entends alors la douce voix de Quinn qui chuchote de l'autre coté :

- Hé les pipelettes, Santana me dit de vous dire que si vous arrêtez pas vos brillantes théories, elle se fera un plaisir - ou pas d'ailleurs - de se décoller de Britt' et de vous faire taire de force. Mais bon, j'dis ça, j'dis rien hein.

- Okeeey, répondons-nous ensemble.

Nous nous taisons, et je me plonge dans le film qui est effectivement très drôle. Cependant, parler avec Blaine avait pour intérêt de me distraire de sa main qui trace des dessins abstraits sur la mienne, et qui à nouveau me fait frissonner. C'est pas croyable ce qui m'arrive. Je dois rêver, c'est impossible. Ce qui voudrait dire que tu rêves de moi... Oh c'est trop mignon !


Je finis par réussir à me plonger dans le film et à oublier - enfin presque - la présence de Blaine. Entendez par là que je m'arrête enfin de trembler comme un abruti. Le film est plutôt très drôle et nous passons tous un bon moment. Le temps file, et déjà, le générique de fin apparaît sur l'écran. Les lumières se rallument et j'ai comme un pincement au cœur : la soirée se termine et avec elle mes moments uniques avec Blaine, moments qui ne se reproduiront probablement jamais.

Mais si... Faut pas désespérer. Depuis quand t'es passée de sarcastique et chieuse à compatissante toi ? Euh, maintenant ? Mais non, je blague ! Je t'ai eu ! Bazinga* ! T'as encore trop regardé The Big Bang Theory toi. Tu te sheldonises. Sans doute. Et comme je suis toi, cela signifie que TU as un peu abusé. Ah non. Tu peux tout me demander mais reconnaître que tu appartiens à mon être, c'est vraiment trop, même en étant gentil. Donc, en fait, je suis un genre d'alien qui a pris possession de toi ? Voilà. Cette idée est préférable à la précédente. T'es vraiment dans le déni toi. C'est cela, c'est cela...

(Oui, promis un jour, je vous épargnerais mes longs discours avec moi-même. Mais pas aujourd'hui. Faites pas ces têtes dépitées, je sais qu'intérieurement vous soupirez de soulagement.)

Le générique s'éternise, et la salle s'est quasiment vidée, mais aucun d'entre nous n'a fait mine de bouger. Ma main, qui est dans celle de Blaine depuis plus d'une heure et demi, ne tient absolument pas à le lâcher. Nous restons silencieux, puis San & Britt' se mettent en marche, et Blaine me fait signe de faire de même :

- J'crois qu'il faut qu'on se lève ou le gérant va nous foutre dehors. Tu viens ?

Il se lève alors, me sourit, comme à son habitude, et j'entrouvre les doigts pour le laisser filer. Je ressens une étrange sensation de vide. Ses doigts remplissaient plutôt bien les espaces entre les miens. Même en toute amitié. J'espère toutefois qu'il a passé une bonne soirée, malgré ma présence de Kurt-stupide-bredouillant à côté de lui. Je ne peux m'empêcher de me demander si j'ai fais ce qu'il fallait, et s'il y a une possibilité qu'il ne me prenne pas pour un fou.

Nous sortons du ciné sans nous presser, tout en discutant. Il est environ 21h10, et ayant le couvre-feu à 22h, j'ai tout mon temps pour rentrer. Nous restons quelques secondes à discuter devant le cinéma, puis, nous finissons par nous séparer. Les gens rentrent par groupes de deux ou trois, à pied, vu que nous ne sommes pas très loin de nos maisons respectives, étant donné que le cinéma est dans le même quartier que notre lycée : Quinn et sa sœur s'en vont dans une direction, Jake et Marley, qui sont voisins, dans une autre, se tenant la main... Attendez !? Se tenant la main ?!

Bon, et bien, on aura peut-être même pas besoin de mettre notre brillant plan en action avec Rach'. T'façon, ce soir, plus rien ne m'étonne. Un éléphant bleu à paillettes pourrait se mettre à danser devant moi, j'y prêterais pas attention. Toute cette soirée est étrange, la façon dont je me sens proche de Blaine, le fait qu'il m'ait tenu la main pendant tout un film sans aucun sentiment amoureux... Mais bon, ce qui m'arrive est merveilleux, bien qu'imprévu, je suis tout de même content que ce qui s'est passé ce soit passé.

C'est devoir redescendre sur Terre, me convaincre que je ne suis qu'un parmi les autres pour lui, qui va être dur.

Mais ça va aller. Il faut juste que je rentre chez moi et que je réfléchisse à tout ça, plus tard, quand je me serais remis. Notre troupe achève de se disloquer, ceux qui habitent le plus loin repartent en voiture ou vont attendre leurs parents. Pour ma part, je dois aller au lycée à pied, ma voiture y étant encore garée, lycée qui est bien à dix minutes d'ici. Je jette donc un "au-revoir" collectif, et commence à marcher. Les autres me répondent de loin, en me faisant un signe de main, et n'entendant pas sa voix, je jette un dernier coup d'œil : Blaine n'a pas souhaité me dire au revoir apparemment ; il est en pleine conversation avec Santana et ne m'a prêté aucune attention...

Je ravale mon amertume et me met à marcher. Je suis empli d'un sentiment étrange de joie et de nostalgie mêlée. Je me sens vide à vrai dire, sans sa présence à mes côtés. J'avais espéré quelque chose, ne serait-ce qu'un "salut". Ou qu'il me demande réellement mon numéro de téléphone, ce qu'il n'a pas fait de toute la soirée. Il a dû oublier... Tu parles.

Quoique, c'est possible, il a peut-être oublié, avec cette histoire de Sebastian, vu qu'il avait vraiment l'air de vouloir qu'on discute. Et il a juste pas dû me voir partir. C'est pas grave, je verrais bien au lycée demain, j'interprète toujours tout mal de toute façon. Tout est normal, j'ai passé une super soirée, et tout va bien. Je souris à cette pensée : en réalité rien n'a jamais été aussi merveilleux que cet étrange rapprochement... Ça me fait plein de souvenirs auxquels penser avant de m'endormir, au moins.

Ragaillardi, je m'élance d'un pas plus assuré vers le lycée : je n'aime pas trop traîner la nuit. Lima est bourrée de cons, malheureusement, qui pourrait me chercher des noises. Je le sais, ça m'est déjà arrivé, sans suite heureusement. Pour m'occuper, et arrêter de stresser, ( Oui, j'aime vraiment pas être dehors seul la nuit avec mon sarcasme pour seul - et inefficace - arme. Hé, j'te permets pas ! Avoue que face à la force t'es pas très utile quand même. Peut-être. Mais c'est pas une raison), je repense alors à ses yeux mordorés et à la couleur magnifique qu'ils prennent au soleil. Sublime tableau.

J'entends alors des bruits de pas, et une bruyante respiration qui s'approche de moi, encore assez loin, derrière moi dans la rue, mais qui s'approche. Je me crispe aussitôt, imaginant le pire, mais je suis rassuré par un : "Kurt, attend !" qui me fait percevoir la douce voix de Blaine.

Blaine ? Mais qu'est qu'il fout là ? Et attendez, il m'a courut après depuis le ciné... ? Ça fait bien cinq minutes que je suis parti pourtant. Je décide donc de l'attendre, bien qu'extrêmement surpris. Il arrive, ses boucles s'étant ébouriffées dans sa course. Il n'a jamais été aussi adorable. Et je pèse mes mots. Sous la faible lumière des lampadaires, ses yeux semblent presque noirs, il tente à grand-peine de reprendre son souffle, et je reste troublé quelques secondes, avant de me reprendre et de sourire :

- Qu'est-ce qui explique cette course effrénée qui a apparemment failli te tuer ? dis-je sur le ton de la plaisanterie

- Hanh, hanh, souffle-t-il. Bah j'avais manqué ton départ, et San m'a dit que ta voiture était au lycée et comme la mienne aussi, je me suis dit que j'allais te rejoindre en courant pour qu'on soit deux et qu'on puisse se défendre mieux si jamais on se faisait attaquer par des zombis. Non, bon d'accord, en vrai, je préfère être avec quelqu'un quand je marche la nuit tout seul dans Lima. Ça fait pas trop courageux comme attitude, mais bon, j'endurerai toute blague sur le sujet.

Je ris : ce type est décidément le combo parfait entre le type drôle et le type adorable. Et en plus, il est comme moi. Parfait, décidément. Il reprend alors la parole :

- Et puis, j'ai oublié de prendre ton numéro aussi. Tiens d'ailleurs, donne le moi maintenant avant que je ré-oublie.

- A vos ordres, chef ! Non, à vrai dire, pour ta peur des villes désertes et sombres, je comprends : il fallait bien que tu ais un talon d'Achille !

- Mais je te permets pas ! Je suis parfait, tout le monde le sait bien ! Bon, trêve de plaisanteries, c'est quoi ton numéro ?

Je lui donne et il l'entre dans son téléphone. Il m'envoie ensuite un message, que j'ouvrirai plus tard pour avoir le sien. C'est donc réel : Blaine veut vraiment me parler. Je me sens à nouveau joyeux et calme, sentiment qui n'est sans doute pas étranger à la présence du dit-bouclé. Faire quelques pas de plus avec lui est inespéré et je savoure cette instant.

- Alors t'as aimé ta soirée d'anniversaire ? demandé-je

- La soirée était plus que géniale, même si la journée a été un peu dure. Mais ça va là, honnêtement, je me sens plutôt bien, répond-t-il d'une voix tranquille. Demain ça devrait plutôt bien aller, je pense. Même si bien sûr le voir me perturbe toujours un peu, comme tu as pu le voir...

- Faut se concentrer sur les bons cotés : c'est bien que tu te sentes mieux qu'avant. Si t'arrive à faire abstraction pour ne plus autant souffrir, c'est plutôt positif. T'es pas obligé de le voir toutes les trois minutes non plus. Essaye de t'investir dans quelque chose de nouveau pour te changer les idées sinon ?

- Oui, je pense aussi que c'est positif. Bah en nouveau truc, j'ai le Glee Club non ? Sauf si vous me virez, ce qui ne saurait tarder quand vous aurez vu mes talents de danseur.

- Boh, on est d'jà en sous-effectif, on prend n'importe qui. On prendrait un cachalot s'il voulait venir. Même si ce serait compliqué avec la flotte et tout ça. Aussi pour communiquer, et lui expliquer les pas, ce serait pas tous les jours facile je pense...

- Parce que tu oses me comparer à un cachalot ? Shame on you !

- Oui, t'as raison. Ça reste vexant pour le cachalot d'être comparé à toi. J'éviterais à l'avenir, ris-je

Nous continuons notre chemin, et à force de plaisanteries, nous finissons par arriver à nos voitures. Il m'est agréable de constater qu'à son contact plus rapproché, j'arrive à contrôler ma peur, même si je me surprend à trembler de temps à autre. Il est vraiment hypnotisant. En plus d'avoir des yeux envoutants, il a un beau sourire, et un air concentré, quand il explique quelque chose et qu'il fait de grands gestes avec ses mains, qui est absolument trop craquant.

Tu me déprimes des fois. Quand ? Quand tu perds toute dignité et que tu te mets limite à baver devant lui. Je ne bave PAS ! Oh, crois-moi, t'es pas loin. Rhoo et puis pourquoi je continues de discuter avec toi ? Parce que, étant toi, je suis la seule à te comprendre vraiment ? Bla bla. Et oui, cet argument est joliment irréfutable. Et non, tu ne peux pas me tuer, je te le rappelle pour la 23454e fois. Juste au cas où.

Nous nous arrêtons donc dans le parking du lycée, entre nos deux voitures, et le silence de la nuit s'installe entre nous. Je n'ai pas envie de lui dire au revoir. Il le faut pourtant. Enfin, ça va tu vas le voir demain, hein. J'ai l'impression que quand cette soirée sera finie, rien n'aura changé, il ne me connaîtra toujours pas, et j'aurais toujours une peur panique de lui. Comme si notre relation d'amitié n'était destinée à qu'à fonctionner qu'une seule soirée.

C'est lui qui reprend la parole le premier :

- Bon, et bien, quand faut y aller, faut y aller. Il rit. Dieu que cette phrase est stupide !

- Je ne trouve pas, ris-je à mon tour.

- C'est parce que tu es trop bon public. Voilà tout.

Il se tait quelques secondes avant de reprendre sur un ton plus posé :

- En tout cas, merci beaucoup Kurt. T'as vraiment été super, ce soir, et je te promets que je te revaudrais ça un jour. Sérieusement.

- Oh, t'inquiète, c'était rien et ça m'a fait plaisir. Faut pas que tu te sentes redevable, bredouillé-je, gêné.

- Tst, tst, tu es trop humble. C'était quelque chose, même si tu t'obstines à penser le contraire, et je t'en suis reconnaissant. Vraiment. Je sais que ça va peut-être te sembler bizarre, mais j'ai l'impression, non pas de te connaître depuis deux ou trois jours, mais depuis plusieurs mois. Je sais, j'ai l'impression que t'es vraiment un type vrai, qui joue pas. J'veux dire, le lycée est bourré de footballeurs stupides et de cheerleaders décérébrées, donc un peu de fraîcheur fait du bien à mes neurones. En plus tu me fais penser à moi en seconde, et je me sens peut-être proche de toi... Bon, je vais arrêter là parce que tu vas me prendre pour un cinglé.

J'en ai le souffle coupé. Blaine, Blaine l'idole de tout le lycée, se sent proche de... Moi ? Moi, Kurt, le loser de base qui se humilier tous les jours ? Moi, le seconde qui se barre en courant quasiment à chaque fois que je le vois ? Je ne vais pas chercher à expliquer ce miracle, mais c'est juste pas possible quoi... C'est plus de la chance à ce niveau-là. Mais bon, faut pas que je lui déclare mon amour éternel, il s'agit juste d'amitié...

- Oh, non, tu ne fais pas flipper, t'inquiète. A vrai dire, je ressens un peu la même chose de mon coté. J'ai comme l'impression qu'on pourrait faire de bons amis, et qu'il ne faut pas trop essayer de comprendre cette "connexion" amicale, parce que ça s'explique pas. Mais c'est plutôt sympa en tout cas, de t'avoir rencontré, même dans ces conditions.

- Et bien c'est cool qu'on ressente la même chose. Je suis content, et je pense qu'en effet, avec un peu de temps, on deviendra proches. Enfin, on verra bien ! Merci encore en tout cas. Merci beaucoup. Je peux te faire un câlin pour te remercier ?

Devant mon air surpris - qui est un réalité un air choqué mêlé d'un bonheur intense et sans fin - il ajoute, comme pour se justifier : Hé, type tactile, j'aime faire des câlins, c'est normal...

J'acquiesce et en moins de deux, je me retrouve prisonnier entre ses deux bras. J'appuie ma tête contre son épaule et inspire discrètement. Il sent bon - mais vu le personnage, ce n'est pas vraiment une surprise - les écorces, le cuir et le propre. Tout ce que j'aime. Je me sens bien. Je pourrais rester comme ça une éternité. Au moins.

OhMonDieu. Je suis dans les bras de Blaine. Je suis dans ses bras bordel de merde ?! Mais comment c'est possible ? Mon cœur va lâcher y a pas moyen. Le mec que j'aime depuis quatre ans me fait un câlin quoi ! No way... Je vais jamais m'en remettre là c'est sûr, ça fait beaucoup trop...

Trop tôt, beaucoup trop tôt, il me relâche, et après m'avoir lancé un dernier : " Bonsoir ! Fais de beaux rêves ! Et oublie pas de répondre à tes messages ! " rentre dans sa voiture, claque sa portière et démarre, me faisant un dernier signe au passage. Je reste quelques minutes sur le parking sans bouger, choqué. Choqué par ce qui m'arrive. Puis je finis par monter dans mon véhicule, démarrer, conduire en pilote automatique en repassant les images de ma soirée en boucle dans ma tête.

J'arrive devant chez moi, sans savoir comment j'ai réussi, vu comme je suis perturbé. Il est 21h45, pile dans les temps. Je rentre, et monte dans ma chambre. Arrivé dans mon lit, je me laisse tomber dessus, Blaine imprimé sur le fond de ma rétine.

Dieu que je peux aimer ce type. J'en suis amoureux, complètement, jusqu'au dernier détail. Et ce type magnifique, adorable, parfait veut être ami avec moi ? Je n'en ai jamais espéré autant. Je n'en suis qu'encore plus fou de lui.


Note culturelle : Le "Bazinga" de la voix de Kurt fait référence à la série The Big Bang Theory, et à Sheldon, un des personnages, qui dit "Bazinga" à chaque fois qu'il fait une blague. Je vous conseille cette série, elle est vraiment excellente.

Notes :

J'espère que ce chapitre vous a plu, et que les scènes Klaine étaient à votre goût. N'hésitez pas à reviewer pour me faire de votre sentiment sur la question, elles sont grandement appréciées, et je réponds toujours, généralement =).

En ce qui concerne le bonus dont j'ai parlé plus haut, il s'agira d'une mini-histoire sur Kurt, et sa voix sarcastique, qui n'aura pas de lien direct avec Beautiful Disaster, et que je publierai à la fin des chapitres de BD. Ce sera quelque chose de très délirant, vu que vous semblez apprécier les discours entre Kurt et sa voix, sauf si je me trompe. Je l'ai écris en collaboration avec yhcorb, qui possède aussi dans une de ses fanfictions, un personnage avec une voix sarcastique, Kitty.

L'histoire est sur la "rencontre" de leurs deux voix, j'écrirai donc la partie sur la vision de Kurt, et elle la vision de Kitty. Vous pourrez toutefois suivre ceci uniquement sur l'une des deux fictions mais je vous encourage à naviguer de l'une à l'autre, si cela vous intéresse ^^. L'auteur de l'autre partie sera donc yhcorb, et sa fanfiction est The New Beginning.

Cela peut vous sembler assez abstrait, mais vous aurez une image plus claire la semaine prochaine =). J'espère que cela vous intéressera ^^.

Merci encore pour votre lecture et soutien & à la semaine prochaine.

Nema